Hello tout le monde! Ça va? Voilà (enfin) un nouveau chapitre! Je vais être plus présente, ne vous inquiétez pas!
Merci encore à toutes les reviews! N'hésitez pas à donner votre avis!
Bisous
xoxo
-Tout le monde recule, crie le shérif en arrivant sur les lieux.
Toute la meute se tient autour de la victime. Scott, l'Alpha, tient une feuille dans sa main. Il l'a tend au shérif.
-"blessé mais pas tué", lit le père Stilinski..
-Je pense qu'elle parle de moi, déclare Stiles.
Cela fait a peu près dix fois que l'adolescent passe ses doigts sur ses lèvres en se rappelant les baisers que Derek y a déposés. S'il n'était pas observé par les autres, il fermerait les yeux pour se ressentir à nouveau toutes les sensations transmises à ce moment là. Il lance un regard à Derek qui se tient à l'opposé de lui, le regard jonglant entre Scott, le shérif et le sol. Il n'a pas besoin de super- pouvoirs pour savoir qu'il regrette. Le problème est que lui ne regrette pas, loin de là.
Scott tape du poing contre le mur ce qui réveille son meilleur ami.
-Mais bon sang! Qu'est ce que veut dire ce message à votre avis, elle veut tuer Stiles, votre fils! Donc je pense qu'on ne doit pas attendre! Hurle l'alpha au shérif en face de lui.
L'hyperactif pose une main sur l'épaule de Scott qui se calme aussitôt.
-Écoute Scott, je sais que tu es un peu sur les nerfs mais moi aussi. Je ne peux même pas protéger mon propre fils, dit calmement le père Stilinski.
Ces paroles touchent droit au cœur de Stiles. Son père s'inquiète, tout le monde s'inquiète. Il sent une grande angoisse montée en lui. Il baisse les yeux vers ses doigts qui se mettent trembler. Il lève le regard mais trop brutalement, ce qui entraîne un étourdissement. Il a la tête qui tourne, le souffle devenant erratique.
Non, pas maintenant, s'il vous plait, dit Stiles le vide espérant qu'une aide venu du ciel pourrait agir sur cette crise d'angoisse naissante.
Ses muscles se crispent à cause de l'air devenu insuffisant. Ses jambes se raidissent et il a juste le temps de poser une main sur le mur derrière lui mais ne tarde pas à rejoindre le sol. -Stiles, ça va? Demande une voix lointaine.
Celui-ci se rend compte que c'est en fait la voix de son père. Ses paupières se ferment et ne veulent plus s'ouvrir alors que des picotements s'installent un peu partout dans son corps rendant le moindre mouvement impossible.
-Pousse-toi, ordonne Derek à Scott qui s'approche de son meilleur ami.
Il attrape Stiles comme il peut et l'entraîne dehors. L'adolescent ne peut protester. Il voudrait dire quelque chose mais seul sont cerveau semble pouvoir répondre. Désormais tous les deux dans la nuit, Derek attrape Stiles par les épaules et les frictionnent. Lui accroupi devant L'hyperactif assis dos au mur.
-Calme-toi, chut, dit-il tout bas. Ce n'est rien.
Stiles ouvre les yeux avec une force venu d'il ne sait où et regarde Derek, le visage qui affiche un air inquiet.
-C'est toi qui a le contrôle sur ta respiration. Inspire et expire doucement, tu peux le faire.
Le cœur de Stiles ralenti au son de sa voix si douce. Il bouge délicatement ses doigts et reprend sa respiration. Derek voyant la crise se calmer sourit légèrement. Stiles sans réfléchir, monte une main sur la joue de l'ainé.
-Merci Derek, murmure-t-il en faisant glisser son pouce sur la légère barbe de celui-ci.
Il ferme les yeux, épuisé par les évènements mais aussi par la crise qu'il vient de faire et s'endort ainsi, la main sur la joue de la personne à laquelle il rêve presque toutes les nuits.
Derek regarde le visage endormi de Stiles en face de lui. Puis, pose sa main par dessus la sienne. Le loup la retire délicatement et la laisse retomber contre le ventre de l'adolescent. Quelques secondes plus tard, le reste de la meute les rejoignent dehors.
-Je crois qu'il est fatigué, dit-il au shérif. Vous devriez le ramener.
Puis il s'écarte sans arrêter de fixer Stiles. Alors que le shérif prend son fils dans ses bras afin de l'amener à la voiture.
. . .
Stiles ouvre les paupières et froncent les yeux à cause de la lumière du jour qui l'ébloui. Son regard tombe sur le plafond de sa chambre. Il fronce les sourcils et tourne la tête.
-Hey, ça va mec? Demande Scott qui est assis sur sa chaise de bureau, à ses côtés. Tu nous as fait peur hier!
Hier? Oh oui, tout lui revient. La fête de Lydia, aveux de Derek, baisers de Derek, nouveau meurtre, crise de panique. Il se souvient notamment de la dernière chose qu'il a vue avant de fermer les yeux: le sourire de Derek. Derek, Derek, Derek, toujours et encore lui. Mais maintenant il est dans son lit et se rend compte qu'il porte encore les vêtements de la veille.
-Comment je suis arrivé là? Demande-t-il en se redressant.
-ton père t'a ramené après ta crise. -Je me suis endormi apparemment, dit-il en se frottant les yeux.
-ouai, trop d'émotions, répond Scott un sourire amusé plaqué dur son visage.
Stiles analyse la phrase emplit de sous-entendu de son meilleur ami. Il se tourne vers lui et fronce les sourcils en croisant les bras.
-Qu'est ce que tu veux dire, Scott?
-Aller, arrête, tu sentais Derek à dix kilomètres à la ronde. D'ailleurs tu sens encore un peu comme lui, tu devrais aller te laver.
Stiles passe son tee-shirt qu'il n'a pas enlevé depuis son arrivée à la soirée sur son nez et inspire avant de faire une moue d'enfant en regardant Scott.
-Non! Je vais garder ça sur moi toute ma vie.
Son meilleur ami rit légèrement avant de s'approcher un peu et de poser son menton sur sa main.
-Alors? Qu'est ce qu'il s'est passé?
-On s'est... Embrassé, répond Stiles.
Ses joues rougissent alors qu'il passe une main dans ses cheveux.
-Et c'est tout? Juste un petit bisou?
Stiles soupire exaspéré.
-C'était plutôt des énormes bisous, si tu préfères.
L'adolescent passe sa langue sur ses lèvres tout en se rappelant que la veille au soir, Derek les avaient embrassées. Plusieurs fois.
-Et vous avez parlé? Demande Scott d'une voix neutre.
-non, on a été interrompu par le cri de Lydia, répond Stiles.
Scott plisse le nez, ce qui signifie "C'est pas très bon".
-Et tu sais ce qu'il en pense? Le questionne-t-il.
-Je suppose qu'il considère ça comme une erreur...
-Et toi tu penses que c'est une erreur?
-non, répond Stiles simplement.
-pourquoi non?
-Mais arrête avec toutes tes questions Scott! Non parce qu'il avait ses mains sur moi et sa langue dans ma bouche, ça te va?
Celui-ci rit devant la gêne de son meilleur ami. Un court silence s'installe entre eux. Stiles décide donc de parler d'un sujet beaucoup plus sérieux.
-tu as des nouvelles du garçon qui s'est pendu?
-D'après ma mère, ce n'est pas un suicide. Il a des traces de lutte au niveau des poignets. Tout prouve que c'est la psychopathe qui a agi. Le garçon est quasiment comme toi. 17 ans, brun. C'était la tenue que tu portais le jour du bal, tu sais celui où tu as accompagné Lydia?
-en parlant d'elle, comment elle va? Demande Stiles une pointe d'inquiétude dans la voix.
Scott joue avec ses doigts.
-Elle s'est enfermé dans sa chambre et n'a pas ouvert depuis, déclare-t-il sans croiser son regard.
A nouveau le silence s'installe dans la chambre. La même angoisse qu'hier monte en Stiles. Soudain, il lâche nerveusement:
-je vais être surveillé toute ma vie, c'est ça?
Scott lève les yeux vers son meilleur ami avant de s'approcher et de poser une main réconfortante sur son épaule.
-Mais non, on va la retrouver, lui dit-il. Et puis profite, tu peux passer du temps avec Derek.
-parler avec Derek, c'est comme parler à un mur. Tu sais que quand j'étais petit je parlais aux murs, aux fleurs, à tout ce qui était vivant ou pas. Je parlais à mes peluches, à mes coussins, j'avais même un ami imaginaire. Je parlais même à ce que j'avais dans mon assiette, tu te rends compte? Qui parle à son assiette, personne, enfin si moi je fais ça, enfin je faisais ça...
-C'est bon, Stiles, j'ai compris que Derek te rends nerveux, répond Scott avec un sourire aux coins des lèvres.
-Moi nerveux, pas du tout! Mort de trouille? Oui.
C'est complètement vrai, et encore mort de trouille est un euphémisme. Dans la tête de l'hyperactif, c'est l'apocalypse, une géante tornade nommée Derek a tout chamboulé sur son passage. Stiles est complètement à l'ouest.
-Isaac viendra me remplacer cet après-midi et ce soir ce sera Derek, lui dit Scott en lisant son portable, où il a tout organisé.
-Et si je veux sortir, tu sais genre sortir de la chambre, de la maison. Aller en ville, aller prendre l'air pour oxygéner mon cerveau. Tu sais prendre l'air pour pouvoir réfléchir. Me parler à moi même, tu savais que se parler à soi-même, c'était intelligent? Ce qui fait de moi une personne intelligente. Est ce que tu te parles à toi-même?
Scott fronce les sourcils et essaye d'analyser tout ce que son meilleur ami vient de dire.
-Mec, tu es le seul à pouvoir me filer un mal de crâne des dix heures du matin! Répond Scott en se pinçant l'arrête du nez.
-Tu ne réponds pas à ma question? Je peux sortir ou pas?
-Non, répond l'alpha.
Stiles en tombe de son lit. Il se redresse et regarde son meilleur ami la bouche grande ouverte.
-pourquoi? Tu me prives de ma liberté, Scott McCall!
-je préfère te savoir en train de rouler des pelles à Derek que ziggouillé par une psychopathe, répond le loup.
Des images de la veille passe d'avant les yeux de l'humain alors que Scott prononce le début de sa phrase. Il se plaque la tête dans le coussin.
-Tou chais que... Dit la voix de Stiles dont la tête est encore plantée dans l'oreiller.
-Ok, Stiles, tu pourrais parler une langue que je comprends? Demande Scott d'un ton exaspéré.
-je disais: tu sais que tu es très doué pour rendre les gens nerveux? Demande-t-il en cachant le visage dans ses mains pour effacer toutes rougeurs apparaissant sur ses joues.
-Ah, crie Scott en pointant l'autre du doigt. Tu avoues que tu es nerveux!
L'humain souffle exaspéré par le comportement de son meilleur ami qui vient de le démasquer et se lève du lit.
-s'il te plait, juste une petite heure, le supplie-t-il.
Scott souffle.
-Ok, je te déposerai en ville et je préviendrai Isaac. Il viendra te rejoindre. Je peux pas rester, je sors avec Kira.
-Oh, ça c'est mon Scottie! Alors qu'est ce que tu as prévu?
-cinéma, répond l'alpha avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Stiles regarde la béatitude qui se lit sur le visage de son meilleur ami. Puis il se lève.
-Tu sais quoi? Je vais aller me laver. Il faut se faire beau pour sortir.
-je croyais que tu voulais garder ce tee-shirt sur toi, réplique Scott, hilare.
-Scott, la ferme.
Puis la porte de salle de bain claque derrière lui. Il se laisse glisser contre celle-ci et médite quelques instants avant de se déshabiller et d'entrer dans la douche.
Tadammm! Alors, bien ou pas?
[16.08.14]
