Bonjour tout le monde! Nouveau chapitre corrigé par ma merveilleuse beta :)
Bonne lecture! xx
Tree Lighting
« Arrête ! » Gloussa Kurt, se dégageant de l'étreinte de Blaine alors que celui-ci lui donnait des bisous sur la bouche et le cou. « Arrête, les cookies vont brûler. »
« Qui a besoin de cookies ? Tu es plus délicieux que des cookies, » marmonna Blaine, ses lèvres contre sa peau, prêt à tout pour entendre encore une fois son rire. Il n'avait pas vu le sourire de Kurt depuis des semaines, ou entendu rigoler, ou autoriser Blaine à être aussi proche.
« Ce sera toi qui expliquera à mon père pourquoi les cookies sont gâchés, » taquina Kurt, mordant sa lèvre, tenant les mains de Blaine hors de son corps. L'autre garçon soupira, baissant la tête et boudant, déçu.
« D'accord, d'accord, je sors les cookies, » grogna-t-il. « Mais ne bouge pas, ne va nulle part, ok ? » Kurt gloussa.
« Ok, » il leva les mains en l'air en signe de capitulation, appuyé contre le comptoir pendant que Blaine enlevait le plateau du four et en remettait un autre à la place. Kurt sourit, et cria de surprise quand Blaine glissa vers lui, le prenant dans ses bras et appuyant leurs fronts l'un contre l'autre.
« Alors, on en était où ? » Marmonna-t-il à voix basse. Kurt ricana.
« Tu vas finir par me tuer, » respira-t-il, autorisant Blaine à le tenir et l'embrasser, le distrayant. Blaine en avait besoin, bon sang, il en avait besoin. Il ne voulait pas emménager avec son frère tant qu'il n'était pas sûr à 100% que Kurt aille bien. Kurt souriait, flirtait et rigolait, oui. Mais… mais il y avait encore des moments, des lueurs de ce qui se passait réellement derrière ses yeux, des choses qu'il tentait de cacher.
Quelques fois Blaine se réveillait par une soudaine présence s'allongeant à côté de lui, enroulant ses bras autour de lui et se blottissant contre lui, les joues et les yeux humides, ne disant rien, ne demandant rien qu'une simple étreinte. Blaine le prenait dans ses bras sans protester, embrassait ses cheveux et caressait ses joues, lui disant que plus personne ne le toucherait. Kurt se serrait encore plus contre lui, enfouissant son visage dans le cou de Blaine et s'endormait. Parfois, il ne trouvait pas le sommeil.
« Tu sais que le Père Noël ne viendra pas si tu es réveillé, » avait marmonné Blaine la nuit dernière. Kurt avait souri.
« Mets-moi dans la liste des enfants pas sages alors, » avait-il défié, se blottissant contre son corps.
« Est-ce que tu vas bien ? » avait chuchoté Blaine, caressant sa joue, toujours hésitant.
« Ça va aller, » avait-il assuré, couvrant leurs corps avec la couette, sachant que son père n'approuverait pas, mais oh, c'était noël, hein?
« Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? » avait demandé Blaine, juste pour savoir s'il pouvait l'aider. Kurt avait secoué la tête.
« Bonne nuit, Blaine, » il avait respiré, les yeux fermés. Blaine avait frotté légèrement son dos, impuissant.
« Bonne nuit. »
Kurt allait beaucoup mieux ce matin, se promenant dans la cuisine, chantant avec joie les chants de Noël et touchant la bague en papier de chewing-gum que Blaine avait fait pour lui, souriant. Ce n'était pas grand chose, mais bon sang, c'était le meilleur cadeau qu'il avait jamais eu. Après avoir expliqué une dizaine de fois à son père que ce n'était pas une bague de fiançailles, bien sûr.
« Blaine Devon Anderson, si tu manges encore une seule cuillère de mon glaçage, tu n'auras pas de cookies, d'accord ? » Dit Kurt soudainement, Blaine s'arrêtant de lécher la cuillère. Il la posa honteusement dans l'évier, le regardant timidement.
« D'accord, comment tu as su- »
« Aveugle, pas stupide. Tu étais beaucoup trop silencieux, » dit-il, souriant. « Maintenant, tu peux mettre le glaçage sur les cookies et pas dans ta bouche. »
« Oui, monsieur, » sourit Blaine. Personne, pas une seule personne sur Terre pourrait stopper Blaine de faire quelque chose rien qu'avec des mots. Si Blaine Anderson voulait que quelque chose soit fait, il le faisait, lois, parents et les autres personnes pouvaient aller en avait dit aux professeurs d'aller se faire foutre et il avait continué sa sieste. Il avait dit à un policier de lui sucer la chose se trouvant en-dessous de la ceinture pendant qu'il continuait ses graffitis sur un pont, il avait craché au visage de son père quand il lui avait dit d'arrêter d'écouter Queen.
Mais pour le beau garçon, incroyablement doux et patient dans la cuisine, et pour lui seul, Blaine écouterait. Il déplacerait des montagnes à sa demande, sauterait d'une falaise si c'était ce qui le rendait heureux. Si Kurt lui demandait de sauter et d'aller lui chercher une étoile, il sauterait pour le reste de sa vie jusqu'à ce qu'il en ait une. Jamais personne dans sa vie ne l'avait fait se sentir de cette façon. Il n'avait jamais rêvé à se conformer à quelque chose comme ça, quelque chose de si petit.
Super, maintenant j'ai une faiblesse, pensa-t-il avec un sourire.
Tu savais qu'il était une faiblesse la seconde où tu l'as vu marcher dans la rue.
« Blaine ? » Demanda Kurt, se tournant, sali de farine du nez jusqu'au bout des doigts, souriant toujours magnifiquement. « Tout va bien ? »
Il sourit. « Parfaitement bien. »
« Blaine ? » appela Carole, penchant la tête dans l'ouverture de la cuisine. « Il y a quelqu'un qui veut te voir. Il dit qu'il est ton frère. Je voulais être sûre avant de le laisser entrer. »
« Jeune homme, yeux bleus, vous draguant pour arriver à ses fins ? » Demanda Blaine. Kurt ricana. Carole hocha la tête, rougissant, souriant timidement.
« Ouais, c'est Coop. » Blaine sortit vers la porte d'entrée, tapotant l'épaule de Kurt en partant de la cuisine, trouvant son grand frère tout sourire sur le porche.
« Joyeux Noël, minus ! » S'exclama-t-il, les bras ouvert. Blaine s'approcha, retournant l'étreinte avec un sourire.
« Tiens, » dit Blaine, lui tendant un paquet. « Carole t'a tricoté une écharpe. Je lui ai dit les couleurs à utiliser, donc je peux dire que c'est de moi. » Cooper fit un grand sourire.
« Toujours débrouillard, hein ? » Dit-il, lui tendant une enveloppe. « J'ai pensé que tu pourrais t'en servir pour t'acheter des cigarettes ou quelque chose qui ne te tue pas. » Blaine sourit.
« Je suis en train d'arrêter, en fait, » dit-il fièrement. Cooper sourit.
« Kurt n'en pouvait plus de l'odeur ? » Songea-t-il.
« La toux, » corrigea-t-il en riant. « Nicorette est vraiment chiant, mais je lui ai promis que j'arrêterais. Il m'a menacé de ne pas m'embrasser, c'est un cauchemar. » Le sourire du frère aîné faibli, la neige tombant en silence autour d'eux, un grand silence couvrant l'instant avant qu'il parle, le front de Blaine fronça d'inquiétude.
« Je ne veux pas reparler de ça, tu sais, » commença Cooper, implorant Blaine, tenant ses mains de peur que Blaine s'enfuit. « Mais... Est-ce que tu sais quand tu pourras emménager avec moi ? Je sais que tu ne veux pas quitter Kurt, je sais, et je ne te force pas, juste- »
« Non, c'est bon, j'ai compris, » assura Blaine, hochant la tête, les lèvres serrées. « Je ne peux pas le laisser, Cooper, je ne peux pas. Il... il a besoin de moi, mais si je lui dis ce que tu veux, il me ficherait à la porte et ferait lui-même mes bagages. Il est... Il est vraiment trop généreux. Je sais qu'il a besoin de moi et je ne peux pas encore le laisser. »
« Tu sais – je ne force pas, je propose juste – Kurt est plus que bienvenue chez moi, crois-moi. Il pourrait même venir avec toi. Mais ne pas te voir au moins une fois par jour me rend fou, petit. Ça me fout la trouille, des fois, de penser que papa pourrait avoir payé sa caution, ou qu'il ait réussi à sortir de prison et que je ne puisse pas aller vérifier dans ta chambre la nuit et savoir exactement où tu es. Je suis sûr que les Hummel te gardent en sécurité, et je ne veux certainement pas me mesurer à Burt Hummel en essayant de t'avoir mais...Je ne sais pas, je me sentirais mieux avec toi près de moi. » Il déglutit, posant une main sur son épaule et sourit. « Mais je ne te pousse pas ou ne te force pas la main alors que le garçon qui t'as sauvé a besoin de toi. Prends ton temps, je comprends tout à fait. »
Blaine sourit, hochant la tête. « Merci, Cooper. Je te promets que ce sera bientôt. Et tu peux m'appeler quand tu veux, même si c'est trois heures du matin. C'est bon. » Cooper hocha la tête, frottant nerveusement sa nuque.
« Je ressemble à une mère poule, » gloussa Cooper. Blaine haussa les épaules.
« Mieux que celle qui ne te protège de rien du tout, » marmonna-t-il. Cooper le prit dans ses bras par réflexe, les yeux fermés.
« Donc tu m'appelleras, d'accord ? » Répéta-t-il, se forçant à le lâcher. Blaine hocha la tête, le sourire jusqu'aux oreilles.
« Ouais, bien sûr. Dès que tout va mieux. »
« Hey, salut, » dit Kurt joyeusement, sortant avec une boîte Tupperware dans les mains. « J'ai pensé que tu voudrais quelques cookies au lieude te faire goûter à mon génie. »Cooper rigola, prenant gracieusement la boîte.
« Merci beaucoup. Voilà quelque chose dont je pourrais me gaver plus tard, » dit-il joyeusement. Kurt porta une main à sa hanche, un sourcil arqué.
« Oh, tu restes pour le dîner, » dit-il malicieusement. Blaine sourit. « J'ai fait beaucoup trop de purée et s'il n'y a pas une personne de plus à table, nous mangerons de la dinde pendant trois semaines d'affilée."
« Finn va être déçu, » ricana Blaine.
« Je ne veux pas m'imposer, » prévint Cooper.
« J'insiste ! » Carole cria de l'intérieur. Ils faillirent tomber de rire.
« Blaine, » dit calmement Kurt, la voix douce dans la semi-obscurité, les visages illuminés par le feu de cheminée en face d'eux. « Tu sais que tu peux emménager avec Cooper quand tu veux. » dit-il, la maison quasiment silencieuse.
Blaine soupira, détestant que son intuition soit correcte. « Tu n'étais pas censé entendre ça. »
« Même, » implora Kurt. « Je survivrais sans toi. » Blaine grimaça, se rendant compte de la douleur dans la voix de Kurt.
« Tu sais que tu n'es pas le seul à entendre quand quelqu'un ment, » dit-il gentiment. Kurt soupira, pinçant le sommet de son nez, frustré.
« Ce n'est pas censé être comme ça, » siffla-t-il. « Je suis censé te regarder, voir de quelles couleurs sont tes vêtements quand tu me regardes dans les yeux, je suis censé pouvoir voir les tiens. »
« Je te l'ai dit, ça ne me dérange pas, » supplia Blaine, le serrant.
« J'avais l'habitude de penser à ça quand j'étais petit. Ce que cela ferait de tomber amoureux et être avec cette personne tous les jours, de passer d'innombrables nuits à s'admirer, de regarder les étoiles, de ne pas être dans l'obscurité où je t'ai entraîné avec moi, » il ferma les yeux. « Je le vivais bien d'être aveugle jusqu'à ce que je te rencontre... jusqu'à ce que je comprenne complètement que mon rêve ne se réalisera jamais. »
« Kurt... »
« Ça et ensuite cette... cette merde ! Pourquoi rien ne peut se passer comme prévu ? Pourquoi je n'ai pas le droit d'aimer comme ils le font dans les filmes ?! »
« C'est beaucoup mieux que les films, ceci est réel, » souligna Blaine, tenant ses joues. « Tu vois mon intérieur, pas ce à quoi mon visage ressemble. Tu m'aimes juste pour ça. Tu penses que je suis attirant grâce à ce que je suis je n'ai jamais eu ça avant, je te l'ai déjà dit. »
« Je sais, je sais, » soupira-t-il. « C'est juste... ce n'est pas quelque chose que tu dois faire face. »
« Et tu devais faire face à toute la merde avec mon père ? » Rétorqua-t-il.
« C'est différent. »
Blaine s'assit, pressant son front à celui de Kurt, ses propres yeux fermés. « Donne-moi tes mains, » chuchota-t-il, les prenant avec précaution. Il les posa sur ses joues, tenant le visage de Kurt avec les siennes. « Tu sens ça ? » Demanda Blaine. Les sens de Kurt se concentrèrent. Gel pour cheveux à la framboise, eau de cologne Hollister, détergent, cuir. Barbe de trois jours rugueuse, piercings à l'arcade et aux oreilles, des boucles encerclant ses doigts, le doux battement de son cœur sous la paume de ses mains, les douces bouffées de sa respiration.
« Oui, » chuchota-t-il.
« Et ça ? » Blaine se pencha en avant, l'embrassant avec tant de soin, comme si Kurt était quelque chose de précieux et délicat, ou facilement apeuré. Les lumières éclatèrent et explosèrent dans l'univers de Kurt, coupant son souffle, enveloppé complètement en Blaine.
« O-oui. »
Blaine sourit contre sa joue, voyant un petit sourire apparaître sur le visage de Kurt. « N'est-ce pas mieux que de juste me regarder ? »
Kurt enroula ses bras autour de lui fermement, toujours hanté mais désiré. Blaine le berça sans hésitation, des larmes stagnantes s'installant dans ses yeux. « Merci, » renifla Kurt.
« De rien, bébé. »
« Joyeux Noël, Blaine. »
« Joyeux Noël. »
La chaleur du feu les berça jusqu'au sommeil, et quand Burt descendit le matin pour prendre son café, ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre, se tenant aussi fortement qu'avant de s'endormir.
Il soupira, regardant le couple, se demandant comment son fils se comporterait quand l'école reprendrait dans quelques jours.
L'idée lui fit mal au ventre.
Voilà! Ils sont trop mignons :)
(Je n'ai pas encore commencé à traduire les prochains chapitres à cause des vacances et du boulot donc il y aura du retard.. désolé..)
Bisous xx
