Bonjour tout le monde! Il ne reste plus que 5 chapitres... c'est triste :(
IheartIns: Salut! Merci pour ta review :) Oui, pauvre Kurt.. Il va s'en remettre, mais ça prendra du temps... Oui, heureusement qu'il y a Blaine pour l'aider!
CeliaCom7: Hey, salut toi :) Euh oui tu es folle, même si je peux comprendre hahaha! Merci pour ta review! Bisous
mamstaz: Hey! C'est vraiment la misère pour Kurt et Blaine.. Ils ont vécus des choses horribles quand même... Heureusement, ils sont là l'un pour l'autre! Merci beaucoup!
Up in Smoke
Kurt se réveilla en plein milieu de la nuit, gémissant, le corps tremblant couvert d'une sueur froide. Il haletait, les larmes coulant sur ses joues.
Il devint lentement conscient de l'environnement, frissonnant, sentant un manque de chaleur à ses côtés. Il tâta aux alentours pour trouver Blaine, sachant de toute façon qu'il n'était pas là.
« Blaine ? » Dit-il, trop effrayé et encore sous le choc des cauchemars. Il voulait sentir le corps de Blaine contre lui, il voulait savoir qu'il n'était pas seul. « B-Blaine ? » Il se leva lentement de son lit, prit son peignoir, eut du mal à le mettre, lâchant des sanglots étouffés et calme.
Il toucha le mur et attrapa la rampe, écoutant dans la salle de bain et n'entendit que les sons forts de son père et les ronflements de Finn. Il agrippa la rampe et descendit doucement les escaliers, essayant de respirer et d'avaler cette boule qu'il avait dans la gorge. « Blaine, tu es où ? »
Sa voix était trop basse, trop étouffée pour résonner dans toute la maison, et le silence qui lui répondit affirma cela. Il atteignit finalement le bas des escaliers avec les jambes tremblantes, ne détectant toujours pas d'autres présences. Il était étourdi, tremblant, sa respiration à la limite de l'hyperventilation.
Et s'il était parti ? Et s'il t'avait quitté ? N'était-ce pas ce qu'il avait toujours su qui arriverait ?Il secoua la tête, ravalant un autre sanglot, effrayé et abattu. Personne ne veut d'un petit-ami qui ne peut le voir, souviens-toi ? Personne ne te veux.
Il s'appuya contre le dossier du canapé, essayant de se reprendre, confus.
La porte d'entrée craqua et il sursauta, se tournant vers le bruit, la douce nuance d'une cigarette fraîchement fumée mélangée à de la lessive flotta avec la brise froide qui haleta à haute voix, tremblant.
« Kurt ? » Dit Blaine, marchant dans le salon et s'avançant vers lui. Kurt s'effondra presque en entendant sa voix, tombant dans ses bras et s'accrochant à lui. « Hey, hey, qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce qui ne va pas ? » Blaine le serra avec précaution, s'assurant qu'il aille bien, le berçant doucement. « Bébé, j'étais juste sorti dehors pour fumer, qu'est- ? Kurt, mon dieu, tu trembles comme une feuille, bébé, tout va bien. »
« J'ai fait un rêve et il- j'étais- et tu n'étais pas là, j'ai- Blaine... » Sa peau brûlait là où il avait été touché, conscient des ecchymoses et blessures sur son corps. Il ferma les yeux, tremblant un peu, respirant l'odeur familière de Blaine de fumée, de chewing gum avec un soupçon sous-jacent de l'odeur de sa peau. Il se sentait en sécurité ici. À la maison. Il se sentait à la maison. « Blaine, aide-moi, » murmura-t-il.
« Ok, ok, bébé. Je suis là. Tu veux retourner dormir ? » Murmura Blaine, toujours prudent de le toucher sans l'effrayer. Kurt secoua la tête.
« Non. Non, je ne peux pas dormir. Je ne veux pas avoir un autre de ces rêves, Blaine, je ne peux pas, » gémit-il.
« Que veux-tu que je fasse, bébé ? » Demanda-t-il, à nouveau impuissant. Kurt secoua la tête, perdu.
« Je ne sais pas, » gémit-il, les lèvres tremblantes. « Je ne sais pas. Je suis désolé. »
« Non, non, bébé, ça va. Ne t'excuse pas. Tout ce que tu veux, Kurt. Je resterais ici, te tenant dans mes bras, jusqu'à ce que je meurs si c'est ce que tu veux, » murmura-t-il.
« Tu es adorable, » il renifla. « J'aimerais que tu laisses les autres voir cette facette de toi. »
« Mais alors, il y en aurait moins pour toi, » taquina-t-il, essayant tant bien que mal de le faire sourire. Ça marcha, brièvement.
« O-on peut s'allonger, mais je ne veux pas dormir, » murmura Kurt, suppliant.
« Ok, ok, » il hocha la tête. Kurt était tellement mal et il n'y avait rien qu'il puisse faire pour faire disparaître cette douleur, pour l'aider.
« Je suis désolé, » dit Kurt soudainement, toujours aussi abattu. « Je ne suis pas assez fort. Je n'arrête pas de pleurer et- »
« Ecoute-moi, » murmura-t-il, caressant ses cheveux en arrière. « Combien de nuits as-tu passé avec moi après que je sois sorti de l'hôpital ? Combien de jours as-tu tenu ma main et m'as dit que tout allait bien ? Tu as essuyé tant de larmes, tu as été patient avec moi quand j'étais énervé ou quand je pleurais. Tu étais là chaque seconde, Kurt. Tu as sauvé ma vie. Tu m'as sauvé de moi-même et de mon père. Ça, maintenant, te tenir et te laisser pleurer, bordel je te laisserais même me frapper si tu le voulais, » il leva son menton, embrassant son front. « Et ça ne compensera jamais tout ce que tu as fait pour moi. » Kurt hoqueta, s'appuyant contre son cou, s'accrochant à lui. « Tu es fort Kurt, tu es l'homme le plus fort que j'ai jamais connu. Mais s'il te plaît, bébé, laisse-moi t'aider pour une fois, ok ? Tu peux me faire confiance, Kurt. Tu peux compter sur moi et je t'aiderais, peu importe ce dont tu as besoin. Avec n'importe quoi, bébé. »
Kurt approcha son visage du cou de Blaine, la respiration tremblante. « Merci. » Blaine embrassa son front, se collant à lui. « Je t'aime. »
« Je t'aime aussi. » Blaine le berça doucement, embrassant son front.
« On peut aller dans ma chambre ? » Demanda Kurt en pleurant. Blaine renifla, le coeur enveloppé dans un étau qui semblait être devenu plus serré.
« Ouais, » murmura-t-il, embrassant sa joue. Kurt lui prit la main, reliant ses doigts dans la sienne, l'emmenant en haut.
Ils se mirent dans le lit, le front de Kurt collé contre la joue de Blaine, entortillé dans ses bras. « Je suis là, Kurt. »
Kurt ne bougea pas, en sécurité. Blaine blottit son visage contre le sien de temps en temps, frottant sa barbe contre sa peau pâle. Il embrassa sa tempe, assis en silence, caressant les cheveux épais de Kurt.
« C'est bien, mon chéri, » assura Blaine. « Ça partira bientôt. Je te le promets, ça partira bientôt. »
Il n'était pas si sûr. En fait, il ne savait pas si ce sentiment partirait un jour.
« Hey, est-ce que je t'ai déjà raconté la fois où Wes et David m'ont défié de recouvrir trente maisons de papier toilette en deux heures ? » Demanda Blaine. Kurt secoua la tête, souriant. « Ok, donc c'est Halloween, ok ? Et je suis... »
Blaine raconta l'histoire, traçant des petits cercles dans le dos de Kurt, et ne s'arrêta pas jusqu'à ce que Kurt soit parfaitement endormi, malgré ce qu'il avait dit plus tôt, si paisible et si beau. Il garda sa voix basse et douce, parlant de quelque chose sans rapport afin de garder ses pensées le plus loin possible pour qu'il puisse dormir, pour qu'il puisse avoir un moment de répit. Il garda ses doigts entrelacés aux siens, attendant que sa respiration se calme et arrêta de parler, soulagé.
Il regarda son visage, le cœur palpitant, les larmes aux yeux. Comment quelqu'un avait pu lui faire du mal ? Comment quelqu'un avait pu blesser ce visage, le regarder pleurer, les yeux voilés d'obscurité remplis de peur ? Comment quelqu'un avait pu rester indifférent devant les larmes et la voix tremblante suppliant et implorant de le laisser tranquille, et pourtant continuer à lui faire du mal ?
Il avala difficilement sa salive, observant son visage endormi. Putain, Kurt, pourquoi toi ? Il y a tellement de personnes dans ce monde qui mérite d'être blessé, mais pas toi.
Il eut du mal à s'endormir. A chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait Kurt contre le carrelage gelé, la chemise en lambeaux le long de sa taille et de ses poignets, des marques de griffures sur sa peau et les larmes sur ses joues. Il voyait des mains monstrueuses sur ce corps qui n'avait été touché que par Blaine avant. Cette affreuse sensation continuait de ronger son estomac, sachant comment se sentait Kurt, comment le toucher était important pour lui. Il ouvrit les yeux, embrassa le front de Kurt.
« Je t'aime, » murmura-t-il. « Et je serais toujours là pour toi, chéri. Je te le promets. »
Blaine se réveilla le lendemain matin, seul. La légère odeur de crème hydratante flottait dans l'air, signalant que Kurt était partit peu de temps avant. Il s'assit, se frotta les yeux et attrapa sa veste. Il prit ses cigarettes de sa poche, et descendit les escaliers. « Kurt ? » Dit-il, arrivant au rez-de-chaussée. Un arbre de Noël avait fait son apparition dans le salon, des boîtes et papier d'emballage sur les mobiliers, alors que Carole et Finn fouillait dedans.
« Bonjour, mon chéri, » dit-elle, de la sympathie dans ses yeux.
« Où est Kurt ? » Demanda Blaine d'un air endormi. Elle fronça les sourcils.
« Il n'est pas dans sa chambre ? » Dit-elle, debout. Finn se tourna. Blaine secoua la tête.
« Non, je ne l'ai pas vu. Je pensais... »
Il se précipita à l'étage, prenant son portable et composa le numéro de Kurt.
« Appel de Blaine, » une voix automatique retentit à travers la pièce.
« Merde ! » Cracha-t-il, regardant dans le placard et remarquant une tenue manquante. Sa cane n'était pas là non plus. Il couru au rez-de-chaussée, enfilant ses chaussures. « Son portable est ici mais pas sa cane. Il a dût partir avant qu'on se réveille. »
« La dernière fois que Burt l'a vu, il était endormi à tes côtés, » dit Carole, un téléphone appuyé contre son oreille. Finn était en train d'envoyer des messages, parlant avec tous les gens qu'il connaissait, mettant à jour Facebook et Twitter pour vérifier, priant pour que quelqu'un l'ait vu n'importe qui.
« Je vais aller à sa recherche, » s'exclama Blaine, très inquiet. « Je vais le retrouver. »
Il se précipita dehors, regardant dans le quartier enneigé comme s'il allait être dans la cour.
Les empreintes de pas menant de la porte d'entrée – des traces de pas, celle de Burt et d'autres en-dessous – s'arrêtant au trottoir, ne donnant aucun indice. Il soupira, exaspéré, et il commença à courir.
« KURT ! »
A la prochaine :) Bisous!
