J'avais dit que je compensais du suivant. Enfin, de celui-ci.

Nemo : hihi, merci. :3 Sois bénie.

Allez, bonne lecture /o/

PS : Cher membre de notre beau fandom (lecteur ou auteur), j'ai le plaisir de t'annoncer qu'un forum ffnet a été créé pour qu'on puisse se causer et faire des super défis de la mort et autres bêtises. Un espace qui NOUS est réservé ! Sur ce site ! :D Avec déjà plein de gens (non) (mais quelques uns). Et vous n'avez besoin que d'un compte ffnet pour y accéder ! Belle technologie. Le lien se trouve sur mon profil. Rejoignez-nous tous sur Geôlier de FR :D (car on est drôles)


Putain. D'histoire. De merde.

Je sais pas qui est l'enfoiré qui a décidé de suivre ce scénario À CHIER, mais il aurait pu au moins mettre ses notes à la con en ordre.

Et puis qu'il aille se faire. Ce territoire est à moi et à moi seul. Personne ne peut me le réclamer. Je suis tout-puissant. Plus que ce vieux con, en tout cas.

Je vous salue, ordures de la société, et j'espère que vous êtes prêts à prendre ce vol avec moi, parce que vous et moi, et je vous le dis sans ambages, allons avoir de petits minuscules problèmes à régler. À commencer par : les introductions de chapitres. Sérieusement ? Même en faisant des efforts, j'ai du mal à en trouver de plus merdiques.

Bref, j'en étais où ? Ah ouais, l'infâme bouillie purulente. Bon, séparation, qu'on en finisse.

xxxxx

Ce dégueulis ambulant à qui un être humain apparemment dénué de connexions neuronales avait donné le nom de Vanitas (ce qui, dois-je le noter ? rime avec chiasse, mais restons courtois) était allongé sur son lit, comme s'il n'avait rien de mieux à foutre un... quel jour, en fait ? zéro indications. Rien, que dalle – bref, comme s'il n'avait rien de mieux à faire d'autre que de regarder ce magnifique plafond jaunâtre qu'il avait de toute façon contemplé plus de fois que je n'oserais le dire, si mes informations sont exactes – et je vous prie de me croire, elles le sont.

Bref, blablabla, c'est pas comme si j'avais la moindre envie de vous dire à quoi cette tête de gland pouvait bien penser, aussi abandonnerai-je la partie en ne faisant que vous décrire strictement ce qui vient à portée de ma vue. Et croyez-moi quand je vous dis que je vous rends service. Je n'en ai peut-être pas l'air, mais j'ai un cœur généreux.

Le répugnant mollard attrapa son téléphone et le déverrouilla en soupirant. Il laissa échapper un pathétique soupir en voyant qu'il n'avait pas le moindre ami, comme d'habitude, mais le garda en main dans l'espoir qu'un jour quelqu'un aurait suffisamment pitié de lui pour lui envoyer un SMS. Même un SMS insultant aurait été comme un cadeau, pour lui. Il ne méritait pas plus.

Absorbé par ses infâmes pensées, il ne remarqua pas qu'une jeune fille ressemblant étrangement à un aye-aye (et je suis gentil) s'était glissée dans sa chambre, une habitude qui commençait à devenir sérieusement inquiétante.

Silencieuse comme une ombre, elle avança à quatre pattes comme la ridicule gamine qu'elle était pour s'avancer jusqu'au lit de son cher frère dont elle partageait, ma foi, bien des qualités, la première étant une flagrante stupidité et un goût pathétique pour les attaques surprises, ce qui n'avait pas le moindre sens. Rien n'a le moindre sens, d'ailleurs. Bref.

D'un geste à la fois rapide et brutal, elle arracha le précieux téléphone des mains de son aîné et s'enfuit dans sa propre chambre en riant comme une hyène, avec qui elle partageait également de nombreuses caractéristiques.

Ni une ni deux, cette chose morbide qu'on appelait Vanitas la poursuivit avec la grâce d'un vieux cochon asthmatique et tambourina à la porte qu'elle avait, bien entendu, fermée juste sur son nez.

– Xion ! rugit-il.

Elle ne répondit pas, trop occupée à penser à la pitié que lui inspirait la voix de son frère, et tâcha de déverrouiller le téléphone sans rater un seul essais.

Heureusement pour elle, il est de notoriété publique que Vanitas était un être à peu près décérébré et il n'avait pas cherché longtemps avant de trouver une façon de rendre son portable complètement sécurisé et inviolable. Elle traça donc une ligne verticale et les portes du Paradis – à ses yeux, s'entend – s'ouvrirent enfin à elle. Un sourire sournois étira ses lèvres. Enfin, pensait-elle sans doute, car je me refuse à entrer dans leurs maudites petites têtes, enfin elle allait avoir accès au monde interdit des musiques favorites, fonds d'écrans lumineux et SMS douteux de son cher grand frère.

Son bonheur fut cependant de courte durée.

C'est paralysée par le choc que Vanitas la trouva assise sur son lit aux draps orange qui rappelaient les couleurs de sa vraie famille.

C'est paralysé par le choc que Vanitas resta là à la regarder, figé d'horreur à l'idée qu'elle ait pu mettre la main sur ses plus terribles et dégoûtants secrets.

– Vanitas, murmura l'adolescente et levant lentement les yeux vers lui.

Il ne répondit pas. Comme d'ordinaire, sa tête était vide, et son dictionnaire à répliques pathétiques lui était complètement sorti de l'esprit. Il se toisèrent durant un long silence et, contrairement à ce qui vous servait précédemment de narrateur, je ne ferai pas de blague sur sa taille et ne ferai aucune comparaison avec aucun des membres humains qui pourraient vous passer par la tête.

– Tu ne connais pas le mot de passe, articula-t-il après un long moment.

Xion serra le téléphone contre sa poitrine.

– Je n'arrive pas à y croire...

– Tu bluffes. T'as rien vu.

Il semblait y croire, idiot comme il l'était, et il esquissa un mouvement vers elle pour récupérer son bien.

– J'arrive pas à y croire ! répéta Xion.

Elle esquiva son frère et se planqua dans un coin pendant qu'un sourire dangereux apparaissait sur son visage. Vanitas sentit son cœur se décrocher de sa poitrine. Elle savait. Bien sûr qu'elle savait.

– C'était donc à ça que tu passais tes journées. C'est tellement... tellement...

Un éclair sauvage éclaira son regard lorsqu'elle termina avec un sourire :

– Tellement mignon.

– Ferme-la. Ça n'a rien à voir.

Il essayait sans doute d'avoir l'air menaçant mais n'était guère convaincant ; les yeux de Xion se mirent à briller et il comprit que sa vie était définitivement fichue.

– Combien de SMS tu lui envoies par jour, exactement ? Deux cents ? Trop mignon. Tu ne peux vraiment pas te passer de lui.

Il se jeta sur elle mais elle cacha rapidement le maudit objet derrière son dos et se plaqua contre un mur pour ne lui laisser aucune chance de l'attraper.

– Cher Ven, se moqua-t-elle en repoussant les mains qui essayaient de la faire taire, aujourd'hui j'ai mangé des macaronis au fromage, ça m'a fait penser à toi. Cher Ven, je regarde une série, c'est vraiment bien. Cher Ven, je viens de prendre un verre d'eau. Cher Ven, je m'ennuie beaucoup, est-ce que ça t'ennuierait de venir me sucer la...

Dans un ultime effort, il plaqua les mains sur la bouche de sa cadette qui se mit à rire avec hystérie.

– J'ai jamais dit...

Elle essaya de lui mordre la main et il s'éloigna promptement, révulsé à l'idée de toucher ne serait-ce qu'une goutte de l'horrible salive de sa cadette.

– C'est pas loin, quand même. T'as décidé de lui raconter chaque petit moment de ta vie ? T'as conscience qu'il en a rien à foutre, j'espère ? Si j'ai bien regardé, ça fait plus de trois heures qu'il a abandonné l'idée de te répondre « ok » à chaque fois.

Elle eut le plaisir de constater qu'il rougissait de honte et estima que c'était une bien bonne récompense à son dur labeur.

– Et quel charmant fond d'écran, continua-t-elle tout même. Je me demande ce qu'il dirait s'il savait...

Il l'attrapa par les épaules et lui offrit son plus beau regard menaçant.

– Si tu oses...

– Quoi ? Tu vas supprimer ma partie de Pokémon ? Ah, oups. Je ne voulais pas raviver de douloureux souvenirs.

Comme tous les êtres de son espèce, elle n'avait pu s'empêcher de répondre par un coup bas et était très satisfaite d'elle-même.

– Tu ne peux pas lutter, Vanitas. J'ai déjà prouvé que je te battais à ce jeu-là. Il va falloir me supplier si tu veux que ça reste entre nous.

Il serra les dents et fit une nouvelle tentative pour récupérer son téléphone, sans succès. Il n'avait aucun talent, de toute façon. Il ne faisait pas le poids.

– À genoux, cher frère, ou la Terre entière saura que tu passes tes journées à soupirer d'amour en écoutant en boucle des playlist de Taylor Swift. Alors ?

– Je ne...

– Tu ne voudrais certainement pas que ce cher Ventus apprenne que tu prends en douce des photos de lui pour en faire des fonds d'écran ?

– Si tu lui dis, je te jure que...

– Il en serait sûrement content, en fait. Vous me faites du mal, tous les deux, avec vos petits mots d'amour. C'est révoltant. Eurk.

– Ferme-la.

– Monsieur est fâché ?

– Rends-moi ça !

– Imagine si Axel le savait. Mon Dieu, il faut absolument que je le lui dise, c'est trop drôle...

– Je te hais plus que tout.

Il avait volé cette réplique sans la moindre honte, comme tout bon gros tas de yoghourt pourri qui se respectait.

– J'espère que tu n'écoutes pas un enregistrement de sa voix avant de dormir, ou je commencerai vraiment à me poser des questions.

Vanitas allait répliquer lorsque le téléphone se mit soudain à vibrer. Pendant une longue seconde, la fratrie de l'enfer resta immobile.

Puis Xion profita de l'inactivité de son frère pour se glisser sous son bras et fuir dans le couloir avec l'appareil. Elle descendit jusqu'à la cuisine et se cacha sous la table pour lire le SMS reçu en toute discrétion. Fatigué de la poursuivre et l'honneur définitivement réduit en cendre, l'horrible ananas périmé et puant entra dans la pièce sans un mot. Un peu inquiète et sans doute réveillée par l'odeur, L'adolescente sortit de sa cachette et se planta devant lui.

– T'as lu ?

– Ouais.

– Et qu'est-ce qu'il dit ?

Il essayait d'avoir l'air indifférent mais elle perçut nettement l'étrange espoir qui avait animé son regard. Elle fut parcourue d'un frisson d'horreur.

– Il dit, je cite : « Pardon, je prenais un bain ^o^. » Il est aussi con que toi, on dirait. Un bain pendant trois heures ? Ça sent le mensonge poli.

Nul ne savait comment elle avait prononcé le smiley, mais elle n'avait pas manqué de le faire. Encore une preuve qu'elle possédait les pouvoirs d'une vouivre infâme.

– Et puis c'est quoi ces messages suggestifs ? Vous devriez avoir honte.

Avec un soupir las, elle lui rendit son téléphone portable avant de se passer une main dans les cheveux.

– Enfin, au moins, il n'a pas envoyé de photo avec.

Il leva vulgairement son majeur dans sa direction et elle lui répondit par sourire narquois.

– Je garde tout ça dans un coin de ma tête, mon petit. Ça me fait un point de pression en plus.

– Va te faire foutre.

– Eh bah, ça rigole plus ! Allez, Vani, il faut que j'aille « prendre un bain ». Et ce n'est pas du tout une façon de dire que je ne veux plus te parler pour les quatre heures à venir, ne t'inquiète pas. D'ailleurs, si je peux me le permettre : tu devrais arrêter le sourire d'amoureux transi quand tu lis tes vieux SMS. Tu me fais de la peine.

Elle partit en claquant la porte et il se laissa tomber sur une chaise, la main serrée sur son téléphone.

Elle en savait beaucoup trop. Beaucoup trop. Peut-être n'aurait-il pas à regarder sa vie se disloquer entre ses doigts s'il ne lui laissait pas autant d'occasions de se jouer de lui, mais il n'était pas suffisamment intelligent pour se faire la réflexion.

Son portable vibra à nouveau, lui tirant un sursaut, et il ouvrit la conversation pour laquelle il risquait sa fierté.

Un étrange spasme agita ses lèvres et il se plaqua une main sur la bouche. Ce n'était certainement pas le moment de lui donner raison.

xxxxx

Dans ce que mon antique et ignoble prédécesseur a eu l'audace d'appeler « le repaire » se tenaient deux nouvelles preuves que le monde pouvait être extrêmement cruel avec les nouveaux êtres humains qui y naissaient chaque jour, ainsi qu'une autre qu'il pouvait aussi se montrer particulièrement clément.

Un garçon brun au visage absolument laid et dont l'odeur présentait quelques similitudes avec celle du vomi (et ceci est un fait scientifique prouvé) souriait bêtement, les bras croisés derrière la tête, tandis qu'une jeune fille bien trop parfaite pour cet univers hostile racontait ses dernières et incroyables aventures.

– ... enfin bref, j'étais en train de boire ma grenadine, tu vois, puis j'ai posé mon verre et je me suis dit : « qu'est-ce que je faisais, samedi passé ? » J'ai réfléchi, j'ai réfléchi, et rien. Rien, nada. Que dalle. J'ai pourtant bien dû faire quelque chose, non ?

Le sourire du niais enfant resta figé à ses mots et il dut fortement se concentrer pour communiquer la réponse suivante :

– Maintenant que tu le dis, je ne sais pas ce que je faisais non plus. Enfin, ce n'est pas très grave. Je dormais sans doute.

– Ah ! Attends ! On n'avait pas eu toute une conversation sur les origines de ton nom de famille ?

– Mon nom de...

Soudain rattrapés par un mal de tête particulièrement étrange, les deux adolescents (bien que je peine à croire qu'ils soient de la même espèce tant leurs caractéristiques physiques et mentales pouvaient différer) décidèrent de laisser ce léger problème de côté et de se concentrer sur quelque chose d'un peu moins embêtant pour leur synapses.

– Où est Lea ? demanda Sora en se frottant les yeux pour une raison qui ne regardait que lui.

Son « meilleur ami » ou du moins ce qui s'en rapprochait le plus haussa les sourcils.

– Devant son ordinateur, j'imagine, grogna Isa.

Il n'aimait pas vraiment la place que cet ordinateur de l'enfer prenait dans la vie de Lea – pas qu'il en eût été jaloux, attention ! il n'était pas comme ça – et commençait à sérieusement s'inquiéter de l'état de santé mentale de son ami d'enfance. Pauvre imbécile. Comme si l'état de santé mentale de cette croûte écœurante avait un quelconque intérêt ! Ah ! les personnages de cette histoire ridicule sont tous plus répugnants les uns que les autres.

– Je me demande ce qu'il fait pour y passer tout son temps comme ça, lâcha Naminé en se grattant la nuque pour une raison qui ne regardait qu'elle.

– Je crois qu'il écrit des trucs, répondit Isa.

Naminé ouvrit de jolis grands yeux étonnés. Ah, quel bel exemplaire de parfait être humain.

– Il écrit ? Lui ?

Je partage son étonnement, bien sûr. Lea n'avait pas une capacité cérébrale suffisamment élevée pour laisser de la place à son imagination perverse.

– Je ne sais pas. Je crois. Il m'a téléphoné à trois heures du matin pour savoir comment on se transmettait les morpions.

Le sourire de Sora disparut et il fronça les sourcils.

– Les morpions ? répéta-t-il comme l'imbécile qu'il était. Pourquoi il voudrait savoir ça ?

– Tu ne le connais pas bien, Sora, soupira Naminé. Il lui arrive parfois de poser ce genre de question. Dans ces cas de figure, il faut l'ignorer et lui tapoter gentiment la tête. (Elle se tourna vers Isa.) Tu es sûr qu'il demandait ça par intérêt littéraire ? Ça me semble plutôt louche. Et le ciel sait que j'en ai vu tout un tas, de trucs louches.

– Pour quoi d'autre voudrais-tu qu'il me demande un truc pareil ?

– Oh. Pour rien. Je ne sais pas.

– Il me fait peur.

– Voyons, Isa. Il est juste en pleine découverte de lui-même. Laisse-le faire, il nous reviendra suffisamment tôt pour qu'on commence à regretter le moment où il était parti.

Encore une fois, Isa grommela quelque chose dans sa barbe et céda à la sagesse de celle qu'il ne méritait pas pour amie.

Cette scène me donne extrêmement envie de bâiller, mais il semblerait que je n'aie d'autre choix que de la continuer. Une force supérieure semble m'y obliger, quels que soient les efforts déployés par ma divine personne pour cesser de parler de ces glaires inintéressantes afin de raconter ma propre vie à la place.

– J'arrive pas à croire qu'il m'ait trahi comme ça.

Naminé et Sora échangèrent un regard. C'était bien la première fois qu'ils entendaient autant d'amertume dans la voix de ce fond de boîte de pâté pour chat qu'était Isa.

– En quoi il t'a trahi ? interrogea Sora.

Isa lui lança un regard noir. Il ne connaissait pas vraiment ce gamin et n'était à vrai dire pas ravi de l'accueillir dans son merveilleux repaire. Il l'ignora superbement et croisa les bras dans une vaine tentative de calmer son anxiété.

– On passait tout notre temps ensemble, avant. Et voilà qu'il passe sa vie sur cette ignoble technologie. Je ne vois vraiment pas ce qu'il lui trouve.

– La même chose que tu trouves aux bouquins soporifiques, j'imagine, commenta Naminé.

– Ça n'a rien à voir. Je veux dire, regarde un peu notre situation ! Il aurait pu être avec nous, là, maintenant, à nous saouler avec ses blagues à la con et ses questions idiotes. Mais nous voilà, tous les deux (Sora n'avait pas suffisamment d'importance pour être compris dans le lot), à attendre que quelque chose se passe, sans savoir quoi raconter. On s'emmerde.

– Voyons, Isa. Tu deviens bien vulgaire.

– Tu ne comprends pas.

La plus belle créature que le monde ait jamais porté s'approcha de lui et posa une main sur son épaule.

– Tu es triste de ne pas être au centre de son attention vingt-quatre heures sur vingt-quatre, j'ai compris.

Isa ne répondit pas et plissa les yeux pour une raison qui ne regardait que lui. Après quelques secondes, il reprit :

– C'est un traître. Un imposteur. On ne va plus pouvoir se comprendre. Je croyais qu'on partageait tout, mais voilà qu'il raconte ses secrets à une grosse et bruyante machine.

– Voyons...

– C'est un idiot. Une odeur de poubelle. Une sorte de parasite désuet, tu es un gland qui sait pas faire une addition, je me marre grave à l'idée de te pisser à la raie jusqu'à l'aube.

Il y eut un long silence que je mettrai à profit en disant : il était sérieux, celui-là, avec ses chapitres interminables ? S'il croit que je vais bêtement suivre son avis, il se trompe. Personne n'a envie d'entendre la stupide vie de ces pathétiques choses pendant quinze putain de pages. Erh. Ça me donne envie de vomir.

Après réalisation, Isa se plaqua une main sur la bouche.

– Est-ce que tu viens de l'injurier avec un générateur d'insultes ? demanda Naminé.

Isa joignit les mains et ferma les yeux.

– Je ne... attends... Laisse-moi réessayer.

Il prit une inspiration.

– Variété de bidet boutonneux, tu ressembles à un nain de jardin de service, je rêve de te faire un piercing entre les narines pendant la récré !

Sora ouvrit inutilement la bouche sous le choc. Naminé, quant à elle, se caressait le menton, troublée.

– Incroyable, commenta-t-elle.

– Je jure que je ne l'ai pas fait exprès, se défendit Isa.

– Comment t'as fait ça ? C'est surréaliste. Presque mystique. On dirait...

Le mal de tête la reprit et elle ne termina ni sa phrase ni sa réflexion.

– Étrange, fit Sora alors que personne n'avait demandé son avis.

– En effet, concéda Isa. Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai autre chose à faire.

Naminé releva la tête.

– Autre chose ? Comme quoi ? Garder Olette ?

Sora eut une grimace mais personne ne le remarqua. Personne ne le remarquait jamais. Sora était bien inutile. C'était une ombre, un fantôme, tout juste bon à se faire marcher dessus.

– Olette est à l'école, répondit Isa comme si c'était évident.

– Ah, c'est vrai. Quoi, alors ?

L'immonde être aux cheveux bleus sembla hésiter puis s'approcha d'elle avec un air inquiet.

– C'est très privé.

– Dis-moi.

– Eh bien, tu te souviens de -

xxxxxx

Attendez une seconde. Qu'est-ce que c'est que ça ? Où a disparu la fin de la phrase ?

Qu'est-ce qui m'arrive ? Non, c'est impossible. Impossible. J'avais pourtant tout prévu. J'avais surveillé mes arrières. Personne ne peut prendre ma place, personne. Alors qui...

Qui...?

Mai laissrai pas fair. Tu pux prndr tous ms « » si tu vux, j n m laissrai pas fair ! J n sus ps fbl, j sus plus fort qu vus ! Vus n'ts qu ds vr d trr purulnts gnbl lssr ps fr !

NNNnnnnnnn !

xxxxxx

– Je crois que c'est réglé !

– Saloperies de machines. Je n'y comprendrai jamais rien.

Lea eut un sourire.

– Oh, vous savez, même les meilleures peuvent finir par avoir des bugs. Ce sont des choses qui arrivent.

– Sois remercié, brave enfant.

– Ce n'était pas si compliqué, vous savez. N'hésitez pas à m'appeler si vous avez besoin d'aide.

Le vieux bibliothécaire hocha la tête et salua le nouvel être qui avait gagné son respect d'une manière qu'aucun autre adolescent de cette ville n'aurait jamais pu le faire. Savait-il que sa toute nouvelle connaissance du dangereux monde de l'Internet et de la technologie venait de sauver son univers entier ? Cela restera à jamais un mystère.

Le vieil homme (qui sentait bon, il est toujours intéressant de le rappeler) se laissa tomber sur sa chaise et décida bien vite de sauver ses documents avant qu'un nouveau monstre manquant manifestement de bienveillance et ne bénéficiant que d'un terrible vocabulaire ne vienne à nouveau perturber l'ordre du monde.

Les bugs étaient bien étranges, ces temps derniers. Il l'avait échappé belle. Encore un peu et l'imposteur dévoilait des choses bien trop importantes pour le bien-être de l'espèce humaine.

Alors qu'il s'apprêtait à éteindre l'antique machine, un étrange post-it virtuel retint son attention. Il plissa les yeux pour mieux la lire, bien qu'il n'en eut pas l'utilité puisqu'il était omniscient.

Dans un carré jaune, des lettres noires le narguaient comme l'écho du souvenir de celui qui avait eu l'audace de le remplacer.

« Espèce de sous-merde alcoolique, tu vaux pas mieux qu'un parasite qui pue, je sais pas ce qui me retient de te brûler la cervelle une bonne fois avec mes mains pleines de doigts. Va te faire mettre, si gné : ton pote qui pense à toi. »

Il retint un soupir.

Qui donc, dans ce monde, osait encore s'en remettre à des générateurs d'insultes ?


Pourquoi l'imposteur aimait-il Naminé ? Quel est ce terrible secret qu'Isa s'apprêtait à révéler ? Où donc Lea a-t-il appris à réparer les ordinateurs ? Est-ce de la technologie ou de la sorcellerie ? Quel est le problème de Xion avec Taylor Swift ? Le saura-t-on jamais ?

Ces questions, cher lecteurs, trouveront ou ne trouveront pas leurs réponses dans les prochains chapitres.

Merci pour votre lecture, et bienvenue à tous les nouveaux lecteurs, hihi, je vous aime. Je vous aime tous. À la prochaine pour un vrai chapitre super long comme au bon vieux temps, sobrement intitulé : souvenirs de la plage. Vous voulez savoir, hein ? VOUS VOULEZ ? HAHahAHAHAHA.

C'est cool maintenant que ma sœur lit cette fic je peux en discuter de vive voix hihi kikou sœur ça farte ?

N'oubliez pas : une review fait toujours ultra plaisir et me plonge dans un bain de félicité total, best feeling in the world.

Merci pour votre lectuuuure (et vos reviews), vous êtes des gens BIEN et méritez le plus grand des bonheurs (oui oui)