Lali oh ! Devinez qui est encore malade ? Et ouiii... Ça m'énerve ! Et Helmut Fritze peut remballer ses problèmes (jeu de mots pourave, bonsouaaaar!). Non, mes médicaments ne me font pas devenir dingue. Pas du tout !

Bonne lecture !

Plus qu'Akashi et l'épreuve se termine. Dans son appartement, c'est la cohue puisque Momoi se permet désormais de venir à sa guise. Kise et Kuroko parlent de leur relation. Mais que fait donc Kissa devant la porte de l'Empereur ?


Chapitre 20 : A ta recherche !

Nekomata avait décidé de passer chez Aomine quand il avait appris pour Kuroko et Kise.

Un sourire immense sur le visage, le chat passa par la fenêtre ouverte de la salle de bain. Le film à la télé battait son plein et la bête divine ne prit même pas la peine d'arriver doucement.

-Yo Aominet, tu sais qu-...

Le bleu s'était endormi, assis par terre. La tête en arrière pour que son crane touche le canapé, il ronflait bruyamment. Allongé sur le flanc, Takao utilisait son bras comme oreiller et prenait la plus grande place sur ce même canapé. Quant à Himuro, il était également sur le canapé, sa tête sur la hanche du brun. Recroquevillé sur lui-même, il avait la bouche légèrement ouverte pour respirer comme il pouvait. Son nez tout rouge devait être encore un peu bouché.

Le chat gris s'approcha et s'assit en les regardant attentivement. Pendant très longtemps, il s'était amusé à rentrer dans l'esprit d'humains endormis et à leur souffler les plus horribles des cauchemars. Pourtant... en les regardant tous les trois, Nekomata se surpris quand il comprit qu'il ne voulait pas perturber leur sommeil.

Posant ses pattes sur le dossier du canapé, le chat observa Takao. Il était probablement l'humain avec lequel il se sentait le plus curieux. Pas au niveau du caractère ou de sa façon de vivre. Mais le grand frère le laissait pantois. Comment pouvait-on à ce point se sacrifier pour une simple petite sœur ?! Nekomata les lisait parfois, ses pensées. Il n'y avait que Kissa. Et Midorima mais le vert n'était qu'une infime partie du cerveau complex du brun.

Le chat ne comprenait pas. Lui avec son propre frère... Non.

Il ferma les yeux et s'éloigna du canapé. Les mauvais souvenirs et les cauchemars pouvaient aussi le hanter. Le passé, c'était le passé.

La bête mythologique se frotta à Aomine qui sursauta.

-... Que... Quoi ?

-Debout. C'est presque l'heure.

-... Hein ? Ah merde, déjà ?!

Ces trois feignants avaient vraiment passé la journée devant la télé.

Ignorant le chat, le bleu se retourna et secoua doucement les deux bruns. Takao papillonna des yeux en frottant sa joue à son bras.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Ça va être l'heure.

La main libre de Takao vola jusqu'aux cheveux de Himuro qu'il frotta doucement. Le menton légèrement baveux, il mit plus de temps à émerger. Il se releva néanmoins pour permettre à Takao de sortir du canapé.

Aomine était partit en haut, aux toilettes sans doute. Takao se gratta le ventre et arrêta le film. Il ramassa ensuite les cartons de pizzas et les déposa dans la cuisine. Il grimpa ensuite dans la chambre afin de vérifier qu'il ne laisserait rien ici. Himuro était toujours sur le canapé. Depuis qu'il avait cette forme, le sommeil arrivait rapidement et était une vraie plaie à se débarrasser. Regardant dans le vide, il luttait visiblement de toutes ses forces. Son unique œil olive visible se tourna vers lui.

-... Oh. Tu es là depuis longtemps ?

-Depuis que tu as commencé à te baver dessus. Essuie-toi, c'est répugnant.

Pire que rouge, l'enfant s'exécuta. Nekomata eut un sourire indescriptible et chercha Aomine. Le bleu, dans cette gentillesse étrange nouvellement acquise, vérifiait que rien n'était oublié dans la salle de bain. S'installant sur le rebord de la baignoire, le chat attendit simplement que le joueur de basket se tourne vers lui. Ce qui ne tarda, au vu de la patience du bleu.

-... Quoi ?!

-Je pense que tu vas devoir changer ton vœu.

-Hein ?

Parce que Kise semblait pas près de laisser partir son turquoise. Après leur petite partie de jambes en l'air, le blond n'avait cessé de murmurer à Kuroko qu'il l'aimait. Et quand bien même il y avait une chance que ses sentiments ne soient pas retournés, Nekomata imaginait difficilement que le joueur fantôme pouvait coucher avec quelqu'un sans sentiments. Quoique... Ça pourrait être amusant. Le discret petit Kuroko avait peut-être pleins de surprises à révéler.

Aomine tenta de l'obliger à s'expliquer davantage mais le chat n'allait certainement pas lui donner satisfaction. Il sauta par la fenêtre avec un dernier sourire pour le pauvre amoureux.


Allongé contre Kise, Kuroko n'arrivait pas à dormir.

Le blond s'était rendormi sans problème et ses bras musclés ne comptaient pas lâcher son tout récent amant avant un très long moment. Sa tête calée sur la poitrine de Kise, le plus petit écoutait ses battements de cœur. Légèrement ralentis puisque le garçon dormait bien, ils témoignaient tout de même de cette vie qui était encore la sienne. A l'écoute et prêt à frapper le mannequin dès qu'un battement ne lui arriverait plus à l'oreille, Kuroko veillait. Une légère rougeur envahit ses joues tandis qu'il laissa ses pensées vagabonder. Il venait quand même de faire ça avec Kise. Avec un ami. Pour l'instant, et parce qu'il n'avait pas eu l'occasion de vérifier, le turquoise ne ressentait aucune douleur dans ses reins.

Kise bougea un peu, son visage se baissant vers celui de Kuroko. Les yeux cyans se levèrent vers ceux de son homologues, toujours profondément fermés. Il présumait qu'une discussion serait de rigueur.

Pour l'instant, Kuroko ne savait pas quoi dire à Kise. Les sentiments du blond étaient clairs et avaient drôlement ému le joueur fantôme. Enfin, c'était surtout après les « Je t'aime » répétés pendant une bonne demie heure. Le turquoise l'avouait, il ressentait également quelque chose pour lui. Kise avait toujours cette joie de vivre, cette bonne humeur contagieuse et Kuroko avait beau essayer de le cacher ou de prétendre le contraire, il aimait bien être taquiné par le beau mannequin. Mais de l'amour ?

Les yeux turquoises papillonnèrent un instant quand ils remarquèrent que les yeux ambrés les regardaient tranquillement.

-Salut...

Kise sourit et embrassa son front.

-Salut ! J'ai dormi longtemps ?

-Je pense qu'il est vers 18h.

Le blond ronronna et embrassa ses lèvres cette fois. Kuroko voulut d'abord le repousser mais une étrange chaleur dans son ventre l'en empêcha. Glissant ses mains dans les mèches dorées, il répondit au baiser. Quand ils se séparèrent, la mannequin rit doucement :

-Je t'aime Kurokocchi !

Le turquoise se contenta de sourire d'une façon tendre.

-Tu n'as pas trop mal ?

-Je ne sais pas. Je n'ai pas bougé pour l'instant.

La main de Kise vola jusqu'aux fesses du turquoise qui rougit un peu : il voulait déjà remettre ça ?! Le blond sourit davantage et remonta sa main jusqu'à sa taille.

Il referma les yeux mais ne s'endormit pas.

-Kise-kun ?

-Oui ?

-On... peut en parler ?

Les longs cils se rouvrirent et le mannequin regarda un instant son jeune amant. Se levant à moitié, il installa son bras sous lui et tint sa tête avec sa main.

-Oui, bien sûr.

Kuroko tira un peu la couette sur lui et demanda simplement :

-Pourquoi moi ?

La réponse du plus fusa :

-Parce que j'aime tout chez toi, Kurokocchi ! J'aime ta simplicité, ta discrétion-...

Le rire du turquoise le coupa et lui arracha un sourire gêné.

-Je t'aime depuis tellement longtemps...

-C'est à dire ?

Le regard ambré se fit un peu lointain tandis qu'il réfléchissait.

-Je dirais que j'ai compris que c'était de l'Amour vers... la fin de la seconde année de Teiko. Bien après que j'ai découvert ton talent spécial.

-Ça fait longtemps... Pourquoi ne pas l'avoir dit avant ?

La main de Kise caressa les cheveux clairs avec lenteur.

-Aominecchi... et Kagamicchi.

-Tu avais remarqué ?!

Le rire du beau joueur de Kaijo surprit Kuroko. Le mannequin s'essuya même une larme sur sa joue.

-Face à tes deux lumières, je ne pensais pas faire le poids. Mais avec ce qui vient de se passer...

-Je suis content... que se soit toi !

Pour une fois, un vrai sourire éclaira le pâle visage du fantôme, ce qui provoqua une réaction chez Kise. Le plus jeune baissa ses yeux sous la couette et frissonna presque d'envie. Un rictus gourmand déforma la bouche de Kise qui fondit sur son jeune amant pour lui expliquer différemment ce qu'il aimait chez lui.


Kagami faisait les courses avec Alex.

Toujours dans son short et ses hautes bottes, la blonde attirait bien des regards, ce qui énervait un peu le rouge. On pouvait regarder une fille sans cet air affamé non ?!

-Alex... Te baisse pas autant !

-Hmm ? Pourquoi, je fais rien de mal !

Jetant rageusement du tofu dans son panier, le rouge s'approcha de son maître et l'attrapa par le bras.

-Tu vas te faire attaquer un de ces jours...

-Oh, tu t'inquiètes pour moi ? Tu es trop mignon !

Elle s'accrocha à ses épaules pour un baiser amical à sa sauce et il ne chercha pas à la dégager. Si ça pouvait au passage servir d'anti-dragueur, il résisterait avec plaisir. Alex se décrocha de l'As de Seirin pour se diriger vers le rayon des gâteaux.

-Alex ! Ne prends pas n'importe qu-... Momoi ?!

La rose sursauta, laissant tomber le paquet qu'elle avait dans les mains.

-Kagamin... Et... pardon, vous être Alexandra Garcia ?

L'adulte louchait vers la poitrine de la rose et se tourna vers son élève :

-Les lycéennes japonais sont vraiment extraordinaires ! C'est une amie à toi, Taiga ?

-Plus ou moins... Elle fait partie de Tôo. Tu sais, l'équipe qu'on a battu en premier à la Winter Cup.

Il se tourna vers la manager et se frappa mentalement de sa maladresse. Une aura de déception se formait derrière la petite adolescente.

-Pa... Pardon ! Je ne voulais pas... Alex, non !

La blonde se précipitait déjà pour embrasser la fille et Kagami usa de toutes sa force pour la retenir. Elle se plaignit mais accepta de rien tenter.

-Pardon Momoi, je voulais pas dire ça comme ça.

Elle releva son visage en affichant un petit sourire :

-Je sais, ne t'inquiètes pas. Tôo ne perdra pas la prochaine fois.

Rassuré, Kagami allait lui souhaiter une bonne soirée quand quelque chose percuta son cerveau :

-Dis... C'est vrai pour Akashi ?! Il va vraiment rejoindre Tôo.

Un autre sourire remplaça l'ancien, un que le rouge ne put décrire.

-C'est vrai. Je dois y aller, j'espère que Tôo et Seirin auront à nouveau un match inoubliable. Bonne soirée.

Elle salua également Alex qui regardait la manager froidement derrière le verre de ses lunettes.

-Alex ?

-Cette fille... Elle ne m'inspire pas confiance.

-Comment ça ?

-Tu as remarqué son sourire ? Elle était presque heureuse que tu lui demandes ça. Et ça façon de souhaiter un match... Comme si elle savait que son équipe allait vaincre.

Kagami la regarda, sans comprendre.

-Hmm... Tu veux rester manger avec moi ce soir ?

Les yeux brillant, Alex sauta presque dans ses bras et criant. Sa voix fut un instant couverte par celle du rouge qui lui hurla de se calmer et de se taire.

Tandis que la blonde se frottait à lui, Kagami ne put s'empêcher de sourire. Une soirée avec elle et il pouvait facilement oublier sa solitude.


Installé sur le canapé d'Akashi, Takao et Himuro ne pipaient mot.

Le rouge expliquait quelques règles à ses invités et ses yeux écarlates leur ordonnait de les respecter parfaitement.

-C'est assez clair?

Avec l'intonation de la voix doucereuse, ça ne le rendait qu'encore plus effrayant. Ils hochèrent vigoureusement de la tête et un sourire satisfait étira le coin de ses lèvres. L'ancien joueur de Rakuzan leur proposa un thé et de quoi grignoter, ce qu'ils acceptèrent. Pour Himuro, qui avait eu un aperçu d'un autre Akashi, il était un peu étonné de son comportement. Pourquoi, alors qu'ils étaient quand même chez lui, ne se montrait-il pas plus simple et gentil comme il pouvait l'être.

-Tenez. Faites attention, c'est un peu chaud.

-Merci.

Takao avait décidé de faire comme si de rien n'était. Il attrapa sa tasse et se cala confortablement sur le canapé.

-C'est un bel appartement.

-Merci.

Son espoir de commencer la conversation venait de s'étouffer dans l'œuf. Le rouge était près de la fenêtre et buvait lentement. Il semblait perdu dans ses pensées.

En fait, depuis qu'il était remonté chez lui après s'être débarrasser de son maillot, il n'avait cessé de regarder la photo de Tôo : le blond avec l'air furax était le nouveau capitaine donc son probable futur capitaine. Le petit à l'air effrayé ne poserait sans doute aucun problème. Aomine et lui, c'étaient pas la joie, tout le monde le savait. Le coach... Était-il au moins au courant ?! S'il avait lu le journal, sa surprise devait encore être toute fraîche.

Et enfin Momoi.

La manager devenait de plus en plus incompréhensible pour Akashi. Il commençait à comprendre qu'une manipulatrice se cachait sous cette belle apparence. Il était clair qu'elle voulait que Tôo gagne. Y avait-il une autre raison, à part le fait qu'il soit le meilleur comme la rose lui avait dit, pour qu'elle souhaite l'avoir à tout prix ? Et quand bien même, Momoi était sacrément téméraire pour envoyer cette lettre à Rakuzan.

La sonnette de sa porte retentit, faisant sursauter inutilement les trois garçons. Un seul regard du propriétaire et Takao et Himuro fuguèrent dans la chambre. Akashi posa sa tasse et se dirigea vers la porte.

-Satsuki ?

-Bonsoir, Akashi-kun !

Elle lui tendit un paquet de gâteaux et entra dans l'appartement. Légèrement stupéfait de la voir prendre de tel aise chez lui, il fronça des sourcils et referma la porte.

-Pourquoi es-tu chez moi ?

-Hmm ? Parce que j'ai supposé que tu voulais parler de l'article.

Presque royalement, la rose s'installa sur le canapé et jeta un regard sans vie aux deux tasses devant elle.

-Tu recevais quelqu'un ?

Sa voix avait changé, beaucoup plus basse, beaucoup plus grave. A en surprendre Akashi.

-En effet.

Les yeux se tournèrent un instant vers la chambre et à l'intérieur, Takao et Himuro frissonnèrent. C'était la même impression qu'avec Nekomata ou Kitsune.

-Satsuki, tu-...

-Tu comprends que si tu ne viens pas à Tôo, tu ne pourras pas non plus repartir à Rakuzan.

-Comment ça ?

Momoi lâcha enfin la porte du regard et sortit une feuille pliée en deux. Elle la tendit à Akashi qui s'en saisit pour la lire.

-C'est... Satsuki, qu'est-ce que tu as fait ?

-Une simple lettre de démission, une copie puisque la vraie est à Kyoto. Oh, et avant que tu t'inquiètes pour ça, j'ai également obtenu une lettre de recommandation pour Tôo.

Le rouge garda un silence très dangereux. Dans la chambre, les deux transformés étaient à fond dedans, les oreilles collées contre la porte.

La rose avait croisé les jambes, ses bras bien calés sous sa poitrine. Son sourire et tout son être criaient à Akashi qu'il n'était pas en face de la bonne Momoi. Comme celle-ci était fausse.

-Pourquoi tu fais tout ça ? Qu'est-ce que ça t'apporte ?

-La victoire.

Elle avait énoncé ça comme si c'était normal et Akashi eut soudainement l'impression de se retrouver face à l'ancien lui.

-Je veux que Tôo gagne Akashi-kun. Je veux écraser Seirin qui a battu Tôo et je veux gagner la Winter Cup. Je te veux Akashi-kun parce que si je t'ai, j'ai la victoire.

Le rouge allait parler mais il referma la bouche. Se rapprochant du canapé, il s'assit près de la rose et rapprocha son visage du sien.

-Satsuki...

-Oui ?

Ils se regardaient dans les yeux, peut-être un peu trop fixement.

-Tu n'es que la manager de l'équipe. Souviens-toi de ça. Je n'irais pas à Tôo.

Le sourire malicieux qu'il eut en réponse le choqua presque.

-Si tu iras. Tu n'as pas le choix. Mais si tu préfères une... motivation, je peux aussi te la donner.

Elle conclut en prenant sa main et en la posant sur sa cuisse nue. La respiration d'Akashi se coupa quand la proposition grimpa dans son cerveau. Mais il y avait une chose de certaine avec ça.

-Tu n'es pas la Satsuki que je connaît.

La fille haussa des épaules. Oui, elle était différente. Si seulement, il savait pourquoi.

-Alors ? Akashi-kun veut-il que je le motive ?

Elle ronronna presque et se rapprocha davantage de lui, collant ses seins contre son torse.

-Parce que moi, j'ai très très envie de... te montrer à quel point Tôo peut être... accueillant... et chaleureux.

Akashi remarqua que quelque chose avait changé dans les yeux de la rose. Ses pupilles étaient différentes, lui donnant un air presque animal.

-Arrêtes Satsuki.

Sa voix n'était qu'un murmure tandis que son visage se rapprochait du sien. Qu'est-ce qui arrivait à Momoi ?

Leurs nez se frôlaient et Akashi chercha vainement un dernier morceau de raison pour ne pas céder. Bon sang, il n'était qu'un adolescent ! Comme si ce genre de demande tombait du Ciel tous les jours !

Leurs lèvres se touchaient presque quand la sonnerie retentit une nouvelle fois. Il repoussa brutalement la jeune fille qui regarda le vide comme absente.

-Satsuki ?

Elle leva les yeux vers lui, totalement perdue.

-Akashi-kun ? Qu'est-ce que je fait ici... ?

Momoi avait l'air si paniqué que le rouge se demanda un instant si elle était venue chez lui de son plein gré.

-Tu ne te souviens pas ?

Comme elle était au bord des larmes, il posa ses mains sur ses épaules mais elle sauta du canapé.

-Je suis désolée ! Je... j'ai dit des choses vraiment... vraiment... Pardon !

Elle s'échappa de l'appartement et Akashi croisa les regards des deux garçons cachés dans sa chambre.

-Qu'est-ce qui c'est passé ?

Il secoua la tête, il ne comprenait pas.

-C'est bizarre, c'est comme si... ça n'avait pas été elle.

La sonnette retentit une nouvelle fois et Akashi se dirigea encore vers la porte.

-... Oui ?

Il baissa relativement les yeux pour croiser des yeux dorés. Une petite blonde avec des cheveux légèrement ondulés le regardait, un peu apeuré.

-Est-ce que... Est-ce que je peux voir mon grand frère ?

-Comment ça ?

-Mon frère... Takao Kazunari.

Himuro regarda le garçon près de lui tomber à genoux.

-... Kissa ?

La petite fille regarda de côté et son visage se plissa sous l'assaut des larmes.

-Kazu... nii

Akashi s'écarta à temps pour laisser passer la fillette qui se jeta sur la fille brune. Accrochée à sa nuque :

-Kazu-nii... Kazu-nii ! Kazu-nii !

Takao sentit également des larmes couler sur ses joues et enserra sa petite sœur. Il sanglota silencieusement, le visage caché contre l'épaule de sa petite sœur.

-Comment as-tu... su ?

-Je l'ai toujours su... quand tu es venu chez Shin-chan-nii... J'ai su que c'était toi.

Himuro n'avait absolument pas la force de s'émouvoir sur le tableau familial près de lui. Parce que celui que formait Tanuki, Kitsune et Nekomata près de la fenêtre était clairement effrayant. Akashi fixait les trois divinités d'un air impénétrable. Takao les regarda et serra davantage Kissa.

Nekomata s'avança et la petite fille le regarda.

-Dors.

Comme une poupée de chiffon, elle s'effondra contre Takao qui regardait les divinités, avec un air neutre. Il savait ce qui allait lui arriver maintenant.

-Kazu-kun...

Le regard désolé de Tanuki arracha un mince sourire au brun.

-Je sais.

-Attendez une seconde... Il se passe pleins de trucs bizarres en ce moment ! Quelqu'un a tenté de tuer Kise alors peut-être qu'encore-...

-Tatsu-chan... C'est inutile.

Takao se releva, Kissa dans les bras.

-Une fois que tu auras reçu ta punition, l'épreuve sera terminée. Dommage, vous aviez presque finit.

Akashi s'avança. Quelque chose le dérangeait avec Momoi et à son noble avis, c'était encore un de leur truc divins.

-Takao Kazunari, nous te condamnons à garder cette apparence jusqu'à ce que l'un d'entre nous le décide. Comprends-tu ton jugement ?

-Je le comprends. Par contre...

-Oui ?

-Pour Kissa ?

Tanuki s'approcha et avoua :

-La mémoire de tout tes proches sera trafiquée de façon à ce qu'ils ne t'aient connu qu'en tant que fille.

Il hocha doucement de la tête et un halo de pouvoir l'entoura. La seconde d'après, il tremblait.

-Comment tu te sens ?

Himuro s'approcha de Takao.

-Je crois que je vais m'évanouir.

Sous le regard médusé du joueur de Yosen, Akashi se précipita pour le rattraper. Le grand frère n'avait pas lâché Kissa un seul instant.

-On était si près de la fin... J'y crois pas.

-Tu peux rentrer Himuro.

Le passage s'ouvrit et l'enfant fut quasiment projeté dedans.

-Takao... Je suppose que même comme ça, tu souhaites rentrer chez toi.

Calé dans les bras d'Akashi qui ne se plaignit pas du poids des deux filles, il secoua doucement sa tête.

-Merci... pour le thé.

Le rouge eut fut stupéfait : Takao devrait plutôt s'inquiéter pour lui, là ! Pas le remercier pour un thé qu'il avait à peine bu !

Un nouveau passage s'ouvrit et le brun s'y enfonça, aidé par le rouge. Celui-ci se tourna vers les divinités pour leur parler de Momoi mais ils avaient déjà disparu.

Et ben... ça avait été rapide chez lui.

L'adolescent ramassa les tasses et les lava dans l'évier. Il repartit près du canapé et se laissa tomber dessus. Un bras sur les yeux, il soufflait pour calmer la chaleur dans son corps. Ce corps pressé contre le sien, cette bouche qui murmurait des propos carrément indécent et ces lèvres qui appelaient les siennes.

Bon sang, il n'avait jamais été attiré par Momoi mais là... il venait carrément de se rappeler qu'il était un garçon et elle, une fille.

Mince, il avait eu envie de dire oui !

Ses seins, sa cuisse... Toutes ces autres endroits qu'elle lui aurait laissé découvrir à même le canapé... Sauf que ça n'avait pas été Momoi. Son regard et son comportement avait totalement changé d'un coup. Une double personnalité ? Ça serait étrange quand même... Quoique... Tout était étrange en ce moment.

Il releva le bras pour observer le renflement dans son pantalon. Saletés d'hormones ! Akashi se leva et se dirigea vers la salle de bain.

Il avait bien besoin d'une bonne douche froide.


Momoi marchait sans s'arrêter dans sa chambre.

-Qu'est-ce que j'ai fait... ?! Akashi-kun va s'imaginer tellement de choses... Je ne pourrais plus jamais lui faire face... C'est ta faute, pourquoi as-tu des choses aussi gênantes ?!

L'adolescente se tourna vers la forme vague sur son bureau. Une espèce de fumée pourtant douée de parole puisqu'elle lui répondit :

-Ne t'inquiètes pas Satsukin ! Je gère !

-Mais tu m'as fait dire-...

-Tu veux que Seijuron rejoigne Tôo, n'est-ce pas ?

-Ouais mais...

Le nuage de fumée vola jusqu'à son épaule et s'y accrocha :

-Alors tout va bien. Je sais comment marche les garçons.

Momoi se mordit un peu les lèvres.

-Je me sens tellement gênée.

-Ne t'inquiètes pas ! Je veille sur toi ! Et je réaliserais ton vœu, comme promis.

Elle jeta un regard en coin à la forme sur son épaule.

-Mais qu'est-ce que tu veux aux autres divinités ?

La forme donna l'impression de sauter et rejoignit le lit.

-Me venger Satsukin. Me venger de ces trois meurtriers. Ils m'ont assassiné sans remords ! Et à cause de leur jeu stupide, Kofukun est morte... ma jolie Kofukun... A cause d'eux !

Une violente migraine plia Momoi en deux tandis que la colère du nuage se répandait en elle et de vagues souvenirs déferlaient dans sa tête. « Kofuku »... Celle qui avait choisi de se suicider lors du précédent jeu. Celle qui avait été utilisé par Nekomata.

-Tu... me fais mal...

La douleur disparut aussi rapidement qu'elle était apparue.

-Ton travail va bientôt commencer, Satsukin. Tu vas être en retard si tu ne pars pas maintenant.

La forme nuageuse se roula sur le lit à l'image d'un animal. La rose se releva difficilement et attrapa son sac.

-Rentres vites. On a une dure journée demain. On ne va pas lâcher Seijuron d'une semelle.

-... A ce soir.

Sa tête tournait un peu mais elle escalada sans problèmes sa fenêtre. Elle se laissa glisser sur le côté incliné du toit et sauta les trois mètres restants. Depuis que cet animal divin l'avait contacté et qu'elle avait passé un contrat avec elle, la rose se découvrait pas mal de choses. Cette adresse incroyable déjà. Rapidité, précision, agilité. Elle avait gagné tous ça. Ensuite, c'était les odeurs des gens. Chacun en avait une particulière, unique à plusieurs niveaux.

A force de se faire possédée par cet esprit, ses caractéristiques devaient déteindre sur elle. Il devait être un félin quelconque avant de perdre son maintenant, il n'était qu'un esprit vengeur, juste bon à souffler des paroles pour attirer sa cible et nouer un lien si puissant avec elle que plus rien ne compter.

Momoi savait qu'elle s'était faite avoir mais c'était trop tard. L'esprit ne la lâcherait plus jusqu'à obtenir sa vengeance.

Et il n'hésitait pas à se venger sur les joueurs de ses anciens amis.


Quand il sortit du passage, Himuro avait son corps.

Il se toucha, pour être persuadé que c'était bien lui. Un rire idiot passa la barrière de ses lèvres. Naturellement, ses vêtements n'étaient plus du tout à sa taille et il se dépêcha de les enlever pour s'habiller correctement.

Tout en surveillant que son colocataire ne se réveillait pas. Il dormait vraiment tôt celui-là.

C'était bizarre... Cette chambre lui avait presque manqué. Les ronflements de son colocataires lui avait manqué. Attrapant son portable et des basket d'un seul geste, Himuro quitta la chambre silencieusement. Il passa rapidement devant l'accueil, sans se faire remarquer et se mit à courir en laissant l'internat loin derrière lui.

Son portable contre l'oreille, il attendait que Murasakibara décroche.

-Muro-chin ?!

-Je veux te voir ! … Devant chez toi ou peu importe où... Je veux te voir !

-Maintenant ?!

-Oui !

Le violet promis qu'il serait devant chez lui et attendrait. Himuro accéléra, sentant avec plaisir ses poumons se gonfler sous tout l'air qu'il inspirait. Il traversa le carrefour en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire et aperçut enfin la touffe violette. Murasakibara eut bien fait de se tourner vers lui car Himuro se jeta contre lui.

-Muro-chin... Ton corps !

-Je sais ! Je sais !

-Mais comment-...

La bouche de brun s'écrasa sur la sienne. Surpris, le violet ne put que refermer les bras autour de lui pour l'empêcher de retomber. Le baiser n'était qu'un simple contact entre leurs lèvres mais ça suffit à Murasakibara.

Il reposa Himuro et son regard était devenu brûlant.

-Muro-chin... C'est ta réponse ?

-Je ne sais pas encore... Mais... J'avais vraiment envie de faire ça alors... Alors peut-être que... que c'est ma réponse même si je ne le sais pas encore.

Murasakibara le regardait et se baissa pour embrasser sa joue qui se colorait doucement.

-Tu devrais rentrer à l'internat, Muro-chin. Avant que je te fasse rentrer chez moi et je t'obliges à hurler ta réponse dans mon lit.

Himuro changea radicalement de couleur et se recula doucement. Il... avait sentit ce courant électrique dans tout son corps, celui qui le terrassait presque à chaque fois qu'il avait vraiment eu envie d'une fille. Envie au point de tout oublier et de juste rester au lit.

Jamais il n'aurait imaginé que le violet puisse dire de telles choses avec un visage aussi sérieux. Il était loin de ce grand enfant qui ne vivait que pour ses bonbons. Mais... c'était loin, très loin, d'être désagréable.

Mais... même en étant le plus vieux des deux... Le regard brûlant du violet le faisait se sentir tellement jeune, tellement inexpérimenté. Tellement faible et prêt à se laisser aller.

Réellement désireux de se laisser aller.


Et hop ! Chapitre bouclé !

J'adore Nekomata. Ce chat me régale !

Merci pour vos commentaires :

Seth Horo : Mais c'était le but pour le KiKuro ! J'en ai pas l'intention, la souffrance c'est mon dada.

Yuki Mikai : Nan, une partouze géante. Aomine qui devient gentil... Qui sait, ça attirera peut-être Kuroko. Les chats sont les meilleurs. Divins ou non.

Gil Prussia Beilschmidt II : Se venger... Comment x) Ouh, j'imagine ça ! Ils partent pour les Amoureux Anonymes.

Chizumi-san : KiKuro au pouvoir ! Comment casser l'ambiance en 9 mots ? XDD Aaah pauvre Momoi ! Elle n'y est pour rien au final ! Pas totalement. Tant de curiosité ! Plus... blonde vénitienne, légèrement ondulé mais ils bouclent par moment et ça l'énerve parce qu'elle veut les cheveux raides de Takao, elle est aussi blanche que lui et elle lui arrive à la hanche à peu près. Ses yeux ne sont pas du tout comme Takao : ils sont grands et un peu arrondis, plus foncés que ceux de Kise niveau couleur. Un chocolat un peu doré en fait. Tu l'imagine mieux mon adorable Kissa ?

Laura-067 : AoKaga ? Je sais pas... Je prévois rien, tout arrive sans que je le décide à chaque chapitre. Ah, la fixette, c'est dans ma tête. Quand ma fièvre est montée à presque 40, je délirais sur des détails stupides. Comme la couleur des yeux des gens XDD Tant que Kagami s'occupe un peu...

Buli-chan : Oh oui, son corps recouvert de thé, obligé de tout enlever et son torse musclé-... Pardon, je divagues. Les Miracles existent ! Merci Dieu... Qui que tu sois ! Pour moi tu es Yato mais chacun son point de vue !

PetiteOtaku21 : Pas de honte à avoir ! Je suis contente à chaque review qu'elle soit au début ou non. Oh... Vous faites tous pleurer Momoi ! Merci beaucoup, ça me rend très heureuse de lire ça !

Prescillia : KiKuro ! *devient folle * Ma grande (j'appelle tout le monde comme ça), je ne vois absolument pas ton adresse. Serait-ce parce que mes médicaments me shootent encore trop ?

Emy-nee : Lemon en bref ! *tend un mouchoir * Avec moi, tout existe. Momoi va t'adorer si tu continues comme ça XDD Bravo pour ton blog ! Kissa et Akashi ? Dis comme ça j'ai imaginé un AkaKissa... Dieu, je dois arrêter ces médicaments !

Alyxel : Et... BAAAAM ! KiKuro poweeeeer ! Si seulement, Midorima ouvrait vraiment les yeux... Une grosse révélation à chaque chapitre !

Prochain chapitre : Midorima apprend pour Takao et lui avoue quelle apparence il préfère. Et qu'une relation serait possible. Momoi rencontre Akashi en pleine rue qui exige des explications. Et Aomine tombe sur Kise et Kuroko, occupé à s'embrasser. Chapitre 21 : Nos sombres côtés !