Lali oh ! Vous vous en êtes peut-être rendus compte, « Antique Curse » passe en rating M... Vous avez sûrement une idée du pourquoi.

Bonne lecture !

Momoi laisse la Golden Week à Akashi pour qu'il réfléchisse à sa proposition. Il tient là l'occasion de refaire du basket, se venger de Seirin, narguer son père et gagner à nouveau l'InterHigh et la Winter Cup est possible. Kuroko veille tranquillement sur Kise qui revient progressivement à lui et Takao se retrouve bloqué au lit avec une fièvre monstrueuse.


Chapitre 19 : Le bleu de ses yeux !

Aomine se tenait sur une chaise, les avants bras sur le dossier.

Il regardait assez curieusement les deux garçons enroulés dans d'épaisses couvertures. Himuro ressemblait à un marshmallow avec juste sa tête qui dépassait et claquait un peu des dents. Quant à Takao, il avait le nez rouge et la boîte de mouchoirs ne le quittait plus.

-Hé ben... Ça vous change.

Le brun aux yeux gris éternua plusieurs fois de suite, s'attirant le regard désolé de Himuro. Aomine se leva et leur apporta leurs boissons chaudes. Toujours très curieux, ses yeux détaillaient la silhouette de la fille : bien plus frêle que Momoi, cette nouvelle forme de Takao donnait l'impression de pouvoir se briser à tout moment. Himuro, lui, était exactement le même, dans sa version bien plus petite.

-Vous voulez autre chose ?

-Est-ce que tu aurais quelque chose pour ma tête ? J'ai l'impression qu'elle va exploser...

L'As de Tôo hocha la tête et monta dans la salle de bain pour chercher la boîte d'anti-douleurs.

-Ça va aller, Kazunari ?

Plus ou moins habitués à vivre ensemble, chacun y allait de son surnom.

-Oui... Merci de t'inquiéter, Tatsu-chan.

Aomine redescendit l'escalier en un bond et lui tendit une boîte.

-Merci...

Son crâne le menaçait vraiment d'exploser. Et surtout, il avait sommeil.

-Dites... Il c'est passé quoi avec Kise ?

Takao lâcha la boîte qui rebondit sur le sol dans un silence parfaitement exécuté. Himuro avait blanchi, rendant son grain de beauté bien plus visible.

-Il y a un problème ?

Les deux transformés avaient l'air si mal qu'il abandonna pour la première fois. Mais qu'est-ce qui était arrivé au mannequin ?!

Takao avala la gélule avec une gorgée de sa tasse fumante et ferma les yeux. Juste quelques secondes.


Akashi n'avait rien pu dire à Momoi.

A nouveau dans ses vêtements, la rose enfilait ses chaussures. Elle rejeta une mèche derrière son épaule et se tourna vers lui avec un certain sourire :

-Je te laisse réfléchir, Akashi-kun ! La Golden Week devrait t'être suffisante pour comprendre ce que Tôo et toi gagneraient à collaborer.

La main sur la poignée, la manager fut arrêtée par la voix basse du garçon :

-J'ai la nette impression que ni le coach ni Daiki n'ont été prévenus de cette demande.

Elle planta sans peur ses yeux dans les siens.

-Je veux que Tôo gagne Akashi-kun. Je le veux tellement que je suis prête à tout.

La porte s'ouvrit et elle fit un pas en avant.

-Tu devrais te douter que je n'aurais pas fait une demande pareil si je n'avais pas réfléchit à toutes les possibilités qu'entraîneraient ton inscription à Tôo.

L'adolescent restait toujours terriblement silencieux.

-Bonne soirée, Akashi-kun.

Les yeux rouges restèrent très, très longtemps fixé sur cette simple porte. Ce fut le chat qui le sortit de ses pensées et se frottant à sa jambe. Et à peine Akashi eut-il baissé ses yeux que l'animal fila se cacher. Soupirant légèrement de ce comportement étrange, l'adolescent retourna dans sa chambre où l'attendait son maillot de Rakuzan. Momoi l'avait soigneusement plié avant de partir. Le rouge souleva le tout et le regarda. Il ne ressentait même plus cette fierté qui l'avait habité toute une année. Mais il n'y avait pas non plus cette douleur et cette colère de ses derniers jours. Juste un vide immense.

Akashi retourna dans son salon et mit une paire de basket. Son maillot toujours dans la main, l'adolescent descendit les escaliers avec un visage impassible. Il poussa la porte d'entrée et s'approcha des grosses poubelles sur le côté. D'un geste presque calculé, Akashi jeta la tenue à l'intérieur.

Qu'il accepte ou non la proposition de Momoi, il n'aurait de toute façon plus jamais besoin de ça.


Kuroko ouvrit les yeux.

Toujours sur cette chaise dans cette pièce inconnue, le turquoise s'était assoupi en serrant la main de Kise. Le blond semblait déjà aller beaucoup mieux puisqu'il ronflait légèrement. Tourné sur le côté gauche, sa jambes dépassait du matelas et le joueur fantôme de Seirin la replaça sous la couette. Se peau était bien plus chaude et cela rassura Kuroko. Kise marmonna quelque chose que le plus petit ne put saisir à temps.

Il se réinstalla sur sa chaise et attendit. Tanuki n'était plus ici, sans doute en train de parler du problème avec les deux autres divinités. Le raton-chien était réellement furieux et le turquoise ne doutait pas un seul instant qu'il arriverait à retrouver le coupable. Quitte à arrêter temporairement le jeu.

D'ailleurs, Kuroko ne comprenait plus rien. Les divinités qui voulaient les détruire donnaient également l'impression de les protéger. Et à part pendant l'épreuve de la course d'orientation, les risques de mort n'étaient pas vraiment présents. Mais était-ce juste pour leur donner cette impression que les bêtes divines agissaient ainsi ? Ou le pire arriverait-il juste après cette épreuve-ci ? Peut-être même que l'accident de Kise était prévu...

Non ! Tanuki avait l'air trop perturbé pour qu'il fasse semblant. Quelque chose d'autre venait de prendre part au jeu.

Kise remua et sa main enserra brièvement celle, très pâle de Kuroko. Sa chaleur se diffusait doucement et le turquoise le compara avec le Kise d'hier soir. Les larmes lui montèrent instinctivement aux yeux et il les chassa d'un mouvement de poignet.

-Kurokocchi... Où est-ce qu'on est... ?

Les yeux turquoises s'ouvrèrent démesurément et il se jeta de sa chaise pour étreindre son ami.

-Kise-kun ! Kise-kun...

Même s'il semblait prêt à se rendormir, le blond posa sa main sur les mèches turquoises et caressa la tête sur son torse. L'élève de Seirin se releva en reniflant.

-Les divinités t'ont amené ici... Tu te souviens de ce qui s'est passé ?

Kise fronça un peu les sourcils en réfléchissant : aux dernières nouvelles, il était chez Midorima, dans son placard plus précisément. Il se sentait vraiment mal et une horrible douleur avait saisi son corps en entier. Le cri terrifié de Himuro et ceux des deux autres avaient paru si lointain... Son corps de labrador lui avait donné l'impression de brûler vif de l'intérieur, sa tête prête à exploser. Et puis plus rien. Il le fit savoir à Kuroko qui lui expliqua doucement :

-D'après Tanuki, tu aurais été... je ne sais pas comment dire... empoisonné.

-Empoisonné ?!

-Mais pas... naturellement...

Le blond avait le visage de celui qui venait de perdre le fil de la conversation. Kuroko se gratta la joue et recommença :

-Apparemment, quelque chose s'en serait prit à toi. Mais les trois autres disent que que le seul coupable qui aurait pu faire ça est déjà mort...

Il termina sa phrase par un sanglot. Kise leva une main douce vers sa joue et chassa quelques larmes.

-Tu es resté avec moi ? Tout ce temps ?

-J'ai eu très peur pour toi...

La main sur sa joue glissa derrière sa tête et appuya jusqu'à ce Kise puisse très doucement poser ses lèvres sur les siennes. Kuroko arrêta de respirer et le regarda, totalement perdu. Le blond remonta sa couette sur son visage.

-Pardon... Je suis désolé !

-Kise-kun... ?

-Mais... je n'ai pas pu me retenir ! Tu es tellement... tellement...

Cette fois-ci se fut lui dont la respiration fut coupée. Le baiser presque brutal de Kuroko était relativement surprenant. Quelques gouttes d'eau salée tombèrent sur les joues du mannequin qui se releva, jusqu'à s'asseoir sur le matelas. Ses bras entourèrent la taille du turquoise qui noua les siens derrière la nuque couverte de cheveux d'or.

Leurs langues se découvrirent avec beaucoup d'hésitation et le baiser était assez maladroit. Mais la proximité de l'autre suffit à leur faire comprendre que ce n'était pas grave.

Et quand les mains de Kise passèrent sous le haut du turquoise, ce dernier se murmura à lui-même que ce n'était pas grave non plus s'il oubliait momentanément que Kagami et Aomine auraient rêver d'être à la place du mannequin.

Évidemment qu'il s'en était rendu compte !


Dans le lit que lui avait préparé Aomine, Takao espérait juste mourir.

Recouvert par beaucoup de couettes, il n'arrivait décidément pas à se réchauffer. Sa fièvre le dévorait mais sa conscience était toujours là.

La pluie les avait vraiment surpris Himuro et lui. Ses vêtements s'étaient vite imbibés d'eau, le glaçant jusqu'à l'os. Les deux transformés avaient couru pour arriver vite chez le bleu et un vélo surgissant de nul part avait failli percuter le brun d'Akita. Himuro avait effectué une superbe glissade pour l'éviter mais au résultat, il s'était couvert de boue.

Aomine glissa une bouillotte bien chaude contre les pieds frigorifiés de Takao. Ainsi qu'une compresse sur son front et une nouvelle boîte de mouchoirs.

-... Ça va aller ? Tu veux un autre médicament ?

Certes, il n'avait pas vraiment l'air soucieux mais le brun ne pouvait pas lui enlever qu'il prenait assez bien soin de lui.

-Je présume que tu ne vas pas manger de la pizza...

Momoi lui faisait de la soupe quand il n'était pas bien. C'était la seule chose qu'elle savait faire à peu près correctement. Et la seule chose qu'il savait faire aussi. Aomine en proposa à Takao qui en voulut bien volontiers.

-Dis Aomine...

-Ouais ?

-Pourquoi tes yeux sont-ils bleus ? Je veux dire... c'est dingue ! Ils sont vraiment bleus !

L'As de Tôo le regarda le visage neutre et tourna les talons en murmurant qu'il allait faire la soupe en question. Il descendit les escaliers et retrouva Himuro, assis sur le canapé, les cartons de pizza près de lui.

-Kazunari ?

-Je crois que la fièvre le fait délirer...

-Oh ?

Aomine passa dans la cuisine et chercha quelques légumes. Il avait surtout appris pour faire à manger à sa mère quand celle-ci n'était pas capable de sortir du lit. Et c'était la mère de Momoi qui lui avait appris la recette. Sous les yeux indifférents de Himuro, venu avec un carton de pizza aux chorizos, le bleu lava les légumes et commença à les découper. Au moment de les ajouter dans l'eau bouillante, il vola une part à l'enfant qui le regard en tentant d'avoir l'air effrayant.

-Désolé... mais tu n'effraieras personne avec une tête pareil...

-Tch, silence gamin !

Il croqua dans sa part tout en remuant sa soupe. Aomine éteignit le feu quand il jugea que c'était prêt et en versa une partie dans un bol.

-Je vais lui amener. Allume-toi la télé si tu veux.

-'Kay !

Le joueur de Tôo remonta l'escalier et poussa doucement la porte. Takao dormait un peu, la bouche ouverte pour respirer. Aomine hésita entre redescendre le bol pour lui donner plus tard et réveiller le malade. Finalement, il opta pour la deuxième solution.

-Oy... Ta soupe est prête.

-Hmm... Plus tard, Shin-chan.

-... Nan, moi c'est pas « Shin-chan »...

Takao grogna un peu mais ouvrit ses yeux gris.

-Tu n'es pas Shin-chan.

-... Non, en effet.

-... J'adore tes yeux ! Je veux les même !

Aomine écarquilla les yeux et rapprocha la table de chevet. Il y posa le bol, la cuillère et dit :

-Manges et reposes-toi.

L'adolescent redescendit l'escalier et se pelotonna contre Himuro.

-... Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je viens de me rendre compte que j'ai fait une bonne action aujourd'hui...

-Ça va aller. Tu t'en remettras.

-Je me fais peur...

L'enfant caressa les cheveux bleus dans un geste rassurant et serra les lèvres pour ne pas rire.


Midorima était partit aux bains publics avec Aya et Kissa.

La petite verte s'était réjouie de ne plus voir cette prétendue petite-amie mais n'avait pas posé de questions sur la raison de son départ. La blonde caramel était un peu sombre et le joueur de basket avait passé la soirée à se demander de quelle façon il allait lui redonner le sourire. Takao lui avait dit une fois qu'avant, sa famille aimait bien partir en vacances dans des sources chaudes. Donc, même si ce n'était que des bains publiques, Midorima espérait que ça aiderait un peu la fillette.

Naturellement, ils n'étaient pas tous ensemble. Partit de son côté, le vert espérait que les deux petites s'en sortiraient toutes seules. S'installant dans l'eau chaude, il ferma les yeux, caressant négligemment la barrette en forme de fleur dans ses cheveux, son objet chanceux du jour.

Il l'avouait, lui aussi était perturbé. En fait... Takao lui manquait. Un peu. Et même temps, il était en colère contre lui.

« Je veux ne jamais t'avoir dit que je t'aimais et comme ça, tu serais le même Shin-chan qu'avant ! » Non, non, non, c'était bien trop simple ! Il l'avait dit, bon sang ! Et même s'il n'avait jamais vraiment assumer ses paroles, il avait répondu à son baiser, à ses caresses !

Midorima l'avait embrassé pour se rendre compte de quelque chose. Et maintenant, il savait. Il savait que s'il devait être amoureux de Takao alors ce serait en tant que garçon. Avec la version fille, les choses auraient été moins compliquées mais... mais ce n'était pas Takao.

Takao Kazunari. Voilà le nom de la personne qui faisait battre son cœur d'une étrange façon. Était-ce de l'amour ? Qu'en savait-il ? Rien. Il ne savait rien.

Les yeux verts regardèrent les volutes que l'eau chaude produisaient. Tout était si compliqué. Tellement compliqué. Midorima ferma les yeux et arrêta de penser. Mais... il fallait au moins une fois qu'il dise à Takao que... peut-être... il y avait quelque chose.

Et que le brun pourrait lui expliquer ce qui se passait chez lui.


Kuroko avait posé sa joue contre l'épaule de Kise.

Il ne savait pas comment mais le blond semblait avoir pris les rennes de l'échange en main. Et l'un d'entre elle était en train de caresser ses fesses nues. Ses longs doigts frôlaient son intimité, produisant des frissons sur tout le corps blanc. Le turquoise avait été d'accord pour le baiser mais plus... ce n'était pas le fait que ce soit Kise qui le dérangeait. Ce n'était pas le fait qu'il allait sans doute coucher avec un homme qui le dérangeait. C'était le fait que le blond savait vraiment ce qu'il faisait. Kuroko n'avait jamais été spécialement intéressé par le sexe en lui-même, considérant qu'il aurait tout le temps de voir ce sujet plus tard. Mais Kise... il était en train de donner au plus petit l'impression de ne rien contrôler.

Et Kuroko avait besoin de savoir qu'il avait les choses en main. Mais dans ce cas là, il ne savait même pas quoi faire.

-Kise-kun...

Un bruit de gorge étouffé lui échappa quand l'index du garçon s'enfonça lentement en lui. Réagissant à un réflexe que lui imposait son corps, le turquoise voulut chasser cet intrus. Sauf que Kise avait dû prévoir sa réaction et lécha son oreille. Kuroko rougit violemment en se sentant se resserrer dorénavant sur ce doigt qui s'enhardissait de plus en plus. Kise le retira et un deuxième s'ajouta, accompagnant le premier lors de la reconquête de cet antre incroyablement étroit.

-Tu n'as pas trop mal, Kurokocchi ?

La voix inquiète du beau mannequin rassura le joueur fantôme : il avait beau savoir ce qu'il faisait, il n'oubliait pas que le turquoise ne savait rien.

-Oui...

-Si... Si tu veux qu'on arrête, dis-le.

-C'est un peu tard pour ça...

Kise retira ses doigts d'un coup et obligea le plus petit à reculer pour le regarder en face :

-Je promet de m'arrêter dès que tu ne veux plus !

Rouge de se retrouver totalement nu et sans défense face à Kise, Kuroko retourna contre lui et soufflant au blond de continuer. Ne se faisant pas prier, les doigts retournèrent au chaud, la langue du joueur de Kaijo léchant chaque centimètre carré de peau qu'il pouvait atteindre sur cette gorge fine. Kuroko gémit inconfortablement quand les deux doigts l'étirèrent d'un mouvement qui se voulait doux.

-Tu es si étroit Kurokocchi... Je suis certain que ça doit être encore meilleur une fois à l'intérieur de toi.

Sa remarque provoqua une vague de chaleur chez le turquoise qui se ressentit jusqu'à son intérieur lentement préparé. Il haleta doucement, surtout que Kise arrivait maintenant à atteindre une partie profonde de son corps. Ça ne faisait pas mal mais c'était encore un peu dérangeant. Kuroko baissa les yeux pour regarder son érection : un léger liquide indiquait déjà qu'il était presque à bout. Mais le caleçon réellement déformé de Kise devait être une torture.

En l'amenant ici, les divinités avaient quand même vêtu le jeune homme. Le tee-shirt avait été retiré il y a un petit moment et se trouvait loin, très loin d'eux. Ne restait plus que ce simple caleçon dont les yeux turquoise ne pouvaient plus se détacher.

Désireux de montrer qu'il comptait bien participer et de ne certainement pas se contenter de se soumettre ou de se laisser faire, Kuroko caressa cette bosse si proche de lui. Kise frémit et laissa échapper à son tour un petit gémissement auquel répondit Kuroko en sentant les doigts à l'intérieur de lui se plier.

-Kurokocchi...

La voix avait un accent de luxure, quasiment ronronnante. Le garçon au dessus ne sentit pas le troisième doigt s'enfoncer en lui, trop occupé à libérer le sexe gonflé et à le caresser avec envie. Les hanches de Kise vinrent à son contact, heurtant leurs deux membres. Chacun y alla de son gémissement. La main de Kuroko bougeait plus vite, à l'image des doigts de Kise en lui.

-Kise-kun... Kise-kun !

Le blond se retira et installa le plus petit à califourchon sur lui. Les bras bien autour de la nuque du plus grand, Kuroko ferma les yeux et attendit. Mais Kise ne bougeait pas, certainement occupé à se demander comme lui faire le moins de mal possible. C'était affreusement touchant mais son corps était en feu.

Alors Kuroko vint lui-même à la rencontre de Kise. Le blond écarquilla les yeux en le sentant le prendre en lui et posa une main sur la taille du turquoise, l'autre dans ses cheveux.

-Kurokocchi ! Tu vas te faire mal !

-Mais je veux... Je te veux... Alors...

Il dû serrer les dents en arrivant à peu près à la moitié. Il s'estimait fier de lui de ne pas avoir laisser échapper des larmes de douleur jusqu'ici. En le sentant s'arrêter, Kise posa une de ses mains sous ses fesses pour empêcher son corps de retomber violemment. Ils n'étaient qu'à mi-parcours et c'était déjà insoutenable pour les deux. Pour le blond, c'était très dur de se retenir mais il ne voulait certainement pas blesser son ami. Et pour le turquoise, c'était l'impression que son corps ne lui obéissait plus.

Lentement, Kise se souleva pour s'enfoncer en lui, veillant bien à s'arrêter à chaque marque de douleur sur le visage face au sien. Il continua ainsi jusqu'à se sentir entièrement en lui. Kuroko avait la bouche légèrement ouvert et un air un peu étonné : quelle étrange sensation. Avoir Kise en lui était, certes, douloureux mais savoir qu'il avait Kise en lui annihilait cette sensation. Tout aussi lentement qu'il était entré, le blond sortit de cet antre qui cherchait pourtant à la retenir.

-Kurokocchi...

Kise avait les yeux dans le vague mais s'enfonça une nouvelle fois à l'intérieur de son corps.

-Kurokocchi !

Ses bras musclés entourèrent la taille du turquoise et se retira pour s'enfoncer d'un coup. Kuroko laissa échapper un cri mais il n'avait rien d'horrible. Bien au contraire ! Le turquoise apprécia l'étreinte du blond qui l'empêchait de tomber en arrière. Ce fut le mannequin qui sentit son dos se collait au matelas tandis que Kuroko, les mains sur ses épaules, laissait ses hanches faire en sorte que l'ancien labrador soit entièrement en lui. Les joues rouges et la bouche ouverte pour mieux laisser sortir ses gémissements et cris divers. Kise venait à sa rencontre et leur union avait une tendresse certaine. Comme s'il avait encore peur de lui faire mal. Kuroko se releva jusqu'à être assis sur les hanches de son partenaire et bougea de lui-même. Même si le plus petit était léger, Kise se retrouva bloqué contre le matelas. Ses mains sur les fesses de son amant ne servaient qu'à lui donner un point d'ancrage. Dans cette position et peut importe comment l'adolescent au dessus bougeait, il était entièrement en lui.

-Kise-kun... Je crois... que je vais venir...

Le blond lutta de toutes ses forces pour ne pas le supplier d'attendre un peu. Il voulait encore tellement profiter de ce corps adorable. Mais les poings du turquoise se crispèrent et Kise se laissa aller, remplissant son ancien coéquipier en lâchant un véritable râle de plaisir.

Kuroko se laissa tomber sur le torse chaud de Kise, conscient qu'il l'écrasait un peu. Pourtant, le garçon en dessous ne se plaignit pas, glissant même quelques paroles à l'oreille de son amant :

-Je t'aime... depuis si longtemps.

Le turquoise se souleva un peu pour l'embrasser et Kise lui laissa le loisir de contrôler ce baiser là.

Peut-être même tous les autres d'après.


Momoi salua ses collègues et offrit même un sourire radieux à Hanamiya et Imayoshi.

Le premier en oublia la réplique cinglante qu'il voulait lui jeter au visage et le deuxième se fendit d'un sourire amusé :

-Tu as l'air de très bonne humeur !

-Assez !

-Que c'est-il passé ?

La rose s'installa contre un des plans de travail de la cuisine.

-Je viens de recruter ce qui manquait à Tôo pour gagner.

Les yeux d'Imayoshi s'ouvrirent brièvement avec une lueur très curieuse.

-Tu attires mon attention.

Elle lui rendit son sourire particulier, rentrant dans le jeu.

-Il me manquait le capitaine le plus doué qui soit. Et il est précisément ce dont j'ai besoin pour mon équipe.

Imayoshi sourit davantage, réagissant surtout au marque de propriété qu'utilisait Momoi. Son équipe. Après tout, c'était ses décisions en tant que manager qui avaient fait que tel joueur serait pris et tel autre non.

-A t-il dit oui ?

-Je sais qu'il le fera. Je te le dit. Il est trop fier pour refuser mon offre.

Hanamiya toussa un peu, n'appréciant pas du tout la soudaine complicité des deux près de lui :

-De qui vous parlez exactement ?

Ce fut Imayoshi qui lui répondit, sans lâcher Momoi des yeux :

-Tu es devenu vraiment manipulatrice ! Et pour répondre à ta question, Mako-chan, cette petite demoiselle est allée jusqu'à choisir celui qui doit détester Seirin le plus. Parce que je suppose que c'est en partie pour cette raison que ton choix s'est posé sur lui ?

La rose haussa des épaules avec un sourire à peine dissimulé. Hanamiya afficha une moue ennuyée :

-Et donc ? C'est qui ?

Imayoshi retira ses lunettes pour les essuyer :

-Je ne voulais pas y croire quand un de mes amis à Rakuzan me l'a annoncé mais tu l'as vraiment fait... Tu as vraiment envoyé une lettre à Kyoto pour annoncer que Tôo venait de recruter Akashi Seijuro et que l'équipe allait les mettre plus bas que terre !

Hanamiya écarquilla les yeux en voyant le sourire pleinement satisfait de Momoi.

-Gamine... Je suis fier de toi !

-Merci, Hanamiya-sempai.

-Et si Akashi ne va pas à Tôo ?

-Il viendra.

Sadique n°1 prétexta que rien n'était sûr, ce à quoi la jeune manager répondit :

-Je le sais. Je sais exactement tout ce qui va se passer.

Akashi viendrait à Tôo. Aomine et lui lutteront ensembles pour écraser les autres.

Et Tôo gagnera la Winter Cup avec une victoire plus qu'écrasante.


Himuro parlait doucement au téléphone avec Murasakibara :

-Hmm... Taka-chin est malade ?

-Il est coincé au lit pour un moment.

-Je pense que les autres vont le soigner.

Pas faux. Ils l'avaient déjà fait après tout.

-Tu... ne me met pas en garde par rapport à Akashi ?

Il y eut un petit silence avant que le violet ne réponde :

-Je te fais confiance.

Le cœur du brun rata un battement mais un sourire satisfait fleurit sur ses lèvres.

-Merci.

Le géant se tut un petit moment et avoua d'une toute petite voix :

-Tu me manques Muro-chin... Aller en cours et à l'entraînement sans toi, c'est... ennuyeux.

-J'ai hâte de rentrer aussi. Et...

Comment le dire ? Il n'y avait pas réfléchit mais il allait falloir qu'il le fasse vite.

-Et ?

-Je te donnerais une réponse comme promis.

Le violet inspira un grand coup et lâcha d'un coup :

-Je t'aime vraiment ! Même si tu refuses ! Alors...

-Je sais.

Himuro ferma les yeux, perdu dans son lit.

Il n'en restait plus qu'un avant qu'il ne puisse revoir son géant préféré.


Le lendemain, Takao était à nouveau gai et bruyant.

-Je vous jure ! Quand je me suis réveillé, c'était comme si je n'avais jamais été malade ! Oh et super cette soupe, Aomine ! Ah, bonjour Tatsu-chan !

Himuro s'arrêta et capta le regard désespéré du bleu. Lui offrant une moue de loin, il ne se rendit pas compte de ce que vivait réellement l'As. Quand Momoi n'était pas là, il y avait toujours un autre problème sur pattes presque bruyant qu'elle ! Insupportable !

-On a toujours pas reçu de SMS ?

-Bah comme il reste qu'Akashi, ça paraît logique.

La remarque d'Aomine n'était pas dénuée de raison et les deux transformés furent d'accord avec son raisonnement.

-Vous voulez faire quoi aujourd'hui ?

-Hmm... J'ai pas d'idées... Télé et pop-corn, ça m'irait !

-Bien d'accord !

En toute somme, une journée qu'Aomine allait adorer.


Kagami écoutait les plaintes d'Alex d'une oreille distraite.

La blonde, venue comme d'habitude par surprise, était très mécontente de ne pas plus souvent avoir de nouvelles.

-Entre toi et Tatsuya, j'espérais qu'il y an aurait au moins un qui m'appellerais de temps en temps.

-On a nos cours et nos entraînements...

Elle lui lança une œillade mécontente.

-Un simple SMS ne tue personne !

Le rouge soupira et passa sa main dans ses cheveux rouges.

-Okay, désolé... Je le ferais la prochaine fois !

-Tu as intérêt.

La blonde pulpeuse sortit un magazine de son sac et le montra à son élève :

-Et tout cas, ton équipe et toi allait avoir du mal à gérer avec ces deux-là !

Kagami recracha ce qu'il était en train de boire en lisant les gros caractères :

«Akashi Seijuro : Tôo est décidé à recruter les meilleurs ! »

-Qu'... Qu'... Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!

-Tu n'étais pas au courant ?

Il arracha le magazine des mains d'Alex et le parcourut plus en détails.

-... L'As Aomine et l'Empereur Akashi... Le duo qui pourrait tout détruire... L'équipe de Seirin devra t-elle rendre son titre à la Winter Cup... ?! Wowowowoh ! C'est quoi cette merde ?!

Alex haussa les épaules. Kagami fixait les photos de l'équipe de Tôo et un gros plan d'Akashi. Il était dans le pétrin.

Ils étaient tous dans le pétrin !


Trois autres hommes lisaient le même article au même moment.

Le premier, le coach de Tôo ne comprenait pas de quoi parlait cet article. Aux dernières nouvelles, jamais il n'avait recruter un joueur comme Akashi. Certes, c'était carrément génial puisque le potentiel du garçon était encore à moitié découvert mais bon...

Il allait peut-être devoir expliquer à Momoi que ses manigances, bien que fabuleuse comme dans ce cas, coûtaient cher à son entourage.


Le deuxième, c'était Akashi Masato.

Une tasse de café dans la main, il lisait un bref rappel sur les exploit de son fils. Inutile de dire que la liste était plus longue que la description et les éloges sur cette équipe de Tokyo. Il ne savait pas ce qu'Akashi préparait mais que ce soit ici ou là-bas, son fils n'allait pas toucher un ballon de basket de sitôt.


Et le dernier, c'était Akashi lui-même.

Sidéré que Momoi eut fait parvenir l'information aux rédacteurs du magazine, il avait maintenant l'impression de ne plus avoir le choix. D'où la petite rose avait-elle une si grande confiance en sa décision ?! Cependant... Le rouge avait maintenant l'impression que c'était plus simple. Et puis, Tôo avait Aomine. Oui, il s'entendait assez difficilement avec le bleu mais son talent était certain. Alors autant le mettre au profit et vaincre les autres équipes.

Il caressa le visage de la rose sur la photo de Tôo. Cette petite manipulatrice devenait extrêmement doué à ce jeu-là.


Et hop ! Chapitre bouclé !

Fuwaaa, je veux repartir en vacances ! Je veux dormir plusieurs jours d'affilé !

Merci pour vos commentaires :

Chizumi-chan : Il serait capable d'aller agresser une fille en humain... Bravo Himuro ! Tu as choqué Midorima et Takao à vie ! Jane sort de ce corps ! Lemon, tu voulais, lemon, tu as !

Gil Prussia Beilschimdt II : Faudrait quand même que j'essaie le coup des bouts de papier. J'imagine Akashi jouer avec son chat et peu m'importe la pluie dehors. Tout est plus beau dans un cas comme celui-là.

Yuki Mirai : Crois en la puissance des Miracles de Noël ! Et non, ce ne sera pas le GM en costumes rouges et blancs... malheureusement. Et puis mon esprit déluré peut pondre un truc dingue ! Gardes foi en ton OTP !

Laura-067 : Pour une fois qu'Aomine faisait quelque chose en plus... Manque de bol, il a pas de chance ce gamin... Il ne va plus jamais faire quelque chose après ça !

Seth Horo : Faut bien qu'il y en ai un qui trinque ! C'est pas du fluffy ! J'aime quand les persos souffrent !

Emy-nee : Magie, magie ! Car l'auteure est un génie ! *se vante deux secondes et s'excuse * Quel regard lubriiiique ~ ? *fixe Emy * Imayoshi battu par la manipulatrice Momoi.

Buli-chan : Mah, mah, ne t'inquiètes pas ! Il n'est pas du tout inspiré de moi ce côté manique. Pas du tout. Arf, Mai... C'est si loin...

Prescillia : Bouges tes fesses Midorima ! Tout le monde trouve que tu es aveugle dans cette fic ! Tu veux être comme ça pour toujours ?!

Moona Neko : Bravo ! Tu as le droit à un câlin de Kise ! Un seul ! Mais nan, c'est de son âge. Laisse-le tranquille un peu. Ce n'est pas fait exprès. Pas du tout. #Team Aomine. Et ouais, Kuroko pense aux autres. Nyu, il va mourir jeune à penser ainsi... KiKuro...Just for you !

Alyxel : Nyahahahaha ! Tu verras ! Tu sais, comprendre Akashi relève du Miracle. Moi, ça ne m'est encore jamais arrivé.

Grwn : *tape avec le bâton * Tu as mon pardon. Tu... ?! Vite, une croix dans le calendrier ! Himuro est adoré ! Ça partage des gâteaux, puis la salive, puis le matelas... Je dérape. Imayoshi-sama, on vous voue un culte !

Prochain chapitre : Plus qu'Akashi et l'épreuve se termine. Dans son appartement, c'est la cohue puisque Momoi se permet désormais de venir à sa guise. Kise et Kuroko parlent de leur relation. Mais que fait donc Kissa devant la porte de l'Empereur ? Chapitre 20 : A ta recherche !