Lali oh ! Le soleil brille, les oiseaux chantent et les hémorragies nasales dues au yaoi ne s'arrête plus ! Oui, vous l'aurez probablement compris, je suis enfin en vacances ! Premières choses que j'ai faites ? Repassage, fiches de révision et yaoi. Encore yaoi. Toujours yaoi !
Bonne lecture !
Kuroko refuse catégoriquement de parler à Aomine qui cherche également à savoir pourquoi Momoi agit de la même manière. Momoi qui demande à Kagami de lui apprendre quelque chose. Et Nekomata s'amuse à sa façon avec les trois transformés.
Chapitre 15 : Comme un parfum de lavande !
Kuroko se tenait assis dans son lit, le menton posé sur ses genoux ramenés contre son torse.
La lune éclairait faiblement la chambre, rendant sa présence encore moins distinguable. La pâle lueur arrivait cependant bien à faire ressortir ses mèches turquoises qu'il allait bientôt couper avant qu'elles n'atteignent une longueur certaine et sa peau d'habitude blanche frisait le translucide ce soir. Ses yeux vides fixaient la rue plus bas dans l'espoir mince de trouver de quoi s'occuper, à défaut de trouver le sommeil.
Il le savait, cette nuit, il la passerait à attendre. Par chance, si l'adolescent pouvait dire ainsi, son esprit avait de quoi réfléchir. Au tournent qu'avait pris sa vie récemment. Puis à Aomine.
Surtout à Aomine.
Kuroko ne savait plus quoi penser de cet autre garçon, de celui qui fut sa lumière. Il savait que le bleu avait cherché à lui faire avouer quelque chose quand le turquoise était rentré dans sa chambre dans le but évident de … en fait, il ne savait pas trop pourquoi il avait été là-bas. Pour se rendre compte qu'avait dit Nekomata avait une part de vérité peut-être... Mais avouer quoi ? Quand l'ombre de Seirin avait compris que l'As de Seirin avait véritablement... joué avec son corps, touchant des endroits que personne n'aurait dû découvrir, découvrant ce que personne n'aurait pu sans que le réel possesseur du corps ne l'en autorise... ça avait été une tornade de sentiments chez Kuroko. Gêne, honte... puis colère, dégoût et enfin... haine et incompréhension. L'adolescent n'avait eu qu'une pensée : Aomine avait fait une chose impardonnable. Le bleu avait toujours été quelqu'un de très tactile, cherchant parfois inconsciemment le contact physique avec les autres. Quand il le prenait lui, son ancien partenaire, dans ses bras, ça n'avait jamais été différent de ses étreintes amicales avec Kise, non ? Ou déjà à l'époque, Aomine ressentait-il cette espèce d'attirance physique pour lui ?
Oh non, inutile de se leurrer. Son masque de « je m'amuse avec toi et je fais semblant de ne rien avoir à en faire » ne marchait déjà plus depuis perpette sur le turquoise. A part Momoi et la famille du bleu évidement, Kuroko se jugeait comme une des personnes connaissant le mieux l'animal. Son côté prétentieux parfois hautain savait cacher à merveille son peu de gentillesse naturelle et son affection pour les autres mais pas suffisamment pour que Kuroko ne s'en aperçoive pas.
Mais là... Même en ayant conscience de tout ça... ce qu'il avait fait était juste impardonnable. Et pour l'instant, il ne voulait pas lui parler et encore moins le voir.
Sa porte trembla un peu, faisant sursauter son corps endolori par l'absence de mouvement. Un museau doré fit son apparition et le corps du labrador acheva de pousser la porte. Doucement, Kise s'approcha du lit et posa sa truffe à quelques centimètres du pied de Kuroko. Tout en souriant doucement, le turquoise glissa ses doigts dans les poils du chien et le caressa comme il avait l'habitude avec Nigo. Le mannequin ferma les yeux et son corps se détendit en un soupir de plaisir. Sa tête roula un peu sur le matelas et Kuroko grattouilla son oreille. Kise ouvrit doucement ses yeux, le fixant avec attention.
-Je vais bien, tu n'as pas à t'inquiéter.
Parce que le blond était visiblement venu pour ça. Il avait sans conteste un sixième sens qui l'avertissait que l'un de ses amis n'allait pas bien. En guise de réponse, il produit un petit bruit que Kuroko traduisit comme de l'inquiétude persistante et il laissa passer un peu plus :
-Je suis... juste très en colère contre Aomine-kun.
Les yeux dorés qui n'avaient pas changé du tout et se fermèrent brièvement tandis que le garçon-chien acceptait pour une fois de s'en tenir là et de ne pas demander plus. Il n'avait jamais réussi à comprendre la puissance du lien unissant ces deux-là. Donc, parfois, il valait mieux ne pas chercher à en savoir davantage.
Kuroko tapota un peu le matelas et Kise sauta d'un coup, rampant jusqu'à poser sa tête sur les cuisses que le garçon venait de poser. Il referma ses yeux, se laissant berçant par les caresses que lui prodiguait son ami. Kuroko se mit alors à songer que le joueur de Kaijo avait également ça en commun avec sa vieille lumière : leur besoin insatiable de contact avec les autres. Ils devraient se papouiller ensemble, ça leur serait utile à tous les deux !
-Dis Kise-kun...
Le labrador frotta un peu sa tête pour montrer qu'il écoutait.
-Ça ne te dérange pas de ne plus pouvoir parler ?
Le garçon-chien soupira carrément de désespoir. Oh si ! Terriblement ! Et puis... cette apparence était quand même sacrément rabaissante ! Un chien pour l'amour de qui vous voulez ! Un chien !
Son corps lui manquait plus que tout. Naturellement, il pensait pouvoir rentrer chez lui sans risquer que ses deux sœurs ne découvrent son identité. Ses parents seraient absents comme d'habitude donc Mairu et Ruri le câlineraient à ne plus en pouvoir. Ses sœurs... A la fois, les personnes qu'il aimaient le plus et détestaient le plus. Elles étaient ses modèles, sa joie de vivre, ce qu'il devait protéger coûte que coûte mais... encore aujourd'hui, il ne leur pardonnerait sans doute pas toutes ces fois où elles l'avait habillé en fille et coiffé alors qu'ils n'étaient que des enfants. Mais malgré ça, les deux sœurs adoraient leur petit frère à un tel point que même lorsqu'elles sortaient avec des amis, Kise pouvait les accompagner. Partout et avec une fierté débordante d'avoir une si belle personne avec elle, il était incontestablement le garçon qu'elles aimaient le plus.
Kise se comparait parfois avec Midorima et Murasakibara, eux-même frère de sœur. Si le vert surveillait sa cadette avec une certaine jalousie, le violet, bien plus jeune, était choyé comme un prince par son aînée. A Teiko, il n'y avait pas un jour où le géant n'arrivait pas avec une poche de bonbons donnée par « Kuru-nee-chin ». Ah oui, elle savait comme le manipuler le petit frère. Encore une qui avait tout compris, la violette devrait bien s'entendre avec Himuro.
Sans cesser ses caresses, Kuroko retourna son visage vers la fenêtre. Kise se rendormait progressivement mais pour le turquoise, la nuit se promettait d'être longue. Très longue.
Akashi regardait sans vraiment le voir, la télévision dernier cri en face de son canapé. Une tasse de thé attendait sur la petite table, probablement froide depuis le temps qu'elle attendait.
Son père avait eu l'extrême bonté de lui envoyer quelques meubles et objets qui lui seront sans doute nécessaire pour ce mois à venir. La télé notamment, mais aussi un micro-onde, un frigo flambant neuf, des draps neufs pour son lit, des serviettes et peignoirs pour la salle de bain, quelques livres et enfin, le petit portrait de sa mère que l'adolescent gardait d'habitude dans sa chambre. Et c'était ça qui troublait Akashi depuis qu'il était rentré du combini. Outre que tout était en place alors qu'il n'était pas partit longtemps, c'était le fait que son père est personnellement envoyé cette photo de sa défunte épouse. Lui qui avait décidé de l'effacer par tous les moyens à sa mort faisait déplacer ce petit portrait jusqu'à son fils à des kilomètres de la demeure familiale. Était-ce pour se débarrasser définitivement de tout ce qui se liait à elle ? Peut-être... Mais il n'empêchait qu'Akashi se sentait étrangement ému de ce geste là. Après tout, ça signifiait qu'Akashi Masato s'était lui-même déplacé dans la chambre de son fils et avait jugé que ce petit portrait avait suffisamment d'importance pour qu'il soit compris dans le voyage jusqu'à Tokyo plutôt que balancé dans un coin obscure où reposait les autres affaire d'Akashi Sairenji.
Et ça... ça, Akashi n'arriverait pas à l'oublier.
Il baissa enfin les yeux vers celle qui l'avait mis au monde. Qu'elle paraissait jeune quand cette photo avait été prise. Du moins, encore plus jeune qu'elle ne l'était en réalité. Akashi le savait, il était arrivé beaucoup plus vite que prévu. Sairenji était tout juste majeure, mariée depuis quelques mois à un homme qu'il l'aimait profondément mais qui avait au moins une bonne dizaine d'années de plus qu'elle. Ce qui ne les avaient pas empêché de se réjouir de la naissance de ce petit héritier !
Et puis, Sairenji les a quitté. Brutalement.
Akashi secoua un peu sa tête pour chasser ses mauvaises pensées. Le passé, c'était le passé, inutile de revenir dessus. Il caressa une nouvelle fois les traits de sa mère et quitta son canapé pour aller faire réchauffer son thé. Tout en patientant près de son micro-onde, le rouge se demanda si les Miracles étaient au courant de sa déchéance. Si Momoi l'avait découvert aussi rapidement, c'était parce qu'elle était intelligente et qu'elle avait gardé un œil sur Rakuzan. Il aurait encore son poste de capitaine, le rouge aurait commencé à chercher une manager pour son équipe. Personne ne pouvait rivaliser avec la rose mais il devait bien avoir des gens capables de faire un travail assez satisfaisant. Mais bon... Ça n'était plus d'actualité. Par respect pour lui, Momoi ne devrait pas aller le raconter mais les autres garçons finiraient bien par l'apprendre.
Garder la tête haute surtout.
Son portable sonna et Akashi le chercha du regard. Se rappelant soudainement qu'il était encore dans la poche de sa veste, il retourna dans sa chambre et souleva le vêtement qui s'était échouer sur le lit. Son lit. Sa grosse faiblesse à vrai dire. Un lit immense, fait facilement pour plus de trois personnes et au matelas rebondissant. Oui, on était bien loin de son futon traditionnel dans la demeure familiale ! Ses yeux rouges décortiquèrent le SMS reçu et il enregistra parfaitement les aboutissants de la mission en cours. Accueillir les trois garçons ici, hein ?
Il avait l'habitude de Kise donc le blond, même en chien ne poserait pas de problèmes. De même que Takao. Le brun était surexcité mais Akashi n'était pas Midorima. Et le rouge supposait que le Faucon de Shutoku agissait surtout de cette façon quand le vert était dans les parages. Quant à Himuro... l'héritier était arrivé à la conclusion qu'il ne ressentait bel et bien rien pour le joueur de Yosen. Cette semi attirance n'était que le résultat de son ignorance concernant le domaine de l'Amour et côtoyer une personne comme le brun, habitué à tout ça, l'avait sans doute un peu perturbé. A son âge, Akashi jugeait normal qu'il se cherche un peu. Mais concernant Himuro, il n'y aurait rien.
Selon le SMS, le rouge allait recevoir les trois transformés dans trois jours. Apparemment, Aomine et lui seraient les derniers à passer. Donc qui allait être le prochain ? Murasakibara ? Midorima ?
L'ancien Président du Conseil de Rakuzan -il grimaça à cette pensée- sentit une pointe de curiosité quand il se rappela tous les regards que Takao lançait à Midorima. Le vert n'avait peut-être rien remarqué cela dit... Obtus comme il était, ça ne serait pas étonnant. Les intentions de Takao étaient clairement évidentes alors que pourrait-il bien se passer quand ils seront tous chez le vert ?
Tout en buvant le liquide brûlant et toujours accoudé à son évier, Akashi comprit enfin pourquoi Momoi et Kise adoraient se raconter tous les potins à Teiko : mine de rien, c'était occupant et assez amusant.
Kagami ouvrit les yeux à peine son réveil eut-il sonné.
Le silence de l'appartement le rendait incroyablement mélancolique. Et la présence des trois garçons lui manquait. Il ne s'y était pas fait à ce vide chez lui. Comme si cette épreuve avait eu pour but de le rappeler cette solitude qu'il ressentait une fois ici. Lui rappeler qu'il était seul. Et que c'était pour ça qu'il passait son temps sur le terrain de basket d'à côté. Pour avoir juste la possibilité d'y croiser quelqu'un.
Le grand rouge sortit mollement de son lit afin de commencer à préparer son petit-déjeuner. Rien qui n'excellait celui qu'avait préparé gentiment Takao mais de quoi le faire patienter... un peu. La table paraissait trois fois trop grande maintenant que Kagami se retrouvait tout seul. L'adolescent mangeait lentement, l'esprit occupé à imaginer sa propre famille autour de cette table. Sa mère qui disputerait son père qui se resservirait alors que son assiette était encore à moitié pleine et lui, probablement avec ce même sourire idiot qu'affichait le rouge par moment. Il soupira et termina son repas en quelques bouchées. La vaisselle fut effectuée rapidement et il passa dans la salle de bain pour un lavage de dents obligatoire.
Son uniforme attendait dans sa chambre et il l'enfila dans ce silence absolue qui commençait à l'énerver. Son sac sur l'épaule, un tour de clé dans la serrure et Kagami partait pour une nouvelle journée de cours déjà harassante. Les premiers kilomètres, les élèves de Seirin se mêlaient à ceux de Tôo et Kaijo qui habitaient assez loin par rapport à l'établissement en question. Et il n'était pas rare qu'un garçon en uniforme noir s'approche d'un autre à la couleur grise ou bleu marine pour une conversation matinale. Kagami pouvait reconnaître certains visages mais il n'était jamais allé entamer la conversation avec un élève d'une autre école. Et personne ne l'approchait non plus.
-Ah ! Kagamin, bonjour !
Sauf elle. Sa jupe volait tandis qu'elle courait pour le rattraper et le rouge s'arrêta pour permettre à Momoi de se reposer un peu.
-Pfiou, ce que tu marches vite !
-Bonjour. Ahomine n'est toujours pas avec toi ?
Elle secoua négativement la tête.
-Demain normalement. Sa grippe a été très rapide a passer cela dit...
Dans l'esprit de Kagami, il associait surtout cette guérison miraculeuse à un coup de pouce de trois divinités. Bon sang, on ne pouvait même plus être malade en paix avec ces trois-là !
Le garçon et la fille se remirent en route pour le peu qu'il leur restait de trajet en commun et la rose garda étonnamment le silence. Mais pas pour longtemps :
-Dis Kagamin...
-Hmm...
-Tu... accepterais de... m'apprendre à cuisiner ?
Sous la surprise -le choc même- l'As de Seirin s'arrêta net, les yeux arrondis au possible.
-... Ah ?
Il lui sembla qu'elle rosissait un peu alors qu'elle détournait le regard.
-Je sais que tu cuisines bien et... que tu as aidé Riko-chan une fois alors... s'il te plaît ?
La rose conclut sa phrase en levant ses grands yeux suppliants vers lui et il sentit toute protestation quitter son corps. Oui, elle maîtrisait le regard de cocker à la perfection !
-... Pourquoi pas...
Son âme quitta son corps quand elle se jeta contre lui en l'étreignant de toutes ses forces. D'où une fille aussi minuscule avait-elle autant de force ?! Après les prises de catch de la coach, les étreintes mortelles de la manager... !
-Merci, Kagamin ! Merci sincèrement !
Une auréole de bonheur se formait presque derrière elle et Kagami demanda :
-Mais pourquoi tu veux apprendre à cuisiner ? Enfin pourquoi spécialement maintenant ?
Là, elle devint carrément rouge et bégaya :
-Et... Et bien... C'est pour... pour... enfin, tu vois... c'est parce que... parce que...
Elle s'arrêta soudainement et reprit sa route sans un mot de plus, laissant Kagami derrière elle.
-Euh... D'accord.
Il n'avait pas tout compris mais bon... Au moins, ça animerait un peu son appartement...
Kuroko n'avait pas mis son réveil ce matin puisque les divinités avaient décidé que le logeur du jour n'allait pas avoir à aller en cours ce jour-là. Il avait vu le soleil se lever avec soulagement : la nuit avait été longue.
Kise s'était allongé sur son flanc droit, ses pattes battant de temps en temps l'air. Tout doucement, le turquoise quitta le lit et se glissa hors de la chambre. En entendant sa porte s'ouvrir, Nigo grimpa l'escalier comme une fusée et se jeta sur son petit maître pour un câlin qui manqua de renverser le joueur fantôme plusieurs fois. Dans l'escalier, le chien le poussa carrément afin d'arriver en premier en bas et heureusement que Kuroko se tenait à la rambarde. Le bruit de la friture interrompit Kuroko qui s'apprêtait à descendre la dernière marche de l'escalier. Il passa la tête de l'autre côté du mur et resta sans voix devant le spectacle d'un Takao aux fourneaux.
-... Midorima-kun sera le plus heureux des hommes quand tu lui feras son petit-déjeuner.
Le brun se retourna, apeuré par la voix sortit de nul part. Aujourd'hui, il avait enfilé un énième short avec un petit pull avec une tête de panda. Une paire de longs bas noirs lui montaient jusqu'aux cuisses, lui conférant enfin une tenue un peu plus féminine.
-Tu m'as fait peur !
-Désolé.
-Et puis... Shin-chan... Pourquoi tu parles de Shin-chan ?
La voix tira sur les aiguës quelques secondes et Kuroko haussa un sourcil :
-A ton avis ?
-... Je ne sais pas.
Oh, la petite voix à la limite de l'ultrason... Pas de bol Takao.
Se servant de la louche comme une barrière entre le turquoise et lui, le brun rougissait à vue d'œil et Kuroko sourit en abandonnant.
-C'est amusant de t'embêter.
-Ah... Aha... Tu m'as bien eu...
-Himuro-kun dort encore ?
Takao hocha de la tête et se replongea dans ses casseroles et Kuroko prépara la table. Ses parents étaient déjà aux travail et sa grand-mère était partie avec un groupe d'amies. Takao posa quelques plats sur la table et ils commencèrent à manger à deux.
-Tu lui as dit ?
-Hmm ?
-Ce que tu ressens.
Le garçon-fille ouvrit la bouche, laissant sa soupe miso s'étaler sur son haut mais ce n'était pas du tout sa préoccupation.
-Tu... TuTuTuTuTuTu...
-Tu bugs.
-Comment le sais-tu ?
Kuroko haussa les épaules.
-Il suffit de te regarder.
Takao se prit la tête dans ses mains et gémissant de désespoir.
-Et donc ? Tu lui as dit ?
Les yeux gris cherchèrent leurs homologues turquoises.
-Tu ne te moques pas ?
-Je devrais ?
Les mains bien plus fines qu'avant lâchèrent les mèches sombres et il avoua tout doucement :
-Shin-chan ne m'a pas encore donné de réponse.
Kuroko avala le reste de sa soupe tout en préparant sa réponse :
-Je connais Midorima-kun. Si tu ne vas pas directement le lui demander, tu n'auras jamais de réponse. Il est assez timide sur ça.
-Ça … ne te dérange pas de parler de ça ?
Le plus petit soupira de ton son cœur :
-Crois-moi, j'ai entendu bien pire il n'y a pas si longtemps.
Takao parut intrigué mais se contenta de le remercier pour le conseil.
Himuro choisit cet instant pour apparaître, ses mèches noires encore trempées de l'eau de la douche :
-Ah ! J'en étais sûr ! A chaque fois, c'est pareil ! Vous commencez sans moi !
-Mais tu t'accrochais à l'oreiller avec ton visage de-...
-Ne finis pas cette phrase s'il te plaît.
Le garçon-enfant devait vraiment être affamé parce qu'il dévora sa part en un rien de temps et stocka la nourriture dans ses joues comme un adorable hamster.
-Tu es juste trop mignon ! Ah, je veux un petit frère comme toi ! Ouais, mais avec Kissa... Alors un fils comme toi !
-Takao-kun... Tu sembles très amoureux mais... tu n'as pas besoin de moi pour savoir qu'avec ce corps... Enfin, ne vas pas faire n'importe quoi.
Le concerné regarda le turquoise, semblant ne pas comprendre et enfin, l'illumination ce fit :
-Ah ! Oh !
C'est vrai qu'avec ce corps... Midorima 2. 0 était possible... Le bébé de Shin-chan...
Le rire assez étrange qui suivit cette pensée attira le regard blasé de Himuro. Le mec d'à côté allait finir par prendre goût à ce corps de femme si ça continuait.
-Je vais réveiller Kise-kun.
Kuroko quitta la table en remerciant chaleureusement le cuisinier de ce délicieux petit-déjeuner. Il grimpa l'escalier et passa dans sa chambre.
En bas, Himuro vérifiait que Murasakibara ne lui avait pas envoyé de SMS après qu'il se soit endormi, ce qui ne fut pas le cas. Par contre, un SMS de Kitsune était là. Après une rapide lecture, le garçon-enfant résuma le tout à Takao qui débarrassait la table des assiettes sales et vides.
-Atsushi sera le prochain à nous accueillir chez lui.
-D'accord.
Au moins, ça lui laissait un peu de répit avant de devoir faire face à Midorima.
Et à Kissa.
Le violet croqua dans sa barre chocolatée en faisant défiler le SMS du renard doré à neuf queues. Il établit à peu près dans quelles chambres allaient dormir les trois garçons. Quoique ses parents ne risquent pas de comprendre pourquoi un chien allait avoir besoin d'un lit pour lui tout seul... Il réglera les finitions plus tard.
Le cours reprit et Murasakibara se dépêcha de ranger son portable dans la poche de son pantalon. Himuro allait être avec lui ! Et comme ça, ils pourraient enfin mettre les choses au clair sur ce qu'il se passait avec Akashi. Parce que le géant avait beau avoir une admiration sans bornes pour ce petit joueur au caractère bien trempé, personne, à part lui, ça allait de soi, n'avait le droit d'avoir Himuro !
Son Muro-chin !
Murasakibara n'écouta pas vraiment ce qui opposa les deux Généraux de... il ne savait même quoi en fait ! Aller en cours sans Himuro était pénible. La coach avait plus ou moins reçu une espèce de certificat médical qui imposait au brun de se reposer et d'être au calme donc Araki avait conclu que son joueur était bien malade. Il ne pouvait rien, elle ne pouvait rien, l'équipe ferait sans lui pour l'instant.
Le géant se balança un peu sur sa chaise : Himuro lui manquait. C'était devenu une habitude d'avoir le brun à ses côtés et il se demandait souvent comme il avait pu faire à Teiko pour ne pas souffrir de l'absence d'une telle personne à ses côtés. Oh, Murasakibara avait passé de supers moments avec les Miracles mais avec Himuro c'était... différent. Mais en bien aussi !
Son critérium coincé entre sa lèvre supérieur et son nez, le violet réfléchissait maintenant à une façon de faire accepter la présence des trois garçons pour une nuit.
Son cerveau tournait à plein régime. Akashi lui avait dit une fois qu'il avait des capacités intellectuelles formidables et que c'était du gâchis de les ignorer. Mais Murasakibara n'avait même conscience de quoi le rouge avait parlé. Lui, il agissait simplement, comme il le sentait. Son professeur reprit un des élèves qui s'était endormi pas loin et cette intervention permit également au violet de revenir à l'instant présent. Les quatre pieds de la chaise heurtèrent doucement le sol et il fit semblant de s'intéresser au cours quelques minutes.
Avant de laisser à nouveau son esprit dévier vers Himuro.
Kuroko avait emmené Takao, Himuro et Kise en ville.
Les deux bruns faisaient réellement très attention à ce que personne ne les découvrent mais à cette heure-là, très peu d'étudiants étaient dehors. Le labrador agitait curieusement la queue devant les vitrines d'animaleries et il semblait au turquoise que l'un des chiots l'attirait particulièrement. La petite bête lécha la vitre et Kise aboya en sautillant au bout de sa laisse. Kuroko avait l'habitude avec Nigo donc l'excentricité du mannequin ne le dérangeait pas. Mais au moins, il avait une potentielle idée de cadeau pour son anniversaire...
Il surveillait également du coin de l'œil, Himuro et Takao dans les rayons respectifs des enfants et des femmes. Si le premier jugeait que les trois divinités n'avaient pas acheté grand chose, le deuxième venait rendre quelques articles. Certains sous-vêtements notamment. Pendant que la vendeuse s'éloignait le temps qu'il choisissait autre chose en échange, Takao se demandait ce qui pourrait plaire à Midorima.
-L'ensemble blanc en dentelle et la robe verte qui est chez Kuroko-kun.
Les yeux gris se baissèrent vers Nekomata, allongé sur une étagère plus haut et qui cherchait visiblement à savoir si oui ou non, Takao mettait un soutien-gorge.
-... Tu stalkes toutes les filles comme ça ?
-Disons que j'ai ma préférée et qu'en ce moment, tu fais également partit de mon petit top 5.
-... Ça me rend très heureux.
Le chat à deux queues sauta avec adresse, atterrissant sur un des poufs pour s'asseoir.
-C'est ça qui plairait le plus au binoclard.
-Tu parles de Shin-chan ?
-Non du fils d'Imayoshi-kun et de Hyuga-kun ! Ben oui, évidemment que je parle de ton petit-copain !
Takao s'apprêtait à reprendre le chat quand il se posa une autre question :
-Comment tu le sais ?
-Hé ! Tu parles au maître de la manipulation mentale ! Extraire deux ou trois infos de son cerveau est un jeu de chaton !
Le garçon-fille s'installa également sur un pouf, terriblement tenté de prendre ce que le chat démoniaque venait plus ou moins de lui conseiller.
-Shin-chan paraît... très romantique.
-Oh, tu sais, hier, il se demandait s'il préférait sa première fois avec toi en fille ou en garçon.
-Sérieusement ?!
Les joues écarlates, Takao regarda le chat hocher de la tête.
-Ta déclaration lui a vraiment retourné le cerveau. Je dirais presque le pauvre !
Il y eut un petit silence et le chat ajouta :
-Tanuki te fait également savoir qu'il va rester près de ta sœur jusqu'à la fin de cette épreuve et qu'elle va bien. Midorima-kun est plus doué avec les enfants qu'il n'y paraît.
Takao attrapa une de ses mèches et la fit s'entortiller autour de son index.
-Ça me rend heureux.
-Il sera un bon père pour votre fils.
-... Ah ?
Nekomata se retint de justesse de rire en voyant le visage de l'humain à ses côtés.
-Mais de quoi tu parles ?!
-Hmm ? Et bien du bébé auquel tu vas donner naissance après que toi et Midorima-kun vous ayez-...
-Je connais le processus ! Mais... Mais quel enfant ?
Le chat soupira et secouant la tête. Pas facile d'être humain. Ces créatures étaient assez lentes à la détente.
-Laisse-moi te dire qu'il y a de grandes chances que ta sœur te découvre et que tu restes avec cette apparence. Cependant Midorima-kun va préférer te voir en fille et te dira enfin ce que tu attends. Et pouf ! Tu sais comment ça marche, vous allez avoir un bébé !
-C'est... le futur ?
Le chat sauta du pouf et se retourna :
-Un des futurs. Tu lis pas mal de mangas, tu sais que rien n'est jamais décidé. Mais il y a une très grande possibilité que ça, ça arrive.
Le brun était statique, à la fois choqué et perdu.
-Pourquoi tu me dis ça ?
-Je veux voir ce que tu vas faire maintenant.
Nekomata se mit à marcher, disparaissant entre deux rayons. Takao se laissa tomber en arrière, son dos heurtant un corps aussi chaud que le sien. Kuroko avait remarqué l'échange entre le chat et son ami et s'était rapproché. Il ne savait pas ce qu'il s'était dit mais Takao était méconnaissable.
Kagami fit entrer Momoi chez lui.
La rose se déchaussa et fila dans la cuisine pour déposer les poches de courses. Ils étaient allées au combini pour prendre les ingrédients nécessaires à un curry. Le rouge tendit un tablier à la demoiselle qui l'enfila avec un immense sourire. Elle se noua les cheveux en un chignon informe et alla se laver les mains.
-Bien ! Par quoi on commence ?
-D'abord, on va laver les ingrédients et éplucher ce qui a besoin de l'être.
Momoi acquiesça et se dirigea vers l'évier. Kagami surveillait attentivement ses faits et gestes mais la jeune manager se débrouillait au moins convenablement avec cette partie de la préparation.
Le rouge tendit ensuite un économe à la rose qui l'attrapa, un peu plus mal à l'aise. Et pour cause, un seul coup et la pomme de terre donna l'impression d'être un mouton en pleine tonte. Un mouton qui venait également de perdre son tissu musculaire.
-Tu n'as besoin de retirer autant !
-Ah ? Alors...
-Regarde...
Il lui prit la pomme de terre et l'ustensile et lui montra d'un geste adroit ce qu'elle avait à faire.
-Recommence.
Momoi fit comme demandé … et se rato à nouveau.
-Mais pourquoi ?
Kagami se gratta le menton et se glissa dans son dos. Ses mains se calèrent sur les siennes et il recommença le geste.
-Comme... ça. Okay ?
-Okay !
Elle termina la pomme de terre assez correctement et Kagami passa au reste.
Le niveau culinaire des femmes d'ici était désespérant...
Finalement, Kuroko et les autres avaient passé la journée au centre commercial.
Le soir allait presque tomber et Kitsune les attendait au parc pour les téléporter à Akita. En passant devant les balançoires, le groupe de garçons découvrirent un petit garçon d'à peu près 4 ans aux yeux gris et dont les cheveux sombres avaient des reflets émeraudes. Takao regarda Kitsune et murmura :
-S'il te plaît... Ça suffit...
Le petit garçon le regarda encore un petit moment et le renard doré le remplaça la seconde suivante. Ses yeux fixèrent tranquillement la jeune femme, étrangement malheureuse, l'enfant entouré d'une multitude de poches de magasins différents et le chien qui cherchait à câliner le turquoise.
-Vous êtes prêts ?
Les trois transformés se tournèrent vers lui après un dernier regard à Kuroko qui recula un peu. Le passage bien connu apparut et ils s'enfoncèrent sans hésiter. En voyant le portail se refermer, le joueur fantôme fit demi-tour, prêt à retourner chez lui.
-Kuroko.
La voix du renard le fit s'arrêter mais il ne se retourna pas.
-Nekomata n'aurait jamais dû te parler de ce qu'à fait Aomine.
-Il n'empêche qu'il l'a fait...
Kitsune garda un peu le silence et reprit très doucement :
-Pourtant, tu ne lui en veux plus autant n'est-ce pas ?
C'était vrai, Kuroko ne pouvait le nier. Sa haine à l'encontre du bleu disparaissait doucement mais il n'empêchait qu'il ne voulait toujours pas le voir.
-Je ne peux pas faire comme si rien ne c'était passé.
-Je comprends. Mais... Punirais-tu un garçon amoureux d'avoir voulu profiter rien qu'une fois de la chance qui se présentait ?
Kuroko se mordit la lèvre et reprit sa route, sans répondre. Kitsune le regarda s'éloigner et disparut à son tour.
Murasakibara tapotait du pied en attendant les trois garçons.
Son plan pour convaincre sa famille avait été imparable ! Il était fier de lui ! Ses yeux violets se levèrent un peu et il eut ainsi l'occasion de découvrir que le portail s'ouvrait... à trois mètres du sol. D'abord, il y eut une avalanche de poches et de valises. Ensuite, un labrador ne put que cligner des yeux tandis qu'il rebondissait sur la pile que ça avait formé. Takao poussa un petit cri avec sa voix très féminine et se massa son arrière-train endolori et eut le souffle coupé quand il se reçut Himuro directement.
-Alala... Désolé !
-C'est pas ta faute...
Le violet s'avança enfin et tendit une main secourable au joueur de Shutoku qui s'en aida avec plaisir. Revenu sur ses pieds, Takao se mit à la recherche de ses affaires. Kise reniflait partout, en quête de nouvelles odeurs. Le géant s'approcha ensuite rapidement de Himuro et l'enserra :
-Muro-chin ! Tu m'as manqué !
L'enfant s'étouffa et tapota la tête du géant qui s'éloigna.
-Désolé...
Il aida la petite troupe à porter leurs affaires et à rentrer dans la maison. Ce qui étonna Himuro immédiatement, c'était cette odeur insoutenable de lavande. A un tel point qu'il se sentait mal.
Sauf qu'il était le seul visiblement à la sentir.
Et hop ! Chapitre bouclé !
Mes vacances... enfin ! Je suis tellement contente ! *attitude zen * *a reçu l'illumination *
Merci pour vos commentaires :
Chizumi-chan : Tant qu'il reste sexy … ! Kikuro ? J'aime bien le KiKuro... Je vais y réfléchir ! Oui, j'adore Akashi !
Alyxel : J'exige un avocat. Ah ! Je suis plus petite que toi... Le vol de gâteaux, ça a été le plus terrible pour Akashi. Il ne va probablement pas s'en remettre. On applaudit Aomine ! Bravo crétin, bravo !
Gil Prussia Beilschmidt II : Si tu ne fais pas la queue, le fandom de Kise va te traquer et on ne va pas te retrouver... Oui, oui, y'aura des coupes !
Yuki Mirai : Mettons-les dans le même sac, ils sont aussi stupides l'un que l'autre. Encore heureux qu'ils soient sexy... KagaTaka ? J'y aurais jamais pensé ! Cela dit, ça reste étrange. La famille heureuse, nan ! Himuro doit être le mioche détestable à coup sûr. Si Papakashi meurt, je jure que tu seras la première personne à qui je penserais.
Laura-067 : Oui, soyons tous triste avec Kagmi … Voilà, c'est bon. Si Kise croise Kasamatsu ? Il va vouloir lui faire un câlin et va se prendre un coup de pied, ne changeons pas les bonnes habitudes.
Emy-nee : « Ne ratez surtout pas l'émission ! » AkaMomo... Tu sais que c'est ma sucette au Coca, mon... bref, tu as comprit. Je vote pour les e-mails harcelants ! Très bonne idée ! … Tu as une sœur horrible. *regardes la sienne et se dit que c'est pas mieux *
Buli-chan : Kuroko a eut Aomine par surprise, c'est le truc ! J'allais pas en faire un bâtard sans cœur ! Quoique... Vilain Midorima ! Il y a sans doute des mineurs qui lisent cette fic ! Laisses Akashi, il déprime. Il va sans doute chercher à se venger...
FujoshiAnonyme : *grand sourire * Ce qu'il a fait ? Fufufufu ~ Il y a des chastes yeux qui ne peuvent lire ce qui s'est vraiment passé.
Prescillia : Merci beaucoup ! N'hésite pas à venir me parler quand tu veux également ! *également fan du MidoTaka *
Grwn : Pourquoi est-ce que tes avatars me donnent toujours des put* d'hémorragies nasales ?! #TeamJaco-... Erreur de série... #TeamAomine ! *tombe * Mince, si tu me fais le coup à chaque commentaire pour Himuro, je vais taper le chapitre sur mon parquet, ça ira plus vite ! Takao et Kissa * 3* Ma sœur et moi, on est plus... Eren et Levi... Surtout quand Levi tabasse Eren... Mais moi, je suis Levi !
Prochain chapitre : Murasakibara entame immédiatement la discussion sur Akashi, ce qui énerve Himuro. Takao reste dans son coin, à repenser à ce futur possible et ce qu'il peut lui coûter de réaliser. Aomine sort enfin de chez lui pour chercher un cadeau d'excuse pour Momoi et tombe sur Hanamiya et Imayoshi. Akashi et Momoi se retrouvent encore au combini, toujours pour le dernier parquet de gâteaux. Chapitre 16 : Un vert pour la route !
