Lali oh ! C'est génial les vacances ! Ma seule activité de la journée est de tester différents fonds d'écran et de voir lequel va le mieux chaque semaine. Oh, et j'ai aussi décidé de travailler pendant les autres vacances pour aller pour la première fois à la Japan Expo !

Bonne lecture !

Murasakibara entame immédiatement la discussion sur Akashi, ce qui énerve Himuro. Takao reste dans son coin, à repenser à ce futur possible et ce qu'il peut lui coûter de réaliser. Aomine sort enfin de chez lui pour chercher un cadeau d'excuse pour Momoi et tombe sur Hanamiya et Imayoshi. Akashi et Momoi se retrouvent encore au combini, toujours pour le dernier parquet de gâteaux.


Chapitre 16 : Un vert pour la route !

Seule la sœur et le plus jeune de ses frères aînés étaient présents.

Kurune, qui malgré ses presque 24 ans avait gardé un visage aussi lisse qu'une petite jeune de 18 ans, avait courtoisement salué les invités de son benjamin. Sougo, un petit brun de 20 ans les avaient tous regardé avec ce même air qu'affichait son petit frère quand l'envie lui prenait d'écraser tout le monde. Un peu intimidé par ce regard fixe, Takao et Himuro avait inconsciemment reculé d'un pas. Kise s'était contenté de regarder partout.

-Sougo. Laisses-les amis d'Atsushi et dépêches-toi de prendre tes affaires. On va étudier dans ta chambre.

Le petit brun baissa les yeux devant l'autorité de sa sœur. La violette avait utilisé une voix très douce mais sans concession : il n'avait plus qu'à obéir. Il empoigna son sac et grimpa l'escalier.

-Passez une bonne soirée.

-Toi aussi, Kuru-chin.

Sa sœur attrapa un plateau où attendaient sandwichs et tasses de café et suivit son frère dans l'escalier.

-Ta sœur a beaucoup d'autorité.

-Elle fait peur parfois...

Himuro lui tapota le bras et détacha la laisse du labrador. Celui-ci commença son petit manège et s'arrêta à un instant. Vif comme l'éclair, il traça vers la cuisine en aboyant. Le reste du groupe regarda Murasakibara qui se contenta d'expliquer simplement :

-Mon frère aîné est là avec sa fille.

-Ton frère ?! Il est jeune pour avoir un enfant, non ? Ta sœur n'a que 24 ans...

-Hiro-chin a 22 ans.

-Donc, tu as déjà une nièce...

Takao avait parlé doucement avec un petit sourire. Cette petite Murasakibara lui rappelait inconsciemment Kissa. Ça devait être un tout petit bébé.

-Atsushi... Le chien de tes amis... Il a pas l'air méchant mais... Il effraie un peu Miyuki...

Le garçon en question quitta la cuisine, sa fille dans les bras, poursuivit par Kise qui semblait vraiment avoir reniflé quelque chose d'intéressant. Takao fut le plus rapide et tira le labrador par son collier :

-Je suis désolée, il est un peu particulier...

Hiroto ouvrit la bouche en regardant le garçon-fille, ne prêtant même pas attention au début de pleurs de son bébé. Conscient du regard, Takao demanda :

-Est-ce qu'il y a un problème ?

-Non... Non rien.

Hiroto tapota un peu le dos de Miyuki qui cala sa tête contre son cou.

-Je... vais y aller. Takumi me garde Yutaka alors...

-Tu as confié une de tes filles à Taku-chin ? C'est risqué.

-Je sais.

Le brun leva les yeux au ciel et retourna à la cuisine pour finir son café et prendre ses affaires.

-Bonne soirée.

-A toi aussi.

La porte se ferma et un petit silence suivit.

-Je crois que ton frère... ne m'apprécie pas beaucoup.

-Ah, c'est parce que Hiro-chin élève Mi-chin et Yu-chin tout seul donc dès qu'il voit une jeune fille...

-... D'accord, c'est plus clair...

Himuro tentait de retenir Kise de sauter sur la poignée pour suivre le frère du violet :

-Kiseeee... Mais arrête !

-Mais qu'est-ce qu'il a ?!

Takao donna un coup de main à l'enfant et le chien se retrouva à moitié étouffé et accepta enfin de s'asseoir.

-Dis Atsushi... C'est quoi cette odeur de lavande ?

-De lavande ?

-Oui... Je suis désolé mais c'est presque insupportable !

Le brun aux yeux gris le regarda puis regarda Murasakibara.

-Je ne sens rien.

-Moi non plus.

L'enfant toussa un peu et le violet s'éloigna un instant pour aller éteindre son four qui sonnait, signalant la fin de la cuisson de son plat. Et dès qu'il ne fut plus dans son champ de vision, cette insoutenable odeur de lavande disparut soudainement.

-Ça a disparut...

-Hein ?

-Je ne sens plus rien !

L'air était à nouveau respirable et ses yeux qui commençaient à pleurer ne le piquaient plus.

-C'est peut-être juste un truc dans l'air.

-Sans doute...

Murasakibara réapparut et demanda :

-Vous voulez manger quand ?

-Oh, fais comme d'habitude, ne bouges pas tes habitudes pour nous !

Un petit éternuement se fit entendre, suivit d'un deuxième puis de toute une rafale.

-Muro-chin ?!

-Atsushi... Je crois que c'est toi qui sens autant la lavande...

Le violet papillonna un peu des yeux et passa sa grande main dans ses longues mèches, tentant de se rappeler où il avait pu utiliser ça.

-Ah... Je crois que c'est mon gel douche.

-Bien. Tu vas remonter dans ta salle de bain et te doucher avec autre chose. Je suis désolé mais je ne vais pas pouvoir supporter ça plus longtemps.

Son nouvel éternuement le plia en deux et le violet grimpa sans plus tarder l'escalier. Le bruit d'une porte qui claquait et de l'eau qui coulait arriva même jusqu'aux oreilles des trois garçons en bas.

-Et bien... Il t'obéit en tout cas.

-Il a comprit qu'il risquait un entraînement intensif très douloureux s'il refusait.

Le four se remit à sonner et par réflexe, Takao se précipita à la cuisine.

-Tu sais... Certains de tes réflexes tiennent plus de la mère de famille voire de la femme à la maison...

Takao ouvrit la porte du four pour en retirer un petit plat à l'odeur appétissante.

-J'ai dû apprendre à cuisiner, à faire la lessive et tout ce genre de trucs quand ma mère a déserté la maison en nous laissant seuls ma sœur et moi. Donc, j'agis avec mes réflexes.

Il posa le plat brûlant sur le comptoir derrière pour qu'il refroidisse.

Kurune arriva dans la cuisine en courant :

-Merci de l'avoir sortit ! J'ai crû qu'il allait brûler sinon !

-Désolé, j'ai-...

-Ne t'excuse pas ! Sincèrement merci !

La violette sortit une sauce du frigo et en recouvrit son plat. Elle regarda et Himuro en penchant un peu la tête :

-Tu me rappelles quelqu'un... Mais c'est un garçon bien plus âgé que toi... Ah, je ne me souviens plus de son nom !

Elle se gratta le bras et se baissa à la hauteur du petit brun.

-Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu viens me voir d'accord ?

-... D'accord.

-Pareil pour toi !

Takao sursauta quand elle s'adressa à lui et répondit avec juste un sourire.

-Ça ne doit pas être simple avec tous tes frères Murasa-...

-Kurune ! Je n'ai rien contre mon nom de famille mais je suis plutôt fière de mon prénom donc si tu pouvais l'utiliser...

Le garçon-fille hocha la tête et proposa son aide à la violette pour le reste de la cuisine.

-Avec plaisir ! Tu as des frères et sœurs ?

-Une sœur... et un frère.

Il tapota la tête de Himuro : les deux bruns avaient décidé de faire comme ça pour expliquer la présence de l'enfant.

-J'aurais bien aimé avoir une sœur... Mais bon, j'ai deux nièces alors ça compense.

La plus âgée caressa Kise qui était revenu d'où ne sait où et qui se frotta comme un chat contre ses jambes.

-C'est un très beau labrador !

L'aura de bonheur émanant soudainement du chien fit soupirer les deux autres transformés.

-Atsushi ne vous a pas montré votre chambre ?

-Non.

Kurune soupira à son tour et les invita à la suivre.

-Celui-là alors... J'étais pourtant certaine qu'il était correctement élevé ! Vous ne restez qu'une nuit ?

Himuro hocha de la tête.

-On reçoit peu d'amis alors si vous désirez rester un peu plus longtemps, personne n'y verra d'objections.

-Merci mais on ne veut pas s'imposer.

La violette n'insista pas et ouvrit une porte dans l'immense couloir :

-C'était la chambre des jumeaux donc choisissez le lit que vous voulez. Si vous voulez utiliser la salle de bain, il y a des serviettes propres dans le placard au dessus du lavabo.

-Merci Kurune !

-Je vous jure... Faut toujours tout faire à la place de ces incapables de garçons...

Après un dernier signe de la main, elle referma la porte et Himuro s'installa sur le lit tout à gauche. Kise se remit à renifler partout : à force d'avoir cette apparence, c'était à croire qu'il devenait un véritable chien au fur et à mesure que les jours passaient... Takao ouvrit la fenêtre et y passa la tête :

-Cette maison est immense...

-En même temps, avec cinq enfants, il y a plutôt intérêt.

Une porte claqua de l'autre côté du couloir et Murasakibara passa la tête par leur porte.

-Kuru-chin est repartie ?

-Oui.

Il soupira de soulagement et leur proposa de descendre manger.

-Je meurs de faim !

Kise approuva les dires de Takao et Himuro emboîta le pas. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que Murasakibara se retenait de lui dire quelque chose. Et que ça n'allait pas être plaisant du tout.

Outre le plat qu'avait préparé Kurune, les trois transformés purent se régaler des meilleurs ramens de leurs vies. Takao eut presque honte de celles qu'il préparait pour son job à temps partiel. Kise faisait de son mieux pour ne pas en mettre partout par terre, surtout que le violet avait fait en sorte qu'elle soit simple à manger exprès pour lui. Himuro se régalait et le fit savoir au dernier né des Murasakibara.

-Merci Muro-chin ! Kuru-chin m'a aidé à tout préparer !

Il fit une pause et reprit très doucement :

-Je me demande si Aka-chin te fera à manger lui-même...

-Que vient faire Akashi dans cette conversation ?

Le brun reposa ses baguettes, son expression sérieuse bien trop anormale sur cet adorable visage enfantin. Mais le violet continua, tout aussi sérieusement :

-Tu dois être ravi de le revoir. Après tout, ça fait un moment que vous ne vous êtes pas revus.

-Je pensais que cette conversation était déjà terminée.

-Et bien non.

Takao ressentit une telle animosité à cet instant là qu'il vida son bol d'un coup, attrapa Kise d'une maine et la gamelle de l'autre et prétexta que le mannequin avait besoin d'une douche. Murasakibara et Himuro ne durent même pas remarquer qu'ils avaient disparu puisqu'ils ne se lâchaient plus des yeux.

-Atsushi, tu sais que je me déteste me répéter mais comme tu as visiblement du mal à comprendre, je vais le dire encore une fois : il n'y a rien entre Akashi et moi.

L'enfant appuya exprès chaque syllabe tout en regardant le géant droit dans les yeux.

-Mais peut-être qu'Aka-chin éprouve quelque chose pour toi !

-Dans ce cas, c'est avec lui que tu dois voir ça ! Je n'y suis pour rien !

-Tu as forcément fait quelque chose ! Aka-chin n'avait jamais réagi comme ça avant !

Les voix montaient dangereusement et Himuro s'obligea à respirer pour se calmer avant de répondre :

-Si Akashi ou toi avez jugé que j'ai fait quelque chose, ce n'était absolument pas mon but. Il ne représente rien d'autre qu'un des membres de l'équipe de Kitsune.

-C'est tout ?

L'agressivité de Murasakibara montrait bien qu'il savait qu'il y avait quand même autre chose. Himuro détourna un peu la tête en avouant du bout des lèvres :

-Et bien... Je suppose que c'est également... un ami avec qui j'ai beaucoup de points communs.

-Plus que moi ?

-Je ne peux pas vous comparer ! Akashi est également le capitaine d'une équipe de basket d'un lycée sur lequel pèse beaucoup d'attentes et-...

-Il n'est plus le Capitaine de Rakuzan.

La surprise sur le visage pâle du brun et apprit au violet qu'il ne savait rien de cela.

-Le directeur de Rakuzan a décidé de retirer son poste de Capitaine et de Président des Élèves à Aka-chin. Je suis quasiment certain que son père y est pour quelque chose mais si tu es son ami alors tu dois être au courant. C'est quand même quelque chose dont il parlerait avec un ami.

Himuro plissa les yeux, conscient que Murasakibara mettait clairement en doute ce qu'il pensait qu'Akashi était réellement pour lui. Et ça ne plut pas pas du tout à l'enfant.

-Je n'aime pas ce que tu insinues.

Le géant haussa des épaules en seule réponse.

La conversation tournait trop rapidement au vinaigre. Himuro prenait doucement conscience que son joueur lui faisait une sorte de crise de jalousie mais là... ça dépassait les bornes. Surtout quand Murasakibara murmura une dernière phrase qu'il avait dû espérer trop basse pour qu'elle soit entendue :

-Muro-chin n'est qu'à moi.

L'enfant sentit son sang ne faire qu'un tour et balança son bol vide sur le violet qui eut le réflexe inhumain de l'éviter à temps :

-Je ne suis pas un putain d'objet qui t'appartient ! Je n'ai pas besoin de ta permission pour faire quelque chose, pour avoir des amis, pour... pour... Je suis le plus âgé merde ! Et de nous deux, actuellement, celui qui ressemble le plus à un enfant, c'est toi ! Grandis un peu !

Stoïque, Murasakibara le regarda quitter la cuisine et la porte d'entrée de la maison claqua avec une telle force qu'il ne fut pas surpris de voir une fêlure sur un des morceaux de verre que la porte comportait. Il ne bougea pas de sa chaise même quand sa sœur et Takao descendirent l'escalier, la première à moitié en pyjama et le brun dans une serviette, ses cheveux sombres dégoulinant d'eau. Les regards affolés et interrogateurs ne lui fit rien dire. A la place, il attrapa une veste et sortit à son tour.

Il avait un gamin à aller chercher.


Kagami était épuisé.

Si Momoi retenait facilement la technique, la pratique était purement catastrophique. Le reste d'une omelette, d'une simple omelette finissait de brûler dans la poêle. Le précédent curry avait aboutit grâce à l'aide du rouge mais une fois toute seule, la rose était incapable de quoi que ce soit.

L'adolescent jeta le plat raté sans regret dans la poubelle et se tourna vers la jeune fille.

-Momoi...

Il l'entendit renifler et quelques larmes s'écrasèrent sur son paquet.

-Momoi ?!

-Je... voulais vraiment réussir... pour une fois...

La rose fit quelque pas pour s'éloigner un peu et cacha ses yeux avec sa main droite. Avec hésitation, il tapota doucement sa tête :

-Ne t'en fais pas pour ça ! On va recommencer tous les deux, comme ça...

-Je te fais perdre du temps !

-Mais non ! Pas du tout...

Elle pleurait silencieusement et pour Kagami, c'était ça le pire. Qu'elle ne fasse pas de bruit, qu'elle garde tout en elle. Il caressa ses cheveux et redemanda :

-Pourquoi tu m'as demandé de t'apprendre ?

Momoi se retourna vers lui en reniflant :

-Je voulais... ça n'a pas d'importance.

La rose essuya ses larmes et se replaça devant la poêle.

-Tu veux bien me montrer encore une fois s'il te plaît ?

Kagami se rapprocha et caressa ses cheveux, un geste qui se voulait réconfortant.

-On fait une pause. Tu veux bien m'aider... pour mes devoirs en échange ? D'après Kuroko, t'es une vraie intello.

Bon, il l'avait pas dit comme ça mais comme le cours de cuisine prenait plus de temps que prévu, le rouge n'avait pas eu le temps de s'inquiéter de ses devoirs avant. Les yeux un peu rouges, Momoi accepta et ils s'installèrent sur la grande table.

-Alors, en quoi as-tu des difficultés ?

-Euh... En tout.

Momoi garda un peu le silence et se contenta de sourire. Chacun ses difficultés après tout.

-On commence par les maths ?

L'As acquiesça et Momoi se rapprocha pour mieux lui expliquer l'exercice. Kagami aurait quand même préféré que ce soit le turquoise qui lui explique mais le joueur fantôme avait beaucoup moins de patience que la manager de Tôo.

Mais il n'avait pas prévu qu'à chaque erreur de sa part, il se prendrait un coup d'éventail derrière le crane.

-Hé ! Moi aussi, je devrais te frapper à chaque fois que tu te rates !

-On ne frappe pas les filles.

La mine boudeuse du rouge ne provoqua qu'un immense sourire presque maternel chez Momoi.


En sortant de la salle de bain, Takao se rendit dans la chambre et se jeta presque sur le lit qu'il s'était réservé.

Le poil gonflé à cause du sèche-cheveux que le brun avait utilisé pour le sécher, Kise le rejoignit et posa sa grosse tête sur le matelas. La main féminine vint caresser le poil désormais tout doux du garçon-chien qui sauta sur le lit pour s'y allonger. Calant sa tête sur le ventre très plat du joueur de Shutoku, il regarda son ami de côté. Takao brossait ses cheveux très emmêlés, l'air lointain. Murasakibara été partit depuis un petit moment pour retrouver Himuro et Kurune s'était excusée de les laisser seuls ici mais elle devait ramener Sougo dans l'appartement qu'il partageait avec un copain de sa fac de droit.

Le peigne très fin glissait dans ses mèches noires sans fin tandis que son esprit réfléchissait. Il restait très perturbé par cet enfant que Nekomata avait invoqué. Et son apparence, d'après Kitsune, était beaucoup plus proche de la sienne que de celle de Midorima. Un fils qui lui ressemblerait.

Un enfant avec Midorima.

En tant que garçon, il n'aurait pu qu'en rêver. Mais en tant que fille... Ce n'était qu'un futur possible mais il révélait clairement que le vert accepterait ses sentiments tant qu'il gardait cette apparence. Et qu'en plus, leur relation serait possiblement durable jusqu'à en former une famille. Devenir une Midorima, donner naissance à des Midorima...

Mais d'un autre côté, ça signifiait trafiquer les souvenirs de ses proches. Takao ne voulait pas disparaître à jamais donc il ne restait que cette solution. Ça signifiait aussi que Kissa et lui n'aurait peut-être pas la même relation.

Sacrifier les souvenirs avec sa sœur, cette unique précieuse petite sœur qui faisait sa fierté pour fonder une vraie famille avec Midorima, cette autre unique personne dont il était amoureux ? Il aimait les deux, il avait besoin des deux !

Takao jeta le peigne dans sa valise plus loin et caressa davantage le labrador qui n'attendait que ça. Ça faisait mal de réfléchir à ça.

Mais... ça restait un des futurs possibles.


Dès que sa mère avait jugé qu'il était suffisamment rétabli, Aomine avait couru à la salle de bain pour une douche bien chaude.

Il s'était ensuite habillé mais n'avait quitté la maison pour autant. Momoi n'avait donné aucun signe de vie depuis la dernière fois. Ni SMS, ni visites. Et ça rendait le bleu assez mal à l'aise parce qu'il avait l'impression que c'était encore sa faute. Oui, il était un bâtard sans cœur, il le savait. D'abord Kuroko maintenant Momoi... Pour le turquoise, ça n'aurait jamais dû avoir lieu. Pour la rose... Parfois, il faisait exprès de la taquiner, s'amusant de ses réactions. Parfois, il voulait juste qu'elle l'oublie, qu'elle ne pense qu'à elle. Et là, il s'énervait de la voir sacrifier son temps, ses moments de libre pour lui.

Mais il appréciait de la savoir près de lui ! Depuis toujours ! C'était pas sa mère d'extérieur, c'était un putain d'ange gardien, sacrément pénible et collant mais terriblement nécessaire à son quotidien. Là, il avait passé trois jours sans elle et il ne s'était jamais autant ennuyé ! Il manquait quelque chose dans cette chambre silencieuse et vide.

Il lui manquait son amie d'enfance !

Sauf qu'elle était très en colère contre lui. Et déçue aussi.

Aomine se leva soudainement et enfila une paire de basket. Sa mère cria de surprise en manquait de se faire renverser dans le couloir et demanda en le voyant descendre l'escalier en courant :

-Où vas-tu ?

-Me faire pardonner !

La porte claqua dans le silence total.

Le bleu rejoignit le centre-ville quasiment en nage. Il s'arrêta sur un banc, le temps de reprendre son souffle et se remit ensuite à marcher mais beaucoup plus lentement. Maintenant qu'il était là, il ne savait pas quoi lui acheter ni de combien il disposait. Aomine fouilla son jean et en ressortit son portefeuille. Après un rapide calcul et une crise de larmes intérieur due au fait qu'il sacrifiait ses économies, il allait pouvoir offrir un très joli cadeau en guise de pardon. Donc quoi prendre ?

Des vêtements ? Mais elle mettait quoi comme tailles ?!

Des bijoux ? Mais elle préférait les colliers ou les bracelets ?!

Un film au cinéma ? Mais elle voudrait plutôt y aller avec un autre garçon, non ?!

Aomine s'arrêta net, étrangement plus pâle. En fait... il ne connaissait rien d'elle, hein ? Elle, elle serait capable de dire en moins de cinq secondes, cinq choses qu'il adorait. Pas étonnant qu'elle sois fatiguée de lui...

-Alala... On dirait que tu viens de te faire briser le cœur ! ~

-Pff... Pathétique !

Aomine se redressa et se retourna en affichant une moue ennuyée. Ce qui fit davantage sourire Imayoshi et Hanamiya. Depuis qu'il était à la fac, les deux jeunes adultes adoraient le fait de ne plus avoir à porter d'uniformes. Des jeans sombres et de temps en temps un haut plus clair, voilà de quoi étaient constitués leurs gardes-robes.

-Qu'est-ce que vous foutez là ?

-On allait travailler.

-Et toi Aomine ? Il est tard, tu devrais être chez toi ~.

Le bleu grogna et répondit en détournant la tête.

-Du shopping...

-Il est tard, tu auras du mal à trouver des boutiques ouvertes.

Hanamiya asséna la vérité d'une voix tranchante mais ravie. Le désespoir des autres l'amusait après tout.

-Je sais !

-C'est pour Momoi ~ ?

Il rentra la tête dans les épaules. L'ancien capitaine de Tôo était un garçon qui devinait tout trop facilement. Pour sa défense, il avait dû prendre l'habitude de perdre face à la rose dans le combat de la domination pour l'As. Personne à part elle ne lui donnait d'ordres. Certes, elle se faisait remballer mais en attendant, c'était la seule qu'il écoutait jusqu'au bout dans ces cas-là.

-Tu as encore dit quelque chose de désagréable, hein ~ ?

-En même temps, cette fille est une vraie plaie.

-Oh, Mako-chan est un vrai tsundere ! Tu l'aimes bien, avoue-le ~ !

Le brun fit claquer sa langue contre son palais en enfonçant ses mains dans les poches de sa veste. Et étrangement, Aomine n'aimait pas du tout l'insinuation d'Imayoshi. Personne n'approchait son amie d'enfance ! Et certainement pas ce dingue !

Momoi lui avait révélé un soir qu'elle bossait dans cette établissement de karaoké. En entendant parler de l'uniforme, le bleu avait exigé de la voir dedans. Officiellement, il voulait juste s'amuser. Officieusement, il voulait vérifier qu'elle était couverte partout. Et c'était à peu près convenable à ses yeux.

-Satsu bosse ce soir ?

-Non, Mademoiselle a demandé au patron de déplacer son soir à celui de demain. Apparemment, elle aurait eu quelque chose d'important à faire.

-Je vois.

-Si tu cherches un cadeau pour Momoi, je te suggère un bijou ! Les femmes adorent les bijoux ~ !

-Si c'est pour elle, prends-lui plutôt des sous-vêtements ! Bien pervers, ça la décoincera un peu !

-Ah, Mako-chan... Je crois que tu as pensé trop fort ~...

L'araignée haussa les épaules et annonça qu'il partait en premier, que tout ça l'emmerdait, que la rose absente était emmerdante ! Cependant, avant d'être trop loin pour qu'on l'entende, il cria à Aomine :

-Si tu veux faire plaisir à ta petite copine, le Love Hotel, ça pourrait pas être mal !

Aomine se gela sur place. Momoi... et lui ?! En couple ?!

Imayoshi attendait à ses côtés qu'il affirme qu'ils n'étaient pas en couple mais, apparemment, le bleu avait un bug.

-Bon courage en tout cas ! Passe le bonjour à Momoi quand tu la verras ~ !

Les deux sadiques disparurent en se moquant apparemment des jeunes amoureux, laissant Aomine dans ses profondes réflexions.

Seulement s'il voulait acheter quelque chose, il avait intérêt à se bouger rapidement.


Himuro s'était arrêté à bout de souffle.

Un regard circulaire l'avertit qu'il ne savait pas où il était. Mais là, c'était le cadet de ses soucis ! Il était surtout furieux du comportement de Murasakibara. Certaines personnes pourraient juger cette jalousie purement adorable et très touchante mais pour le brun c'était... insupportable. Enfin, ça l'était devenu depuis qu'Akashi était entré dans l'équation. Himuro ne comprenait pas pourquoi le violet était à ce point jaloux du rouge ! Ils n'étaient du tout pareils, pas du tout comparables !

Certes, le rouge avait ce côté adulte qui plaisait au plus âgé qui appréciait de temps en temps d'avoir des discussions portées sur autres choses que le basket, les filles ou les sucreries. Mais Murasakibara avait ce côté enfantin qui allégeait souvent la dure journée du brun surtout avec toutes ces attentes au niveau du basket. Et puis, il était en dernière année donc sa charge de travail avait atteint un niveau qu'il n'était pas sûr de tenir toute l'année.

Il s'installa sur un banc et ramena ses genoux sous son menton. Il s'en voulait un peu d'avoir hurlé sur Murasakibara et le fait qu'il aurait pu le blesser avec le bol des ramens lui retournait un peu le cerveau. Évidemment qu'il ne souhaitait pas lui faire de mal ! Il cacha son visage dans ses bras et attendit simplement. De toute façon, il ne savait pas où il était arrivé donc faire le chemin inverse était inimaginable. Himuro ne ferait que se perdre davantage.

A court d'idées, il sortit son portable de sa poche et chercha le nom du violet dans ses contacts. Murasakibara décrocha immédiatement :

-Muro-chin, tu vas bien ?! Tu es où ?!

-... Je vais bien mais je ne sais pas où je suis... Et... Je suis désolé pour tout à l'heure. J'ai dit des choses assez-...

-C'est moi qui suis désolé.

Qu'il était bizarre Murasakibara avec sa voix trop sérieuse. Rien d'enfantin, juste un adolescent à la limite de devenir un adulte.

-Je sais que... que parfois je vais trop loin et je paraît un peu... jaloux mais c'est parce que... je tiens beaucoup à Muro-chin alors...

Il ne termina pas sa phrase et Himuro ne savait pas quoi répondre non plus. D'après le ton de sa voix, il avait couru mais maintenant, il marchait. Mais Murasakibara le cherchait.

-Alors, je veux juste... que Muro-chin ne me déteste pas.

-Je ne te déteste pas. Mais je veux juste que tu comprennes qu'Akashi est juste... juste quelqu'un avec qui je peux parler et... je sûr que lui peut comprendre de quoi je parles.

-Mais pourquoi ne pas en parler avec moi ?

Himuro se massa la nuque.

-Parce que je veux pouvoir garder la tête haute.

-Hein ?

-Je veux être un capitaine à l'écoute de ses joueurs, capable de vous emmener au sommet ! Je veux réussir mes études afin d'entrer dans une bonne fac ! Je veux... Je veux juste...

Mais c'était tellement difficile de réussir tout ça en même temps ! Il était épuisé tous les soirs et la déception d'avoir perdu contre Kagami le hantait toujours. Et ça lui bouffait toute son énergie.

-Tu te prends trop la tête. Tu es un capitaine formidable et si tes notes baissent, ça ne veux pas dire qu'elle ne remonteront pas.

-Oui, je sais.

-J'ai confiance en toi.

-Alors crois-moi quand je te dis qu'il n'y a rien-...

-C'est trop dur !

Himuro releva la tête, certain d'avoir vraiment entendu la voix du violet. Peut-être n'était-il pas trop loin...

-C'est trop dur parce que Muro-chin... parce que tu...

-Parce que je quoi ?

-Parce que j'ai besoin de toi. Parce que je me sens seul quand tu n'es pas là, parce que je ne sais pas quoi faire quand tu n'es pas là, parce que je m'ennuie quand tu n'es pas là ! Parce que sans toi, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose.

Himuro se mit à rire pour cacher ce que cette tirade avait provoqué en lui.

-On dirait une déclaration d'amour.

-Et si c'en était une ?

L'enfant releva brutalement la tête en se rendant compte que Murasakibara n'était qu'à quelques mètres de lui. Le géant se rapprocha et redemanda :

-Et si c'en était une ?

Himuro baissa son portable, la bouche ouverte mais incapable de répondre quoi que ce soit.

-Et si j'étais amoureux de toi Muro-chin ? Me fuirais-tu ? Serais-tu incapable de rester mon ami ?

-Que... Bien sûr que tu resterais mon ami ! Je ne te fuirais pas !

-Mais si j'étais amoureux de toi ?

Son insistance fit baisser les yeux au brun, ses joues rouges le brûlant furieusement.

-Je...

-Parce que je suis amoureux de toi, Muro-chin.

Himuro sentit carrément sa peau fondre mais regarda enfin le violet dans les yeux. Murasakibara attendait visiblement quelque chose de sa part.

-Tu sais quoi Muro-chin ? On va rentrer, finir cette épreuve et que tu auras retrouvé ta véritable apparence, je te le redirais.

L'enfant ne put que hocher de la tête et retomba sur ses deux pieds. Il rejoignit Murasakibara et tranquillement, il retournèrent chez le violet.

Ne serait-ce que pour rassurer Takao qui s'obstinait à les appeler tous les deux depuis quelques secondes.


Akashi était redescendu au combini bien décidé à avoir son paquet de gâteaux.

À exactement 1m50 de l'entrée, le rouge remarqua que Momoi le regardait. Il ne cacha même pas son sourire quand la jeune rose se mit à marcher plus vite vers la supérette sans le lâcher des yeux. A la porte d'entrée, ils s'arrêtèrent l'un près de l'autre :

-Satsuki.

-Akashi-kun.

-Je ne compte pas perdre aujourd'hui.

-J'ai adoré te voler le paquet sous le nez.

L'énorme sourire de Momoi ne le fit que sourire davantage à son tour. Il aimait les défis. Même pour un simple paquet de gâteaux.

Respectueusement, les deux adolescents entrèrent en saluant la caissière et marchèrent sûrement vers le rayon en question.

-Ils étaient délicieux au fait.

-Je suis certain que ceux-là le seront encore plus.

-Ne t'inquiètes pas, je vais comparer et te le dire plus tard.

Akashi accéléra mais Momoi ne perdait pas pour autant de terrain. Et là, il le vire... LE dernier paquet comme par hasard.

Ils s'arrêtèrent et se regardèrent. La rose se précipita la première, sortant pas la même occasion son portefeuille. Le rouge tendit la main et la poussa malgré tout doucement mais elle évita son bras et se glissa sournoisement entre le paquet et lui. Emporté par son élan, Akashi l'écrasa contre le présentoir et Momoi gémit faussement de douleur. Il s'écarta, inquiet de lui avoir fait mal mais la rose filait déjà à la caisse. Rapide comme l'éclair, elle donna quelques pièces à la caissières et sortit. Conscient de s'être encore fait prendre, Akashi quitta le combini en la poursuivant. L'adolescente s'arrêta plus loin, un gâteau dans la bouche.

-Délicieux !

-Oh, ne t'inquiètes pas. Le paquet est loin d'être vide.

-Je l'ai acheté !

-Mais pas encore tout mangé.

C'était très immature comme comportement mais le visage plus aussi victorieux de la rose amusa profondément l'instinct de prédateur d'Akashi. Elle cacha le paquet dans son sac et se retourna pour courir. Mais cette fois, il partit le premier. C'était une bien mauvaise utilisation de ses dons mais à défaut de pouvoir s'en servir sur un terrain de basket, ça sera ici. Il analysa le rythme des foulées de son ancienne manager et choisit le meilleur moment pour apparaître à sa gauche et l'obliger à se coller contre le mur à côté. Elle souriait toujours et alla même jusqu'à prendre un nouveau gâteau. C'est qu'elle s'amusait bien en plus. D'un geste vif, l'héritier plongea sur le sac et sans même comprendre, il se retrouva avec la gâteau qu'elle venait de sortir entre les deux lèvres. Surpris, il posa ses deux mains sur le mur pour rétablir son équilibre. Toujours accrochée à son gâteau, elle lui sourit :

-Ça me rend vraiment heureuse de te voir t'amuser.

Il aurait pu la contredire, lui dire tout autre chose. Mais il n'en fit rien. Momoi poussa davantage le biscuit entre les lèvres de son ancien capitaine et il se retrouva obliger de le croquer avant de ressembler à un hamster.

-Ils sont bons.

-Ça a toujours meilleur goût entre amis.

Amis, hein ? Pouvait-il vraiment considérer la rose comme une amie ? Elle semblait si radieuse, si joyeuse à ce moment là qu'il ne se prit pas davantage la tête avec ça.

-Merci.

Elle posa ses mains sur son torse et le poussa doucement pour l'écarter. Le garçon bougea, toujours en mâchant cette précieuse récompense.

-Je viens en chercher tous les deux jours en moyenne.

-Et ?

-J'entretiens ta forme. Il faut bien que tu coures de temps en temps.

Il haussa en sourcil en avalant.

-Je n'en ai pas besoin.

Momoi s'arrêta et tendit un autre gâteau. Conscient d'être comme un animal qu'elle appâtait, il avança quand même jusqu'à elle.

-Dis Akashi-kun... Depuis que tu es ici... Que fais-tu de tes journées ?

Il la regarda et elle accepta enfin de baisser un peu les yeux.

-Je m'ennuie.

Cruelle réalité que celle-là. Ses cours et devoirs ne lui prenait que très peu de temps donc le reste de la journée, il n'avait rien à faire. Juste à attendre.

Il sursauta quand Momoi tapota doucement son bras.

-J'ai... J'ai appris à faire des cookies aujourd'hui. Je voulais les donner à Tetsu-kun pour... m'excuser de quelque chose que j'ai fait mais... je crois que tu en as le plus besoin. C'est bien connu, les cookies soignent tout !

Elle sortit un petit paquet de son sac.

-Tu dois t'en douter mais ils ne sont probablement pas bons. J'ai demandé à ce qu'on m'apprenne mais je n'ai pu faire que ça au final...

Elle semblait déçue du résultat. Akashi se saisit doucement du petit paquet et l'ouvrit. Les cookies avait un aspect un peu brûlé et pas franchement l'air appétissant. Pourtant, quand il croisa son regard, il piocha sans hésiter dedans et en amena un directement dans sa bouche. Le goût horrible du cookie lui donna fortement envie de le recracher mais il tint bon. Mâcher et avaler.

Momoi le regardait dans l'attente d'un seul commentaire. Akashi se devait d'être gentil mais le goût collait à son palais.

-C'est...

-Ce n'est pas bon.

Elle sourit tristement comme si elle s'en était douté.

-Disons que c'est-...

-Je sais que ce n'est pas bon. Mais ce n'est pas grave.

La rose récupéra le paquet et alla le mettre dans la poubelle la plus proche.

-Désolée pour toi mais je suis contente que ce ne soit pas Tetsu-kun qui les aient goûté.

Akashi avait maintenant envie de boire quelque chose de suffisamment fort pour effacer ce goût horrible de sa bouche.

-Enfin... Bonne soirée, Akashi-kun. Et encore désolée.

-Rentre bien, Satsuki.

Ils se séparèrent là, chacun avec un poids sur ses épaules. Lui en craignant son ennui et elle en se sentant coupable d'avoir fait perdre autant de temps à Kagami.


Momoi grimpa dans sa chambre avec une déception bien visible.

Elle referma la porte en soupirant et jeta son sac sur son bureau. Elle enfila son pyjama dans le noir.

-Je suis presque certaine de ne pas avoir ouvert la fenêtre... Maman a du le faire et oublier de la refermer...

Momoi traîna des pieds jusqu'à son lit et se laissa tomber dessus.

-... T'es lourde, pousses-toi !

-Mais que... Dai-chan ?!

Elle se leva en vitesse et tira la couette. En caleçon, et visiblement bien partit pour dormir ici, le bleu la regardait mauvaisement.

-Ne te met pas en caleçon devant une jeune fille, pervers !

-Comme si tu ne m'avais jamais vu comme ça !

Il bailla et frotta ses bras.

-Il fait froid, remet la couette.

-Sors de mon lit et rentre chez toi.

Elle désigna sa fenêtre de son index tout en récupérant ses vêtements ici et là.

-Ah... Dai-chan, il y a une boîte qui vient de tomber de ton jean.

-... N'y touche pas !

Il sauta du matelas pour récupérer la boîte de force. Très surprise, Momoi le regarda prendre des couleurs au niveau des pommettes.

-Dai-chan ?

-Et merde...

Il se gratta le crane et avoua :

-C'est pour toi.

Le bleu lui retendit la boîte et elle l'attrapa très doucement.

-Pour moi... Pourquoi ?

-J'ai agit comme un crétin ces derniers temps. Je t'ai très mal parlé aussi. Mais quand tu n'es pas là, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose.

-Dai-chan.

-C'est bizarre, hein ? Que je parle de cette façon... Mais... Je suis sincère Satsu. J'ai besoin que tu sois près de moi.

Il baissa la tête jusqu'à cacher ses yeux puis la releva brusquement pour afficher un grand sourire moqueur :

-Il me manque cette insupportable gamine bruyante !

Momoi plissa les yeux et donna un tel coup dans l'abdomen de son ami d'enfance qu'il se plia en deux.

-Ça fait mal... bordel...

Rouge de s'être imaginée autre chose, elle s'agenouilla près de lui.

-Tu devrais travailler tes excuses, tu sais.

-Je... sais...

Elle leva le paquet à hauteur de ses yeux et demanda :

-Est-ce que je peux l'ouvrir ?

-Ouais, ouais...

Aomine se releva à son tour et se laissa tomber en arrière pour s'asseoir. Il semblait un peu gêné. Momoi retira l'emballage et la petite boîte d'un magasin de bijoux assez classe lui apparut.

-Bijou ?

-Mmh...

Elle ouvrit très lentement la boîte et resta sans voix devant le bracelet.

Le superbe bracelet.

-... Il te plaît ?

-Il est magnifique Dai-chan !

Momoi devait peut-être avoir l'apparence d'une enfant le soir de Noël mais elle s'en fichait. Tant bien que mal, elle essaya d'ouvrir et de refermer le mousqueton et le bleu vint finalement à son secours. Lui aussi semblait ravi. Quand il lâcha son poignet, elle se jeta contre lui pour enserrer sa nuque.

-Merci, merci, merci !

La barrière du simple tissu de sa chemise de nuit n'était vraiment pas assez pour qu'Aomine ne se sente pas réagir. Même après presque douze ans passés ensemble, le mâle qu'il était n'oubliait pas que Mademoiselle avait un Bonnet F assez impressionnant et beaucoup trop pressé contre son torse nu.

-Je dors contre le mur.

-... Donc, tu vas dormir ici...

-Ben oui.

Il rabattit la couette sur son grand corps et se détendit immédiatement. Bon sang que ce matelas était génial !

Momoi baissa les yeux vers son bracelet et le rejoignit en souriant.

Rien qu'avec la lumière de la lune, elle avait bien remarqué les sept toutes petites pierres précieuses de qualité.


Et hop ! Chapitre bouclé !

Maaah, il est fluffy ce chapitre ! Je suis romantique ce soir. Mais ça, c'est la faute à Harry Potter. Je pleure devant Harry Potter. Donc, si j'écris ensuite, ça devient tout mignon, tout chou, tout choupinou !

Merci pour vos commentaires :

Grwn : Ma pauvre... KagaMomo ? Ahahaha... AHAHAHAH... Aha... J'avoue que j'y ait pensé. Je ne sais pas qui va aller avec Kagami. Je ne sais pas quoi faire de Kagami... Ouais, j'ai fondu aussi ! Tellement fondu que je jure avoir eu une put* de saignement de nez en y repensant ! Cette fiction va devoir passer en rating M, il faut que j'évacue mes idées là... *saignement de nez *

Gil Prussia Beilschimdt II : Pauvre Akashi, pauvre Akashi... J'aimerais avoir son pognon et son corps au pauvre Akashi ! On a pas le droit d'être aussi malheureux quand on est aussi sexy et aussi shippant ! Oui shippant ! Ce mot existe !

Ie-chan : Cool, je suis devenue une Lumière ! *sourire méprisant à Aomine et Kagami * A genoux, déchets, je suis la meilleure Lumière parce que j'ai la meilleure ombre ! Sincèrement, je ne sais pas pour Murasakibara. Son côté grand enfant doit rebuter certains fans. Ou alors, c'est les cheveux longs. Les cheveux longs, c'est risqué.

Chizumi-chan : Je suis touchée ! J'ai l'impression d'avoir beaucoup de fangirls mais je ne me plaint pas ! … Bref ! Ah oui, Midorima et Kise... Je ne suis pas ce qui m'a prit ce soir là mais bon... Savoir rebondir sur tout. Akashi vit de terribles choses en ce moment. Mais un peu de douceur ne fait de mal à personne. Takao est trop sexy ! *nosebleed *

Yuki Mirai : J'aurais Kise en face, je ferait sans hésiter autre chose que le taper... Comme tous ses fans, cela dit. Bravo Aomine ! Je vais finir par te décerner une médaille. Heureusement que cette fin de chapitre est pour toi, grand crétin ! Bah, Nekomata peut faire le chat ! Ça doit l'amuser tous ces trucs de ragots. Ah... Tellement sadique... Je suis une vraie nouille en cuisine. Je déteste ça. Je ne vois pas l'intérêt de préparer quelque chose pendant des heures pour que ça disparaisse dans un estomac au bout de quelques minutes. On est toujours spécialiste dans quelque chose qui nous concerne pas ! C'est pour ça qu'on vient nous demander des conseils alors que la situation nous est étrangère.

Buli-chan : Nekomata est un ange enfin ! … Personne n'y croit ? Dommage. Diabolique mais sexy capitaine en attendant ! Y'a que ça qui compte ! Je m'améliore avec Kagami ! Je fais vraiment des efforts !

Laura-067 : Oh, que je suis malheureuse ! Dans ce cas, je vais revenir à mon ancienne moi et détruire totalement Kagami. J'aime le MidoTaka... Je ne suis pas assez méchante avec eux en ce moment...

Prescillia : Oh mais ça arrive chez Midorima ! Chez teeeeeeellement d'idées !

Emy-nee : Ouais, je comprends ce que tu vis. Perso, je prendrais le cookie. Ah mais attention ! Un homme en femme ! C'est pas pareil !

Alyxel : Non pas vraiment. C'était au cas où. Hé ! Akashi vit une période difficile ! Oho, si tu savais ce que j'ai prévu de faire avec lui ! *rigole toute seule * Les chats sont tous manipulateurs ! Bonnes vacances en tout cas !

Prochain chapitre : C'est enfin au tour de Midorima. Ce qui craignait Takao est sur le point de se réaliser puisque Kissa se comporte étrangement avec lui. Aomine cherche maintenant à s'excuser auprès de Kuroko tout en sachant que pour lui, un cadeau ne suffira pas. Himuro réfléchit à son tour sur la déclaration de Murasakibara et Kise tombe malade. Chapitre 17 : Garçon ou fille, qui préfères-tu ?