Bonjour! Je suis désolé pour ce grand retard... j'ai été très occupé pendant ce mois... Encore désolé! Et pour tout vous dire, j'ai complètement oublié que ma bêta m'avait envoyé le chapitre corrigé :/ (oui, je suis conne..) d'ailleurs, merci à elle parce qu'elle est géniale :)
Reviews;
unpassant: Hey! Cette fiction est, en effet, vraiment bien écrite :') C'est plutôt triste pour l'instant mais ça va s'arranger ! Non, un humain n'aurait pas survécu à cette scène et est-ce que ça existe vraiment des pères comme ça? franchement, si c'est le cas, ça fait très très peur :((( Merci pour tes reviews. Bisous.
anderverysue: Oui, ce sont des petits chapitres.. malheureusement, je ne peux rien faire.. malgré ça, la fiction reste quand même bien! En fait, j'aime bien l'anglais et n'empêche ça m'aide beaucoup (avec les séries) à m'améliorer. Ouais, on ressent bien la douleur du pauvre Blaine.. Merci mon pervers préféré!
klaineforever08: Merci beaucoup :) Le chapitre est là, voilà! Bonne lecture!
hope so: Merci de ta lecture, ça me fait très plaisir :)
Bonne lecture à tous :)
Ready or Not
Kurt avait dit tout ce qu'il pouvait à la police, Finn donnant plus de détails : la chambre et la maison, puis Kurt s'effondra sur une chaise dans la salle d'attente, regardant le vide, pleurant silencieusement. Les larmes roulèrent lentement sur ses joues, trempant son visage, si brisé. Son cœur battait irrégulièrement, les souvenirs inondant son esprit, causant beaucoup plus de douleur.
Burt ne pouvait que regarder, impuissant face à la douleur de son fils, sachant ce que cela faisait.
S'il vous plaît, pria-t-il. S'il vous plaît, faîtes que Blaine aille bien. Kurt a déjà perdu Elizabeth, ne lui faîtes pas perdre Blaine. C'est trop, il… il a seulement dix-sept ans ! Il ne peut pas supporter ça encore une fois, s'il vous plaît.
Kurt repensa à sa rencontre avec Blaine. Lui tenant la main, riant avec lui pendant le dîner, dévalant la rue sur cette moto et riant bêtement dans la nuit parce qu'ils étaient ensemble et c'est tout ce qui importait. Heureux. Pendant un bref moment, ils étaient heureux. Et Kurt n'avait aucune idée d'à quel point Blaine pouvait être malheureux. N'avait aucune idée qu'il rentrait dans un endroit horrible tous les soirs, assombrissant ces moments merveilleux.
Comment ai-je pu être aussi stupide ? J'aurais dû savoir qu'il lui faisait du mal. Merde, qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?
Il pensait à sa voix, son toucher et son sourire, les choses qui le faisaient se sentir mieux.
Maintenant, c'est ton tour, pensa-t-il. Tu as été là pour lui pendant tout ce bordel. Il mérite de se sentir mieux.
S'il s'en sort.
« M. Hummel ? » Dit une voix lointaine, sortant le père et le fils de leurs pensées. Burt se leva, faisant face au docteur.
« Il va bien ? » Demanda-t-il, jetant un coup d'œil à Kurt qui était suspendu à chaque mot.
« Il a perdu beaucoup de sang, hypothermie, deux côtes cassées, le nez cassé, une fracture de la clavicule et de grave contusions à son larynx, » indiqua-t-il. Kurt eut un hoquet, ses yeux se fermant fortement. « Euh, il y a beaucoup de ecchymoses profondes, partout sur son corps, des coupures peu profondes probablement par un rasoir- » un autre souffle presque inaudible de Kurt. « -et des brûlures mineures. »
« Merde, » souffla Burt, secouant la tête. « Est-ce qu'il va aller mieux ? »
« Il serait en meilleure forme s'il n'avait pas été déplacé de la SUV, » dit-il sévèrement. Finn lui lança un regard noir, regardant son frère. « Mais il va aller mieux. »
Kurt tomba à genoux, sanglotant, un poids en moins sur ses épaules. Finn s'agenouilla en face de lui, lui chuchotant des mots réconfortants.
« Combien de temps doit-il rester ici ? » Dit-il calmement.
« Quelques semaines. Ses côtes doivent être bien guéries pour qu'elles ne glissent pas et éventuellement, perforent un poumon ou causent toute autre hémorragie interne et nous devons garder un œil très attentif sur ses signes vitaux pendant un certain temps, » assura le médecin.
« Quand est-ce qu'on peut aller le voir ? » Couina Kurt.
« Je suis désolé, mais seulement sa famille- »
« Sa famille est la seule raison pour laquelle il est ici, mon gars. Ou vous étiez trop occupé à prendre la peine de connaître l'histoire de cet enfant avant de venir ici sur vos grands chevaux ? » Grogna Burt, sachant que c'était déplacé mais s'en fichant complètement. Surtout quand son fils était aussi mal.
« Nous vous dirons quand vous pourrez le voir. »
Kurt continua de pleurer, épuisé, son cœur martelant douloureusement.
« Il va s'en sortir, Kurt, » dit Finn tendrement, la main sur son épaule. « Il va aller mieux, juste comme le docteur l'a dit, d'accord ? » Kurt hocha la tête, reniflant.
« J'ai besoin de le voir, » murmura-t-il. « J'ai besoin de l'entendre parler et de lui prendre la main. J'ai besoin de voir par moi-même qu'il va bien. »
« Tu le sauras bientôt, » Finn hocha la tête. « Tu seras la première personne ici à aller le voir, Burt s'en assurera. »
« Il a tellement peur, Finn, » respira-t-il. « Et s'il a besoin de moi et que je ne suis pas là ? »
« Tu vas le voir bientôt, c'est bon. Ça va aller. » Il ne savait pas quoi dire d'autre. Qu'est-ce qu'il pouvait dire ? Kurt prit sa main, serrant fort.
« Tu peux rester ici avec moi, Finn ? » Murmura-t-il. « Pas besoin de parler, juste assieds-toi avec moi. »
Finn, contraint, resta à genoux devant Kurt, simplement là pour son frère. « Tout ira bien. »
Les battements de son cœur reproduisaient le même rythme que ses pensées, juste un seul mot encore et encore. Blaine, Blaine, Blaine, Blaine, Blaine… Il sentit son père s'asseoir à côté de lui, l'écho d'une main sur son épaule, serrant doucement.
« Ça va aller mon fils. » Une voix vague. Une qui paraissait si lointaine, comme une radio dans une autre pièce. Ses tempes et son cœur battaient hors de ce monde, dans un endroit horrible, seulement capable d'imaginer ce que Blaine avait traversé.
Des heures. Il avait fallu des heures de confuses consciences, de médecins et de machines, d'aiguilles, de pansements, de tubes, de bips avant de finalement le laisser se reposer. Il demanda à voir Kurt pendant un moment avant qu'on lui injecte quelque chose dans sa perfusion, un médicament qui fit disparaître la douleur et le détendit. Il essaya de dire le nom de Kurt, essaya de le trouver parmi ces visages flous avant d'être emporté dans un sommeil profond.
Il revivait chaque seconde.
« Non ! Non, s'il te plaît, pas plus. Aide-moi ! P-Papa, s'il te plaît, ne fait pas ça ! Pas plus, je suis désolé, je suis désolé ! » Il se débattit et essaya de se défaire de ces chaînes, criant alors qu'elles tranchaient encore plus ses poignets.
« Tu te fais ça tout seul, je finis le boulot ! Espèce de bon à rien ! »
« Noooon, s'il te plaît ! S'IL TE PLAIT ! Aide-moi, aide-moi ! MAMAN ! Maman, s'il te plaît, s'il te plaît, aide-moi ! Ne le laisse pas me faire ça ! »
« Tu penses que pleurer ta maman va t'aider ? » Un poing dans ses boucles, tirant son visage vers le haut. « Tu penses que ça fait mal, je vais te montrer ce qui fait mal ! »
Il a été arraché de son lit, la chaîne tirant si fort qu'il a été jeté hors de son lit jusqu'au sol.
« Mamaaaan, » gémit-il, levant les yeux vers elle, trempé de sang. « Maman, s'il te plaît, arrête-le. Ne le laisse pas me- » un gros coup de pied entra en collision avec ses côtes, le renversant.
« QU'EST-CE QUE JE DOIS FAIRE POUR QUE TU FERMES TA GUEULE, TAPETTE ? »
Quand il se réveilla à nouveau, sa gorge était en feu, son corps douloureux et lourd. Son visage était enflé et boursouflé, les articulations raides. La lumière autour de lui était faible, les ombres sombres. La nuit.
« Kurt ? » Il respira, essayant de trouver son chemin dans le brouillard et points blancs tachetés par sa vision. Quelque chose lui serrait la main à droite, quelque chose de doux, confortable et légèrement désespéré à la fois. Il se retourna, rencontrant des yeux rouges larmoyants qui ne le regardaient pas vraiment. « Kurt, » soupira-t-il.
« Chut… parle doucement, bébé, » conseilla Kurt, touchant sa joue, la caressant doucement. « Tout va bien maintenant. Tu es en sécurité. »
« Combien-combien de temps je… ? »
« Quatre jours, » il respira, serrant sa main de nouveau. « Je ne savais pas si… si tu allais… » Kurt embrassa ses doigts, tenant toujours son visage pour voir ses expressions.
« J'étais ju-juste fatigué, » rit-il, essayant de le faire sourire.
« Ne fais pas ça, » siffla Kurt, le suppliant. « Ne fais pas ça. Je ne vais pas te laisser te cacher sous ta carapace, Blaine. Tu l'utiliseras seulement pour te faire du mal plus tard. »
« Que veux-tu que je fasse ? » souffla-t-il, les larmes aux yeux. « Tu veux que je te dise ce qu'il m'a fait ? »
« Non, bébé- »
« Tu veux que je te dise à quel point j'ai eu peur ? Comme j'ai crié ton nom pendant qu'il me coupait ? C'est ce que tu veux que je te dise ? Comment j'ai pleuré, et pleuré et supplié pour seulement être blessé encore plus ? Ou que quand ton père m'a fait un câlin, j'ai fait semblant pendant une seconde que c'était mon père parce que je n'ai jamais eu de parents qui me voulait ? Qu'ils ne m'ont jamais aimé ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Kurt ? » Il sanglotait.
« Chut, chut, chut… » Dit Kurt, le prenant délicatement dans ses bras, trop fatigué pour cacher ses larmes. « Non, non, je voulais juste… Mon dieu, Blaine, je suis désolé. »
« Merci de m'avoir sauvé, » il respira, son ton encore plus doux qu'avant. « Je t'aime. »
« Je t'aime aussi. » Kurt l'embrassa délicatement, faisant attention à sa lèvre fendue. Il caressa ses cheveux, le tenant dans ses bras, le touchant avec soin.
« Combien de temps es-tu ici ? » Grinça-t-il, blessé.
« Je ne suis pas parti depuis que tu es ici, » dit-il, souriant légèrement. « Mon père me demandait de rentrer quelque fois, mais je ne pouvais pas te laisser ici, bébé. Et si tu te réveillais et qu'il n'y avait personne ? » Il embrassa son front. Blaine renifla, les yeux fermés.
« Tu le pensais ? Ton père le pensait que je n'y retournerai pas ? Que je peux rester avec toi ? » Murmura-t-il.
« Bien sûr, bien sûr que tu peux, » il hocha la tête. « On le pensait, bébé. Tu ne retournes pas là-bas et on ne va pas laisser une certaine assistante sociale te prendre et te mettre dans un foyer jusqu'à tes dix-huit ans. On ne laissera pas ça arriver, promis. On te garde en sécurité, bébé. »
« Merci, merci, » il respira, sanglotant, si brisé.
« Blaine ! »
Ils se retournèrent tous les deux, les mains de Kurt le tenant toujours aussi étroitement que possible.
« Blaine, mon chéri, dieu merci, » dit-elle. Kurt fronça les sourcils, sentant son amoureux trembler sous son emprise, secouant la tête.
« Maman, » murmura-t-il. Les yeux de Kurt s'écarquillèrent.
« Non, » dit Kurt fermement, se positionnant devant Blaine, le protégeant d'elle. « Non, foutez le camp ! Comment êtes-vous venu ici ? Partez ! »
« C'est mon fils ! » Dit-elle sèchement, avançant dans la pièce. « C'est ta faute ce qui lui est arrivé. Il n'aurait jamais fait ça si- »
« Maman, arrête ! » Supplia Blaine, tremblant toujours. « Juste va-t'en, pars, dégage ! S'il te plaît… »
Sa mère regarda le garçon debout devant elle de haut en bas, le regardant curieusement. « Mon dieu es… es-tu aveugle ? »
« Maman, pars ! » Cria-t-il, pleurant, tenant toujours Kurt.
« Dégagez avant que j'appelle la police dans le couloir, » demanda Kurt. « Je ne sais pas comment vous êtes arrivé ici, mais dégagez ! »
« J'ai le droit de voir mon fils ! »
« VOUS AVEZ PERDU CE DROIT QUAND VOUS AVEZ LAISSE CET HOMME LE TORTURER ! » Hurla-t-il.
« Kurt ! » Une voix appelant au bout du couloir. « Kurt ! »
Il resta là où il était, sachant qu'elle était encore à la porte, le regardant comme s'il était une anomalie.
« Blaine- »
« HEY ! » Burt apparu derrière elle, la faisant sursauter. Blaine ferma les yeux, la tête retombant sur l'oreiller, frissonnant. Kurt retomba sur son siège, permettant à Blaine de cacher son visage dans sa poitrine. « Vous êtes qui vous ? »
« Je suis la mère de Blaine et- »
« Dégagez, » cria-t-il immédiatement. « Foutez le camp d'ici et ne revenez plus. Comment osez-vous venir près de lui, ou de mon fils… » Il prit son épaule, la guidant hors de la pièce et l'éloignant du couple.
« Chut, hey, hey, c'est bon. Chut, je suis là Blaine. Ça va. Elle ne reviendra pas. »
« Je veux dormir, » gémit-il. « Je peux me rendormir, s'il te plaît ? S'il te plaît, s'il te plaît, je peux dormir, Kurt ? » Il se sentait si petit, si fragile dans ses bras. Comme un enfant.
« Bien sûr, bien sûr que tu peux. Chut… juste ferme les yeux. Je suis là, ferme tes yeux. Chut… » Tout le reste pouvait attendre. Rien n'importait sauf garder Blaine en confiance. Il le berça doucement, les doigts dans ses cheveux. Il ferma les yeux.
« Blackbird singing in the dead of night take these broken wings and learn to fly. All your life you were only waiting for this moment to arise... »
Blaine garda son visage caché dans le cou de Kurt, reniflant, enfouissant son nez dans la chaleur, bercé par la chanson de Kurt. « Mon dieu, Kurt, je t'ai cherché depuis tellement longtemps… » Des bredouillements provoqués par les médicaments, oui, mais il le pensait. Kurt sourit à travers ses larmes, embrassant sa tempe.
« Blackbird, fly, into the light of the dark black night... »
-Dites-moi ce que vous en avez pensé!-
A bientôt :)
