Comment dire … Désolée pour tout ce temps * s'incline * J'ai même pas de vraie excuses, ce n'était pas par manque de temps ou d'inspiration … plus de motivation à vrai dire. A force de toujours repousser, j'ai finit par ne plus avoir envie d'écrire. J'étais même prête à laisser cette fic et les autres en plan … Mais bon, on est presque à la fin et ça me manque quand même du coup … c'est repartit !


Chapitre 31 : Un, deux, trois... mort !

Quand Akashi avait ouvert les yeux, seul le haut du crane de Momoi dépassait de la couette du futon.Ça faisait un mois tout pile qu'Aomine était mort. Soit un mois et quelques jours que Kuroko l'était aussi. Personnellement, il s'en fichait, son désir de gagner passait par dessus ses anciennes amitiés. Seul son vœu comptait, seul le fait de se voir dépasser son père le maintenait à flot. Gagner. Il avait été conditionné dès sa naissance pour que ce mot ne signifie plus grand chose à ses yeux.

C'était comme Reo avait dit … C'était comme respirer pour lui. Alors, oui, Akashi avait perdu. Une fois mais pas deux. Qui tombe, se relève. Qui perd, gagne. Le rouge allait leur montrer sa véritable puissance pour qu'ils se tiennent tous à genoux devant lui.

Momoi bougea un peu contre lui. Elle s'était glissée tout silencieusement dans sa chambre très tôt ce matin. L'héritier avait sentit qu'elle n'avait pas pour but de tenter de le tuer … encore. Elle voulait juste ne pas être seule. Quelque part, le roux pouvait comprendre ça, quand bien même il n'allait pas la prendre dans ses bras pour lui offrir un réconfort dont il serait de toute façon, incapable de lui donner.

Quand sa mère mourut, Akashi était resté un long moment plongé dans le silence. Tout comme son père d'ailleurs. Le manoir de la famille avait été plongé pendant plusieurs semaines dans une atmosphère sombre et déprimante. Et un jour, les choses avaient repris leur cours, ils étaient passés à autre chose.

Repoussant un peu la couette du futon, le garçon se releva et quitta la chambre sans un mot pour rejoindre la cuisine. Avec un petit miaulement, son chat trottina jusqu'à lui, se frottant gentiment à son mollet. Akashi Shiori avait passé beaucoup de temps avec son fils et le Yukimaru qu'il avait reçu de son père. Parfois, ils montaient à cheval, juste tous les deux. Mais la rouquine racontait souvent à son Seijuro, les bons souvenirs qu'elle avait eu avec le chat de son enfance, un vieux matou blasé de tout qui l'avait tellement fais rire. Sa mère était si jolie quand elle riait …

Une fois que « Le Chat » eut ses croquettes, Akashi passa dans la salle de bain pour une douche bien chaude. Les yeux dans le vague, il regardait les volutes de buée s'élevaient de la salle de bain typiquement ancienne. Il éteignit le robinet de la douche et marcha jusqu'à la baignoire pour se laisser tomber dans l'eau. Le crâne contre le rebord, les yeux fermés, il se rendormi sans s'en rendre compte.

A son réveil, il regarda avec dégoût le bout de ses doigts dont la peau était horriblement plissée. Comme c'était moche ! Le garçon vida la baignoire et accrocha une serviette autour de ses reins pour quitter la salle de bain. Dans la chambre, le futon était rangé et l'air extérieur apportait quelques pétales de cerisiers sur le sol. Un coup d'œil à l'extérieur et il découvrit Momoi, un livre dans la main, assise contre l'arbre et le chat ronronnant sur ses cuisses. Elle portait une simple robe blanche et un petit chapeau de la même couleur, uniquement ceinturé d'un petit ruban rose pâle pour donner un peu de couleur. Elle était pieds nus aussi …

Un yukata sur le dos plus tard, Akashi repassa dans la cuisine pour se préparer un thé. Les effluves qui montaient à son nez faisait se tendre son estomac, désireux de goûter cette petite merveille.

Il faisait toujours beau ici. Le soleil brillait toujours et c'était tellement pénible à force. Un peu de pluie ne serait vraiment pas de refus. Oh, si en plus, un orage pouvait se déclarer alors que la rose était encore à l'extérieur … Elle serait tellement énervée, ça lui ferait sans doute une bonne animation pour la journée.

Après avoir reposé la bouilloire sur son socle, le garçon se retourna afin de se saisir de sa tasse qui n'était plus là. Interdit et la main légèrement en avant, il hésitait entre sourire et se mettre en colère. Ressemblait-il à un foutu domestique pour qu'elle se serve dès qu'il préparait quelque chose ?!

Ses pieds foulèrent le sol jusqu'au salon, où sa douce tasse fumante de bergamote avait trouvé refuge, tout près de Momoi et de son chat. Celui là était son complice assurément, il suffisait de voir comment il se frottait à la jeune fille pour une place sur ses genoux. Traître … Quand il pensait à la grande générosité qui l'avait saisi en le sortant de la rue …

Une épaisse serviette rose capturait les cheveux roses de la demoiselle tandis que ses mains blanches s'activaient à sécher l'animal avec une autre serviette.

-… Un problème ?

-Il pleut.

Deux mots qui suffirent à réveiller une joie malsaine en lui. Assurément, les Dieux l'écoutaient …

-Et alors ? Pour autant que je sache, cette tasse de thé ne te revenait pas.

-J'aime la bergamote.

Qu'elle le regarde au moins quand je parle !

-Et donc ?

-D'habitude, tu prends du thé vert le matin … Tu avais envie qu'il pleuve donc tu savais que j'allais rentrer et voler ta tasse donc tu m'as préparé un thé que j'allais aimer.

Non, qu'elle baisse les yeux finalement. Il détestait cette lueur sans nom qui n'avait pas lieu d'être.

-Peut-être que je l'ai empoisonné.

Le visage encore humide de Momoi s'égaya d'un léger sourire.

-Le poison, c'est une arme de femme … laisse-moi au moins ça.

Il se passa la main dans ses cheveux carmins et fit demi-tour.

Akashi allait se méfier prochainement de tout ce qu'elle était susceptible de lui donner à manger … Du moins encore plus


Takao et Midorima n'avait pas bougé de là où ils s'étaient assis. Le brun contre la pierre froide de la baignoire, le vert contre le bois dur de la porte. Le plus petit avait arrêté de sangloter vers 3h du matin. Le tireur ne pouvait pas voir ses yeux tant il avait la tête baissée mais il devinait qu'ils étaient d'un gris très foncés. Les pupilles de son amant changeait parfois de teintes selon son humeur.

Talao de son côté, avait l'impression d'être mort. Il fixait le sol d'un l'espoir vain d'y voir apparaître quelque chose. Futile pensée. Les larmes avaient séché sur ses joues, tirant un peu sa peau. Pourtant, il n'avait esquissé aucun geste pour les sécher tout ce temps.

Il ne bougea pas plus quand Midorima se leva avec une grimace. Le fait d'avoir passé la nuit ainsi était très douloureux pour leurs deux corps mais ce serait encore plus horrible de se lever et d'avancer puisque la vie continuait.

Shintaro sortit de la salle de bain et traversa le couloir pour rentrer dans la chambre de Takao. Il ouvrit la porte de son placard et en tira une veste. Repartant ensuite vers le garçon enfin revenu sa forme d'origine, il s'agenouilla juste devant lui et déposa sa trouvaille sur ses épaules. Comme poussé en avant, la tête de brun se nicha contre son épaule, dans le silence le plus religieux qui soit. Ne sachant pas exactement de quelle façon réagir, le plus vieux posa sa main sur les mèches brunes suivit très vite par son front.

Le temps s'arrêta à nouveau quand les mains de Takao agrippèrent son haut avec tellement de forces qu'il pourrait facilement déchirer le tissu.

Il lui fallut une force considérable, surtout avec l'impression que son propre corps ne lui obéissait plus mais Midorima réussit à remettre le brun debout. Ses bras pourtant musclés n'étaient que du chewing-gum et ses jambes tremblaient. Takao était maintenant mortellement silencieux. Si le vert ne le maintenait pas, il serait retombé par terre.

Doucement, lentement, il repartit en direction de la chambre du brun. Son esprit refusait de penser. Il installa son ami sur son lit et le regarda s'éloigner de lui au bout de quelques instants. La voix cassée du garçon s'éleva alors.

-Au final … Ça t'arrange bien, hein ?

-... De quoi ?

-Le bébé … Tu dois être heureux, pas vrai ?! C'est bien pratique finalement ! C'est peut-être qui a demandé à ce que je redevienne comme ça, pas vrai ?!

Midorima, les yeux exorbités, regardait Takao cracher son venin comme un vulgaire serpent.

-Tu me répugnes, pauvre conna-...

Sa joue partit brutalement sur le côté. Ses beaux yeux gris agrandis par la surprise, sa joue brûlante … Le vert l'avait frappé. Sa main pâle, comme le reste de sa peau, se posa sur cet endroit cramoisi et il se retourna vers ce qui fut son amant il n'y a pas si longtemps. Avant que le choc ne le coupe de plein fouet. Et cette réalisation … Des sillons d'eau salée coulaient sur les joues d'un futur médecin.

Midorima Shintaro pleurait.

Le brun leva doucement sa main, essuyant ses larmes de son pouce. Le plus grand attrapa sa main de la sienne pour y frotter sa joue, les yeux bien fermés, tentant vainement de contrôler ce flot soudain. Takao se jeta en avant, plongeait contre son torse. Les bras musclés se refermèrent autour de lui. Aussi unis que lorsqu'ils avaient conçu cet enfant, ils pleuraient maintenant sa perte.


Son chat ronronnait de tout son saoul sur les cuisses de la rose. Akashi avait finit par trouver le journal du jour et lisait les nombreux articles sans montrer un quelconque intérêt. Jusqu'à celui qu faisait tout un scandale.

-Satsuki …

-Hmm ?

Elle, elle lisait un roman. « Entretien avec un vampire » plus précisément.

-Nous ne sortirons jamais d'ici.

Les yeux couleur framboise se levèrent vers lui et elle tendit la main vers le journal qu'il lui tendit.

« Le corps de Himuro Tatsuya a été retrouvé ce matin près de la baie de Tokyo. La mort aurait été causée par de multiples coups de couteau et de profondes lacérations ... »

Suivit par beaucoup d'autres choses, le témoignage larmoyant de ses parents notamment. Momoi rendit le bout de papier au rouge et se replongea dans son roman.

-… Tu ne compte rien dire ?

-Merci infiniment de me forcer à rester cachée jusqu'à la fin de ma vie, ô Akashi Seijuro, toi qu'on reconnaissait par son intelligence …

-Sarcasme

-Crétin


Murasakibara venait à peine d'arriver à la gare de Tokyo qu'il envoya un SMS à Kagami. Le rouge répondit dans la seconde, l'informant qu'il l'attendait près de la sortie. Son simple sac de cours sur l'épaule, ses mains sagement dans les poches de son pantalon, il traîna sa grande carcasse jusqu'à l'endroit du « rendez-vous ». Il l'avouait, ne rien avoir dans ses mains, poches de chips comme maiubo, était difficile mais son estomac était noué. Il avait appris. Par par les proches du brun. Pas par ses parents. Par des conversations de couloir au lycée. Son sang n'avait fait qu'un tour et il avait couru. Loin de Yosen, loin de ces inepties. Non, c'était impossible.

Il s'était d'abord réfugié à l'internat, son portable contre son oreille pour écouter inlassablement la voix de son amour tandis que se déclenchait la messagerie. Encore et encore. Jusqu'à l'appel de Kagami.

Le violet savait qu'il avait maigri, qu'il n'était qu'un fantôme d'une pâleur mortelle. Mais en voyant Kagami, il se trouvait finalement en bon état. Les joues autrefois pleines du rouge étaient maintenant creuses. Ses bras musclés avaient perdu en tonus, il nageait drastiquement dans son haut. Et ce jean … La ceinture avait une marque là où le rouge l'arrêtait par habitude. Mais cette fois, il avait fermé bien plus loin. Beaucoup plus loin. Il ne se leva pas à son arrivée et Murasakibara sentit ses jambes lâcher, aussi s'essaya t-il tout près de lui. Et le silence. Comment une gare pouvait-être aussi silencieuse ?!

Leurs yeux vides, morts fixaient des points imaginaires ici et là. Ils étaient morts, oui. Vides, des enveloppes corporelles sans âmes. Une vibration puis deux. Puis l'arrivée de deux SMS simultanément.

[13:54:47 – Inconnu] Hello vous deux ? Alors, on déprime ? Bah, fallait s'y attendre après tout ~ Vous avez vingt minutes pour rejoindre le cimetière le plus proche. En plus, ça vous préparera, va bien falloir que vous y fassiez un tour bientôt non ? ~

Foutu Nekomata. Limite … Une vraie saloperie. Les deux garçons avaient largement le temps de s'y rendre en ce laps de temps. A croire que le fichu chat avait également pris en compte le fait que les deux garçons n'allaient pas se lever de suite. Pour le géant comme pour Kagami, il semblait impossible que leurs jambes répondent. Accablés par la nouvelle. Ce fut Murasakibara qui se leva finalement en premier. Il tendit sa main vers Kagami, dans une muette imploration de l'accompagner. Le rouge leva des yeux fatigués, si fatigués que même le sommeil semblait être mort. Mais il accepta d'être remis sur ses pieds.

Le cimetière, en plein jour, accueillait évidemment quelques personnes désireuses de venir saluer leurs morts. Le violet avait toujours trouvé ça idiot, jusqu'à aujourd'hui. Il allait bien falloir qu'il continue de parler avec Himuro non ? Il allait se sentir bien seul sinon … Les deux jeunes hommes s'éloignèrent du monde, se doutant bien que les divinités n'allaient rien faire quand d'autres étaient proches. Ils marchèrent encore un peu jusqu'à ce que Kagami se stop net, l'index tendu.

-O... Oy … C'est quoi ce bordel … ?

Murasakibara regarda dans la direction pointée et sentit une fine couche de sueur glacée recouvrir son dos. Plus loin, deux pierres tombales sinistres portaient leurs noms.

Ce qui les poussèrent à avancer restera un mystère. Néanmoins, quand ils furent assez proches, le violet passa ses doigts sur son très long nom taillé à même la pierre. Elle s'effritait encore, preuve que c'était récent. Tout ça était vraiment flippant. De son côté, Kagami s'était agenouillé pour observer ce très grand trou dans lequel il savait déjà quoi trouver. Un cercueil ouvert, les coussins blancs attendant encore qu'une tête se pose dessus.

-Qu'est-ce que ça veut dire … ?

Le géant secoua sa tête de gauche à droite, n'en sachant pas plus. Il se releva et rejoignit Kagami devant le trou, surplombé par le nom du rouge. Ils entendirent des bruits de pas derrière eux et une immense douleur leur saisissant le crâne. Si forte que le noir domina les autres couleurs.


Kise était venu déposer quelques fleurs sur la tombe de Kuroko. Depuis peu, un sourire avait fait place aux larmes qu'il versait habituellement. Il jeta les fleurs fanées, changea l'eau du vase et installa ses beaux lys.

-Voilà, un bouquet tout propre ! Qu'est-ce que je peux te raconter aujourd'hui … Ah oui ! Seirin a changé son credo ! Enfin pas tant que ça vu que le Conseil a pas accepté mais ton équipe a quand même tenu à te faire honneur. Ils avaient un match d'entraînement ce matin, j'y suis allé … C'est idiot, je sais, j'espérais t'y voir jouer …

Le blond parlait lentement, ce sourire placardé sur le visage et les yeux brillant de larmes.

-Je vais devoir me faire une raison … Enfin, tout ça pour dire que maintenant, on peut entendre « Seirin Fight ! Pour Kuroko ! » ! Tu aurais dis que ça ne servirait probablement à rien, hein ? … Izuki m'a vu, je crois … Je crois.

Le mannequin continua de raconter la vie actuelle, parfois il riait ou faisant semblant d'être en colère. Il termina et se releva.

-Je vais aller voir Aominecchi maintenant … Depuis que Momocchi a disparu, plus personne ne vient le voir … Sa Maman a beaucoup de mal à se remettre … je reviendrais vite d'accord ? Tu sais … Je t'aime. Je t'aimerais toujours et je n'aimerais que toi ! Je ferais tout pour toi !

Sans une autre parole, Kise remonta l'allée vers une seconde tombe, renouvela le changement de fleurs mais déposa à la place une jolie branche de Dendrobium.

-Coucou Aominecchi ! Tu sais quoi ? Aujourd'hui …

Il y avait d'autres personnes dans ce cimetière. Et tout le monde lançait des regards désolés à ce jeune homme qui parlait tout seul.


Kagami ouvrit les yeux en grognant de douleur. L'arrière de sa tête était affreusement douloureux, il en avait la nausée. Quelque chose l'avait frappé suffisamment fort pour qu'il s'évanouisse. Le rouge était dans un endroit sombre, peut-être dans une pièce aux volets fermés … Il s'aida de ses mains et commença à se relever avant que son front ne heurte une surface dure. Portant sa main gauche à la zone douloureuse, il chercha maintenant à rouler sur le côté. Bloqué. Commençant à paniquer, il tâtonna partout de lui, se rendant compte qu'il était dans une espèce de boîte étroite. La vision du cercueil s'imposa à son esprit et il entendit sa propre voix teintée de panique s'élever.

-Non … A l'aide … A l'aide ! S'il vous plaît ! A l'aide !

Le rouge hurlait de plus en plus fort, frappant de toutes ses forces sur la plaque au dessus de lui. Il n'avait jamais eu peur des espaces clos mais ça … Ses ongles griffaient le bois, tentant vainement de l'enfoncer à coup de poing, suppliant toujours pour de l'aide.

-Roh, tait-toi un peu !

-Mu … Murasakibara ?

Un grognement étouffé lui parvint de la droite et Kagami chercha de la main d'où venait cette voix. Près de sa tête se trouvait une espèce d'enceinte.

-Murasakibara, c'est toi ?!

-Non, c'est le Lapin de Pâques qui s'entraîne pour son imitation de Noël !

Un sanglot perdu dans sa gorge, Kagami sembla s'agripper à son enceinte de toutes ses forces.

-Je suis dans un cercueil … Je suis dans un putain de cercueil …

-Moi aussi …

Le violet, dans sa propre cage en bois, avait croisé les jambes, les mains sur le ventre et les yeux fermés. Il respirait lentement, s'obligeant à s'imaginer marcher dans les rues recouvertes de neige d'Akita. Tout, tant que c'était loin de cette horrible boîte.

-On est enterré vivant … Ha … Hahahahaha ! On est enterré vivant ! Je veux sortir, à l'aide !

Le violet grimaça un peu et lui hurla de se taire.

-Il faut qu'on réfléchisse … et qu'on reste calme.

-Réfléchir … C'est toi qui me dis … Oh bon sang …

Le géant s'obligeait à se remémorer les quelques instants avant son réveil.

-Les divinités ne peuvent pas tenir une pelle … A moins de se prendre une apparence humaine ... mais ce ne serait pas drôle pour eux ...

-Alors quoi ?!

-On a été assommé par un être humain. Traînés dans nos cercueils respectifs et enterrés.

Leur permettre de se réveiller ici et comme ça … c'était incroyablement sadique … Pire que les plans tordus de Nekomata qui aurait préféré les voir se décomposer devant leurs tombes en leur apprenant que le perdant finirait dedans.

-Quand j'y pense … A chaque SMS, le destinataire est inconnu … ça ne veut pas dire qu'il s'agit uniquement d'une divinité. C'est la phobie de beaucoup de personnes de se retrouver comme ça, un simple Dieu ne pourrait pas comprendre … Alors qui … ?

Finalement, Kagami savait réfléchir. Et il poursuivait :

-Une vengeance ? Pour utiliser ce moyen de communication, c'est quelqu'un qui connaît nos numéros, qui sait qu'on ne se méfiera pas du destinataire parce qu'on a l'habitude … Une vengeance peut-être … Mais pourquoi ?

Murasakibara allait ajouter ses propres analyses quand leurs enceintes grésillèrent et qu'une voix clairement trafiquée se mit à leur parler :

-Alors, bien dormi ? Toutes mes excuses, ça ne doit pas être bien confortable ~ Que ressentez-vous à être ainsi, à l'image de Kuroko Tetsuya … Aomine Daiki … Himuro Tatsuya aussi !

Cette voix éclata de rire avant de se reprendre :

-Jouons à un jeu voulez-vous !

-Muro-chin m'a toujours dis de refuser quelque chose d'un inconnu !

-Je te dirais mon nom peut-être plus tard Murasakibara Atsushi !

Les deux garçons tentaient vraiment de déceler des tiques de langages ou un accent. Mais il était même impossible de deviner le sexe de cette troisième personne.

Une petite lumière éblouit les deux visages et six barres turquoises illuminèrent l'intérieur du cercueil.

-Étant donné que j'ai les moyens, vous avez l'immense honneur de bénéficier d'un type de cercueil haute technologie ! Enterrées près de vous, se trouvent une bouteille d'oxygène. Le niveau étant indiqué par ces barres bleus. Vraiment de la haute technologie ! Uniquement pour vous !

Murasakibara tendait l'oreille de toutes ses forces mais c'était impossible de deviner l'identité de leur ravisseur. A quoi ça aurait servit de la connaître, emprisonnés là dessous.

-Vous avez l'habitude des jeux tordus, non ? Voilà votre dernier … Vous avez la possibilités de donner vos barres d'oxygène à l'autre. Vous avez la possibilité de voler les barres d'oxygène de l'autre. Si Murasakibara se retrouvent avec trois barres, Kagami verra les siennes disparaître par magie !

Soit la mort.

-Et si Kagami voit les siennes monter au dessus de huit, Murasakibara meurt. Très simple non ?

-Il nous suffit de ne rien toucher …

-Tu te rend bien compte que votre oxygène va descendre lentement ? Vous allez étouffer, mourir à petit feu … Crois-moi, tu auras fortement envie d'oxygène à ce moment-là, peu importe d'où il vient ~

Kagami devenait progressivement vert tant sa tête tournait.

-Et … Celui à qui il reste des barres à la fin ?

-Le cercueil s'ouvrira et il n'aura qu'à creuser pour sortir de là !

Le silence de mort leur donna envie de hurler à tout les deux.

-Lequel des deux rejoindra Himuro Tatsuya … Hmm … J'ai hâte de voir ça !


Midorima venait de laisser Takao pour lui ramener quelques gélules trouvées au fond d'un placard. Apparemment, ça aiderait le garçon à dormir. Le brun accepta d'avaler celle que le brun lui tendait et posa sa tête sur l'oreiller, l'autre garçon à ses côtés.

Et si le vert s'endormit rapidement, ce ne fut pas le cas du faucon qui tendit le bras vers le contenant orange où s'entassait le reste des gélules. Il l'ouvrit et en attrapa une deuxième qu'il goba comme un vulgaire Tic Tac. Là, il allait enfin pouvoir dormir et repartir rêver de leur enfant désormais mort.


Je m'excuse encore une fois de cette horrible d'absence de chapitre ! Je suis inexcusable et je vais me faire pardonner … je vous offre une peluche divinité en cadeau Faites votre choix !

Merci encore pou vos nombreux commentaires, ça fait chaud au cœur, même maintenant ! *se motivait en les lisant *