Lali oh ! Les vancances sont finis et ma semaine de cours est passée tellement vite... Tant mieux ! Et étonnement, je viens de me rappeler que je n'ai toujours pas commencé le chapitre.
Bonne lecture !
Takao et Midorima doivent donc jouer le jeu devant la famille du vert mais Aya exige une preuve de leur sois-disant mise en couple. Kissa se comporte vraiment très étrangement avec Takao qui ne résiste quasiment plus à l'envie de tout lui dire. Mais l'état de Kise s'empire. Aomine va également parler à Kuroko qui accepte de l'écouter.
Chapitre 18 : Sujets d'adulte !
Takao sentit ses presque ses yeux rouler hors de ses orbites et sa mâchoire se décrocher.
Mais qu'est-ce que Midorima était allé chercher ?! Cela dit, ses parents semblaient tout aussi choqués. Sa mère particulièrement qui se mit à le fusiller du regard. Quoi, il n'était pas assez bien pour son fils peut-être ?!
-Je... n'aurais pas dû amener Kazuri sans vous prévenir.
-En effet, tu n'aurais pas dû.
Le vert défia le regard outré de sa mère sans lâcher prise et se leva. Tendant une main au brun, il lui demanda implicitement de se relever également. Takao la saisit un peu en tremblant et se redressa. Sa voix sortit sans qu'il ne s'en rende compte :
-Midorima-san, je m'excuse d'avoir dû vous rencontrer dans ses conditions.
La mère voulut parler mais son mari posa une main tranquillisante sur son épaule :
-Nous sommes tous relativement surpris mais je suppose que la fatigue de la journée ne nous aidera pas. Il est tard donc tu resteras ici et soir. Nous discuterons demain, d'accord ?
Le sourire tendre qu'il offrit à son fils ne sembla pas émouvoir Midorima qui entraîna Takao dans l'escalier. Surpris de sa quasi brutalité, le brun faillit rater une marche mais il se rattrapa au dos de son ami. Il eut juste le temps de remarquer les deux petites filles près de lui que la porte de la chambre se referma derrière lui.
Himuro et Kise se réveillèrent en sursaut.
-Qu'est-ce qu'il se passe ?!
-... J'ai fait une chose stupide.
Midorima marcha jusqu'au lit et se laissa tomber dessus. Takui, lui, glissa jusqu'au sol, la veste du vert comme unique vêtement. Un courant d'air froid passa sous la porte et le brun se releva en vitesse pour enfiler quelque chose en bas. Et pendant qu'il marchait vers sa valise, on toqua assez fort à la porte. Himuro regarda Midorima avec un visage presque blasé mais préféra sa caler dans l'armoire. Kise semblait avoir du mal à respirer mais se traîna également jusqu'à l'enfant. Le vert referma le placard et Aya rentra, une aura sombre autour d'elle.
-Onii-chan ! Qui est-ce ?
Takao écarquilla des yeux tant le ton de la petite verte était effrayant. Elle le regarda et l'impression de se faire assassiner sur place le saisit à la gorge. Cependant, Midorima semblait très mal à l'aise face à sa sœur :
-C'est... ma petit amie.
Aya regarda cette fille et s'approcha :
-Tu me fais penser à quelqu'un... Kissa, ça ne te le fais pas aussi ?
A la grande horreur de Midorima, les deux petites se rapprochèrent de son coéquipier, gelé par le fait de voir sa propre petite sœur si près.
-Euh... Je...
Kissa ne se tenait pas aussi près de lui qu'Aya mais son visage s'éclaira et une vague de tritesse assombrit ses traits.
-Vous ressemblez vraiment à mon frère... Aya-chan, ce n'est pas poli de dévisager les gens comme ça... Shin-chan-nii doit vouloir être seul...
-C'est vrai, Onii-chan ? C'est ta petite amie ?!
-Oui.
Il avait enfin sûr de lui quand il disait ça. Il fallait qu'il y croit pour le faire croire après tout. La réponse fit fronçer les sourcils de la petite vert qui demanda :
-Ta petite amie ? Une fille avait qui je ne te vois jamais et dont tu n'as parlé avec personne ?
-Oui.
-Prouve-le.
Takao et Midorima se regardèrent. Mais comment prouvez-ça ?! Ils n'en savaien rien !
-Aya, tu n'as pas à-...
-Prouve-le.
Kissa regardait toujours son frère. Takao n'avait jamais eu autant envie de la serrer contre lui. Mais Aya n'en démordait pas. Voyant que Midorima bloquait totalement, il se leva et s'approcha doucement. Sans remarquer la surprise du plus grand, il posa simplement ses lèvres sur les siennes. Exactement comme ce premier baiser. Il se recula et se retourna vers Aya :
-Ca te convient ?
La petite prit une immense inspiration et fit brutalement demi-tour, entraînant Kissa avec elle. La blonde se retourna une dernière fois vers cette fille bien trop ressemblante à son frère et la porte claqua. Ils soupirèrent et Midorima ouvrit à Himuro.
-Y'a un problème !
Son visage angoissé inquiéta fortement les deux autres et ils se précipitèrent vers l'origine du problème : Kise. Le labrador respirait vraiment difficilement et tout son corps était maintenant brûlant. Midorima le tira sur son plancher et le chien se mit à trembler si fort qu'on aurait dit qu'il convulsait.
-Merde... Takao, tiens-le !
Le garçon brun attrapa le chien pendant que le vert chercher à lui ouvrir la bouche pour qu'il n'avale pas sa langue. Himuro dut également le tenir tellement il bougeait.
-Qu'est-ce qu'il se passe ?!
-Écartez-vous !
Les trois garçons ne savaient pas ce qui était le plus choquant : le fait que Tanuki est clairement donné un ordre ou les visages pleins d'incompréhension de Nekomata et Kitsune. Les trois divinités se précipitèrent vers le mannequin et les transformés s'éloignèrent un peu.
Le mannequin poussa un horrible hurlement de douleur tandis que du sang s'écoulait de sa gueule pour former doucement une flaque sur le sol. Takao poussa à un son tour, imité par Himuro. Midorima était stoïque, regardant juste son ancien coéquipier se retransformé en humain.
Aussi nu que le jour de sa naissance, Kise se tordait dans tous les sens et il sembla au vert que ses veines étaient prêtes à exploser sous sa peau. Les trois bêtes mythiques se concertèrent rapidement du regard et une vague de pouvoir frappa la chambre en entier. Alors que Kise se cambrait, les trois autres humains se retrouvèrent plaqués au sol.
A travers sa mèche, Himuro regarda carrément une espèce d'aura sortirent du corps des animaux divins pour se diriger vers Kise. Le blond ouvrit ses yeux larmoyants et hurla avant que sa tête ne touche le plancher, le laissant immobile. L'enfant se releva et marcha jusqu'à lui :
-... Kise ?
-Il est inconscient pour l'instant.
Takao se leva également et se pencha vers le blond :
-Qu'est-ce qui c'est passé ?!
Les bêtes se regardèrent et Nekomata secoua sa tête grise :
-On ne sait pas.
-Comment ça ?!
-C'est... comment dire ? C'est comme s'il avait été empoisonné mais sans n'avoir rien avalé.
Midorima remarqua que les deux autres tremblaient très fort. Unis dans cette épreuve, les trois transformés avaient noué un lien très puissant. Il s'approcha par derrière et s'agenouilla derrière Takao. Celui-ci se laissa tomber contre son torse et la main du vert frotta les cheveux de Himuro.
-Est-ce qu'il va s'en sortir ?
-Oui. Mais son corps va avoir du mal à effacer les traces de notre intervention donc il va juste dormir pendant un moment. Mais tout sera comme avant après.
-Qui aurait pu faire ça ?!
Kitsune regarda Nekomata qui baissa les oreilles et répondit :
-Il y a longtemps, il y en avait un autre comme nous. S'il n'était pas déjà mort, j'aurais pu affirmer que c'était à cause de lui.
-Mais pourquoi faire une chose aussi horrible à Kise ?
Tanuki frotta son museau à la joue du blond.
-On ne sait pas. Mais pour l'instant, on va mettre Ryo-kun ailleurs. L'épreuve s'arrête ici pour lui.
Nekomata regardait l'être humain toujours aussi nu, avec un air étrangement soucieux. Pour un peu, il aurait l'air inquiet.
-On arrête ?
-Pour ce soir, oui..
Un éclair illumina la chambre et le corps endormi de Kise disparut ainsi que les trois animaux. Himuro cligna des yeux et un vertige le surprit :
-Ouh... J'ai l'impression d'être complètement sans forces...
Un regard de côté l'avertit que les deux autres n'étaient pas en meilleur état. Midorima se reprit le premier et dit :
-Je vais chercher le futon... Je reviens.
Ses pas étaient encore incertains mais il quitta la chambre sans s'en plaindre. Takao se massait le crâne et se laissa tomber en arrière. Il lui semblait qu'il s'endormait. Himuro allait sombrer quand la porte laissa le vert apparaître mais ses yeux se fermèrent d'eux-même.
Aomine faisait les cent pas devant la maison de Kuroko.
Il hésitait à sonner mais il voulait vraiment s'excuser de ce qu'il avait fait. Il se tordait les mains, ne sachant même pas par quoi il commencerait. Un simple « Désolé » ne suffirait pas. Était-ce le bon moment pour lui révéler ses sentiments ?! A moins que le turquoise les aient déjà compris … Ses yeux bleus se levèrent vers la fenêtre légèrement éclairée de Kuroko. S'il seulement il n'avait pas fait ça.
-Aomine-kun ?
Le concerné hurla et recula. Le turquoise l'avait remarqué et était descendu pour venir à sa rencontre.
-M... Merde, s'il te plaît, ne fais plus ça !
Le joueur fantôme leva les yeux au ciel et se remit à le contempler fixement :
-Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
-Je... Je...
Les mots étaient là mais ne voulaient pas sortir.
-Je suis vraiment, sincèrement désolé de ce que j'ai fait. Et dit.
-Tu sais que j'ai vraiment beaucoup de mal à te croire.
-Ouais, je sais mais... je voulais quand même... m'excuser. Même si tu ne veux plus me voir ni me parler...
Son air repentit arracha un soupir à Kuroko qui proposa :
-Il fait froid dehors... Viens, on va rentrer.
La surprise de la proposition enchanta quand même Aomine qui suivit le plus petit chez lui.
Midorima ouvrit un œil au alentour de 3h du matin.
Himuro dormait à poing fermé mais Takao n'était plus dans la chambre. Le vert chercha ses lunettes, enfila ses chaussons et quitta sa chambre. Arrivé en bas de l'escalier, il trouva sa fausse petite-amie près de l'immense fenêtre, les yeux dans le vague.
-Tu n'arrives pas à dormir ?
-Ryo-chan.
Le garçons aux lunettes tendit la main pour venir essuyer l'unique larme qui avait échappé au plus petit. Comme si elle servait d'élément déclencheur, d'autres suivit jusqu'à ce que Takao se mette à sangloter, évacuant la peur qu'il avait gardé en lui après ce qui était arrivé au blond. Midorima s'approcha davantage et le prit maladroitement dans ses bras. Lui-même avait été choqué de la souffrance qu'il avait lu sur le beau visage.
Sa bouche plaquée contre le tee-shirt de l'homme qu'il aimait, Takao se sentit arrêter de respirer quand le vert alla chercher de lui-même un baiser. Mais pas comme les deux d'avant. Sa langue goûtait ses lèvres, incitant le plus petit à les ouvrir. Un gémissement de plaisir lui échappa et il laissa avec plaisir sa langue aller à la rencontre de sa jumelle. La sensation faucha les jambes de Tako et le bras que Midorima glissa dans son dos fut la seule chose qui le retenait. Le brun enroula ses bras autour de sa nuque tandis que le Tsundere allait maintenant déposer de légers baisers sur sa gorge. Takao souffla son nom et se mit à trembler quand sa main fraîche se glissa contre la peau chaude de son dos.
-Shin-chan...
Le vert le souleva, emprisonnant à nouveau sa bouche et sa main se glissa cette fois sur son ventre. Il remonta jusqu'à sa poitrine et s'arrêta, prenant enfin conscience de ce qu'ils étaient en train de faire.
-Shin-chan ?
Takao haletait doucement en le regardant. Il se sentait brûlant mais étrangement bien. Et il voulait plus.
-Désolé. Je ne peux pas.
Le brun fut reposé sur ses pieds, toute trace de désir disparue. Le vert lui tourna le dos et remonta dans sa chambre.
Il avait eu envie de Takao au point de ne rien avoir à en faire qu'il soit un garçon ou une fille. Tellement envie qu'il aurait pu aller jusqu'au bout à même le sol de son salon.
Mais quelque chose le bloquait.
Aomine était repartit chez lui après que Kuroko eut avoué qu'il n'était plus autant en colère.
Mais il allait lui falloir du temps pour lui pardonner et le bleu comprenait. Cela dit, il ne savait pas ce qui avait convaincu le turquoise de revoir son jugement mais ça l'arrangeait !
Allongé dans son lit, il réfléchissait à son vœu. Aomine n'était plus autant certain que ce soit une bonne idée. Il voulait vraiment que Kuroko l'aime mais le bleu voulait que ce soit de manière naturelle.
Et même si c'était mal partit, il savait qu'il y avait une chance que ce soit possible.
Aomine allait fermer les yeux quand son portable vibra près de lui. D'habitude, il se serait énervé mais là, il était de bonne humeur.
[20:45:36 – Tanuki] Kise Ryota est dans incapacité de poursuivre l'épreuve. Sa participation au jeu est cependant toujours en vigueur. Himuro Tatsuya et Takao Kazunari devront se rendre chez Aomine Daiki vers 19h demain sans faute.
Chez lui, donc... C'était parfait, sa mère partait pour des sources chaudes avec un groupe d'amies ! La maison serait tranquille sauf si Momoi se ramenait, persuadée qu'il ne pouvait pas prendre soin de lui.
L'adolescent était réellement curieux de savoir en quoi les deux autres avaient été transformés puisque personne ne lui avait dit. Et au fond de lui, il espérait également que le mannequin n'avait rien eu de grave. Il l'appréciait bien ce blond hyperactif.
Mais malgré ça...
Il était Aomine Daiki ! Il allait avoir Kuroko Tetsuya et il gagnerait ce jeu !
Le turquoise regardait l'écran de son portable, le ventre noué.
Quelque chose de grave était arrivé à Kise, il le savait. Et il avait besoin de voir réellement comment il allait. Après tout, le blond, même transformé en labrador, avait continué à s'en faire pour les autres alors...
-Alors tu veux le voir pour, à ton tour, t'occuper de lui.
Nekomata s'était assis sur son bureau et son expression fit presque peur à l'humain. Il avait vraiment dû se passer quelque chose pour que le chat démoniaque en soit presque à montrer sa véritable apparence. Ses immenses yeux jaunes détaillaient Kuroko et des crocs immenses se dévoilaient dès qu'il parlait. Il avait doublé de volume et son poil doux et gris était maintenant devenu hirsute d'une couleur inqualifiable.
-Je reprendrais l'apparence que tu connais quand je serais à nouveau en pleine possession de mes pouvoirs.
-C'est ça à quoi tu ressembles vraiment ?
-Pas exactement. J'arrive encore à me contrôler suffisamment. Sinon, tu serais mort de peur.
Le turquoise avala sa salive et remarqua que le poil commençait à s'aplatir et grisait par endroit.
-Tu veux le voir ?
-... Oui.
-Aaaah... Je n'ai même pas la force de jouer avec toi...
Une espèce de bourdonnement atteignit les oreilles du garçon. Apparemment, le chat communiquait à distance.
-Kitsune dit que c'est bon pour lui, il va t'ouvrir un passage. Tanuki est avec Kise.
-... Merci.
-Ne me remercie pas. Je souhaite te voir mourir après tout.
Délicieux rappel.
Comme promis, le passage s'ouvrit et Kuroko passa dedans sans hésitation.
Il arriva dans une pièce d'une blancheur immaculée. Le raton-chien se tenait près d'un lit à la couleur aussi désagréable dans lequel Kise dormait. Allongé sur le dos, son teint pâle fit perdre également quelques couleurs à Kuroko.
-J'ai l'impression qu'il est mort...
-Il l'a presque été.
Tanuki semblait proche de quelque chose qui ne plu pas au turquoise. Il s'approcha et posa sa main sur celle du blond :
-Il est si froid...
-Ryo-chan va se remettre.
Kuroko remarqua enfin une chaise près de lui et s'y assit :
-Où est-ce qu'on est ?
-Ça n'a pas de nom précis.
Le turquoise se pencha vers Kise pour l'entendre respirer : on aurait jurer qu'il dormait. Sa tête bougea un peu et le joueur fantôme replaça une des mèches dorées. Kise avait toujours détesté avoir ses cheveux dans les yeux.
-Kise-kun...
-Kuro-kun... Je ne sais pas qui a fait ça mais si je le découvre... je te jure qu'il paiera !
Kuroko hocha la tête et soupira. C'était toujours Kise qui prenait en premier...
Himuro ouvrit un œil en sentant Takao s'allonger contre lui.
Le brun se retourna vers le deuxième et il l'entend lui murmurer :
-Pardon, je t'ai réveillé ?
Son air triste éveille un étrange sentiment en lui.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien... J'ai juste un peu trop voulu...
Takao ferma les yeux, sa tête calée contre celle de Himuro. L'enfant le regarda encore un peu et cherche le lien avec le fait que Midorima soit remonté en quatrième vitesse un peu plus tôt. Il hésita mais finit par se coller contre le brun qui le serre doucement contre lui.
Il n'y avait plus qu'eux d'eux, maintenant.
Le lendemain, Takao se réveilla seul.
Le lit de Midorima était fait sans qu'aucun pli ne déforme les draps et le côté de Himuro était froid. Il s'étira et son estomac grogna. Conscient de l'heure, l'adolescent quitta la chaleur du futon et s'approcha de sa valise pour enfiler une longue veste. Son pyjama se constituait d'une pantalon et d'un haut à manches longues mais sa poitrine ressortait à merveille avec ça. Et ça le dérangeait.
Silencieusement, il passa devant la chambre des deux petite qui devaient encore dormir et descendit l'escalier. Le nez plongé dans une montagne de nourriture, Himuro le salua vaguement en le voyant arriver.
-Bonjour Shin-chan.
Le vert tressauta à sa place et lui répondit de la même façon. L'enfant les regarda à tour de rôle et soupira :
-Vous êtes pas croyables...
-Hein ?
-Rien, laisse tomber... Vous expliquer va me déprimer...
Comme Midorima regardait fixement l'horoscope d'Oha-Asa, Takao fit le moins de bruit possible en commençant à manger. Il y eut du bruit à l'étage et les signaux d'alerte des garçons s'activèrent. Emportant avec lui une montagne de nourriture, Himuro fila plus loin pour après, pouvoir repartir se cacher cacher dans la chambre.
-On dirait Murasakibara...
-Il a l'air d'aimer ce que tu prépares.
L'instant d'après, Aya fusillait à nouveau la fille brune de ses yeux haineux.
-Aya, ne commence pas.
Le voix très calme de son frère n'inquiéta pas outre mesure la concernée :
-Apparemment, vous êtes toujours ici.
-Il semblerait bien.
-Vous compter bientôt, n'est-ce pas ?
-Aya-chan !
Takao se tassa sur lui-même en voyant Kissa apparaître derrière la petite verte. Elle salue timidement Midorima et sembla très gênée devant celle qui se faisait passer par sa petite amie.
-Bon... Bonjour...
-Bonjour.
Comme il semblait à Midorima que Takao allait se précipiter sur sa sœur, il se rapprocha et lui prit la main :
-Viens.
Le brun suivit malgré lui mais Kissa continuait de le regarder avec cet étrange air.
Dans la chambre, ils interrompirent Himuro en pleine activité de massage de ventre. Il pestait également contre ses garçons qui cuisinaient bien trop bien pour son bien.
-Tout va bien Himu-chan ?
-Maaaaal... Trop mangé !
Midorima murmura quelque chose et s'assit sur son lit.
-Je pense que Kissa se doute de quelque chose.
Il regarda Takao tout en l'annonçant. Le grand frère hocha la tête et avoua :
-Je me suis dit la même chose. Mais ça ne semble pas être le cas d'Aya.
-Aya te tuera probablement de jalousie avant de s'en rendre compte.
Cette provoqua détendit l'atmosphère puisque la verte était plus adorable qu'effrayante. Mais seulement quand on était pas en face d'elle et dans sa ligne de mire.
-Ah au fait... C'est Aomine ensuite.
Les yeux olives de l'enfant épiaient les réactions de Takao, à la recherche de l'une d'entre elle. Mais il fut déçu, le visage du brun ne montra aucun déception due au fait de quitter Midorima.
Il avait cependant une très grande gêne entre eux deux.
-Je ne sais pas ce que vous avez fait... ou pas fait mais ça ferait mieux d'être réglé.
Le tout sur le ton le plus blasé qui soit.
Les deux garçons eurent le malheur de rougir ce qui fit apparaître un sourire sur le visage du capitaine de Yosen. Bingo, il le tenait !
-Alors... Vous vous êtes probablement un peu tripotés, nan ?
-Himu-chan, c'est gênant !
Même couché, il réussi à hausser les épaules :
-J'ai vécu en Amérique, parler de sexe ne me dérange certainement pas. Donc ?
Midorima bredouilla quelque chose et sauta du lit en criant qu'il allait s'occuper des fillettes. Il quitta la chambre et Himuro soupira :
-Ah... Petit puceau innocent...
-Himu-chan !
-Ouais, là, je suis désolé.
Il soupira et songea à Murasakibara. Avec lui aussi, il allait devoir tirer les choses au clair. Surtout qu'après avoir été chez Aomine, ça allait être le tour d'Akashi.
Et le violet lui ferait forcément une crise de jalousie.
Akashi ouvrit un œil en entendant du bruit dans sa chambre.
Hier, après sa course effrénée, il s'était arrêté près d'un parc et l'avait trouvé.
Le chat.
Attiré par l'animal, il l'avait souleva et quand l'animal avait léché son nez, il avait craqué. Enfant, son père avait toujours refusé d'avoir des « bestioles » comme il disait, dans le manoir. Cependant, le rouge s'était vu offrir Yukimaru, son superbe cheval de compétition. Mais bon, il ne pouvait pas vraiment le faire dormir avec lui.
En le voyant se relever, le chat se carapata. Évidemment, il devait être effrayé encore par l'humain. Désormais bien réveillé, Akashi sortit du lit et se dirigea vers le salon. Le chat avait un pelage parfaitement blanc sans aucun poil d'une couleur différente. Le rouge le trouvait très beau, il ressemblait à son cheval.
Mais il n'avait aucun idée de nom. En fait, il ne savait même pas si c'était un mâle ou une femelle.
Hier soir, Akashi s'était déplacé au combini, non pas pour un paquet de gâteaux mais pour de la litière et des croquettes. Il sortit le paquet d'un des placards et en prit une bonne poignée pour la déposer dans une gamelle. Il attendit un peu mais le chat ne sortirait pas de sous le canapé tant qu'il serait encore trop prêt. Akashi se recula et le chat sortit la tête. Il recula encore et l'animal découvrit la première moitié de son corps. Mais quand le garçon s'avança, le chat se recula pour ne laisser que sa tête à découvert. Esquissant un sourire amusé, l'ancien capitaine de Rakuzan laissa l'animal tranquille et alla se faire du thé.
Comme la Golden Week venait tout juste de commencer, il n'avait rien d'intéressant à faire. Il avait des devoirs mais ils seraient vite faits. Le rouge alluma la télévision et lu le SMS que Tanuki venait de lui envoyer.
Un frottement contre sa jambe lui fit baisser les yeux et quand il croisa ceux de son chat, l'animal fila se cacher. Son comportement fit hausser les sourcils écarlates mais Akashi ne savait pas quoi dire.
Il pourrait aller courir encore. Ou regarder un film. Ou faire du shopping. Tellement de choses en fait.
Mais le plus important, c'était que soir, il avait rendez-vous au combini du coin. Et pas question de perdre une troisième fois contre la rose diablement rusée !
Takao et Kissa se faisaient face dans le couloir.
La petite avait toujours cet air où se mêlait l'incompréhension et la joie. Comme si elle était heureuse de voir à quel point l'adolescente ressemblait à son frère mais qu'elle était étonnée que ce soit autant le cas. Lui, il enfonçait ses ongles dans la peau délicate de sa main pour résister à l'envie de la serre contre lui.
-Euh... Je...
-C'est vraiment incroyable... Je veux dire... C'est peut-être étrange mais vous ressemblez tellement à mon grand frère... Vous pourriez être mon grand frère...
Takao se glaça et la voix du chat démoniaque retentit dans son esprit :
« Attention ! Rappelles-toi ce qu'il va t'arriver si elle découvre tout ! »
Bien sur qu'il s'en rappelait ! Mais... Mais Kissa était juste là...
-Je ne peux être ton grand frère ! Je suis une fille...
La tristesse que se lit sur le visage de la fillette fut un véritable coup de poignard en plein dans son cœur. Takao fit un pas en avant et tendit sa main pour caresser ses cheveux. Cependant, il arriva à se contrôler au dernier moment.
Il croisa le regard de Midorima qui grimpait au même moment et le vert comprit immédiatement.
-Kazuri ! Je vais t'aider à finir ta valise, viens !
Takao se précipita vers lui en lançant un dernier regard à sa petite sœur. Midorima referma la porte de sa chambre. Ils étaient seuls puisque Himuro avait décidé de sortir un peu en promettant de revenir vite. Le vert espérait juste pour lui que personne ne le découvre.
Le brun tremblait et ne lâcher plus son haut.
-Takao ?
Les yeux gris se levèrent vers lui avec tellement de douleur que Midorima serra davantage son corps contre le sien. Le plus petit cacha son visage et sanglota :
-J'en ai marre de tout ça ! Je veux que tout reviennes comme avant ! Je veux pouvoir serrer Kissa contre moi ! Je veux ne jamais t'avoir dit que je t'aimais et comme ça, tu serais le même Shin-chan qu'avant ! Je veux que tout ça ne soit jamais arrivé...
Takao se laissa glisser par terre, toujours en larmes.
Et encore debout, Midorima ne savait pas comment le consoler.
Aomine avait découvert la cachette de l'aspirateur et par hasard et un accès de maniaquerie assez suspect était en train de lui faire passer la machine fortement bruyante partout chez lui.
Sa chambre était nickel et respirait le propre. Le lit de sa mère avait des draps frais et la petite chambre d'amis accueillerait Himuro. Les pizzas arriveraient pile pour 20h et tout était prêt. Bon sang, Satsuki serait fière de lui !
Il s'installa dans son canapé en attendant les autres. Il allait réussir cette épreuve haut la main. Ses yeux bleus rivaient sur l'horloge au mur, il trépignait d'impatience. Fier de ce qu'il avait accompli alors qu'il était d'habitude flemmard, le bleu avait hâte qu'on le complimente sur l'intérieur magnifique de sa maison.
19h...
19h 10...
19h 20...
19h 40...
Le jambes passées par dessus le dossier du canapé, Aomine regardait la télé, la tête à l'envers. Sa joie s'était changé en mauvaise humeur ambiante. A 19h 45, on sonna enfin à sa porte et il se releva, très énervé :
-Le concept d'arriver à l'heure, vous ne connaissez pas ou quoi ?!
Les visages tout aussi énervés de Himuro, couvert de boue et de Takao à moitié déprimé le bloqua net. Les deux garçons étaient trempés et l'eau dégoulinait sur son tapis tout propre.
-Euh...
Takao éternua plusieurs fois de suite et se mit à trembler.
Il sentait bien qu'il avait attrapé froid.
Akashi remarqua que Momoi l'attendait.
Vêtue d'une jupe jaune et d'un haut blanc, elle semblait envoyer un SMS à quelqu'un. Elle leva les yeux en le voyant arriver et lui sourit :
-J'ai cru que tu ne viendrais jamais !
Il haussa un sourcil :
-On ne peux plus aller acheter un paquet de gâteaux sans moi ?
-Les habitudes ont la vie dures.
Les deux adolescents passèrent la porte automatique et d'un mouvement devenu naturel, tournèrent dans le fameux rayons. Comme si un Dieu quelconque s'amusait également avec ça, il ne restait encore qu'un seul paquet. Akashi tapota sa poche, préparé à les sortir à tout instant. La rose avançait avec le sourire de celle qui savait qu'elle allait encore gagner. Elle passa devant sans s'arrêter, surprenant le rouge. Ne sachant du coup pas ce qui se passait, il s'arrêta. Momoi fit demi tour et passa devant encore plusieurs fois, toujours en l'ignorant. Elle passa ensuite près de lui en le fixant bien dans les yeux et se dirigea plus loin. Comme hypnotisé, Akashi la suivit du regard et quand elle repassa, elle le frôla. Les yeux rouges la défièrent de recommencer et elle ne se gêna pas. Pressant son bras contre le sien, les yeux roses étaient irrémédiablement plongés dans les rouges.
-Et où cela te mène t-il Satsuki ?
Sa voix n'était qu'un murmure, comme s'il ne voulait pas briser le silence envoûtant. La jeune fille sourit et murmura à son tour :
-Je te laisse une chance de le prendre.
Le sourcil d'Akashi se leva et se fronça quand il se dit, qu'en fait, il n'en avait pas envie. Que ça serait plus amusant de la poursuivre une fois qu'elle l'aurait dans les mains. Momoi arrêta de marcher et croisa ses bras derrière son dos, attendant juste qu'il s'en saisissent. Mais son sourire à peine discret apprit à l'héritier qu'elle savait parfaitement qu'il ne le ferait pas.
-Alala... Akashi-kun...
Elle soupira faussement et prit le paquet. Vivement, elle marcha vers la caisse, suivit de près par l'ancien capitaine. Elle donna l'argent et lança un sourire en coin. La porte s'ouvrit et ils se précipitèrent en avant.
Akashi la regarda ouvrir le paquet pendant qu'elle reculait. Momoi croqua dans le premier gâteaux et soupira de plaisir :
-Tellement délicieux ! Quel dommage que tu ne puisses pas les goûter !
-Tu veux parier ?
Elle en dégusta en deuxième puis un troisième en continuant de le regarder. Arrivé à sa limite, Akashi jugea que la provocation était terminée. Il se jeta sur elle et à nouveau, il se retrouva avec son gâteau dans la bouche. Ses dents s'enfoncèrent dedans et il murmura :
-Délicieux...
-Je sais.
Ils se regardaient fixement pendant que Momoi continuait de le nourrir, son corps se rapprochant toujours plus du sien. C'était bizarre, il n'y avait que l'autre. Les yeux de l'autre, la chaleur de l'autre, le corps de l'autre...
Akashi alla lui-même chercher un nouveau biscuit quand un rideau d'eau s'abattit sur eux. Surprise par la pluie glacée qui passait sous ses vêtements, la rose laissa échapper un cri et Akashi chercha un endroit où s'abriter. Comme il n'y avait rien de suffisamment grand, il se tourna vers elle et proposa :
-Mon appartement est à côté.
Elle hocha vigoureusement de la tête et le suivit en courant.
L'immeuble où se situait l'appartement en question était heureusement pourvu d'un ascenseur. Le rouge regarda les portes se refermer et entendit Momoi éternuer. Ses longue mèches roses collaient à son corps et elle avait entouré son corps de ses bras. Parfaitement placé pour cacher son soutien-gorge, parfaitement dévoilé à cause de la soudaine transparence de son haut.
Akashi ouvrit la porte et la laissa rentrer. Il referma derrière lui et alla chercher deux serviettes.
-Tiens, sèche-toi.
-Merci.
Comme elle tremblait de froid, l'héritier passa dans sa chambre et chercha quelque qu'ils pourraient mettre en attendant que leurs vêtements sèchent. Lui se trouva vite une tenue mais pour la rose... Les joues un peu rouges, il sortit son uniforme de basket, seul haut dans lequel elle ne serait pas trop à l'étroit.
-En attendant...
Elle hocha de la tête et s'enferma dans la salle de bain. Akashi, une fois changé, alla faire du thé et posa les tasses sur la table en face de son canapé. Il s'assit, ferma les yeux et attendit. Au bout d'un moment, quelque chose lui chatouilla la joue et il rouvrit ses paupières :
-Je suis quasiment certaine de ne jamais t'avoir dû t'endormir.
-Je ne dormais pas.
Momoi haussa des épaules et contourna les canapé. Réellement tiré à leur maximum, les lettres formant le nom de l'école du rouge criaient pour qu'il arrête ce supplice. De profil, c'était vraiment très indécent puisque l'ouverture pour les bras descendait vraiment très bas. Le bas glissait un peu mais Momoi le tenait soigneusement.
-Merci pour le thé !
Il fit un signe de la tête et but doucement.
Petit silence.
-Comme il est mignon !
La rose s'extasia sur le chat qui flairait ses chaussures à l'entrée mais ne chercha pas à le câliner.
-Il a un nom ?
Akashi réfléchit un peu et répondit :
-Le Chat.
Sa réponse la fit rire et elle demanda :
-Qu'as-tu fait aujourd'hui ?
Surpris par la question, il reposa sa tasse et la regarda.
-Rien de bien intéressant.
-Hmm... ? Moi, je suis allée chercher des informations sur Seiho ! Tôo va probablement avoir un match d'entraînement contre eux.
Akashi se fit un peu sombre en attendant parler de basket et ne réalisa pas tout de suite que Satsuki avait posé ses genoux sur le canapé et était bien plus proche de lui :
-Et je voulais te demander quelque chose.
-... Oui ?
-A quel point t'ennuies-tu ?
Les yeux roses fixaient le visage du rouge dans l'attente de la réponse et il répondit :
-Beaucoup trop.
-Le basket te manque ?
-Oui.
Elle se pencha davantage et avoua :
-Malgré les nouveaux, je n'ai pensé qu'aucun d'entre eux ne ferait un bon meneur de jeu.
Il chercha vainement là où elle voulait en venir.
-Et ?
-Un meneur de jeu très compétent, j'en ai un sous la main. Un qui ne se bat dans aucune équipe.
Il écarquilla un peu les yeux, commençant doucement à comprendre :
-Satsuki, tu-...
-Je te le demande en tant que manager...
Jamais, elle n'avait eu l'air aussi sérieuse.
-Rejoint l'équipe de Tôo, Akashi-kun.
Et hop ! Chapitre bouclé !
Je suis épuisée ! Entre le changement d'horaire, la reprise des cours et tout ce qu'il y a d'autres, je vais mourir !
Merci pour vos commentaires :
Yuki Mirai : Terrible le Aomine, terrible... Une vrai plaie... Oh, tu sais, ça pourrait expliquer bien des choses qui se passent dans l'Impératrice ! Garde ce rêve, il est magnifique ! Je fais de mon mieux !
Chizumi-chan : J'ai saigné du nez. Au départ, j'avais prévu plus... de détails croustillants et bien pervers... Mais je me suis retenue. Pour Kise et Kuroko, je vais te demander si tu lis dans mes pensées ?! Si c'est cas, arrêtes tu vas te spoiler tout !
Prescillia : Mon imagination est le pire des fléaux pour les persos de KnB... Mais merci quand même.
Laura-067: Vas-y Momoi ! Tu as un Apollon, juste à côté mais vas-y ! Rêves d'un autre ! Détective Aya mène l'affaire ! Et je t'avoue qu'elle ne compte pas lâcher Takao comme ça ! Série à venir.
Gil Prussia Beilschimdt II : Alors, c'est simple... Tu écris les noms sur des bouts de papier et tu tires au sort cinq fois en remettant à chaque fois les noms en jeu. Sur les cinq couples, je penses qu'au moins trois sont toujours possible dans mon esprit.
Seth Horo : Quand c'est pas Aomine, c'est Midorima qui déconne. Mince, si on peut plus faire confiance aux mecs à lunettes, on est dans la mouise.
Alyxel : Sans soucis, ça m'arrive aussi ! Je sais pas mais je comprend ce que tu veux dire. Mais j'y suis pour rien ! *croise les doigts * Imagine le pris du bracelet ! Elle est pas idiote Momoi ! Pas bien Midorima ! Maman t'a à l'œil maintenant !
Emy-nee :Je l'ai sentit ! Tu sens comme Akashi... J'aime cette odeur. Le bus qui t'attend me semble la meilleure façon de voir les choses. Ou comment ne pas bien rencontrer sa future belle-mère !
Prochain chapitre : Momoi laisse la Golden Week à Akashi pour qu'il réfléchisse à sa proposition. Il tient là l'occasion de refaire du basket, se venger de Seirin, narguer son père et gagner à nouveau l'InterHigh et la Winter Cup est possible. Kuroko veille tranquillement sur Kise qui revient progressivement à lui et Takao se retrouve bloqué au lit avec une fièvre monstrueuse. Chapitre 19 : Le bleu de ses yeux !
