Lali oh ! Mal à la tête... Et aux jambes... La TGS était super, juste génial ! Mais j'ai mal partout !
Bonne lecture !
Midorima apprend pour Takao et lui avoue quelle apparence il préfère. Et qu'une relation serait possible. Momoi rencontre Akashi en pleine rue qui exige des explications. Et Aomine tombe sur Kise et Kuroko, occupé à s'embrasser.
Chapitre 21 : Nos sombres côtés !
Takao se regardait dans le miroir de la salle de bain.
C'était la première fois qu'il prenait le temps de se regarder convenablement. Et comme il allait devoir supporter ce corps plus longtemps que prévu autant s'y habituer. Et ses yeux gris étaient restés bloqués sur sa poitrine. Rien de bien génial mais pas le calme plat non plus. Bah, il allait faire avec... Même si ça risquait de ne pas spécialement attirer Midorima.
Car oui, il avait toujours à l'esprit d'avoir le vert. Il restait au final le seul à encore potentiellement vouloir de lui parce que Kissa ne s'entendait pas du tout avec sa « grande sœur ». Elle ne semblait pas la détester mais quand elle lui parlait, Takao avait l'impression que c'était surtout parce qu'elle n'avait pas le choix.
Par curiosité, le brun avait cherché ses albums de famille et avait découvert une toute autre vie. Les rares photos où sa famille était réunie, les visages étaient fermés sans jamais sourire. En tant que garçon, Takao avait sentit sa famille s'éloigner après que son père soit tombé malade. En tant que fille, ça avait toujours été le cas. D'autres choses avaient également changé : il était désormais dans l'équipe féminine de Shutoku, toujours à son poste cela il connaissait Midorima seulement parce qu'ils étaient dans la même classe.
Takao s'arracha à sa contemplation dans le miroir pour entrer dans sa baignoire et soupira de plaisir au contact de l'eau chaude. Une énorme pince noire retenait ses cheveux en l'air et le brun attrapa l'une d'entre elle entre son pouce et son index. Peut-être qu'il allait les couper... ou peut-être pas. C'était mignon une fille avec une queue de cheval. Midorima allait peut-être aimer ça.
-Onee-chan ! Tu as bientôt finit ?
Takao se sortit de ses pensées et soupira : il allait sérieusement falloir qu'il arrête de se prendre autant la tête.
-Bientôt, oui.
Kissa n'insista pas et la porte de sa chambre claqua tandis qu'elle repartait patienter dans sa chambre. Les deux étaient toujours tous seuls ici mais leur lien ne s'était pas pour autant raffermit. C'était vraiment très triste à vivre.
La serviette autour des hanches, Takao s'arrêta avant d'ouvrir la porte et la remonta sous ses aisselles. Il lui arrivait encore d'oublier. En passant devant la porte de sa petite sœur, il toqua pour lui signaler qu'il était sortit et s'enferma dans sa propre chambre. Un short et un débardeur patientaient sur le lit mais le brun se dirigea d'abord vers son armoire. Tous ses caleçons avaient été mystérieusement replacés par des petites culottes de divers types. Il en attrapa une au hasard et l'enfila avec un visage blasé. La serviette rejoignit le sol et la désormais fille s'habilla avec le pyjama de fortune. En se jetant ensuite avec mollesse sur le matelas, Takao se cogna le coude contre son téléphone. Il grimaça et vérifia que l'écran n'avait rien. Et accessoirement, il avait aussi un SMS.
[21:42:23 – Tatsu-chan] Salut.
Ce simple mot fit hausser un sourcil au plus jeune. La réponse fusa avec une rapidité sensationnelle :
[21:42:33 – Kazunari] Oh... Toi, tu as un problème.
Il pouvait sentir ses espèces d'instincts féminins se réveiller. Purée, ces trucs étaient drôlement flippants.
[21:42:47 – Tatsu-chan] Et bien... Je sais pas quoi faire.
[21:43:03 – Kazunari] Hmm ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Takao imaginait l'autre brun dans son lit à se retourner. Il descendrait probablement, ferait quelques pas, irait s'asseoir sur la chaise du bureau et se remettrait à marcher. Le tout sous le regard curieux de son colocataire.
[21:45:36 – Tatsu-chan] Je sais plus quoi faire. J'ai fait quelque chose et je commence à regretter...
[21:46:02 – Kazunari] C'est en rapport avec Murasakibara-chan ?
[21:46:25 – Tatsu-chan] En fait, je ne sais même pas pourquoi c'est à toi que j'envoie des SMS. T'es pas fichu de te débrouiller avec Shintaro...
L'impression de se prendre une claque frappa Takao qui imaginait pourtant le capitaine de Yosen avec un petit sourire. Il le savait, ça n'avait pas été dit méchamment.
[21:46:58 – Kazunari] Méchant ! Allez, racontes-moi !
Le temps que mit le brun d'Akita à répondre n'inquiéta pas Takao. Il l'avait compris, l'aîné avait du mal à parler de ses problèmes voire de sa vie personnelle. Il ne le blâmait pas, certaines personnes étaient assez réservées sur ça et c'était leur droit.
Mais même les gens comme Himuro devait avoir besoin d'en parler à certains moments.
[21:56:00 – Tatsu-chan] J'ai... Je suis censée donner une réponse à la déclaration d'Atsushi. On... Je l'ai embrassé mais quand j'y repense... Je ne sais pas si je suis vraiment amoureux.
Oh... C'était si mignon ! Amusant de voir qu'ils étaient au même point. Enfin... Himuro se trouvait être surtout comme Midorima. Pauvre Murasakibara...
Glissant son oreiller entre le mur et lui, Takao s'installa confortablement et tapa sa réponse.
[21:56:37 – Kazunari] Tu le vois comment ? Juste comme un ami ?
[21:57:23 – Tatsu-chan] Et bien... C'est un ami mais... Je sens qu'il y a plus.
[21:57:59 – Kazunari] Tu t'es déjà imaginé en couple avec lui ?
Le silence radio de Himuro fit rire doucement Takao. La question l'avait clairement gêné ! Bah, il allait se remettre dans quelques instants.
[22:00:41 – Tatsu-chan] J'ai imaginé ça ouais...
[22:01:00 – Kazunari] Et ?
[22:01:36 – Tatsu-chan] Et quoi ?
[22:01:52 – Kazunari] Tu en penses quoi ? Ça te paraît possible ?
[22:03:04 – Tatsu-chan] Peut-être...
Takao profita du fait que le brun ne pouvait pas le voir pour se frapper le front avec sa main. Alors oui, il donnait des conseils mais quand il s'agissait de réfléchir et d'agir sur sa propre vie amoureuse, Himuro était au trente-sixième en dessous !
C'était donc à son tour de donner quelques conseils !
Kuroko se rhabillait tranquillement près de Kise.
Totalement remis, le blond avait décidé de rentrer chez lui. Avec son amant naturellement. Le turquoise se massa les reins en grimaçant un peu. Les mains plus grandes de Kise prirent le relais avec douceur et les yeux cyans se fermèrent pour profiter un peu.
-Désolé Kurokocchi... J'y suis allé un peu fort la dernière fois.
-Ça va aller. Ne t'inquiètes pas.
-Reste chez moi se soir, je te masserais pendant que tu t'endormiras.
Le joueur fantôme ouvrit les yeux et tourna la tête vers Kise, son tee-shirt toujours dans ses mains.
-Je devrais rentrer chez moi, mes parents vont s'inquiéter sinon.
Kise baissa les yeux, une aura de déception flottant autour de lui. Cela fit sourire Kuroko qui se retourna et embrassa la joue de son petit-ami.
-Une prochaine fois.
Les yeux ambrés se mirent à briller de plaisir et le plus petit ne serait pas étonné si sa queue de labrador revenait et se secouait dans tous les sens. Après une étreinte obligatoire, chacun termina de s'habiller dans son coin.
-Alors ? Vous avez l'air de vous être bien amusé !
Sur le lit, le chat gris aux deux queues souriait avec une façon bien particulière. Il garda ce sourire jusqu'à ce que les récents amants rougissent un peu.
-Soyez pas gênés ! Je peux vous jurer qu'on s'est tenu loin de cette pièce pendant que vous faisiez... vos petites affaires.
Le chat sauta du matelas tout en disant :
-L'épreuve est terminée.
-Et Takaocchi et Himurocchi ?!
L'animal divin s'assit et Kuroko sentit une sueur froide lui couler le long de la nuque puis du dos.
-Himu-chan est retourné à Kyoto.
-Et Takaocchi ?!
La voix du blond, si inquiète, émue un peu Kuroko qui appréciait que son petit-ami se soucie autant des autres.
-Taka-chan gardera son apparence encore quelques temps.
Kise chercha immédiatement la main du turquoise qui la serra également de toutes ses forces.
-Nous n'avons pas encore trouvé qui t'a empoisonné mais... nous supposons qu'un humain est mêlé à ça.
-Un humain ?
Le chat hocha de la tête avec un air étrange.
-Quel est le problème ?
La voix de Kuroko avait fusé, pleine d'inquiétude. Suffisamment pour que le chat se remette à sourire une micro-seconde.
-Que se soit les autres ou moi, les rares suspects que nous avons en tête ne peuvent, pour diverses raisons, être le ou les coupables. Il y a trop d'incohérence dans cette histoire.
Kise inspira profondément et sourit.
-Pour l'instant, je souhaite juste retrouver ma famille.
Leurs doigts s'entrecroisèrent et Nekomata se contenta de les regarda.
-Sérieusement... Comment voulez-vous qu'on finisse ce jeu si vous commencez à tomber amoureux les uns des autres ?
Il secoua la tête et un passage s'ouvrit.
-Il vous amènera devant le Magi Burger.
Nekomata disparut la seconde d'après et les deux garçons empruntèrent le passage sans aucune appréhension. Il commençait à être habitués après tout.
Les deux joueurs apparurent derrière un bosquet, cachés des regards des passants. Le Magi Burger avait été choisi exprès parce que les deux amants se séparaient ici, chacun habitant d'un côté. Immédiatement, Kuroko lâcha la main de Kise.
-Kurokocchi ?
-Je vais y aller.
-Attends !
Kise rattrapa cette main qui venait de s'arracher à la sienne et obligea Kuroko à se retourner. Le turquoise se retrouva obliger de subir l'étreinte du blond.
-Je t'aime Kurokocchi ! Je t'aime tellement !
Il y eut un petit silence pendant lequel le turquoise attrapa le haut du mannequin et le serra doucement.
-Oui, moi aussi.
Le plus petit releva la tête et se mit sur la pointe des pieds pour goûter à nouveau aux lèvres du joueur de Kaijo. Celui-ci ne comptait pas se laisser dominer aussi facilement et étreignit davantage le fantôme. Ils se fichaient des potentiels regards, des possibles commentaires, il n'y avait qu'eux. Chacun embrassait l'autre avec l'intention évidente de l'obliger à se soumettre.
Jusqu'à ce que Kise laisse finalement le plus jeune prendre les rennes du baiser et il ne le regretta pas. La langue du turquoise était avide et s'enroulait à la sienne avec un plaisir évident. Le blond sentit son caleçon le serrer avec fureur et il ouvrit le yeux pour tenter de découvrir un endroit tranquille où profiter davantage de ce petit corps.
Jusqu'à croiser les orbes horrifiées d'Aomine.
Le bleu avait passé un très long moment à se demander comment aller Kise.
Il avait d'abord opté pour des SMS mais la réponse n'était jamais arrivée. Ouais, le blond devait être dans un sale état pour ne même pas répondre sur son téléphone. Il avait espéré que Momoi le renseigne puisque la rose savait tout mais en veillant à garder la raison de son inquiétude secrète. La rose lui avait parut bizarre, un peu perdue et elle avait bégayé un moment avant d'avouer qu'elle n'avait aucune nouvelle. Et puis, elle avait cette étrange tic de regarder fixement son épaule gauche comme si elle voyait quelque chose qui était invisible à ses yeux à lui. Aomine avait rapidement abandonné, la jeune fille semblant avoir quelques problèmes avec elle-même.
Assis devant la télévision de sa chambre, il jouait à un jeu offert il y a quelques moins par... il ne savait même plus qui. Mais son esprit vagabondait. Ses nerfs à bout, il avait enfilé une veste et avait décidé de marcher un peu. Sa direction n'était réfléchie, il avait marché au hasard, les mains dans les poches. Jusqu'à arriver au Magi Burger.
Où il avait croisé Kagami. Le rouge était là avec un milk-shake, assis à une table près de la fenêtre. N'ayant même pas envie de se prendre la tête, il avait effectué un vague salut de la tête par politesse élémentaire et s'apprêtait à repartir. Mais le rouge lui avait fait signe de le rejoindre et, poussé par un étrange sentiment, Aomine avait passé la porte et s'était installé en face du Tigre de Seirin.
-Yo.
-... Yo.
Chacun regardait par la fenêtre dans un silence subliminal. Mais le rouge lâcha sa paille et demanda :
-Tu réagirais comment si Kuroko tombait amoureux de moi ?
D'habitude, le bleu l'aurait envoyé baladé sans état d'âme mais sa voix sortit tranquillement presque un peu trop :
-J'abandonnerais. Si Tetsu te choisit alors je n'ai pas à m'interposer.
-Je vois... S'il te choisit, je ferais la même chose.
Cet accord tacite fut signé silencieusement et Aomine commanda un soda. Ils buvaient et regardaient toujours par cette immense fenêtre. Jusqu'à ce que Kagami rompe à nouveau le silence :
-J'ai souhaité que Kuroko m'aime.
-... Moi aussi.
-Je me sens horrible.
-Moi aussi...
Le coude sur la table, Aomine sirotait tout doucement sa boisson.
-Ahomine ?
-Quoi, Bakagami ?
Le grognement du rouge fit se remonter doucement le coin de la bouche du bleu. Si facile à embêter.
-Même si je veux Kuroko, j'ai pas envie de me battre.
-Comment ça ?
-C'est à lui de se décider. On aurait beau se battre, au final, c'est lui qui choisira. Et on a bien assez du jeu pour se battre.
Le regard bleu se fit lointain et vague.
-Pour une fois, je suis d'accord avec toi. Pas de coups bas, pas de triche ?
-Rien de tout ça, on joue réglo.
Ils se regardèrent enfin et la même lueur était visible : celle qui indiquait leur envie de se battre, juste entre eux deux, tout en respectant la règle qui venait d'être instaurée.
Aomine se leva maintenant que tout avait été dit. Il déposa un billet sur la table et quitta l'enceinte du Magi Burger.
Puis il les avait vu.
Kagami avait continué à siroter son milk-shake tranquillement.
Il était rassuré qu'Aomine ait accepté ce nouveau petit match. Il aimait sincèrement Kuroko et pour cette raison, il voulait que les choses soient claires avec cet autre rival. Le turquoise et l'As de Tôo se connaissaient depuis plus longtemps mais l'As de Seirin était LA lumière du joueur fantôme. Il avait dépassé Aomine et grâce à Kuroko, il avait été plus haut que le bleu. Mais le mat de peau représentait encore un danger à ses yeux. Rien n'empêchait le plus petit de revenir vers son ancienne lumière en quête de ses souvenirs du bon temps.
Le rouge écrasa le milk-shake sans s'en rendre compte. A son tour, il déposa l'argent et quitta le Magi Burger.
-Ahomine ?
Le bleu était statufiée et, curieux de savoir ce qui pouvait causer ça, ses yeux rouges se tournèrent dans la même direction. Kise et Kuroko, les visages trop rouges et gênés, voir honteux, se tenaient vraiment trop près l'un de l'autre.
Il fit un pas en même temps qu'Aomine. Ce qu'il n'avait pas prévu ce que le bleu avait continuait à avancer vers Kise qui pâlissait et commençait à comprendre ce que le bleu allait lui faire subir. Kagami s'était carrément mis à courir et avait empoigné Aomine pour l'empêcher de tabasser le mannequin jusqu'à ce que son joli visage soit méconnaissable. Kuroko était stoïque, perdu entre protéger son amant et calmer ces deux garçons qui semblaient se tenir mutuellement pour empêcher l'autre d'aller attaquer ce troisième rival.
-Calmes-toi Ahomine !
-Lâches-moi ! Je vais le-...
-Ça suffit !
La voix impérieuse d'Akashi claqua comme un fouet et la foule qui avait commencé à se former s'éloigna sous l'aura qui émanait de ce garçon aux cheveux aussi rouges que le sang.
-Daiki, tu te calme.
-Ce salaud a-...
-Tout de suite.
Les yeux qui avaient été vairons se posèrent sur Kagami qui lâcha le bleu. Aomine tremblait mais ne bougea pas.
-Tetsuya, je penses qu'il est temps que tu rentres chez toi. Ryota, fais la même chose. Vous vous êtes assez donné en spectacle pour ce soir.
Il venait clairement d'insinuer qu'il avait également dû assister au baiser passionné mais son visage était neutre. Après un dernier regard pour l'autre puis les autres garçons plus loin, les deux amoureux se séparèrent et se dépêchèrent de s'éloigner d'Akashi et d'Aomine, Kagami étant probablement celui qu'ils craignaient le moins.
Quand le blond et le turquoise furent hors de vue, l'héritier s'approcha d'Aomine et de Kagami.
-Je suppose que vous avez enfin compris que vos chances d'avoir Tetsuya sont assez minces ?
-Comment-...
-J'étais la table derrière la votre.
En effet, le garçon tenait une poche du Magi Burger dans la main. Mais pour Kagami qui ne savait pas que le rouge se trouvait dans la même ville, c'était quand même un sacré choc.
-Et Daiki ? Si j'apprends que quelque chose est arrivé à Ryota... Je saurais que c'est toi. Tiens-toi à carreau.
Royalement, Akashi se remit en marche et leur passa devant. Aomine et Kagami se regardèrent, une douleur immense en eux.
Midorima se retourna une nouvelle fois dans son lit.
Takao était une fille. Takao était une fille !
Takao...
Retenant de justesse l'envie irrépressible de cogner sa tête contre le mur, le vert se coucha sur le ventre, son bras contre son front. Il avait envie d'appeler le brun, de lui demander comment il allait mais cette question serait stupide. Évidemment qu'il allait mal ! Pourtant...
Le tireur d'exception chercha son téléphone et reposa ses lunettes sur son nez. Il allait envoyer son SMS quand quelque chose heurta sa fenêtre. Surpris, il laissa échapper un petit cri et se leva précipitamment pour voir ce que c'était.
-Shin-chan ?... Shin-chan !
-Takao ?!
Le brun -la brune- sourit doucement et lui fit signe qu'il montait. S'aidant principalement de la gouttière, il arriva par miracle à la fenêtre du vert et celui-ci eut l'extrême bonté de lui tendre la main pour le soulever et le faire passer dans la chambre. Il avait oublié que ce corps féminin était léger...
-Qu'est-ce que tu fais ici ?!
Il chuchotait pour ne pas réveiller Aya de l'autre côté du mur. Takao parut gêné mais avoua :
-J'avais besoin de te parler mais... Je n'avais pas envie de le faire par téléphone...
Le plus petit tripotait une mèches sombre qui échappait de sa queue de cheval grossièrement nouée. Il avait l'air si mal que Midorima lui proposa de s'asseoir, ce qu'il accepta.
-Je suis désolé de débarquer comme ça, j'ai dû te réveiller...
-Je n'arrivais pas à m'endormir.
Le vert remarqua ensuite que Takao cherchait à ne pas croiser son regard.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Je... Je t'aime. Je t'aime vraiment. Mais... Je ne sais plus quoi faire, Shin-chan... Je ne sais quelle forme de moi tu aimes, je ne sais même pas si tu ressens un quelconque sentiment pour moi ! Je ne sais rien et ça m'énerve parce que si je dois me faire à l'idée que tu ne m'aimes alors-...
-Je n'ai jamais jamais dit que je ne t'aimais pas.
Takao se coupa net, la bouche ouverte. Midorima sentit ses joues chauffer tandis prenait conscience de ce qu'il venait de dire.
-Shin-chan... ?
Le vert détourna un peu la visage mais un coup d'œil sur le côté suffit pour lui faire battre le cœur plus vite. Le brun avait un visage si rayonnant que c'en était perturbant.
-Et puis... On s'en fiche de ton apparence. Pour moi, tu restes Takao.
Midorima n'avait absolument pas prévu que le plus petit lui sauterait dessus pour un câlin. Ni qu'il sangloterait doucement.
-Je t'aime ! Je t'aime, je t'aime, je t'aime !
Avec beaucoup d'hésitation, Midorima entoura lentement la taille fine de Takao. C'était bizarre... Il avait déjà été enlacé par sa version féminine mais... l'intérieur de sa poitrine n'avait jamais été aussi chaud... Et il se sentait incroyablement bien aussi.
-Je... t'aime aussi.
Le vert cru mourir quand le brun écrasa ses lèvres sur le siennes. Sa langue caressait ses lèvres dans l'espoir évident que Midorima lui permette d'accéder à sa propre langue. Avec appréhension, le plus grand ouvrit doucement sa bouche et Takao y glissa sa langue avec douceur. Midorima serra davantage la taille du garçon-fille et commença à répondre au baiser. Avec un soupir de plaisir, Takao remonta une de ses mains jusqu'au visage de son amoureux et prit sa joue en coupe.
-Takao...
-Quoi ?
-Je sais que j'ai dit que ton apparence comptait peu mais... Si je dois être amoureux alors je veux que ce soit du vrai Takao. Du toi, garçon.
Le brun le regarda sans parler et s'éloigna un peu.
-Tu sais que je vais rester comme ça encore un moment.
-Je sais.
-Il se peut même que je la garde pour toujours.
Midorima prit le temps de réfléchir à sa façon de dire sa prochaine phrase.
-Si ça devait arriver... alors on ferait avec.
-Tu nous vois vraiment vivre ensemble en tant que couple marié avec des enfants ?
Cette fois, il grimaça franchement et Takao soupira :
-On en est pas encore là après tout. Je devrais déjà m'estimer heureux que tu es quelques sentiments pour moi.
Le vert avala sa salive et se pencha pour un rapide baiser, laissant Takao médusé : dire qu'il y a quelques jours, il était quasiment sûr que Midorima serait réfractaire à toute forme de tendresse ! Autant pour lui.
Il glissa ses doigts entre les siens et ferma les yeux. Dans quelques minutes, il allait repartir chez lui pour vérifier que Kissa ne s'était pas aperçue de son absence.
Mais pour l'instant, il profitait.
Hanamiya regardait Momoi.
Celle-ci était venue d'elle-même dans la cuisine du karaoké. Silencieuse, elle le regardait préparer les boissons d'une des salles occupée par des adolescents un peu trop fêtards. Il avait bien envie de l'embêter mais pour une étrange raison, il sentait qu'elle n'avait pas besoin de ça. A la place, il prépara le plateau qu'allait devoir amener Imayoshi et préparer une tasse de thé.
-Tiens et dégages d'ici ! Tu me déprimes à faire la gueule.
-Hmm...
Il haussa les sourcils. C'était ça, sa réaction ?! Tellement pas drôle !
-Il t'arrive quoi ?
Les yeux roses se levèrent un peu étonnés vers lui. Il venait de lui demander quelque chose … gentiment ?! Waouh, progrès !
-Ça t'intéresse vraiment ?
-Non, pas du tout.
Imayoshi passa la porte en suivant et chantonna :
-Oh ? Je vous dérange ? ~
-Bien sûr que non, crétin ! La gamine vient m'emmerder avec sa mauvaise humeur !
-J'ai rien fait !
S'en suivit une longue partie de « Si » et de « Non » à laquelle le brun à lunette échappa car il devait aller servir le groupe dans la salle n°6.
A son retour, la rose avait disparut. Hanamiya remarqua que le Sadique n°1 la cherchait du regard et murmura :
-Elle est partie, elle a finit pour se soir.
-D'accord. ~
Imayoshi s'approcha de Hanamiya et mordit la nuque découverte. Le brun sursauta et plaqua sa main contre le carré de peau touchée :
-T'es malade, toi !
-Ça fait longtemps, Mako-chan ! ~
-Pas assez non...
Mais Imayoshi avait visiblement son idée bien tête et se colla contre son dos.
-Dis Mako-chan... Tu aimes bien en fait, non ? ~
-Fous-moi la paix !
Il chercha à s'échapper de l'étreinte mais le garçon aux lunettes le plaqua contre le plan de travail.
-J'ai vraiment très envie là... ~
-Pas question, si quelqu'un rentre-...
-Alors, je vais faire vite ! ~
Sa main se glissa contre la ceinture et Hanamiya grogna de mécontentement en le sentant l'ouvrir.
-T'es vraiment un pervers.
-Alors, repousse-moi. ~
Le pantalon noir glissa jusqu'à ses chevilles et Imayoshi chantonnait doucement en glissant ses doigts sous l'élastique du caleçon.
-Tu vois que tu as envies ! ~
-Certainement pas... !
-Tsundere. ~
Un air froid caressa les fesses nues d'Hanamiya qui remua mal à l'aise : il détestait être en position de soumission mais Imayoshi ne lui avait jamais laissé le choix.
-Dépêches-toi !
-Tu ne veux pas que je te prépare ? ~
Habitué depuis le temps, le brun écarta les jambes, collant son front contre le métal froid du plan de travail. Imayoshi se plaça bien contre lui et s'enfonça d'un coup. Les ongles du soumis raclèrent la plaque de métal tandis qu'il serrait les dents.
-Tu me fais mal crétin !
-Détends-toi, je vais bouger doucement. ~
-Pas question ! Fais vite, je veux pas qu'on nous remarque !
Imayoshi haussa des épaules et se retira pour revenir d'un coup à l'intérieur du brun. Celui-ci se crispa et s'obliger à garder les dents serrées. Il plia un peu les genoux pour mieux se stabiliser et colla carrément son torse au plan de travail. Imayoshi accéléra et Hanamiya haleta un peu. Son corps était parfaitement habitué à la tendre violence du garçon aux lunettes et lui envoyait des ondes de plaisir de plus en plus violentes.
De son côtés Imayoshi souriait sadiquement. Il cherchait à s'enfoncer le plus fort possible, le plus loin possible. Hanamiya tentait vraiment d'empêcher ses gémissements de sortir et il échouait lamentablement.
Surtout qu'il était devenu encore plus délicieusement étroit. Mais le genre d'étroitesse dans laquelle Imayoshi adorait se déchaîner. Il plaqua le corps davantage contre la plaque froide de métal et enchaîna les va et viens avec toujours plus de violence. Sa main attrapa les mèches corbeau du garçon sous lui et il lui releva la tête.
-Ne me marque pas, connard !
-Oh que si ! ~
Il aspira la peau de sa gorge et sentit qu'Hanamiya se débattait. En toute innocence, Imayoshi s'enfonça si profondément qu'une larme échappa au garçon du dessous.
-Oh, tu pleures ? ~
-Évidemment ! Ça fait super mal ça !
Imayoshi embrassa doucement le suçon presque noir qu'il venait de faire apparaître comme pour s'excuser. Il arrêta de bouger un court instant et ses mouvement reprirent mais assez doucement. Hanamiya se détendait à nouveau et sa chaleur brûlait presque la longueur du garçon au dessus.
Le visage calée contre l'épaule de son amant, Hanamiya cherchait désespérément de l'air tandis que des vagues de plaisir lui remontait de l'estomac. Ses nerfs à bout et sa conscience prête à s'envoler, il attrapa sa propre longueur et imita le rythme insoutenable d'Imayoshi.
-Ne... Ne jouis pas à l'intérieur !
-Hein ? Pourquoi ? ~
Hanamiya ne put répondre tant les vagues de plaisir remontaient de plus en plus fort. Il se cambra, cherchant à tout prix à faire en sorte qu'Imayoshi se recule et sorte de son corps avant le grand final. Mais Sadique n°1 attrapa ses bras et s'enfonça entièrement à l'intérieur.
-Aaaah... Tu l'as fait... Tu l'as vraiment fait, putain !
-Mais c'est si bon quand c'est en toi Mako-chan ! ~
Il se retira enfin et referma son pantalon. Hanamiya ne bougea pas, incapable de faire autre chose que maudire son amant.
Imayoshi attrapa à nouveau ses cheveux et déposa un baiser très doux sur la bouche du râleur.
Momoi se massait l'épaule gauche.
L'esprit brumeux ne s'accrochait pas à proprement parlé à son épaule mais la sensation était la même que si c'était le cas. Il puisait de l'énergie pour maintenir cette forme vague et la rose sentait son corps s'engourdir par moment. De temps en temps, il puisait trop d'un coup et elle encaissait difficilement. Malaises, nausées, évanouissements... Elle faisait avec mais c'était dur.
Elle avait rencontré cette personnalité étrange quelques jours après la victoire de Rakuzan. Momoi avait très mal pris la défaite de Tôo, même si cela avait permit à Aomine de reprendre l'entraînement, de temps en temps. Elle voulait que son équipe gagne. Cette... chose s'était présentée à elle et lui avait proposé de faire un contrat : son énergie en échange d'un coup de main. La manager avait accepté.
Sauf que maintenant, cet esprit s'était mis en tête de s'attaquer à ses amis. En prenant possession de Momoi, il avait empoisonné Kise et la rose avait eu une véritable crise quand elle l'avait su. Car l'ennui de cette possession, c'est qu'elle ne se rappelait pas toujours de ce qu'elle faisait. Comme chez Akashi. Elle s'était « réveillée » en face du rouge et les images de la... proposition de cet esprit avait envahit sa tête. Momoi ne pourrait plus jamais faire face à l'ancien capitaine.
Elle avait surtout eu de la chance qu'Akashi n'en ait pas profité... Il aurait pu lui sauter dessus et elle se serait réveillée dans une situation bien plus embarrassante. La jeune fille rougit violemment et secoua ses longues mèches roses. Elle ne voulait pas penser à ça.
Momoi s'arrêta près du combini et vérifia qu'Akashi n'était pas là. Elle ne pouvait pas encore lui faire face. Elle entre et ressortit plus tard avec son paquet de gâteaux.
Sauf que cette fois, il était là. Les bras croisés et les sourcils froncés. Momoi se sentit incapable du moindre geste, bien que l'idée de fuir le plus possible soit soufflée à son cerveau.
-Il faut qu'on parle, Satsuki.
Elle eut enfin un mouvement de recul et s'échappa sur le côté. La main du rouge l'attrapa et elle lui ordonna :
-Lâches-moi !
Il haussa les sourcils, pas du tout habitués à ce que l'on utilise ce genre de ton avec lui. Il serra davantage la main en guise de représailles et l'attira plus loin.
-Qu'est-ce que tu veux Satsuki ?
-Je...
Que dire ? Il ne semblait pas furieux mais il n'était pas calme non plus.
-Je veux juste que Tôo gagne...
-En utilisant des moyens aussi pathétiques que ceux que tu m'as proposé ?!
-Je...
-Tu es tombée bien bas, Satsuki.
Elle ne serait pas furieuse contre l'esprit dans sa chambre, elle se serait probablement mise à pleurer de honte en face du rouge. Les larmes étaient bien présentes dans ses yeux mais elles ne couleraient pas. Et tant mieux ! Elle se refusait de pleurer en face de lui.
-Tu ne comprends pas...
-Tout ce que je comprend, c'est que tu échanges des faveurs sexuelles en échange de bons joueurs. C'est ça ta façon de gérer Tôo ? De faire en sorte que Daiki vienne aux entraînements ?
Ce qu'il insinuait la dégoûtait profondément. Les yeux roses se levèrent furieusement vers le rouge :
-Tu n'as pas le droit de dire des choses pareils ! Je ne ferais jamais ça !
Elle non. L'esprit oui. Mais comment faire comprendre ça aux autres ?!
-Ce n'est pas du tout l'impression que tu m'as donné Satsuki.
La rose détourna le regard, les lèvres fermement serrées. Akashi la regardait toujours.
-Je n'ai jamais rien fait avec personne comme tu l'insinues. Cependant, je ne suis pas non plus du genre à user de mon argent et de mon nom pour avoir ce que je veux.
Les yeux rouges se plissèrent dangereusement et c'est avec une voix très calme qu'il donna un nouvel ordre :
-Prouve-le moi alors.
Et hop ! Chapitre bouclé !
Mon anniversaire est derrière moi et cette année est passée si vite... *boit une tasse de thé très solennelle *
Merci pour vos commentaires :
Seth Horo : Le mannequin est donc une valeur sûr ! C'est noté ! Se faire avoir comme ça par une fille... Tu tombes bien bas Akashi.
Prescillia : Tout ce je vois c'est un espace puis « , » et le reste de ta phrase. KiKuro Power ! J'ai même pas eu ce pairing à la TGS TT
Laura-067 : Je me répète mais je suis en ange ! Sa fierté de manager est si grande qu'elle veut vraiment que Tôo gagne. Mais si Akashi rejoint l'équipe, il y a une chance pour qu'il canalise mieux Aomine. Ouais, plaignons Takao ! Voilà, c'est bon.
Gil Prussia Beilschimdt II : Bien sûr que je veux le faire souffrir ! Mais je reste un ange ! So much pairings... Mon esprit se perd aussi parfois !
Yuki Mirai : Et face à « Seijuron », la mort risque d'être encore plus douloureuse. Tout le monde est content ! Comment ça, non ?! Ah, l'adolescence... Fabuleuse période.
Buli-chan : Tu es sûr ! Tu risque de finir en prison pour harcèlement sexuel ! Bave pas, on va causer une inondation à deux sinon...
Avacadavra96 : Oh, merci beaucoup ! Ouais, faut pas oublier qui est Akashi … Faut pas trop l'humaniser. AkaMomo et AoMomo power ! KiKuro, mon jouet du moment …
Chizumi-chan : Nekomata risque plus de le harceler sexuellement mais bon … Je l'adore aussi donc c'est mon devoir de le rendre ignoble ! Nyuhuhuhu !
Emy-nee : Moi ?! Certainement pas ! « Réutilisation de scènes » : Technique qui permet de ne pas trop se prendre la tête lors d'un manque d'inspiration soudain. Mince, tu es perds tes espaces !
Alyxel : Oh super... Une deuxième Aya... D'où te viens l'idée d'un loup ? Arf, l'internat ! Ce lieu où la wifi est déserte... Bon courage !
Prochain chapitre : Une nouvelle épreuve va débuter. Une épreuve où mentir est passable d'une souffrance inimaginable. Takao s'y rend en fille et Kise et Kuroko ne savent pas comment faire face à Aomine et Kagami. Cependant, Akashi est introuvable. Chapitre 22 : Sexe intentions !
