Auteur : TenshinNeko
Disclamer : Rien ne m'appartient.
Note : Première version donc. Vous verrez à quel point j'ai totalement dérivée. Préparer les mouchoirs.
Quelqu'un meurt, et c'est comme une porte qui claque.
Stiles n'avait pas compris sur le moment. Juste un blanc total, incroyablement bruyant. Inondé d'un son strident. D'une détonation. Puis un corps qui s'écroule lourdement sur le sol terreux, à ses pieds et il reste le corps figé, les yeux fixes, incapable de se baisser sur l'homme qui a pris la balle à sa place.
Des mains agrippent les hanches de l'hyperactif pour le retourner et regarder attentivement l'état du corps refroidi par l'horreur de la situation. Il n'est qu'un humain dans cette meute de gens poilus mais il n'a pas eu besoin d'entendre Lydia pour savoir que cette personne à ses pieds est morte. Sans vie. Tout ce qu'il peut faire, c'est plonger ses yeux chargés d'horreur dans ceux de son vis-à-vis et poser cette question dont la réponse le hantera jusqu'à la fin de ses jours, tout en espérant que ce ne sera que le deuxième noms d'une très courte liste et non les prémices d'une longue, douloureuse hécatombe.
- Peter… c'est Peter !
L'oncle de Derek est mort à sa place. Pourquoi ? Qu'est-ce qui lui est passé par la tête ?
Derek serre férocement Stiles dans ses bras. Pendant une fraction de seconde, il avait cru perdre son compagnon, puis le sang de Peter à jaillis, Boyd égorge le chasseur du coin de son œil et Lydia hurle comme si le voile qui relie les morts aux vivants se déchirait sous leurs yeux. Son cœur se serre et pleure la mort de son oncle, mais son esprit crie de joie en sentant Stiles toujours vivant aux creux de ses bras. En silence, il remercie Peter pour avoir protéger l'humain de la meute.
Scott s'élance, suivit de près par Isaac, ils tombent près du corps encore chaud. McCall pose ses mains sur l'épaule du défunt, le secoue.
- Hey ! Pete… Pete ne fait pas l'idiot… Peter…
Ses yeux croisent ceux éteints de Peter, ses mains tremblent et s'arrachent des épaules qu'il agrippait fermement, comme brûler par la réalisation. A ses côtés Isaac sanglote silencieusement en se balançant d'avant en arrière, en marmonnant une complainte de « non » déchirant.
Boyd serre Erica dans ses bras, les boucles brunes dans son cou d'ébène, les ongles cassés ancrés dans l'épiderme de ses hanches musclées, le sang coulant doucement sous son tee-shirt déchiré.
Jackson est appuyé contre un arbre assez éloigné du groupe, les yeux tournés vers le ciel, une larme coule sur sa joue. Lydia, les genoux nues sur le lichen à même le sol, agrippe une des mains de son petit-ami, la tête basse et les épaules voûtées. Lasse de n'être que le glas.
La meute avait des problèmes de communications avec Peter.
Derek détestait son oncle pour ce qu'il avait fait à sa sœur, Laura, mais, il commençait à accepter sa présence à ses côtés.
Stiles n'avait pas confiance en lui, mais, il adorait vraiment les joutes verbales qu'ils échangeaient régulièrement.
Boyd et Erica adoraient littéralement les rares gâteaux qu'il leur préparait, ainsi que les anecdotes qu'il leur offrait sur Derek, qui les faisaient mourir de rire.
Scott supportait l'oncle fou et veillait à ce qu'il n'approche plus de sa mère mais les récents conseils qu'il lui donnait étaient bien meilleurs et plus pédagogique que ceux de Derek.
Lydia l'évitait mais reconnaissait son génie, un peu mégalo, un peu diabolique.
Jackson appréciait parler sport avec lui.
Mais la personne qui allait avoir du mal à se remettre de la disparition de Peter, qui allait le pleurer jusqu'à la fin de sa vie. L'homme qui allait faire des cauchemars toutes les nuits, revivre cette journée encore et encore jusqu'à ce que ses yeux se tarissent est son jeune compagnon. Isaac Lahey.
Leur idylle s'était installée doucement, timidement et à part Scott, tous savait.
Stiles s'échappe des bras tendres de Derek pour prendre dans ses bras la chose tremblante, gémissante qu'est Isaac. Lahey qui sans qu'on comprenne comment, tient le corps sans vie dans ses bras, le berçant, son visage caché dans son cou de plus en plus froid. Stiles épouse le bercement, ajoute à la litanie rayée du bouclé des « Pardons » déchirant et des « C'est ma faute » étouffants.
Ce jour-là la haine d'un homme arracha à une meute, un membre apprécié et aimé. Amputant une entité d'une part d'elle-même.
Blabla de fin : Voilà. C'était la première version. Ça change pour certaine chose, notamment le couple en fait.
