Hello tout le monde. Donc voilà un nouveau chapitre intitulé "une vraie décharge électrique". Je pense que vous comprendrez après l'avoir lu pourquoi je lui ai donné ce nom.

Merci infiniment, je suis contente que vous aimez.

Merci aussi à Crazy-Wolfie pour son message.

Bonne lecture Bisous xoxo


Stiles est perdu.

Il tente en vain de se dire que ce n'est qu'une coïncidence. De plus, Max était un adolescent, il s'habillait comme tous les jeunes de son âge.

Les baskets qu'il portait étaient à la mode en ce moment.

Tous les lycéens ont un sweat à capuche dans son armoire.

Après tout, la boutique est assez connue, il a dû l'acheter là-bas.

Mais rien n'y fait, il y pense encore et encore. C'est comme quand on a peur de quelque chose. On alterne les pensées négatives et positives. C'est comme passer un cap, faire face aux obstacles, être confronter à quelque chose qui nous terrifie. Ou simplement, dans son cas quand on bloque sur quelque chose. Il a bien tenté a plusieurs reprises de suivre ce que disent les autres mais après avoir essayé une dizaine de fois, il a complètement décroché.

L'humain est juste assis- plutôt affalé, dans son canapé aux côtés de Lydia. Le regard vagabondant sur les autres personnes dans la pièce. Celui-ci s'arrêtant souvent sur Derek qui s'appuie contre le mur. Un coup d'œil qui dure plusieurs secondes, voir minutes. Mais son esprit est toujours accroché à CE détail. Même si cela l'intrigue au plus au point, Stiles préfère se taire et n'en parle pas. Chose qui est très rare chez lui.

D'habitude, la moindre petite théorie mérite une réflexion à voix haute. Il se fou que personne ne l'écoute ou crois à son histoire ou son plan, il le dit quand même. Cela lui permet aussi de réfléchir. Cette fois-ci, il reste muet.

A-t-il honte de croire que "peut-être" ce n'est pas une coïncidence? A-t-il peur qu'on le prenne pour un idiot? Il se fiche que les autres critiquent ses pensées.

Son regard se lève sur Kira qui met sa veste sur elle, prête à partir. Alors il sort de ses pensées et raccompagne tout le monde tour à tour à la porte.

-A demain, mec. Lui dit Scott en lui faisant une accolade en guise d'au revoir. Et essaye de dormir cette nuit, tu te transformes en zombie, c'est flippant.

-Je vais essayer, lui promit-il.

Scott est certes son meilleur ami, son frère, l'une des personnes les plus importantes dans sa vie. Il est toujours là quand ça ne va pas, quand les souvenirs du nogitsune refont surface ou pour tour autre problème. Il le protège, l'aide et l'aime bien évidemment. Mais pour cette fois-ci, il ne veut pas dire ce qu'il a en tête. Il se foutrait de lui ou pourrait croire qu'il est fou. Son cœur se serre en se sentant seul sur ce coup.

Stiles ferme tristement la porte et quand il se retourne, il tombe sur Monsieur Derek Hale encore dans son salon qui l'observe les bras croisés sur son torse parfaitement dessiné faisant ressortir ses biceps et laissant apparaître ses abdominaux...

Stiles, tu t'emballes.

Derek le regarde, intrigué comme s'il cherchait à décrypter les battements de cœur de l'adolescent.

-Qu'est ce qu'il y a? Demande-t-il d'une voix grave.

Je lui dis? Je ne lui dis pas?

-Rien, répond Stiles en se forçant pour sourire.

Derek fait un pas vers lui et secoue gravement la tête.

-Je sais que tu mens. Tu n'as pas parlé de toute la soirée, chose qui fait du bien aux oreilles mais qui est inquiétant.

Stiles a un hoquet.

-Alors comme ça tu t'inquiètes? Demande-t-il amusé.

Derek souffle désespéré et se dirige vers la porte derrière lui.

-J'essayais d'être aimable mais bon...

-Attends, Derek!

Stiles agrippe le bras du loup pour l'empêcher de partir. Et à ce geste, un courant électrique le parcours de la tête au pied. Il sent qu'il a la chaire de poule, le cœur qui bat à cent à l'heure et l'incroyable envie de se jeter sur les lèvres qui sont en face de lui. Derek entend très clairement le rythme cardiaque de l'adolescent. Comment un cœur peut battre aussi vite? Il fronce les sourcils et Stiles y voit comme un signale pour mettre fin à ce lien tactile. Immédiatement, il a envie de retoucher son bras. De toucher son torse...

Arrête de penser à lui comme ça, merde!

Alors pour effacer la gêne qui s'installe parmi le silence, le lycéen se met les mains dans les poches et baisse la tête pour tenter d'éviter le regard de Derek qui brûle sur sa peau.

-Je... Murmure-t-il. J'ai peut-être pensé à un truc.

-Quoi?

Derek va-t-il le croire ou le prendre pour un fou? Tant pis. Il se jette à l'eau.

-Je regardais la photo et j'ai remarqué...

-Qu'est ce que tu as remarqué? Demande Derek ne manquant pas de montrer son impatience.

Stiles échappe un petit rire emplit de nervosité et lève le regard sur le lycaon.

-Je, tu vas me prendre pour un fou.

-Ce ne sera pas la première fois.

-Mais! Dit Stiles.

-Aller, dit le! Je n'ai pas l'intention de rester toute la nuit planté là!

Si tu veux on peut monter dans ma chambre, non Stiles reste concentré.

-Ok, j'ai remarqué que Max portait les mêmes vêtements que moi.

-Et alors? Demande Derek en haussant les sourcils.

-Je pense qu'il est peut-être possible que ce ne soit pas une coïncidence.

En gros, il y croit à 20%, se dit Derek mentalement.

-Qu'est ce qui te fait dire ça.

-Au début, j'ai vu que j'avais le même tee-shirt mais après j'ai remarqué qu'il portait exactement la tenu que j'avais sur moi le jour où Scott a été transformé.

Derek, perplexe, se dirige vers la table et prend dans ses mains la photo de la scène du crime. L'adolescent n'y croit pas. Derek Hale, THE sourwolf, le plus glacial mec qu'il connait est en train de le croire. Euphorique, il se précipite à ses côtés.

-Tee-shirt, sweat, veste. C'est ce que je portais le jour où nous t'avons croisé pour la première fois. Stiles essaye d'éveiller un quelconque sentiment de la part de grincheux mais celui-ci lui lance un "Hmm".

Après quelques secondes, le regard de Derek s'accroche à celui de Stiles.

-Je m'en souviens.

Stiles tente de garder au même rythme ses battements de cœur. Puis le regard de Derek change de signification et il déclare:

-Tu es un crétin.

Outch, pense Stiles, ça, ça fait mal.

Blessé par cette réponse, il ne peut prononcer le moindre mot. Derek voit l'adolescent se crisper et intervient aussitôt pour clarifier sa réponse.

-Tu aurais dû en parler devant les autres.

Stiles ne peut s'empêcher de sourire. Le loup garou en face de lui fait de même.

.dieu. Ne pas craquer, je répète, ne pas craquer. Nous sommes en train de perdre le capitaine du navire.

-je vais te laisser, comme a dit Scott, tu devrais dormir en espérant que je n'explose m'as cette nuit, dit Derek avant de se diriger vers la porte d'entrée.

-Sérieusement? Je n'y pensais plus! Tu es obligé de me le rappeler?

La porte claque et Stiles reste seul planté au milieu de la pièce.

Je préfère largement le rêve de cette nuit. Peut-être que si je m'endors en y pensant je verrai la suite? Stiles se met aussitôt à courir vers sa chambre.

Kira et Scott se dirige vers la table où Isaac, Lydia et Stiles sont assis. Ils posent leur plateau et s'installent à côté de leurs amis.

-Je vais me faire engueuler par mon père, dit Stiles en se prenant la tête entre les mains.

-Mais non, ça arrive à tour le monde d'avoir une mauvaise note, la rassure Lydia, en plus, il faut avouer que l'interrogation était particulièrement difficile.

-Dit celle qui a eu la meilleure note de la classe.

Isaac ricane, fier d'avoir réussi à fermer le clapet de la reine des maths.

-Alors? Pas de rêve sur Derek cette nuit? Demande Scott à l'oreille de son meilleur ami.

-Mais si bien sûr, je rêve de lui toutes les nuits, répond Stiles sarcastiquement.

Ce n'est pas faux.

Scott sourit à l'humain.

-Stiles, ton portable vient de vibrer, lui dit Kira d'une voix agréable.

-Oh, merci.

L'adolescent scrute le message qui s'affiche sur son écran de téléphone et il se décompose.

Papa:

Nouveau meurtre du loup.

-Qu'est ce qu'il se passe? Demande Lydia en posant sa main sur le bras de Stiles.

-Notre nouveau pote vient de faire une nouvelle boucherie, répond celui-ci.

-James Becket, 17 ans, brun, 1m 78, déclare le shérif en arrivant devant la meute qui s'est réunit dans l'appartement de Derek.

Leur visage est grave. On peut lire toute l'anxiété qui ronge les amis.

-Même profil, lâche Scott d'un ton monocorde.

-Il y a aussi le même signe que sur la victime précédente, ajoute le shérif tour en distribuant les photos du corps.

Derek prend l'image entre ses mains et se raidit aussitôt.

-Stiles, tu avais raison, dit-il en s'accrochant au regard de Stiles braqué sur lui.

Celui-ci se déplace et se met à côté de lui.

-Montre...

Sans y faire attention, Stiles prend la photo dans une main où celle de Derek est déjà installée. Comme s'il s'était électrocuté, l'humain enlève sa main.

Une vraie décharge électrique.

Leurs yeux s'attachent, leur cœur bat plus vite, leur respiration se coupe. Ils frémissent. La surprise, l'envie, la frustration se lit dans leur regard. Aucun des deux n'ose baisser les yeux ou même tourner la tête. Aucun des deux ne bouge, ils sont là, immobiles, se tenant à quelques centimètres l'un de l'autre. Luttant pour conserver cet espace entre eux. Essayant de se persuader de s'éloigner l'un de l'autre mais cet effort paraît insurmontable, presqu'impossible. L'épaule de Stiles frôle le dos de Derek. Le pied de l'humain est à quelques millimètres de celui du loup. La hanche de l'adolescent touche presque le bas du dos de l'homme. Ils sont là, à se regarder, à se dévorer du regard, à faire en sorte que le lien soit maintenu. Comme si c'était la seule chose qu'il leur fallait pour vivre. Comme si le reste était sans importance. Comme s'ils ne s'étaient jamais sentis aussi bien en cet instant, aussi vivant. Les problèmes disparaissent. Le temps s'arrête. Quelques centaine de papillons s'amusent à voler dans leur bas de ventre. Ils ne peuvent que se fixer l'un l'autre. Ils ne peuvent que regarder l'étincelle dans le regard de l'autre et chercher ce qu'elle signifie. Le reste du monde part en fumée et ils ont presque l'impression d'être seul dans cette vaste pièce jusqu'à ce que...

-est ce que l'un de vous deux peut m'expliquer ce qu'il se passe? Demande la voix autoritaire de l'Alpha.

Sur ce coup là, Scott, je te déteste.


Tadammmm, alors vous avez compris? :p.

xoxo

[28.07.14]