Lali oh ! J'entame mes révisions pour mes partiels... *déprime * Mais ça va aller comme sur des roulettes !
Bonne lecture !
Aomine ne semble pas contre l'admission d'Akashi à Tôo, Kagami est coincé dans un train en panne avec Kise, Momoi est traînée par Hanamiya qui est persuadé qu'Imayoshi à une copine et Takao apprend que Kissa va être envoyé tout au Sud du Japon, loin, très loin de lui.
Chapitre 25 : Et ils tomberont comme des mouches !
Aomine fixait sa manager en pleine conversation avec le coach de Tôo.
Ou plutôt en pleine dispute. Le sujet ? Akashi, plus loin. Les bras croisés, il fixait Wakamatsu qui grognait comme un chien cherchant à protéger son territoire. Sakurai, près de lui, tentait de le calmer du mieux possible à grand renfort d'excuses et de courbettes pour les deux capitaines. Bien que le rouge ne porte plus ce titre.
-Et tu comptais m'en parler quand ?!
-Et qu'est-ce que je fais là ?!
Il était clair que la rose n'allait pas laisser son coach avoir le dernier mot.
-Tu as fait venir ce garçon de Kyoto juste parce que tu avais envie ?!
-C'est Akashi Seijuro, enfin ! Avec lui dans l'équipe, combiné à Dai-chan, Tôo va être redoutable.
Le rouge détourna un instant le regard du blond furax pour se poser sur la rose, ce qui n'échappa pas au bleu. Il ne savait pas quoi en penser. Assis à même le sol, Aomine était pour une fois en tenue d'entraînement.
Derrière lui, les petits nouveaux chuchotaient. Notamment le meneur qui remplacé Imayoshi. Il était clair que si Momoi avait le dernier mot, elle allait faire en sorte qu'il retrouve son poste au sein de l'équipe.
-Momoi-san, tu-...
-On a besoin d'Akashi-kun !
-J'ai déjà un meneur.
-Pardon pour lui mais il est clair qu'Akashi-kun est meilleur.
Les bras croisé comme le garçon qu'elle cherchait à faire accepter à son coach, Momoi n'allait pas céder. Cherchant à déstabiliser l'homme, la manager opta pour la menace.
-Si jamais vous refusez, Akashi-kun ira dans une autre équipe. Et je suppose que le suivre m'apportera également beaucoup de choses.
Le frisson général de l'équipe provoqua pas mal de regards angoissés. Avoir cette fille en ennemie... Devoir tenir face à ses tactiques et pas à s'en aider. Devoir survivre face à l'écrasante victoire qu'elle obtiendrait en s'associant encore avec l'héritier richissime.
-Alors ? Ma lettre de démission pour l'équipe est déjà rédigée et celle demandant mon transfert dans un autre lycée va suivre rapidement.
Le ton était implacable. Le coach n'avait pas le choix.
Il se passa sa main dans ses boucles et fit signe au rouge d'approcher. Passant devant les deux adolescents, il leur demanda de le suivre dans une autre pièce.
Seul avec son équipe, Wakamatsu leur fit commencer l'entraînement. Le blond s'approcha d'Aomine, toujours assis :
-Tu étais au courant ?
-Non...
Pour une fois, le capitaine prit une place à côté de son As. Le silence des deux aînés cachait définitivement quelque chose.
-Il ne faut surtout pas que Momoi-san quitte Tôo.
Aomine se confinait dans son silence, ses yeux las d'un bleu saisissant posés sur les joueurs qui s'entraînaient.
-T'as intérêt à lui donner une bonne raison de rester, c'est clair Aomine ?
Le bleu se leva et se dirigea les mains dans les poches vers la sortie. Il était venu, il avait vu, la fatigue l'avait vaincu.
Kagami marchait vers la station de train, les yeux vides.
Avec Kuroko, ils avaient agis comme d'habitude. Un duo parfait sur le terrain. Mais il était clair qu'une certaine gêne se tenait entre eux. Et seul le regard acier d'Izuki avait presque faillit lui faire perdre son masque. Mais le brun avait sourit, lancé une blague stupide avant de repartir avec la balle orange.
Le turquoise s'était éclipsé comme un fantôme après l'entraînement avec Nigo. Le chiot ne comprenait rien, lui qui voulait encore être câliné par les amis du maître. Seul, l'As de Seirin était repartit en direction de son appartement. Les mains dans les poches, Kagami n'avait même pas le cœur de passer au Magi Burger.
Ses pieds raclaient un peu le sol, signe évident de son trouble intérieur.
Sa carte à la main, Kagami passa dans le train qu'il avait eu de justesse. S'installant contre la porte qui ne s'ouvrait pas, le rouge sortit son portable. Il était encore relativement tôt mais une étrange flemme s'emparait doucement de lui. Il leva ses yeux foncés vers la foule pas loin et observa la touffe blonde, coincée entre plusieurs adolescentes.
-C'est pour moi ? C'est vraiment gentil !
-Kise-kun, c'est aussi pour toi !
-Merci beaucoup !
Les bras chargés de cadeau et le sac tout aussi plein, Kise avait ce sourire forcé qui dérangeait fortement le rouge. Ce 'était pas naturel, c'était presque horrible à voir en fait. Le beau mannequin dut se rendre compte du regard las sur lui car les yeux se croisèrent. Mais Kise rompit immédiatement le contact et se mit également à ignorer les adolescentes en furie. Désappointées par son comportement, les fans finirent par s'écarter, le laissant enfin seul.
Kagami ne savait pas si c'était à cause de l'uniforme gris mais le blond avait l'air pâle. Épuisé.
Un flot important de personne grimpa à l'arrêt suivant et sans trop savoir comment, les deux garçons se retrouvèrent écrasés l'un contre l'autre.
-Pardon...
-Pas ta faute...
Le rouge faisait de son mieux pour ne pas faire en sorte que Kise puisse quand même respirer mais la foule était bien trop dense. Trouvant finalement une position qui leur convenait, les deux garçons s'habituèrent au peu de place. Ça risquait d'être long jusqu'à ce qu'ils puissent enfin descendre pour rentrer chez eux.
-Tu es tout seul ? Je croyais que tu rentrais avec Kurokocchi le soir ?
Kagami regarda le beau visage. Aucune trace d'un quelconque sentiment de jalousie ou autre. Il posait simplement la question.
-Il est partit en premier.
-Hmm... Il est vraiment très gêné...
-De quoi ?
Kise regarda ses pieds, leur trouvant sans doute un intérêt fascinant.
-Pour nous... Il ne l'a pas dit mais ça le rend malade. Pour Aominecchi et toi... Il ne veut pas que vous le détestiez.
-Je ne le déteste pas. Je me suis fait une raison.
-C'est vrai ?
Le rouge hocha la tête. C'était surtout grâce à Alex. La blonde, avec son expérience et son instinct féminin, avait finit par comprendre que son élève avait finalement enfin eu une première déception amoureuse. Une glace, un karaoké et un film stupide plus tard et Kagami dépassait ça. Alex s'était vraiment montré très compatissante avec lui, ça le touchait vraiment.
A l'arrêt suivant, pas mal des passagers quittèrent le pauvre train surabondé. Pouvant à nouveaux respirer normalement, les deux adolescents se séparèrent. Chacun regardait de son côté, tranquille.
Le train passait dans un petit tunnel quand il freina d'un coup. Incapable de trouver de quoi se retenir, Kagami s'écrasa sur Kise qui partit en avant sur le coup. Sur le sol comme bon nombre des autres passagers, le blond laissa passer un cri de douleur. Ses cahiers contre ses côtes et le poids du rouge sur le dos, il était fixé au sol.
-Ah merde... Ça va ?
L'As se releva difficilement et tendit la main au mannequin. Avec une grimace de douleur, Kise se laissa remettre sur les pieds.
-Ça va... Juste le sac contre les côtes.
Il se massa la zone douloureuse et regarda autour de lui.
-Qu'est-ce qui c'est passé ?
-J'en sais rien.
La question semblait également se poser dans la tête des gens autour d'eux. Kise finit par s'asseoir, le corps douloureux à souhait. Le conducteur du train traversait le tout en expliquant au fur et à mesure que l'engin avait un problème technique et qu'il resterait dans le tunnel encore un peu. Assis près du blond, Kagami lui tendit une bouteille en s'excusant encore d'être tombé sur lui.
-C'est pas ta faute, Kagamicchi !
Tentant de sourire, Kise se releva un peu contre le dossier pour boire. Il lui rendit la bouteille en le remerciant.
Coincé dans un train avec un des mecs qui étaient amoureux de son petit ami... Chouette.
Takao était dans la baignoire avec Kissa.
Silencieuse, la plus petite se laissait laver les cheveux. Le brun n'était pas plus bruyant qu'elle. Leur mère avait encore disparu quelque part et il avait fallut que Takao puise dans son compte bancaire pour aller acheter à manger pour ce midi. Et probablement pour ce soir. Il se sentait vide, incapable de se retenir de déprimer. Il devait être fort pour sa petite sœur mais là, c'était impossible.
Mais Midorima allait venir. Quand il serait là, le brun allait avoir le droit de craquer et de fondre en larme. Il aimait tellement le vert qu'il allait s'autoriser à demander son aide et son soutient. Ses bras autour de lui, ses mains sur sa tête, sa voix pour l'apaiser... Takao avait besoin de tout ça. Tout en rinçant les cheveux caramels de Kissa, l'aîné rêvait du vert et de sa présence à ses côtés.
Mais Takao avait également l'impression que la personne qui avait tué son père n'était pas totalement mauvaise. Elle avait quand même appeler les infirmières au dernier moment, d'après l'équipe médicale. Son père était quand même décédé mais... il y avait ce détail là. Takao savait son père très malade. L'homme n'aurait pas tenu encore longtemps, peut-être que cet assassin avait en fait aider le père de famille à s'en aller. Alors... était-elle vraiment mauvaise cette personne ou y avait t-il une raison cachée derrière ça ?
Le brun avait également fait le lien avec l'accident de Kise. Sous sa forme de labrador, le poison avait été donné mais ce fut une dose vraiment légère. Suffisante pour le tuer, pas assez pour que se soit immédiat. Soit l'assassin était franchement pas douée, soit il avait une conscience qui se rappelait à lui. En espérant que ce ne soit pas juste pour faire encore plus mal aux personnes visées...
Le frère et la sœur sortirent de la baignoire et enfilèrent rapidement quelque chose. Le joueur de Shutoku avait finit par bien s'habituer à son nouveau corps. Retournant dans la chambre du plus vieux, ils s'installèrent sous la couette et tentèrent de dormir. La nuit avait surtout été larmoyante. Et à force de pleurer, ils étaient fatigués. Takao se tourna du côté du mur, Kissa contre son dos. Il avait tellement hâte que Midorima soit là. Son portable vibra sous son oreiller et il s'empara en essayant de ne pas déranger l'enfant.
[10:58:47 – Shin-chan] Tu as intérêt à manger ce midi ! Je viens te chercher après les cours, tu dors chez moi ce soir.
Un peu -très- surpris, Takao tapa une réponse rapide.
[10:58:01 – Takao] Hein ? Pourquoi ? Et Kissa ?
[10:58:21 – Shin-chan] Parce que je veux être sûr que tu ne fasses pas de bêtises. Kissa dormira avec Aya.
Et avant même que le brun puisse réagir, un deuxième SMS lui fondit dessus.
[10:58:28 – Shin-chan] Tu n'as pas le choix.
S'il n'avait pas le choix... Takao esquissa un sourire tendre et remercia le vert qui ne prit plus la peine de lui parler ensuite. Il s'inquiétait vraiment en fait, c'était très mignon. Le brun se sentait précieux pour Midorima, c'était unique et à la fois émouvant. Oh, comme il avait hâte.
Il posa le téléphone près de l'oreiller et ferma les yeux. Le vert allait l'aider.
Takao n'était pas seul.
A peine arrivé au lycée, Himuro chercha Murasakibara.
Ils ne s'étaient pas retrouvés comme d'habitude et le brun s'en inquiétait un peu. Quelque chose avait pu lui arriver...
Depuis ses prémonitions, le brun avait décidé de ne plus quitter le violet d'une semelle. Pas question d'avoir un futur sans lui ! Il n'allait pas le laisser mourir !
Il arpentait les couloirs à la recherche de son pivot. Himuro grimpa les escaliers jusqu'à la classe du géant et le découvrit enfin.
-Atsushi !
Les yeux las se levèrent vers lui.
-Oh Muro-chin... Bonjour.
-J'ai besoin de te parler. Maintenant.
Il y avait quelques regards mais Himuro s'en fichait. A peine le violet eut-il posé le pied hors de la salle que son capitaine attrapa son poignet et referma brutalement la porte. Le traînant pratiquement dans un couloir vide, il s'arrêta quand Murasakibara se stoppa également. Incapable de le faire avancer, le brun se retourna.
-Où est-ce qu'on va Muro-chin ?
-Là où il n'y a pas de monde...
-Il n'y a personne ici.
Soudainement très intimidé, le plus vieux ne disait plus rien. Les yeux rivés sur le sol, il se rendit compte qu'il avait presque peur de la réaction du violet après ce qu'il allait dire. Ou faire.
-Atsushi, je-...
-On devrait arrêter Muro-chin.
-... Hein ?
Le géant avait aussi le regard ailleurs.
-Je pensais que je pouvais attendre que tu me donnes ta vraie réponse que tu arrêtes de me laisser t'attendre. Mais je peux pas Muro-chin... Ce genre de situation... On dirait que tu t'apprêtes à me dire d'abandonner.
-Je... Je n'allait pas te dire ça enfin !
-Alors quoi ?
Himuro joua avec ses manches, en quête de ses mots.
-C'est par rapport à ce que tu as vu dans tes possibles futurs ?
Il hocha de la tête.
-Tu peux me dire ce que tu as vu ?
Le brun refusa et se mordit les lèvres. Murasakibara soupira et fit demi-tour.
-Je déteste quand tu fais ça... Ça me fatigue vraiment.
Le capitaine voulu le retenir mais il comprit que ça n'allait servir à rien. Ça ne s'était pas du tout passé comme il le voulait. Himuro s'appuya contre le mur et baissa le visage. Il voulait réellement lui dire qu'il l'aimait... qu'il pensait l'aimer. Mais le violet n'allait pas se contenter d'une demie réponse. Il ne voulait pas qu'Himuro « pense », il devait vouloir que ce soit sûr. Mais pour le brun, avouer ses sentiments était bien plus difficile qu'il ne l'avait imaginé.
La sonnerie annonça le début des cours. Le violet devait déjà être de retour dans sa classe. Mais Himuro ne pouvait pas bouger. Pourquoi hésitait-il encore sur ses sentiments ? Un coup c'était bon, l'autre il se remettait à douter. Pas étonnant que Murasakibara en ait marre...
Akashi ressortit du bureau du coach de Tôo avec la permission de rejoindre son équipe. Un peu stupéfait par la façon dont Momoi avait réglé cette affaire, son ventre se tordait déjà d'impatience à l'idée de toucher la balle orange.
Le coach partit régler les démarches de son inscription auprès du directeur, Momoi se retrouvait à gérer l'équipe. Le silence se fit complet quand elle attrapa ses feuilles et son criterium.
-Vous allez passer aux exercices en groupe.
Elle releva vaguement la tête pour compter mentalement et décida de faire quatre groupes de cinq joueurs.
-On va commencer par des petits matchs de dix minutes. Wakamatsu-kun et Sakurai-kun, vous dirigerez chacun une équipe.
Les bégaiement du très timide joueur ne firent ni chaud ni froid à la rose qui se fendit tout de même d'un sourire d'encouragement. Le garçon cacha son visage derrière son ballon et s'éloigna avec quelques garçons volontaires. Le capitaine blond fit de même avec un regard noir pour Akashi qui le regarda de la même façon.
Ils étaient rivaux.
La manager regarda les deux garçons qui venaient de remplacer Imayoshi et Susa. Désignant le nouveau meneur de jeu, elle le laissa choisir les quatre autres membres de sa petite équipe, de même que que le nouvel ailier qui avait pris la succession de Susa.
-Akashi-kun ?
-Oui ?
Elle le regarda un peu et nota quelque chose sur une feuille avant de le tendre.
-Ce sont les informations que j'ai récolté sur toi depuis l'année dernière. Peux-tu juste me dire s'il y a des erreurs ?
Le rouge parcourut rapidement la liste de ses résultats. La rose était même jusqu'à aller dénicher sa taille, son poids...
-C'est assez complet... Je vois que tu récupères vraiment toujours toutes les informations.
-Il y a beaucoup de vitamines dans le wakame.
-J'arrive à m'en passer. Depuis combien de temps ton meneur joue t-il à ce poste ?
Momoi regarda le garçon en question qui donnait quelques indications à sa petite troupe.
-Officiellement, depuis la dernière année du collège.
-Il a du mal à se faire comprendre, non ? Il semble plutôt enclin à crier et à ordonner.
-Il a fallu en en choisir un après le départ d'Imayoshi-sempai et c'est le seul à d'être proposé.
Sa voix était un peu trop aiguë. Akashi allait devoir y aller avec des pincettes s'il ne voulait pas se prendre un coup malheureux.
-Mais tu vas prendre sa place, Akashi-kun.
-Si vite ?
-Je veux que Tôo gagne.
Le rouge hocha de la tête. Pour l'instant, il devait se contenter d'obéir aux demandes de la rose. Il était déjà très heureux d'avoir la chance de refaire du basket.
Tant que son père ne l'en empêchait pas tout de suite...
Comme promis, Midorima était venu le chercher. Quand il s'était retrouvé en face de Takao, il y eut un petit moment d'immobilité totale avant que le brun ne se glisse dans ses bras, quémandant une douceur qu'il ne pourrait que rarement lui accorder. C'était une étreinte silencieuse qu'ils rompirent quand Kissa descendit l'escalier.
Midorima caressa les cheveux caramels et attrapa la main de Takao pour les emmener chez lui. Conscients des quelques regards sur eux, les deux amoureux rougirent un peu. Ils avaient l'air d'un couple ?
Une fois chez le vert, Aya prit d'autorité Kissa sous son bras et les deux fillettes grimpèrent dans la chambre de la verte. Midorima, toujours accroché à la main de Takao, le fit aller dans la sienne.
Le sac du brun atterrit quelque part tandis qu'ils se jetaient en même temps sur l'autre. Le brun avait besoin d'être réconforté et pour une fois, le vert allait lui accorder ce qu'il voulait. Takao poussa son coéquipier jusqu'au lit et Midorima s'échoua dessus. Les genoux de chaque côté des hanches de son partenaire, le garçon-fille s'évertuait à déboutonner la chemise du plus grand.
-Takao... attends...
-Non...
Leurs langues se cherchaient malgré tout et Midorima se surprit à capturer la taille nouvellement fine du brun.
-Pas comme ça...
-J'en ai besoin !
Le vert roula pour se retrouver au dessus et embrassa la gorge du brun qui soupira de plaisir.
-Je t'aime Shin-chan !
-Moi aussi... Mais pas maintenant.
-Alors quand ?
Midorima se recula, la chemise ouvert et les joues rouge d'embarras.
-J'avais plutôt imaginé ça... plus romantique.
-... Hein ?
-... Pas à la va-vite, au risque de se faire surprendre. Plus tard quand on sera vraiment que tous les deux...
Takao était entièrement allongé sur le matelas, Midorima se coucha près de lui. Le visage de plus en plus rouge, le vert continua :
-Ce sera notre première fois... Je veux un moment rien qu'à nous...
-Shin-chan...
Le brun attrapa la joue du vert et tira un peu.
-Tu es trop romantique, ça me fais peur.
Midorima se dégagea d'un mouvement de main et Takao en profita pour se lover contre lui.
-Mais ça me semble bien...
Le vert se baissa jusqu'à poser son front contre le sien. Ce brun allait le faire devenir fou.
Kagami et Kise étaient au bord du meurtre. Ils avaient besoin de sortir de ce maudit train. Les gens commençaient à s'énerver, déclenchant des disputes pour un rien. Les enfants pleuraient et criaient partout. Des jeunes roucoulaient dans un coin. Ayant déjà cédés leurs places à des personnes âgées, les deux basketteurs s'étaient carrément assis par terre, dos à dos pour se soutenir.
-J'en ai marre...
-Moi aussi.
-J'ai faim...
-Moi aussi...
Kise avait fermé les yeux comme pour mieux oublié où il était. Coincé dans le tunnel, le train de pouvait plus du tout bouger et personne ne pouvait en sortir.
-J'ai plus de batterie, il est quelle heure ?
-Hmm... Un peu plus de 20h.
L'estomac du rouge se manifesta encore une fois. Le blond avait tenté d'envoyer un SMS à Kuroko pour le prévenir de sa situation mais le réseau était naze dans ce tunnel.
-Il va m'attendre...
-Hein ?
-Rien.
L'As de Seirin retourna à peine sa tête.
-Kuroko ?
-... Oui.
Le joueur fantôme semblait être un sujet douloureux donc le mannequin ne voulut pas s'appesantir davantage. Mais le gourmand fit le premier pas.
-Je... J'abandonne pour Kuroko. Il est amoureux de toi alors... je pense que je devrais simplement me retirer.
-Kagamicchi...
-J'y ai beaucoup réfléchi. C'est le mieux à faire. Par contre, Ahomine, je ne pense pas qu'il le fera de suite. Mais je préfère que ce soit toi que lui.
Autant avoir perdu contre le mannequin, il pouvait le supporter, autant ça serait contre le bleu, là par contre, ça n'était pas supportable. Le voleur d'amoureux s'était également retourné et adressa un sourire à son ancien rival.
-Merci.
Se calant à nouveau dos à dos, les deux garçons se replongèrent dans leur silence. Il y eut un bruit aiguë qui leur fit grincer les oreilles et l'électricité se coupa totalement. Kise alluma la lampe torche incluse dans son super portable tout récent.
-De mieux en mieux...
Il souffla sur ses mains refroidies et se frotta ensuite les bras.
-Le chauffage a du être coupé aussi.
-Tu veux ma veste ? J'en ai pas spécialement besoin.
Le mannequin commença par refuser mais Kagami le recouvrit d'une veste bien trop grande. Ah ces Japonais... De vrais chochottes.
Enveloppé dans la veste noire de Seirin, Kise avait l'air trop différent. La couleur était bizarre sur lui.
-Merci.
Les deux adolescents se relevèrent pour se caler bien contre les portes atomatiques. Plongés dans le noir complet, les passagers devenaient de plus en plus insupportables. Les écrans des téléphones offraient tout de même un éclairage suffisant pour y voir correctement. Mais un homme d'apparence débraillée et une bouteille à la main, tanguait dangereusement. Il donna un coup assez violent à Kise qui en eut le souffle coupé. Kagami réagit immédiatement et attrapa l'homme par le bras.
-Oy ! Vous pourriez vous excuser !
-Hein ?!
Le blond se massa l'endroit touché et secoua la tête.
-C'est bon, Kagamicchi... C'est pas grave.
-Bien sûr que si !
-T'as un problème, morveux ?!
Toujours en donnant l'impression d'être sur un navire en pleine tempête, l'homme bien ivre s'approcha des deux futurs adultes.
-Kagamicchi, c'est b-...
-Ouais, j'ai un problème !
Leurs éclats de voix commençaient à créer un attroupement et Kise tentait de tirer le rouge en arrière.
-Allez viens, ça sert à rien...
-Oh, tu protèges ta petite copine ? C'est mignon ! Ben, vas-y défend là...
Kise eut à peine le temps de relever les yeux que bouteille de l'homme s'éclata près de lui. Ne retenant pas son couinement effrayé et surpris, le blond rentra la tête dans les épaules ce qui provoqua le rire de l'homme bourré.
-Quelle tapette !
Le blond rougissait de colère et s'apprêtait à sauter à la gorge de son agresseur quand le poing de Kagami le devança. L'homme roula plus loin avec un bruit sourd.
-Kagamicchi !
Le reste s'enchaîna de façon rapide et Kise se retrouva au milieu d'une foule en manque de baston. D'un côté, les supporteurs du rouge, de l'autre ceux de l'homme à terre. Jouant des mains et des coudes, le mannequin se retrouva près de l'As de Seirin, bien décidé venger l'honneur de Kise.
L'homme se releva, un tesson de verre dans la main. Pour le joueur de Kaijo, il n'y avait qu'une chose à faire. Il se jeta sur l'homme en même temps que le morceau de verre s'approchait de Kagami.
La douleur le saisit violemment et il apporta tout de suite la main à la blessure. Kagami se précipita sur le Miracle, le visage blême en voyant le sang qui tachait maintenant le col du blond. Et ce qu'il ne remarqua pas d'autres, c'était que le morceau de verre tranchant comme tout s'approchait maintenant de lui aussi.
Par réflexe, il se protégea avec sa main. Et quand le verre trancha sa peau, il ne retint même pas son hurlement de douleur. Et encore une fois, le morceau revint , visant cette fois sa chemise blanche.
Kise regarda Kagami qui chutait sur le sol, la main en sang.
Et Kagami regarda Kise qui chutait aussi sur le sol, sa propre main couvert de son sang.
Beaucoup, beaucoup de sang. Et des voix, des hurlements, des appels au secours.
Puis le noir.
Akashi était en sueur. Pourtant, un sourire éclairait son visage. Il affrontait Wakamatsu et s'en donnait à cœur joie. Sans utiliser ses yeux, il menait à 27- 15. Le blond n'était pas en meilleur état mais aucun d'entre eux ne voulait abandonner.
Les autres joueurs avaient fini par s'écarter pour leur laisser le terrain. Chacun regardait, apprenait, découvrait. Quand à Momoi, elle avait abandonné ses fiches pour se concentrer sur son nouveau joueur et son capitaine.
L'héritier feinta à droite et Wakamatsu lui vola le ballon quand il partit vers la gauche. Sans s'en soucier, Akashi le récupéra la seconde d'après. Il sauta et tira pour un trois points mais Wakamatsu s'empara du ballon en plein vol et courut vers le panier adverse. Il allait sauter pour un dunk quand le coach siffla la fin de l'entraînement. Revenu entre temps, il avait tenu à voir la « complicité » entre l'ancien capitaine de Rakuzan et son équipe. Il allait falloir pas mal de travail...
Ordonnant aux garçons de ranger le matériel et de filer ensuite aux vestiaires, le coach s'approcha de la manager.
-Où est Aomine ?
-Comme d'habitude.
L'homme soupira et tapota la tête de la rose.
-Tu as fait du bon travail aujourd'hui. Sois prudente en rentrant.
-Vous aussi.
Elle rangea ses fiches dans son sac et jeta un regard circulaire au gymnase. Plus personne. Sauf Akashi qui la regardait.
-Tu devrais aller à la douche.
-Tu trembles.
Momoi serra les dents. Elle avait pourtant agis comme d'habitude, désirant réellement lui cacher sa fatigue soudaine. Il s'approcha, le visage lisse.
-Pourquoi fais-tu semblant d'aller bien ?
-Je ne veux pas de ton aide.
La rose s'assit néanmoins sur le banc en fermant les yeux. Akashi toujours debout devant elle, croisa les bras.
-J'ai passé un marché avec ta divinité. Que tu le veuilles ou non, je vais le respecter.
-Ne me touche pas...
Elle se leva et contourna le banc. Akashi fit un pas et glissa son bras gauche contre son ventre pour la retenir contre lui tandis que sa main droite attrapait son menton pour coller ses lèvres aux siennes. Momoi ne débattit pas, les yeux fermés comme pour mieux apprécier l'énergie qu'il lui transmettait.
Transmettre de l'énergie, c'était comme... boire un verre d'une boisson quelconque et faire passer le liquide à une autre personne au travers d'un baiser. La sensation était la même, le poids de quelque chose sur sa langue, quelque chose qui quittait son corps pour rejoindre celui de la manager.
Comme emporté par ce qu'il faisait, Akashi amplifia davantage le baiser, sentant bien que la fille cherchait à le repousser. Elle s'était retournée, son corps pressé contre le sien, une main sur son épaule pour l'écarter, l'autre sur sa nuque pour le rapprocher et continuer de prendre son énergie. Elle oscillait entre les deux, totalement perdue.
-Akashi-kun... Non, pas plus... Tu vas finir par...
Il ne disait rien. C'était bizarre, il avait l'impression de ne pas pouvoir s'arrêter, de ne pas vouloir s'arrêter... Il devenait accro au trafic d'énergie ?
-A là là... Quel spectacle répugnant.
Momoi se recula d'un coup, une main sur la bouche, les yeux fixés sur la porte d'entrée du gymnase. Le rouge fixait également l'individu qui venait de les déranger. La rose semblait sur le point de fuir.
-Hanamiya-sempai...
Midorima se réveilla en début de soirée seul dans son lit. Trouvant ses lunettes du premier coup, il les enfila et fit un tour de la chambre. Le brun n'était pas là.
Quittant la chaleur de sa couette, il glissa ses pieds dans ses chaussons grenouilles et quitta sa chambre. Tout était silencieux. Aya et Kissa dormaient également, petits corps perdus dans l'immensité de la couette blanche de la fillette aux longs cheveux verts.
Il descendit dans la cuisine où il aurait potentiellement pu trouver Takao. Mais non.
-Takao ?
Le silence de la grande maison lui répondit. Arrivé au bout de sa patience, le vert sort son portable et compose le numéro du brun.
Le Faucon décroche au bout d'un moment.
-... Shin-chan...
Sa voix était telle que le garçon aux lunettes savait que quelque chose venait de se passer.
-Où es-tu ?
-... Je suis repartit chez moi.
On aurait dit qu'il allait pleurer.
-J'arrive.
Midorima se jeta sur la première paire de chaussures qu'il trouva, salua sa mère qui venait de rentrer et l'avertit pour Kissa. Sans d'autres explications, il claqua la porte derrière lui et se mit à courir.
Chez Takao, le vert entra directement et monta l'escalier quatre à quatre.
-Takao ?!
Assis sur son lit, ses longs cheveux défaits couvrant ses épaules, le brun sanglotait. Sans réfléchir, sans parler, il se jeta sur le vert. Les grands bras du tireur autour de son corps, le garçon s'accroche à son haut en pleurant de plus en plus fort.
-Qu'est-ce qui c'est passé ?
-Kissa... Ils veulent m'enlever Kissa !
-Quoi ?!
Les jambes du garçon-fille cédèrent et les deux adolescents se posèrent à genoux sur le sol. Les mains autour du visage de Takao, Midorima lui ordonne de tout lui expliquer.
-Ma... ma mère est allée à l'hôpital... elle a attaqué l'un des médecins qui s'occupaient de mon père... La police l'a emmené et... les services sociaux ont été mis au courant... Ils ne veulent pas me laisser Kissa ! Il ne veulent pas Shin-chan !
L'appel l'avait tétanisé. S'obligeant à faire doucement pour ne pas réveillé le vert qui s'était endormi contre lui à ce moment là, il avait demandé à la personne chargé du dossier de sa petite sœur s'il était possible de se rencontrer pour en discuter clairement.
Il s'agissait d'une femme d'une quarantaine d'années aux intentions honorables. Elle avait reconnu que l'adolescente avait su parfaitement gérer la situation familiale et avait bien pris soin de sa petite sœur. Mais ce n'était pas à elle, du haut de ses presque 17 ans de s'occuper de ça. « Ce n'est que temporaire, tu pourras demander sa garde à ta majorité si ta situation est convenable. Tu travailles à mi- temps et tes études sont suivies sérieusement, il arrive que les enfants soient ramenés à leurs aînés dans des cas pareils » voilà ses mots exactes.
Midorima reste sans voix. La détresse de Takao dépasse tout même si la possibilité de récupérer Kissa peut arriver. La blonde va partir pour le Sud du Japon. Loin, trop loin de son grand frère.
Épuisé à force de pleurer, le brun se contente de se laisser étreindre. Il n'en revient toujours pas. Les pouces de Midorima essuyèrent ses larmes et lui relevèrent la tête. Sa bouche trouva doucement la sienne et le brun se pressa contre lui. Cette fois, il ne pouvait pas prétexter quelque chose, il sentait que son amoureux en avait besoin.
Sa main se glissa sur la joue de Takao et il l'obligea à se relever. Le brun s'accrocha à ses épaules, se laissant amener sur son lit. Midorima au dessus de lui, il l'embrassa avec une douceur toute nouvelle.
Le vert allait oublier momentanément qu'il aurait préféré Takao en garçon. Par ce que Takao fille avait besoin de lui maintenant.
Coincée dans la voiture d'Hanamiya, Momoi n'arrivait pas à se sortir de la tête qu'elle venait d'être enlevée. Après avoir commenté son échange avec Akashi, le brun l'avait attrapé par le bras et l'avait pratiquement soulevé jusqu'au parking.
Et maintenant, Monsieur conduisait, un air énervé sur le visage.
-... Hanamiya-sempai ?
-Cette espèce d'ordure... me laissait en plan comme ça... pour une fille...
Les mains blanches à force de serrer son volant, l'ancien capitaine de Kirisaki Daichi se gara en quatrième vitesse en l'expulsa pratiquement de la voiture.
-Qu'est-ce qu'on fait là, Hanamiya-sempai ?
-Chuuuut !
Il lui jeta une paire de lunettes de soleil au visage ainsi qu'un foulard.
-... Tu sais qu'il fait presque nuit ?
-C'est pour qu'il ne nous remarque pas !
-Qui ?
Hanamiya se jeta sur elle pour l'obliger à se baisser derrière un buisson.
-Tu me fais mal !
-Fermes-là !
Regardant dans la direction que son doigt indiqué, Momoi resta bouche-bée devant le spectacle d'Imayoshi et d'une fille qui rirait avec lui.
-Imayoshi-sempai ?!
-J'ai jamais vu cette garce avant...
Il se leva pour se rapprocher du couple, la main de la rose dans la sienne. La traînant dans un angle de rue, il avait l'air franchement ridicule avec son chapeau bizarre et son masque blanc de malade sur le nez.
-Tu es ridicule...
-Fermes-là !
Elle leva les yeux au ciel et se laissa emporter.
Sadique N°1 montrait une vitrine à la jeune fille qui souriait, le bonheur formant une aura autour d'elle. Momoi entendait presque les menaces de mort que devait penser Hanamiya. Ah, celui-là...
Continuant de les suivre à distance, les deux duos finirent par entrer dans un petit café. Entraînant Momoi vers une table à l'écart cachée par une grande plante verte, il ne fit même pas attention à la serveuse. Momoi cligna des yeux avant de choisir pour le brun absolument pas concerné par la question.
-On va prendre un thé et un café s'il vous plaît.
La jeune fille s'éclipsa l'instant suivant et la rose regarda à nouveau son ancien capitaine. Il riait ouvertement et affichait un sourire qui n'avait rien avec du sadisme. Il alla même jusqu'à prendre la main de la fille et glisser ses doigts entre les siens. Un craquement se fit entendre et la manager de Tôo comprit vite qu'il s'agissait d'un verre vide qu'Hanamiya venait de serrer comme si sa vie en dépendait.
-Hanamiya-sempai -...
-Pourquoi tu ris comme ça avec elle … ?! C'est qui cette fille ?!
La serveuse déposa rapidement leurs boissons et le brun avala la sienne avec une grimace. Momoi prit le temps de déguster son thé et attira l'attention du plus vieux.
-Tu veux quoi ?! J'essaie de-...
-Arrête deux secondes ta crise de jalousie et écoutes-moi.
-Ma... Ma quoi ?!
La rose soupira et montra le petit couple du doigt.
-Imayoshi-sempai ne sort pas avec cette fille.
-... Tu es sûr ?
-Totalement.
Elle faisait confiance à ses instincts féminins en tout cas. La fille termina sa tasse et se leva en laissant les lunettes et le foulard sur la table.
-A mon avis, il a une bonne raison pour être avec elle. Mais ils ne sortent pas ensemble.
Elle déposa la monnaie sur la table et quitta le café pour repartir chez elle.
Seul, Hanamiya enleva également son accoutrement, se trouvant soudainement ridicule. Quel comportement stupide venant de sa part. Il regarda sa tasse de café. Il détestait le café, Hanamiya préférait...
-Un jus d'orange sanguine... non ~.
Le bras d'Imayoshi lui passa par devant tandis que le brun à lunettes déposait un grand verre devant le plus jeune.
-Mako-chan, tu n'étais pas du tout discret ~.
-C'était qui cette fille ?
Le rire rauque du garçon firent se plisser les sourcils du plus jeune.
-Personne ~
Les bras d'Imayoshi se resserrèrent autour du deuxième qui ne broncha pas.
-J'aime quand tu me fais une crise de jalousie ~...
-J'ai rien fait.
La langue d'Imayoshi cajolait son oreille et ses mains se glissaient déjà sous son haut.
-Je vais te trouver tout de suite que tu n'as pas à être jaloux ~.
-Ma voiture est pas loin.
Le sourire de Sadique N°1 contre sa nuque fut sa seule réponse.
Himuro se douchait tranquillement dans les vestiaires du club de basket. Rinçant les dernières traces de shampoing, il attendait que Murasakibara passe. Il avait réfléchit toute la journée et cette solution lui avait parut la meilleure.
La voix du violet se fit entendre et immédiatement, Himuro ouvrit la porte. Se fichant d'être nue devant lui, le plus vieux l'attrapa par le bras et le força à rentrer dans sa cabine de douche.
-Muro-chin, tu fais-...
-Chuuuuuuut !
Sa main sur la bouche du violet, il fit en sorte qu'il se taise. Avec le géant, c'était devenu très étroit et ils étaient serrés. Le violet soupira et murmura :
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Je t'aime !
Se hissant sur la point des pieds, il l'embrassa avec un désir très profond. Immédiatement, Murasakibara lui répondit, ses mains sur la taille du plus petit.
-Muro-chin, si tu ne t'arrêtes pas...
-Ne t'arrêtes pas...
Quémandant à nouveau un bisou, le brun sentit les grandes mains descendre sur ses fesses. Son gémissement fut étouffé par la langue du violet.
La main de Murasakibara sur sa bouche, l'autre sur sa hanche, Himuro fit de son mieux pour ne pas crier quand il entra en lui. Les jambes flageolantes et les mains sur le mur, il se cambra un peu.
-Muro-chin... Serré...
Le brun avait l'impression que le violet n'allait jamais arriver à entrer entièrement. La main du géant se posa sur l'autre hanche tandis qu'il s'enfonçait vraiment d'un coup. Hoquetant un peu, Himuro ouvrit la bouche sur un cri inaudible. Murasakibara embrassa sa nuque, sa gorge, sa joue et sa bouche. Tout pour lui faire un peu oublier sa douleur.
-A... tsushi...
La main droite du violet se glissa au niveau de sa cuisse et la souleva, trouvant un moyen de s'enfoncer encore plus à l'intérieur de Himuro. A la fois gémissant et suppliant, le brun venait de poser son front sur le mur froid de la douche et balançait un peu les reins. S'il ne bougeait pas vite, ça allait vraiment finir par rendre la douleur insupportable.
-Bouges... Aaaah... Bouges...
Aidé par l'eau autour d'eux qui finissait de couler, la serviette de Murasakibara à même le sol, le géant se recula pour revenir d'un coup puissant à l'intérieur de son corps. La bouche ouverte, se forçant pourtant à ne pas faire de bruit pour ne pas alerter les autres, Himuro entendit la voix du vice-capitaine.
-Himuro-sempai ? Tu aurais vu Murasakibara ?
-A... Atsushi... Je ne... l'ai pas vu !
Tellement difficile de garder une voix normale quand des vagues de plaisir remontaient de plus en plus forts.
-Tu as une voix bizarre, Himuro-sempai... Tu vas bien ?
-Juste... Une crampe... Hyaaaa !
Lapidant mentalement le garçon derrière lui, le brun sentit que le dominant accélérait davantage ! Ne tenant debout que grâce aux mains de Murasakibara, il serrait les dents de toutes ses forces.
-... Bon, je vais y aller. Bonne soirée Himuro-sempai !
-Aaaaaah... A toi aussi ! Merci... pour ton dur...
Murasakibara fit exprès de s'enfoncer avec violence ce à ce moment là et Himuro dut se mordre la lèvre pour ne pas le supplier de continuer à bouger comme ça.
-... ton dur travail !
Le gamins s'éloigna et le violet attrapa la deuxième jambe pour le soulever définitivement. Le derrière de son crâne sur l'épaule du géant et ses bras noués difficilement à sa nuque, son dos n'arrivait pas à se coller à son torse tant il se cambrait à chaque poussée.
-Plus... Plus... Atsushi plus...
-Détends-toi Muro-chin, tu deviens vraiment étroit...
Malgré ça, c'était toujours aussi agréable. Les vagues de plaisir remontaient de plus en plus forts, de plus en plus vite.
Un éclair blanc l'aveugla d'un coup et il se resserra vraiment autour de Murasakibara.
-Je vais...
-Moi aussi...
Le pivot accéléra encore, tapant frénétiquement cette zone qui semblait rendre dingue son capitaine. Les jambes écartées au possible, Himuro sentit son intérieur devenir brûlant d'un coup. N'arrivant même pas à retenir son cri, il regarda son propre corps se tordre frénétiquement et se libérer.
Murasakibara se laissa tomber à genoux, Himuro contre lui. Le brun referme les jambes, priant mentalement pour que personne ne l'ai entendu.
-Muro-chin ?
-Hmm ?
-Je t'aime aussi.
Himuro ferma les yeux et se laissa aller contre le géant.
Ahaaaaa... Il avait encore mal.
Et hop ! Chapitre bouclé !
Ce fut long, ce fut complexe. Ô Dieu de l'inspiration, viens à moi !
Merci pour vos commentaires :
Chizumi-chan : J'ai revérifié au cas où mais Kise est bien le plus vieux. Après, ça dépend si tu considères que Kuroko fait partit de la GM ou non. C'est clair que ça va pas être une histoire romantique, va y avoir des moments moments.
Yuki Mirai : J'ai enfin trouvé ma fin, dommage pour Himuro. Ça peut être pire que les deux qu'il a vu. Hanamiya tout jaloux ! N'est-il pas mignon ? J'ai adoré écrire sur lui et sur Imayoshi !
Grwn : Ah, tu espères une bonne fin. C'est mignon ! Une fille, ça fout le bordel ! C'est comme ça. ImaHana, ouiiiiii !
Laura-067 : Tellement de questions ! J'espère pouvoir répondre à tes questions avant la fin de la fic ! Tes commentaires m'inspirent encore et toujours !
Gil Prussia Beilschmidt II : Quel côté sadique ~ ? Pauvre Kise, c'est toujours lui... D'accord, il va souffrir !
Seth Horo : La crasse ? Sur tout le monde, comme ça, pas de jaloux ! Après, le futur peut-être encore différent ! En bien en ou mal, ça dépendra de mon sadisme.
Baknb : Euh... Je sais pas... Je suppose que j'ai de l'imagination ^^ Ah MidoTaka ! Je suis fan aussi. Tu peux pardonner Momoi, t'as bien vu Nekomata ?! Ce chat est ma représentation exagérée ! Pauvre Kise !
Prescillia : On va encore entendre parler de Kissa, pas de soucis ! L'histoire va pas être de plus en plus joyeuse malheureusement...
MissXYZ : Je m'entendrais bien avec lui aussi... C'est pas rassurant.
Emy-nee : Y'a pas de soucis !
Alyxel : Mais pourquoi elle est pas consentante cette dinde ?! Dans ma tête, Sumire ressemblerait vraiment à une petite poupée précieuse. Aomine 2.0 vs Akashi 2.0 ?
Buli-chan : Ah, le bac blanc... Le mois prochain pour moi. Midorima faisait un peu stalker sur le coup.
MonkeyDL : Nigo ? Tranquuuuuuuille ! Il va bien. Akashi peut gagner le jeu mais ça ne veut pas dire qu'il a tué tout le monde de lui-même. Quoique...
Prochain chapitre : Kise et Kagami sont amenés en urgence à l'hôpital. Une nouvelle épreuve commence sans eux. Momoi commence à développer une addiction à l'énergie d'Akashi et Takao doit dire au revoir à Kissa. Chapitre 26 : Le jeu du Roi !
