Lali oh ! J'espère que vous avec passé une bonne St Valentin ! La mienne était géniale : Schoko-bons et Sex Intentions. Mon ordinateur a décidé de me lâcher sans prévenir mais finalement ça s'est arrangé !
Bonne lecture !
Alors qu'Aomine est finalement découvert, Momoi est prévenue et accourt au cimetière avec Akashi qui ne va pas la lâcher. Takao choisit définitivement quoi faire avec ce bébé et son apparence et Himuro fait de son mieux avec Kagami.
Chapitre 29 : L'ombre et la lumière !
Aomine fixait le ciel, incapable de bouger. Son ventre n'était même plus douloureux... Les yeux mi-clos, il sentait quelque chose de liquide qui couler entre ses doigts et qui formait déjà une flaque sous lui. Son tee-shirt avait déjà trop absorbé pour que l'intégralité de son sang se mêle aux fibres du haut. Il ouvrit la bouche, laissant un râle en sortir. L'odeur de fer était insoutenable. Son corps était glacé...
Quelqu'un hurla et des bruits de pas qui se rapprochaient de lui le firent cligner des yeux. Était-ce un homme ? Une femme ? Le bleu n'arrivait plus à distinguer. Merde, il allait mourir... Ses yeux étaient lourds alors Aomine choisit de les fermer. La personne lui hurla de rester éveillé... Facile à dire !
-Dites...
-Oui ?! Une ambulance va arriver !
-Non, pas ça...
Sa voix se coupait et il avala le sang qu'il avait dans la gorge pour finir sa phrase.
-Vous pourriez appeler quelqu'un pour moi ?
-... Qui ?
-Une amie à moi... et dites-lui... même si elle vous menace pour que vous lui dites où je suis... de ne surtout pas venir... Je veux pas qu'elle vienne.
Non, il ne fallait pas qu'elle voit ça... Elle allait pleurer et hurler et Aomine ne voulait pas. Lentement, il énonça le numéro et attendit que l'autre appelle. Ses yeux se refermèrent un nouveau, ses poumons cherchant désespérément de l'air. Si elle venait... Si elle venait... Il voulait qu'elle vienne pourtant parce qu'elle chercherait quand même à le rassurer, à lui dire que tout irait bien. Aomine... avait peur ? Non, ridicule ! Mais...
Manquerait qu'elle se mette à chialer au dessus de lui... Mais... Mais c'est étrange, il avait presque envie qu'elle soit là, jutement. Elle et ses mots réconfortants... Qu'elle lui dise que tout irait bien, qu'elle était là avec lui. Ah, mince, il commençait à regrettait d'avoir dit à ce mec de la tenir éloignée. Sa torse se soulevait à la recherche d'un peu d'air pour tenir encore un peu.
L'adolescent n'entendait toujours pas les sirènes qui allaient peut-être pouvoir sauver sa ridicule vie. Il y avait ce bruyant mec à côté qui venait de raccrocher et qui le suppliait de garder les yeux ouverts. Qu'il se taise un peu...
Ils mettaient vraiment du temps ces secours... Tellement de temps que cette idiote de manager était là. Aomine l'entendait hurler plus loin.
-Non...Vous devriez...
-Poussez-vous ou je jure que vous allez le regretter.
Elle n'avait jamais utilisé une voix aussi menaçante, même Aomine en fut surpris. L'homme céda un peu trop facilement et le bleu la sentit pratiquement se jeter sur lui.
-Dai-chan...
Il ouvrit ses yeux en même temps que ses larmes atterrissaient sur ses joues. Ah ben voilà, comme prévu... Aomine regardait son visage, ne parvenant pas à s'en détacher. La main blanche caressait sa joue, repoussant également les mèches sur son front.
-Je suis là, ça va aller... Tu entends ? L'ambulance arrive...
Momoi hoquetait toujours en parlant, ses sanglots de plus en plus fort. Elle avait du tracer pour arriver si vite. Ses yeux roses ne le lâchait plus et Aomine baissa les siens sur le haut qu'elle portait. Indéniablement un haut de garçon. Pas un des siens, elle semblait à l'étroit dedans. Une ombre recouvrit son visage et quand Aomine ouvrit encore ses yeux, le visage neurtre d'Akashi le regardait. Le bras de son ancien capitaine était passé par dessus son corps allongé et le rouge pressait quelque chose contre la plaie bien ouverte. Momoi attrapa la main ensanglantée de son ami d'enfance et la pressa, ignorant totalement le liquide carmin. Chose étonnante, Akashi avait boutonné sa chemise n'importe comment... C'était rare venant de sa part, Aomine n'arrivait pas à imaginer qu'il puisse se presser à ce point.
Se retournant encore vers Momoi, le bleu haussa un sourcil quand elle la vit regarder le nouveau joueur de Tôo avec... il allait mourir et les mots lui manquaient, zut à la fin !
… Elle avait une marque de morsure au niveau de la gorge. Très légère, presque imperceptible mais bien là.
… Akashi semblait très possessif avec la rose ces temps-ci.
… Non, pas possible ! Ces deux-là ?! Mais... non !
Aomine sentit une lourde vague de jalousie qui le réveilla d'un coup. Sa tête crissa sur les graviers du cimetière et il fixa furieusement Akashi. L'ancien capitaine garda le même visage jusqu'à ce qu'un sourire pleinement satisfait ne se dessine sur ses lèvres. Sale petit...
L'ambulance résonna enfin et un tas d'hommes s'approchèrent d'Aomine. Certains écartèrent Momoi, d'autre prirent le relais en permettant à Akashi de retirer sa main. Tenue à l'écart, la rose ne cesser de hurler quelque chose qu'Aomine n'arrivait pas à comprendre. Le bras du rouge se plaça au niveau du ventre de la fille et il l'attira contre lui.
Les deux garçons n'avaient pas cessé de se dévisager, le sourire d'Akashi semblait inhumain aux yeux du bleu. Ils ne se lâchèrent pas non quand les portes de l'ambulance se refermèrent et que le véhicule s'éloigna en direction de l'hôpital.
Takao avait demandé à Midorima de s'asseoir. Le vert s'était exécuté sans un mot, posant simplement sa casquette de base-ball porte-bonheur près de lui. Il regardait le brun jouer avec ses mains, ses lèvres se pinçant doucement.
-Takao ?
Le plus petit se redressa, son visage féminin affichant une telle peur que le tireur Miracle en resta bouche-bée. Qu'est-ce qui pouvait bien effrayer le téméraire Faucon à ce point ?!
-Il c'est passé quelque chose, tu-...
-Reste assis... s'il te plaît...
Le garçon-fille respira un bon coup et le regarda droit dans les yeux.
-Quand je suis sortit tout à l'heure... La... chose capable de me retransformer m'a annoncé quelque chose...
Midorima sentait que ça allait être tellement... inconcevable quand même son amant avait du mal à le dire.
-J'ai... le choix de garder cette forme parce que... parce que...
Il riva ses yeux gris aux siens, ses lèvres formant des mots que son esprit refusait de comprendre.
-... Tu vas être Papa.
Voilà, la bombe était lancée. Chacun campait de son côté, les yeux dans ceux de l'autre, immobiles comme des statues de granite.
Papa... Père ? Père... Bébé ?!
-Je... Tu... Hein ?!
Finalement, le visage du vert forma un masque mêlant l'incompréhension et le choc. Takao détourna le regard et répéta différemment :
-J'attends un bébé...
-Mais... Je... Tu es sûr qu'il est de moi ?!
Le visage blessé de Takao lui brisa le cœur et Midorima se leva pour venir poser ses mains sur ses épaules.
-Mais enfin, Takao ! On a toujours pris nos précautions et-...
-Non... Pas ce matin...
Le garçon-fille refusait de le regarder. Sa question avait été très blessante. Comme s'il était capable d'aller voir ailleurs.
-Mais... C'est impossible de le savoir si tôt enfin !
-La personne disant m'aider... se dit être une divinité capable de prendre possession d'un humain.
-Un divinité... Comme Tanuki ?
-Apparemment.
Les bras de Midorima tremblait et Takao sentit les larmes monter. Il n'avait pas choisi d'accord ?! Il n'avait absolument pas prévu que cette unique fois conduirait à ça ! Le vert le lâcha enfin pour venir l'étreindre.
-Je suis vraiment désolé, je ne voulais pas dire ça mais... Mais, je sais pas quoi faire...
-Et tu penses que je sais moi ?!
-Non mais...
Takao soupira et agrippa le haut du vert.
-Si je redeviens un garçon, je perds le bébé. Si je reste une fille... on a un bébé. On a que deux choix.
Si Midorima tremblait, ce n'était pas son cas à lui. En fait, le brun se sentait très détaché de la situation.
-Je... ne sais pas quoi faire...
-C'est très simple, Shin-chan... Veux-tu oui ou non d'un bébé maintenant ?
Midorima se raidit dans ses bras et Takao ferma les yeux. Ouais... Ça semblait mal partit.
-On... On est seulement des adolescents ! On... est qu'au lycée enfin ! On peut pas élever un enfant comme ça !
-Je le sais Shin-chan.
-On... C'est impossible Takao !
Le brun finit par reculer, le visage toujours bien fixé sur le sol.
-Shin-chan... Et si je décidais de le garder ?
Après tout... un bébé avec Midorima. Inutile de le signaler mais avoir cette chance était déjà unique. Elle n'arriverait pas deux fois.
Midorima restait silencieux, ne s'étant même pas rapproché de l'autre.
-Je ne me sens pas capable d'élever un enfant, Takao. Si tu as envie de le garder... Tu devras le faire seul.
Voilà, c'était dit. Et Takao venait de se prendre une claque magistrale. Pourtant, il avait cru... qu'il serait content de l'apprendre... le fait d'être Papa... Midorima tendit la main, sans doute pour le toucher mais Takao recula.
-Je... vais récupérer mes affaires et je vais m'en aller avec Luck.
Arrête-moi...
-... Où vas-tu aller ?
-Probablement chez Kise.
Dis-moi de ne pas y aller...
-D'accord...
-... J'y vais.
Pourquoi tu ne dis rien ?!
La mort dans l'âme, Takao grimpa l'escalier, réunit ses affaires et redescendit en attrapant la laisse de Luck. Comme si le corgi avait compris que ce n'était pas le moment, il se laissa sagement entraîner vers la porte. Il se retourna, un vague espoir encore perceptible mais Midorima s'était rassit dans le canapé, sa tête entre ses mains, ses coudes sur ses cuisses. La porte se referma dans un silence mortel.
Sur le chemin, Takao tenait sa valise de la main gauche et la laisse de la main droite. Pour une fois, le chien y mettait une once de volonté, avançant de lui-même. Il marcha et marcha. Marcha encore. Jusqu'à apercevoir la plaque avec le nom de son ami blond. Takao sonna et attendit.
Ce fut un Kise avec Tanuki dans les bras qui lui ouvrit :
-Takaocchi ?
-Kazu-chan ? Tu ne vas pas bien ?
Un sanglot.
-Ryo-chan...
-Oui ?
Le raton-chien sauta des bras du joueur de Kaijo quand Takao étreignit le garçon.
-Je... Je me sens tellement... J'ai tellement mal !
Kise referma immédiatement ses bras autour du corps très fin, très féminin et recula pour pouvoir refermer la porte et laisse Takao dans la chaleur de la maison familiale.
-Tanuki, on-...
-Attends...
La divinité fixait le vide avant de se mettre à trembler.
-Tanuki ?!
Takao écarta son visage trempé pour regarder le petit animal.
-Aomine-chan viens d'être emmené à l'hôpital...
Himuro et Murasakibara avaient été cherchés un plateau de hamburgers au Magi Burger pour l'apporter à Kagami. Si le violet faisait ça avec une motivation incertaine, le brun était décidé à sortir son petit frère de sa dépression.
-Muro-chin... Tu es sûr que ça va l'aider ?
-On peut toujours essayer Atsushi.
Le marmonnement ennuyé du géant fut clairement ignoré. Comme le plus vieux avait les mains libres, il ouvrit la porte chambre et entra directement.
-Taiga ! On t'amène des...
Le pivot de Yosen entra à son tour, les poches de Magi Burger au poignet et le plateau dans les mains.
-Il n'est pas là.
Le lit défait et la fenêtre ouverte terrifièrent Himuro qui sauta sur le lit pour vérifier que le rouge n'ait pas eu l'idée stupide de sauter. Et d'ailleurs... n'était-il pas censé être attaché au lit ?!
-Oh God... Il faut le retrouver !
-Hein ? Pourquoi ? Il est peut-être juste partit faire un tour.
-Parce que cet idiot serai capable de se suicider dans un coin de l'hôpital ! Pose-ça, on se sépare ! Si tu le trouves, tu le ramènes ici et tu m'appelles !
Le tout hurlé pendant qu'Himuro courait dans les couloirs. Murasakibara soupira, passa sa main dans ses cheveux et attrapa un paquets tout chaud.
-Kagami-chin ~ J'ai un hamburger pour toi !
Chacun sa technique, non ?
Himuro était paniqué. Il avait l'impression que son cœur le lâchait, que son corps se gelait. Ils venaient à peine de se réconcilier... S'il lui arrivais quoi que ce soit...
Un infirmier sortit d'une des chambre et le brun lui sauta pratiquement dessus.
-Le patient... dans la chambre 247... Celui qui devait resté attaché... Vous l'avez vu ?
-... Ah, le joueur de basket ? Son médecin a autorisé qu'on lui enlève les sangles, il doit probablement marcher quelque part.
-Est-ce que vous l'avez vu ?!
Le signe de tête négatif de l'homme énerva le brun. Il n'avait pas le temps de discuter, oui ou non point ! Pas la peine de tergiverser !
Il se remit donc à courir, les poumons prêts à quitter sa cage thoracique. Où était passé ce crétin de rouge ?! A bout de souffle, il s'arrêta près d'une fenêtre et regarda dehors. Là ! Près du vague espèce sportif !
Tout en se remettant à courir, Himuro appela son amant pour le prévenir. Le violet bailla et émit un bruit étrange : Monsieur avait donc décider de manger le hamburger servant d'appât.
Kagami était libre. En se promenant un peu dans les couloirs, il avait finit par découvrir le terrain et avait récupéré un ballon de basket que l'équipe de Seirin avait signé pour lui donner du courage.
Évidemment, après être resté allongé aussi longtemps, son corps avait un peu de mal mais ses muscles se détendaient déjà. Il dribbla et courut doucement jusqu'au panier. Il prit de l'élan, conscient que ça ne suffirait pas pour un dunk mais lança quand même le ballon. Un simple panier à deux points mais hautement réjouissant.
Un sourire immense sur le visage, Kagami se retourna et s'exclama :
-T'as vu ça Kuroko, j'ai-...
Et se coupa net.
Non... Kuroko n'était plus derrière lui. Il ne taperait plus dans son poing. Parce que son ombre était...
Le ballon roula jusqu'à ses pieds et le garçon se baissa pour le ramasser. Quelque chose de mouillé atterrit dessus et l'As de Seirin comprit qu'il s'agissait de ses larmes. Il colla son front contre la surface orange quelque part entre une blague d'Izuki et un dessin de chat de la part de Koganei et pleura encore plus fort.
Il n'avait pas remarqué que Himuro s'était arrêté à quelque pas. Il sentit juste sa main dans son dos qui frottait gentiment. Le brun avait l'impression d'être fixé et leva les yeux vers le bâtiment gigantesque. Comme une tache de sang dans tout ce blanc, la chevelure écarlate d'Akashi se dessinait parfaitement.
Les yeux rouges lâchèrent le capitaine de Yosen et la pauvre lumière abandonnée pour revenir le corps d'Aomine, allongé au milieu de tous ces tuyaux. Momoi se tenait près de lui, sa main dans la sienne. Remplaçant momentanément la mère du garçon, occupée à parler avec le médecin plus loin, le visage grave de l'homme et la femme qui éclatait en sanglots ne présageaient rien de bon. Il revint vers Momoi, restant debout derrière cette chaise qui avait tout sauf l'air confortable. Et posa une de ses mains sur sa tête. Akashi sentit avec plaisir qu'elle se raidissait à son contact. Elle avait peur de lui ? Lui qui s'était pourtant montré assez correct tout à l'heure... La rose avait de la chance, il ne la respecterait pas un minimum, il aurait fait son affaire son remord. Mais ce contact prolongé... Cette situation terriblement intime bien que peu aimée par la demoiselle ici présente... avait eu pour effet de rendre quasiment son apparence à sa divinité.
Un loup.
Akashi avait été surpris. Les légendes racontaient beaucoup de choses mais de mémoire, il ne se souvenait pas que le Ookami soit une vraie divinité. Le titre d'un jeu vidéo à la limite mais pas une divinité. Bah, ils faisaient tous ce qu'ils voulaient ces fichus dieux. Tant qu'Akashi avait ce qu'il voulait...
Maintenant que cette chose avec une forme et un nom, Akashi avait pris conscience d'une chose. Son vœu était inutile. Ça avait été presque douloureux mais le garçon s'était résigné à ne pas chercher à ramener sa mère à la vie. A la place...
Il voulait écraser son père. Prouver à cet homme que se dresser contre son fils avait été une très mauvaise idée. Akashi allait dépasser son père, prendre sa place et diriger son Empire. Et rien, ne l'en empêcherait. Il allait se débarrasser des autres et gagner ce jeu. Mais comment faire quand la divinité près de vous était un dieu incertain. Akashi ne pouvait pas risquer sa place de vainqueur parce que l'autre tenait à se venger quitte à se faire passer pour ce qu'il n'était pas.
Un deuxième médecin entra et appela le premier :
-Une bande de jeunes veulent voir ton patient.
La mère d'Aomine trembla tellement que Satsuki quitta la chevet du bleu pour venir la serrer contre elle.
-Je vais leur expliquer.
Sans se faire retenir par qui que ce soit, Akahi quitta la pièce, se retrouvant devant tous les autres participants.
-Akashicchi ?! Qu'est-ce que tu fais là ?!
-Ça pose un problème ?
-N... Non...
Le rouge remarqua ensuite que Takao se cachait un peu derrière le blond tout en jetant de fréquents regards à Midorima, plus loin. Le vert fixait tranquillement Akashi, ignorant le brun. Murasakibara se ramena avec plusieurs hamburgers dans les bras.
-Qu'est-ce vous faites là ?
-Aomine a été blessé.
-Mine-chin ? Comment ?
Et en même temps, Himuro traînait un Kagami aux yeux rouges encore larmoyant. Le plus vieux regarda l'attroupement avant de plisser son œil visible et de récupérer les hamburgers que mangeait le violet.
-C'est pas pour toi, ça !
-Mais, Muro-chin...
Le brun l'ignora et tendit un petit paquet à son petit frère. L'As de Seirin renifla et le déballa pour le manger, la main du brun dans ses cheveux. Apparemment, ça allait mieux entre ces deux-là.
-Daiki a reçu un coup de couteau au cimetière.
L'annonce fut accueilli par un silence de mort et des visages horrifiés. Surtout ceux de Kise et Takao.
-Il a perdu beaucoup de sang et a été opéré mais...
Akashi jeta un coup d'oeil par la fenêtre de la porte. Momoi était revenue sur sa chaise, et caressait toujours la main de son ami.
-... il ne s'est pas encore réveillé.
-Est-ce qu'on sait s'il va se réveiller au moins ?
Voilà, Midorima venait de soulever le point qui gênait les médecins. Du fait de son anémie sévère, le bleu avait été forcé d'être plongé dans ce qu'ils appelaient un « coma artificiel » le temps que les poches de sang accrochées près de son lit remettent son niveau sanguin à la normale. Mais... l'As de Tôo pouvait tout aussi bien rester dans ce coma et ne « vivre » que grâce aux machines près de lui. La mère du garçon l'avait compris et il n'y avait plus que la rose pour encore espérer qu'il allait soudainement ouvrir les yeux.
-Après Kuro-chin, Mine-chin... ?
-Il n'a pas encore mort !
-C'est comme si...
Chacun parlait, tentant de couvrir la voix de l'autre jusqu'à ce qu'une Momoi très énervée ouvre violemment la porte.
-Fermez-là... tous !
Ses yeux fixèrent un à un tous les garçons ainsi que l'unique fille dans le couloir. Akashi savait parfaitement que grâce à Ookami -il ne s'habituerait jamais à ce nom- la manager avait été protégée de ce lavage de cerveau qui avait touché tous ceux qui connaissaient le Takao garçon.
-Momocchi...
Kise fit un pas avant de se stopper net devant l'air menaçant de son ancienne manager.
-Dai-chan a besoin de se reposer alors taisez-vous ! Si vous n'en êtes pas capables, sortez d'ici !
Sa voix était féroce, elle ne plaisantait plus. Elle referma la porte avec une violence inouïe et Akashi la regarda prendre un visage totalement doux quand elle regarda à nouveau Aomine.
Le bleu était déjà mort. Et il n'y avait qu'elle pour ne pas l'avoir compris.
Le soleil déclinait, faisant place à la nuit. Momoi n'avait pas bougé, fixant toujours ce visage qu'elle connaissait depuis tellement longtemps. La mère du garçon était partie se reposer chez elle et Akashi avait disparut quelque part.
Son ventre lui faisait mal, elle avait très faim en même temps. Le sentiment que son corps l'avait trompé en réagissant à l'horrible contact des mains du rouge... Elle avait envie de le tuer. Il avait... Momoi trembla sur la chaise inconfortable.
Quand l'homme qui avait trouvé Aomine l'avait contacté, elle songeait à se noyer dans son bain. Son portable avait glissé de ses mains, atterrissant par bonheur sur le carrelage de la salle de bain. Comme une fusée, la rose avait quitté son bain, une serviette autour du corps. Akashi était dans dans le lit, allongé sur le ventre et avait ouvert un œil ennuyé pour témoigner de son agacement face à son boucan. Sa surprise s'afficha néanmoins quand il remarqua son empressement à s'habiller. Ses gestes saccadés avaient eu raison de ses nerfs et elle avait finit par attraper un haut du garçon en pleurant. Conscient qu'il se passait quelque chose, le rouge s'était levé, habillé rapidement et avait quitté la maison avec elle. N'empêche qu'elle avait bien failli le distancer à certains moments.
Momoi leva les yeux en entendant la porte de la chambre s'ouvrir. Akashi, un thermos dans la main et une poche de l'autre. Il s'arrêta près du lit et tendit le tout à la jeune fille qui ne le regardait même plus. Le rouge soupira et alla tout déposer sur une table près d'elle.
-... Tu sais qu'il ne se réveillera pas.
Rien.
-Il a perdu trop de sang et les médecins ont failli le perdre sur la table d'opération.
A peine un tressautement.
-... Daiki est mort, Satsuki.
Le thermos vola avec une telle force et telle rapidité qu'Akashi ne put que le recevoir, son haut trempé du thé brûlant qu'il venait d'apporter. Les yeux rouges fixèrent froidement la rose mais elle le regardait en larmes. Son bras était encore tendu de son lancer et elle baissa les yeux, les dents serrés.
Il ne bougea pas, la regardant seulement se rasseoir correctement, sa main droite à nouveau dans celle d'Aomine. Son pouce caressa la main immobile, le bip de son rythme cardiaque en guise de fond sonore. C'était la seule chose qui empêchait Aomine de rejoindre Kuroko.
-Je rentre.
Akashi quitta la pièce, un ultime regard sur celui qui fut l'As des Miracles. Les médecins avaient été catégoriques : vu l'état du garçon, s'il n'était pas réveillé d'ici ce soir, alors il ne se réveillerait jamais. La mère d'Aomine n'avait pas pu assister aux derniers moments de son fils, sachant pertinemment que c'était trop tard. Mais Momoi continuait d'espérer. Il referma la porte doucement et se dirigea vers le hall pour sortir de cet hôpital.
Momoi sécha ses larmes et prit une grande respiration. Elle en avait conscience bon sang ! Elle savait qu'Aomine... n'était plus là. Mais... Ça faisait tellement mal ! La jeune fille quitta la chaise et s'assit sur le lit. Replaçant machinalement quelques mèches bleues ici et là, la rose se pencha et embrassa son front un très long moment. Puis, elle se recula et sourit un peu.
-C'était toi dans le corps de Tetsu-kun quandje l'ai embrassé, hein ?
Elle caressa sa joue et s'approcha doucement de ses lèvres. Ce fut doux, lent et tendre.
-Je suis désolée d'avoir voulu te retenir cette journée entière... mais je voulais vraiment... que la passes juste avec moi...
La rose l'avait déjà fait... C'était juste ce bouton là.
-Tu diras bonjour à Tetsu-kun de ma part, d'accord ? Mais... ne m'attendait pas tout de suite vous deux.
Momoi colla son front au sien, avala sa salive et appuya sur le bouton de la grosse machine, la main sûre. Elle finit par quitter le lit quand ce bip insupportable devint un long bruit strident. Lissant la couverture là où ses fesses venaient de se poser, elle marcha doucement vers la porte. L'ouvrit et la ferma.
Elle quitta l'hôpital sans être abordée. Akashi était assis sur un banc, occupé à fixer le vide.
-Je croyais que tu rentrais.
Il haussa les épaules et se leva, marchant près d'elle, sans parler.
Encore un de moins.
Himuro avait demandé à Murasakibara de rentrer à Akita sans lui. Un baiser en guise de motivation et une promesse alléchante pour le retour, le géant avait finit par se détourner. Le brun lui sourit et avança plus vite dans la direction qu'il cherchait.
Il avait demandé à Kitsune où il pouvait trouver le rouge et le renard doré lui avait donné l'adresse de Momoi. Himuro voulait tirer tout ça au clair. Ces deux-là... ne pouvaient pas avoir commis toutes les atrocités qu'il avait vu dans ses prémonitions. Doucement mais sûrement, ils glissaient tous dans la deuxième, celle aux allures d'apocalypse.
La maison était plongé dans le noir à l'exception d'une chambre et d'une autre pièce au rez de chaussée... le salon ? Prenant une grande respiration, il chercha la sonnette dans le noir et attendit. Quelque chose miaula entre ses deux pieds et Himuro baissa le nez pour y découvrir un petit chat. Pliant les genoux, il le grattouilla entre les deux oreilles et se releva juste à temps pour croiser le regard surpris de Momoi.
-Himuro-san ?
Le petit félin se faufila entre les jambes de la rose qui ouvrit davantage la porte.
-Il y a un problème ? C'est Mu-kun ? Kagamin ?
-Non... J'aurais besoin de vous parler à tous les deux... Akashi est là, n'est-ce pas ?
Ça lui faisait bizarre d'utiliser un nom de famille mais... vu l'animal en face, c'était sans doute plus prudent. Momoi penchait la tête, assez perdue.
Évidemment, les deux ne se connaissaient pas beaucoup mais la rose s'écarta quand même un peu pour le laisser entrer et lui indiqua la salon à gauche. La pièce donnait sur une cuisine ouverte et le brun découvrit Akashi surveillant attentivement une casserole sur le feu. L'adolescent de retourna, n'affichant par contre, aucun sentiment. La fille s'excuse, prétextant qu'elle avait laissé la lumière allumée en haut et s'éclipsa. Akashi fixait Himuro, donnant à celui-ci la désagréable impression qu'il savait la raison de sa présence.
-... J'ignorais que tu cuisinais.
-Avec elle, je n'ai pas trop le choix.
Murasakibara lui avait déjà parlé de l'immense talent de son ancienne manager en cuisine. Pas étonnant que le rouge ait choisit de mettre la main à la pâte. Momoi revint vers les deux garçons, proposant à boire au plus vieux.
-Non, c'est bon, je ne vais pas rester longtemps.
Akashi baissa les feu sous son plat et se retourna encore vers eux.
-Et donc, Tatsuya ? La raison de ta présence aussi tard doit être, je suppose, très importante.
Himuro les regarda à tout de rôle et décida d'y aller carrément.
-Je sais que vous êtes associés... sans doute à quelque chose d'autre. Et... je sais... que vous êtes responsables de la mort du père de Takao et sans doute de celle de Kuroko et d'Aomine.
La rose le fixa, dans un état proche de l'évanouissement.
-Tu penses... que j'aurais tué Dai-chan et Tetsu-kun ?
Le rouge prit l'accusation assez tranquillement, les bras croisés et le visage totalement détendu.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
Himuro croisa les bras, fixant durement.
-Je suis persuadé que parmi ces trois cas, vous êtes responsables de la mort de l'un d'entre eux.
-Himuro-san, ce que tu dis n'a aucun sens, jamais on-...
-Si tu en es si persuadé, pourquoi n'en parles-tu pas aux divinités ?
La rose regarda le garçon près de son frigo et Akashi lui rendit son regard. Le brun avait l'impression qu'une discussion silencieuse avait lieu entre ces deux-là mais il n'en avait pas finit.
-Je préfère... d'abord m'assurer de ce que j'avance.
-Donc, tu es prêt à parler en tête à tête avec des assassins présumés ?
Dis comme ça, Himuro se sentit soudainement idiot. Idiot et en danger.
-Mais je suppose que vous n'avez réellement rien à voir avec ces trois accidents ?
Momoi avait baissé la tête, comme pour se réfugier loin de cette conversation. Akashi se retourna pour mélanger l'intérieur de la casserole et le brun soupira.
-Au final, tu as raison. Les divinités auront vite fait de tout percer à jour. Je me prend la tête pour rien.
Tout seul comme un grand, il repartit vers la porte d'entrée et enfila ses baskets. Il allait ouvrir la porte quand on couteau de cuisine se logea près de son visage. Le couinement de Momoi l'avertit que le danger était réellement, mais alors vraiment juste derrière lui.
-Tatsuya... Tu imagines bien...
Himuro lâcha la poignée et ferma les yeux.
-... que je n'allais jamais te laisser l'occasion de leur parler.
Quand il était petit et que son père vivait encore chez eux, Aomine avait entendu dire que le Paradis représentait l'endroit que l'on aimait le plus. Pour beaucoup, c'était la maison de leur enfance ou celle qui venait tout juste de quitter. Bref, un endroit qui évoquait les bons moments ou les bons souvenirs.
Et pour Aomine Daiki, le Paradis était le gymnase du club de basket masculin du Collège Teiko. Ses baskets crissaient sur le sol, emplissant cet immense endroit du seul bruit de ses pas. Il regardait partout. Le bleu savait qu'il était mort.
Il ne s'était pas vu mourir, flottant au dessus de son corps comme toutes les conneries que racontaient ces prétendus revenus miraculeux ! Il le sentait en lui.
Il était mort.
Pourtant... il n'était pas triste. Il y avait ce bref serrement de cœur en pensant à sa mère, qui était désormais seule chez eux. Son père s'étant remarié depuis belle lurette avec une autre femme qui avait pondu d'autres mômes et n'avait plus fait attention à lui depuis. Et... Momoi. Que deviendrait-elle ? Bah... Là, où il était, Aomine ne pouvait rien faire ou dire.
Il fit quelques pas encore.
Un ballon résonna.
Aomine se mit à sourire. Cette façon de dribbler incertaine, voir carrément pas douée... Il serra le point et se retourna.
-Aomine-kun !
Son poing vint doucement taper celui de son ombre.
Et hop ! Chapitre bouclé !
Je l'avoue ce chapitre a été une horreur à écrire... J'ai tué Aomine. J'adore Aomine ! Et je l'ai tué... Je me déteste.
Merci pour vos commentaires !
Gil Prussia Beilschmidt II : Le chat s'appelle... « Chat ». On dit toujours d'appeler les choses par leurs noms, non ? Donc le chat s'appelle « Chat ». En espérant que les hamburgers vont sortir Kagami de sa déprime.
Kaleimaya : Promis, je ne tuerait ni Imayoshi, ni Hanamiya, ni le Chat ! -crache pas,c 'est dégoûtant- Le ImaHana, c'est sacré, il faut faire perdurer ce couple !
Yuki Mirai : Euh... T'es comme moi, tu attends le portail magique ? Promis, on se fait un tarif en duo si ça arrive ! Pas Kagami ! … Vas-y, je m'occupe des preuves et de nos traces ! On se défoule ensemble ?
Seth Horo : Akashi a jamais été clean non plus... Ses pulsions d'adolescent sadiques sont effrayantes, je le conçois.
Laura-067 : Aomine est mort -Marche Funèbre et l'auteure pleure au premier rang- Bah, je comprend un peu Midorima dans sa décision... Y a de quoi être perturbé au premier abord. Hanamiya et Imayoshi... Quand je trouve le chapitre trop sombre, pouf, ils font rire !
MonkeyDL : Va dire ça à Aomine et Kise ! L'un est mort, l'autre est à nouveau célibataire... Prenez votre ticket ! Himuro aura essayé de l'aider, même si Kagami ne s'en remet pas. Il peut aller mieux aussi cela dit.
Alyxel : Ça m'a fait mal aussi mais... Voilà. Naaaan, pas les clowns ! Pitié, tout mais pas ça ! -phobique des clowns- Saison 3 et … la musique épique qui colle Akashi ! C'est juste... -bave-
Prochain chapitre : Quatre semaines plus tard, pas mal de choses ont changées : Kagami suit ses cours à Seirin et joue au basket, Kise reprend doucement le mannequinat, Takao est gaga de son futur bébé, Midorima demande des conseils à sa mère, Murasakibara mange ses sucreries, Himuro est introuvable et Akashi, accompagné de Momoi ont disparut de la surface de la Terre. Chapitre 30 : Un cap à passer !
