Bonjour! Je suis vraiment désolée de ce gros retard... j'ai eu un gros problème.. Merci beaucoup à ma beta, et merci aux lecteurs! 100 REVIEWS! YAAASSSS! MERCI!
CeliaCom7: Hey! Tu m'as manqué aussi ;) J'ai eu du mal à traduire ces quelques chapitres parce qu'ils sont tellement intenses et douloureux... Heureusement que Kurt a Blaine! J'espère que la traduction t'as fait ressentir toutes ces émotions... Merci beaucoup pour ta review :) Bisous x
mamstaz: Encore désolé du retard... Non t'inquiètes pas, on avait tous envie de savoir ce qu'il s'était passé dans les vestiaires! Pauvre Kurt... Il va s'en remettre mais doucement, grâce à Blaine! Merci pour ta review :)
Iheartlns: Salut! Oui, heureusement que Blaine est là, sinon j'imagine le pire pour Kurt :((( Merci beaucoup!
Clara00: J'ai eu la même réaction mdr! Blaine l'aurait bien tué aussi, et je peux comprendre cette haine haha! merci beaucoup, c'est super gentil! Ca va être très dur pour Kurt, c'est normal après ce qu'il a vécu... Bisous x
guest: Salut :) Merci, c'est très gentil! Voici la suite, désolé pour le retard... Bonne lecture! Bisous x
Dimmed
Kurt vomit à nouveau dans les toilettes, empoignant avec force le bord de la cuvette, toussant, de chaudes larmes coulant sur ses joues. Blaine le consola, frottant doucement son dos, répétant sans cesse que tout allait bien. Kurt tremblait très fortement, haletant, s'étouffant et se penchant en arrière contre Blaine pour être sûr qu'il était là.
« Je suis là, » murmura Blaine. « Je suis là. Tout va bien. Tu es sûr que tu ne veux pas aller à l'hôpital ? »
« J'ai juste peur, » il respira. « Ça va aller. »
« Hey, » dit Blaine doucement, embrassant sa joue. « Tu n'as pas besoin de faire semblant. Si tu es en colère, tu l'es. Tu as le droit de l'être, bébé. Tout va bien. »
« Je ne veux pas aller à l'hôpital, » il tremblait, la voix brisée, les larmes coulant à nouveau. Blaine eut mal au cœur. Il le tint dans ses bras, avec précaution au début, attendant que Kurt se débatte s'il n'avait pas envie du contact. Kurt se pencha en arrière contre lui, prenant d'énormes bouffées d'air, tremblant. « Ne m'oblige pas, s'il te plaît. »
« Non. Je ne le ferais pas. Ils ont dit que tu allais bien, mais tu dois te calmer, d'accord ? Si tu ne te calmes pas, je vais devoir t'emmener aux urgences. Respire. Respire... » Murmura Blaine, le berçant, ses bras entourant sa poitrine. « Respire avec moi, Kurt. Inspire... Expire... Inspire... Expire, voilà. Doucement. Inspire... Expire... » Le garçon aveugle suivit le rythme, calmant son pouls et son corps, les tremblements cessant peu à peu. « Qu'est-ce que tu veux, bébé ? » Demanda Blaine, la voix tendue. « Dis-moi ce que tu veux. »
« P-papa pense que je de-devrais parler à Mme Pillsbury, mais, mais je ne peux pas ! Je ne peux parler à personne ! Il-il n'y a rien à dire ! » Il tremblait, haletant. « Ils ont vu ce qu'il s'est passé, ils savent ce qu'il s'est passé, pourquoi dois-je en parler ? » sanglota-t-il fortement, essayant de ne pas crier.
« Chut, chut, hey, ça va. C'est normal. Ne t'énerves pas, bébé, » l'apaisa-t-il. « Qu'est-ce que je peux faire ? »
« J-je ne sais pas ! » Gémit Kurt, sanglotant doucement. « Ne me laisse pas tout seul. Ne me laisse pas seul dans le noir, Blaine. »
« Je ne vais pas te laisser, bébé. Je suis juste là. Ici. Tout va bien. Je t'aime, » murmura-t-il. « Et je suis là. » Les larmes coulèrent le long des joues de Blaine, alors qu'il caressait doucement les cheveux châtains. Il attendit que la respiration de Kurt se calme avant de l'aider à se lever. « Chut, chut, tout va bien. Viens là, viens là. Ça va, Kurt. Chut, je suis là. Je suis là. Viens ici. »
Kurt se mit debout, son corps ne s'éloignant jamais de la chaleur de celui de Blaine, paniquant un peu dès qu'il était trop loin. Il tremblait, les genoux faibles, souhaitant qu'il puisse arrêter de pleurer et être courageux. Il sourit gracieusement quand Blaine lui donna sa brosse à dent, embrassant gentiment sa tempe et cherchant dans l'armoire, récupérant un gant de toilette tandis que Kurt se débarrassait du goût de vomit de sa bouche. Cinq minutes plus tard, il était finalement satisfait, rinça sa bouche et prit une respiration tremblante. Il haleta quand Blaine pressa un gant chaud sur sa joue, essuyant les larmes et tentant d'apaiser le gonflement de son visage.
« Tu sais que ça ne fonctionne qu'avec de l'eau froide, » dit Kurt d'une voix rauque.
Blaine sourit. « Je ne veux pas que tu aies froid. » Kurt renifla, se tenant sur l'épaule de Blaine, fragile.
« J-je vais prendre une douche, » chuchota-t-il, toujours aussi nerveux.
« Est-ce que tu veux que je vienne avec toi ? » Dit-il gentiment.
« Je ne sais pas, » il déglutit, pinçant l'arête de son nez. « Je, je ne- »
« Chut, ok, ok, » dit-il, tenant ses épaules. « Je peux aller chercher tes habits, ta serviette et ton peignoir, et te préparer quelque chose à manger, d'accord ? » Kurt hocha la tête, reniflant. « Tu cries si tu as besoin de moi, d'accord ? »
« Ok, » il respira, hésitant à le laisser partir. « Juste une minute. J-je ne veux pas te laisser partir maintenant, » il respira.
« C'est bon. C'est totalement normal, bébé. »
Kurt resta la joue contre l'épaule de Blaine pendant 10 minutes, ses bras enroulés et accrochés fortement à son corps, mais Blaine ne bougea pas. Il caressa ses cheveux et lui dit des mots doux tandis qu'il le berçait. Ils restèrent debout dans le silence, Kurt essayant de se calmer, Blaine attendant, prêt à rester comme ça le reste de sa vie.
« Ok, » il respira finalement, le libérant. « Ok. »
Blaine lui embrassa la main avant de le lâcher, la poitrine douloureuse. « Souviens-toi, cries si tu as besoin de moi. »
« Ok, » Kurt hocha la tête, la respiration tremblante.
Blaine partit, laissant la porte entrouverte, ses oreilles en alerte à chaque bruit au cas où Kurt aurait besoin de lui.
Il alla dans la chambre de Kurt, fit son lit et prit les vêtements les plus confortables qu'il puisse trouver. Il retourna dans la salle de bain, posa ses serviettes et son peignoir, les vêtements sur la commode à côté des lotions. « Kurt ? » Dit-il gentiment, regardant sa silhouette sursauter un peu derrière le rideau de douche. « Désolé, désolé, bébé. Ça va ? »
« Ça va, » rassura-t-il, rassuré par sa présence. « Je vais bien, Blaine. »
« Ok, je descends, d'accord ? Je reviens dans une minute, » rassura Blaine.
« Ok. »
Kurt l'entendit s'en aller, et recommença à se laver les cheveux. Il sentit l'eau couler le long des nœuds et douleurs de son corps, emportant au passage quelques couches de saleté qu'il ressentait depuis l'agression. Il déglutit, pleurant, souhaitant pouvoir revenir à ce matin. Il ne se sentait pas dégoûtant à ce moment-là. Il n'avait pas l'impression d'avoir été souillé et que Blaine ne devrait plus le toucher. Il n'avait pas à revivre chaque horrible toucher à chaque fois que son maillot entrait en contact avec sa peau. Les ecchymoses et égratignures n'étaient pas là non plus. Il renifla, tellement effrayé.
Il savait que David pouvait être dangereux, il savait que les bousculades constantes et les jets dans les bennes à ordures allaient empirer. Mais… mais le résultat avait toujours été différent avec le recul. Il pensait qu'il aurait fini à l'hôpital après avoir reçu la correction de sa vie, pas pour avoir été touché, peloté et –
Il sanglota silencieusement, frissonnant à haute voix et agrippant son savon pour le corps. Il frotta sa fleur de douche sur son corps un peu trop fortement, se faisant mal. Si ce n'était pas pour Blaine, il aurait déjà arraché sa peau. Mais il pourrait se débarrasser de ce sentiment.
Il se força à couper l'eau et sortit, se séchant rapidement, détestant être nu à l'air libre. Il frissonna, pour des raisons autres que le froid, cherchant à tâtons son sous-vêtement.
« Tiens, bébé, » dit Blaine, entrant dans la pièce et lui donnant l'habit. Kurt hocha la tête pour le remercier, hésitant à enlever sa serviette. « Je me retourne, d'accord ? » Proposa Blaine, tournant sur place. Kurt tendit le bras pour toucher le dos de Blaine, juste pour s'assurer, avant de glisser son boxer sur sa taille.
« Tu peux te tourner maintenant, » dit-il.
Blaine était sûr qu'il n'allait jamais en avoir assez de la beauté de Kurt. A quel point sa peau avait l'air douce et lisse, et à quel point l'innocence toujours présente dans ses magnifiques yeux lui coupait le souffle. Non, il n'allait jamais avoir assez de ce splendide garçon.
Les coupures et ecchymoses sur cette précieuse peau le mit en rage, cette même rage aveugle, cette rage rouge qui lui avait fait pousser des hurlements et détruire le garçon qui lui avait fait ça. Blaine se dirigea vers lui, embrassa légèrement une coupure profonde sur son cou, les larmes coulant encore une fois.
« Non, » gémit Kurt, baissant la tête, se faisant tout petit. « Ne fais pas ça, Blaine. S'il te plaît. »
« Désolé. Je suis désolé, » dit Blaine, reculant d'un pas. « Je ne voulais pas te faire peur. »
« Je dois m'habiller, » murmura-t-il, si vulnérable et petit. Il saisit son peignoir, coupable de devoir faire ça à Blaine. « C-ce n'est pas que je ne veux- que je ne te fais pas confiance- »
« Chut, » l'apaisa-t-il, lui prenant la main. « Je comprends, bébé. Tout va bien. » Il serra doucement sa main avant de la lâcher, lui donnant le reste de ses vêtements, gardant sa tête tournée.
Kurt soupira, enveloppé dans des couches, réchauffé. Il tenta d'hydrater son visage et ses mains, tremblant, les larmes continuant de couler, Blaine se tenant debout en silence et attendant.
« Chut… » Murmura Blaine, le tirant doucement de sa chaise et l'emmenant dans ses bras. « Viens là, viens, bébé. Tout va bien. »
Blaine guida Kurt dans sa chambre, une main rassurante sur son épaule, le mettant sur son lit. Il lui donna un bol du reste de soupe d'hier, embrassant son front.
Il fit un tour de la chambre, ramassant les vêtements et les mettant dans une corbeille, mettant ses chaussures de côté, essayant de faire tout ce qu'il pouvait pour lui faciliter les choses. Et merde, il devait rester occupé sinon il allait devenir fou. Il allait crier, hurler et casser des choses. Il allait effrayer Kurt, le rendre inquiet et probablement le faire pleurer s'il se comportait de cette façon. Kurt avait assez pleuré. Il avait assez été blessé.
Il voulait appeler Burt pour savoir si ce putain de connard qui avait fait ça était mort, ou ce qui allait se passer avec lui. Juste pour savoir si justice avait été faite.
Kurt posa le bol par terre, reniflant, acceptant poliment la tasse de thé que Blaine lui donna, buvant doucement, le liquide chaud apaisant sa gorge.
« Tu te sens mieux ? » Murmura Blaine, caressant ses joues. Il avala, une boule dans la gorge, toujours tremblant.
« Non, » admit-il. « Je… Je suis fatigué. »
« Vas-y, dors, bébé, » urgea-t-il. Kurt enroula ses bras autour du cou de Blaine, désespéré pour son étreinte qui le faisait se sentir en sécurité. Hors de danger.
« Reste avec moi, » supplia-t-il, effrayé.
« Bien sûr. Tout ce dont tu as besoin, » jura Blaine, le berçant. Ils s'allongèrent en-dessous des couvertures. Kurt le serra contre lui le plus possible, enfouissant sa tête dans son cou, essayant d'étouffer la douleur. Blaine inclina son menton pour l'embrasser. Kurt se détourna, secouant la tête.
« Je ne peux pas. Pas maintenant, s'il te plaît. Je suis désolé. »
« Chut, hey, » il posa sa joue contre la sienne, l'autorisant à voir son expression quand il parla. « Kurt, c'est ton corps. C'est ta bouche et ta voix, pas la mienne. Rien ne m'appartient, que je sois ton petit-ami ou pas. »
« Toujours- »
« Chut, non. Dors, bébé. »
« Tu ne devais pas me dire quelque chose ? » Il respira, changeant de sujet. Blaine secoua la tête.
« Ce n'est pas important. Ça peut attendre, » assura-t-il. Kurt secoua la tête.
« Dis-moi. Je-je veux penser à autre chose, » il déglutit. Blaine le regarda, fixant son visage, si épuisé et vide, la brillance de sa peau disparue. Sa poitrine se serra encore plus de douleur.
« J'ai parlé à Cooper, » dit-il, gardant son ton neutre, un faux sourire. « On a arrangé les choses. »
« C'est super, » dit Kurt tremblant, un vrai sourire faisant son apparition.
« Il… Il a dit qu'il avait acheté une maison ici à Lima et… et qu'il voulait m'adopter pour que mes parents ne puissent rien me faire si mon père sortait de prison, » dit-il, souriant légèrement. Kurt le serra dans ses bras, donnant ce précieux et véritable sourire malgré sa douleur.
« C'est merveilleux, » dit-il, s'appuyant contre sa poitrine.
« Ce n'est pas ce qui importe maintenant, » dit-il gentiment, caressant ses cheveux. « Ce qui importe c'est que tu dormes, d'accord ? Tu te reposes. Je suis là et je vais te tenir dans mes bras, d'accord ? Je suis là. » Kurt ferma ses yeux, s'accrochant désespérément à lui, apeuré. « Chut… »
Ils restèrent allongés silencieusement pendant quelques temps, la respiration de Kurt ne se calmant pas, les larmes coulant le long de ses joues, toujours aussi effrayé. Blaine posa sa bouche contre le front de Kurt, et ne bougea plus. Kurt renifla, enfouissant son visage dans le tee-shirt de Blaine, essayant de se concentrer sur le sommeil, s'immergeant dans les bras du bouclé.
Blaine déglutit, le berçant doucement, sachant ce qui allait le détendre. « And if you have a minute why don't we go, talk about it, somewhere only we know… » Kurt soupira, se détendant enfin, laissant la voix douce de Blaine s'infiltrer dans ses oreilles et trouver son cœur, le berçant encore plus doucement. « So why don't we go, somewhere only we know? »
Pauvre Kurt... Prochain chapitre très bientôt, promis :) Bisous!
