CHAPITRE 18

?

Lana NEMESIS: vos désirs sont des ordres maitresse *.*

FaithStrange : Ils ne se connaissent pas, ils ne se sont jamais vu. Mais ils se connaissent de nom, de réputation. Ils n'ont pas été à l'école ensemble

Elsar: Ben faut bien quand même ! ^^ en tout cas ravie que ça te plaise ainsi !

Mana : haan merciiiiiiiiiiii *.* (se sent pu xD) je fais de mon mieux pour que ce soit le cas mais parfois ce n'est pas évident je l'avoue lol !

lady A : xDDD l'espoir fait vivre c'est sur lol j'adore Draco aussi *.* et pour ce faire je recois l'aide d'une amie. On échange nos idées nos points de vue car en rpg elle avait un personnage qui lui ressemblait énormément. Elle a donc accepté de m'aider à faire un Draco encore plus...*.* enfin tu vois quoi xD

Pour Hermione c'est vrai que c'était plus délicat mais j'y avais beaucoup réfléchis sinon ca n'aurait rien donné mais pour l'instant les critiques sont bonnes^^

Fiind-l0ve: po bien de se réjouir du malheur des autres :p elles ont po demandé à bosser pour Mussolini mais il est mignon alors on lui pardonne XD Je ne sais pas chérie, j'ai encore beaucoup d'idées à écrire donc c'est pas encore terminé.

Lily - Lily - Lily: Qui sait...? ^^

PaNsS: fufufufu ! Elle est vilaine heeeiin? xD il en faut bien une queu même è_é sinon on se frais chier ! Ah bon? _ j'ai po changé ma facon d'écrire pourtant mais en même temps ce chapitre est un peu "tendu"

Moi je suis partit début juillet a Reims, quand il faisait encore froid et humide ! Ca me semble si loin x_x

Rentrée obligé, voici un nouveau chapitre à déguster ! Qu'en sera t'il de vos deux heros préférés? Venez vite le découvrir^^ moi je me lance de suite dans le 19em !

Bonne lecture a tous !

LACUS CLYNE

oOoOoOooOoOoOooOoOoOooOoOoOooOoOoOooOoOoOooOoOoOooOoOoOooOoOoOo

Durant les trois mois qui suivirent l'affaire retentissante de l'agenda, Hermione travailla comme une forcenée. Elle avait même l'impression d'être de retour à cette troisième année épuisante ou elle possédait encore le Retourneur de Temps. Entre la fac et ses clients, elle ne dormait plus que quatre ou cinq heures par nuit. Enchaînant ses deux vies avec l'habileté d'une femme d'affaire.

Depuis quelle avait été percée à jour par cette idiote de Parkinson, Divine n'avait pas revu Draco et pour être honnête, elle avait été si occupée quelle y avait à peine pensée. Un client perdu, dix de retrouvés. La preuve, depuis ce scandale, étrangement, les demandes tombaient à la pelle au point quelle devait en refuser. Son planning était plein jusqu'à fin avril.

Cet après midi, elle avait décidé de prendre un peu de repos en compagnie de Ginny. Le ventre de la jeune mère était maintenant bien rond et elle se fatiguait beaucoup plus vite mais elle avait insisté pour l'accompagner dans sa séance shopping. Assise dans un fauteuil confortable, la jolie rousse regardait son amie manipuler un sac noir au fermoir en forme du logo d'une marque de luxe.

- Ce sac me plait bien. Qu'est ce que t'en penses ?

- Tu veux vraiment mon avis ?

- Bien sûr. Sinon je ne t'aurais pas posé la question.

Ginny se pinça les lèvres comme si elle craignait de vexer sa camarade mais finit quand même par se lancer.

- C'est un Dior….

- Oui et ?

- Il doit être très cher.

- Si tu crois que je me tue au travail pour la gloire tu te trompes. J'ai les moyens de me prendre ce sac et je ne vais pas me gêner.

- Il y en a de très beau pour bien moins cher…

Ce sac noir devait coûter minimum un mois du salaire de Harry. C'était une folie absolument hors de prix.

- Bien sûr mais c'est la marque que l'on paye.

De toute façon, elle ne comptait pas acheter toute la gamme. Mais un sac Dior, ça ferait son petit effet auprès de ses clients.

- C'est décidé, j'le prends.

Ms Potter soupira. Hermione avait déjà acheté deux paires de chaussures Guess, de la lingerie et un manteau Armani pour la saison à venir…et à chaque fois, Ginny avait manqué la crise d'apoplexie en entendant les factures salées en caisse qu'Hermione payait toujours sans rechigner. Elle espérait bien que ses clients la payaient assez cher pour subvenir aux besoins d'une escorte de luxe. Harry et elle n'étaient pas dans le besoin avec tout ce que James et Lily avaient laissé à leur fils mais ils n'allaient pas pour autant faire autant d'achats. D'une parce qu'ils n'en voyaient pas l'utilité, et de deux parce que le petit Potter allait bientôt pointer le bout de son nez et que la chambre n'était toujours pas terminé.

- Je sais ce que tu te dis. Et tu n'as pas tout à fait tort mais laisse moi t'expliquer mon point de vue avant de juger mes folles dépenses.

Elles étaient toutes deux assise dans un salon de thé, bien à l'abri du petit vent frais qui soufflait dehors. On était à la début mars et il était encore tôt pour boire un verre en terrasse. La pluie se mêlait souvent de la partie l'un des charmes discutables de l'Angleterre. Draco lui avait déjà confié qu'il préférait l'Italie ou le climat était moins humide et capricieux. La jeune femme eut un moment d'absence. Même après presque quatre mois de silence radio, son esprit venait encore parfois à penser à lui, à citer son nom. Comment l'oublier ? Oublier le fils Malfoy revenait à tenter l'impossible.

- Hermione…Hermione !

- Hein ?

- J'attends ton argumentaire.

- Ah, pardon.

Elle exerçait un métier de contact expliqua t'elle. Voila pourquoi elle devait toujours être irréprochable, avoir des robes hautes coutures ça aidait mine de rien à fidéliser et à renvoyer une excellente image du « produit ».

- Oui…ce n'est pas faux

- Le quart de l'argent part en lingerie, en maquillage et en produits de beauté. Sans oublier le loyer bien sûr.

Ginny apporta sa tasse de thé à ses lèvres.

- Et sans indiscrétion, tu gagnes combien par an ?

- Oh je ne sais pas, ça dépend

Ginny avala une gorgé de thé encore chaud lorsque sa voisine répondit

- Cent mille.

Ni une ni deux Ginny avala de travers et manqua de s'étrangler, toussant ses poumons.

- Cent mille livres par an !

- Je te l'ai dis, ça dépend

Les gens étaient fous ! Comment pouvait-elle gagner autant d'argent ? Mais Divine était le jouer délicat d'hommes puissants prêt à mettre le prix pour passer du temps en sa compagnie.

- Mais dis moi, franchement. Elle s'essuya la bouche avec sa serviette après avoir reprit ses esprits. Tu comptes vraiment arrêter à la fin de tes études ?

- Bien entendu. Pourquoi cette question ?

- Eh bien…euh…tu dois être habitué à un certain niveau de vie maintenant et même temps que Magico mage tu ne gagneras pas autant…

- Ca n'a pas d'importance. Répondit directement Hermione les sourcils légèrement froncés. Car je ferais ce que j'ai envie. C'est mon but, je le mènerais à bien

Madame Potter sourit. Au fond, elle était rassurée par l'enthousiasme qu'avait eu Hermione à lui répondre. Elle gardait en vue son objectif et les finances ne semblaient pas lui poser de problème. La studieuse Gryffondor lui avoua même ensuite, quelle mettait de coté tous les mois pour plus tard

- Ne t'en fais pas pour moi va. Je sais très bien ce que je fais.

- Je n'en n'ai jamais douté. Tu es suffisamment intelligente pour ça.

Elle était heureuse, que ses amis soient au courant de sa double vie. Ginny n'imaginait peut être pas à quel point leurs conversations anodines pouvaient lui faire du bien.

- C'est pour bientôt.

- Un peu plus de huit semaines. Quand je te disais que je ressemblerais à Bouddha.

- Non, tu es très jolie. Harry doit te le dire.

- Oui, mais son avis ne compte pas.

Un rire suivit cette déclaration plutôt inattendue

- Et pourquoi donc ?

- Parce que c'est mon mari, il ne peut pas être objectif.

Ca n'était pas faux mais ça la fit rire néanmoins. C'était tellement…criant de vérité ! Et même rond comme un ballon, Ginny restait très jolie la grossesse lui allait bien.

- Eh bien je te promets que je ne dis pas ça pour te faire plaisir.

- Alors je veux bien te croire. Mais je commence à avoir hâte que ce soit terminé…je suis de plus en plus crevée.

- Courage. Hermione tapota sa main avec compassion. Tu as parcouru le plus long et peut être viendra t'il en avance qui sait ?

- Mmh oui…surtout s'il est aussi pressé que son père.

Nouveau rire. Sa douce Ginny, ce quelle lui avait manqué.

- Et toi ?

- Moi ?

- Tu voudrais avoir des enfants ? Plus tard. Précisa la future maman en voyant l'air dubitatif d'Hermione.

- Pourquoi pas ? Mais pas tout de suite, je ne fais pas autant d'abdos tous les jours pour grossir !

Ce fut au tour de Ginny d'éclater de rire, Hermione faisait beaucoup d'efforts pour rester au top, garder un corps séduisant et attirant. Et puis ça n'était pas le moment, sa vie était trop mouvementée pour un enfant.

- A ce propos. Je voulais te parler de quelque chose

- Je t'écoute.

Hermione coupa avec soin sa tartelette aux fraises en plusieurs parts du bout de sa petite fourchette et apporta le premier quart à ses lèvres.

- Harry et moi avons discuté et, nous serions honorés que tu deviennes la marraine, de notre fils.

La brunette renonça à mordre dans sa fraise rouge et appétissante pour relever les yeux sur sa voisine de table.

- Tu es sérieuse ?

- Evidemment.

- Harry en parlera à Ron. Je me suis donc chargé de te l'annoncer. Alors ? qu'en dis tu ?

- Eh bien, puisque vous seriez honorés. Elle sourit. Je serais ravie de relever le défit.

- Très bien. Marraine.

Cela faisait quelque temps quelle voulait lui en parler mais avec le scandale, l'enquête qui avait débouché sur le procès. Ils avaient tous eu l'esprit ailleurs et ça n'avait plus été le moment de parler d'heureux événement. Cette journée entre filles avait été l'occasion.

oOoOo

De l'avion où elle ne voyait que la masse sombre des nuages en dessous d'eux. Son employeur assit à coté d'elle s'amusait a compter fleurette à une charmante hôtesse. Après deux mois de « tournée » ils rentraient au pays les Etats-Unis, la France, L'Italie, ils avaient eu fort à faire durant leurs nombreuses escales. Autant dire qu'ils avaient passé les trois quart du temps en avion.

- Un autre verre ?

Proposa l'hôtesse toujours à coté de leurs sièges.

- Non, merci.

Ils allaient atterrir dans moins de quarante cinq minutes et la pauvre Katherine devait encore régler pas mal de choses appeler Mathilda, réserver une voiture pour leur arrivée à l'aéroport et dénicher un restaurant de sushi encore ouvert à vingt deux heures trente. Si elle ne choppait pas de cheveux blancs avant quarante ans, ce serait vraiment un miracle.

- Détendez vous un peu Katherine, vous allez réussir à me refiler votre stress.

Ordonna son seigneur en posant sa nuque sur le mœlleux appui tête de son siège première classe. Il avait fermé les yeux pour les reposer un peu, le vol restait long et il avait peu dormit, tout aussi occupé que sa secrétaire à organiser son retour chez lui.

- Toutes mes excuses Monsieur Malfoy. Mais je fais au mieux.

- Eh bien, si ça n'est pas suffisant, je demanderais à Mathilda de m'accompagner la prochaine fois.

Katherine, ne se donna même pas la peine de répliquer, c'était inutile. Elle ne le savait trop bien quelle avait tout intérêt à être compétente et à satisfaire ses moindres caprices. Depuis leur départ en janvier dernier, il était plus irritable que jamais et parfois taciturne, enfin… plus qu'avant. Ces deux employés les plus proches, soupçonnaient que son humeur maussade ait un rapport avec la mystérieuse Divine. La soirée du maire fin décembre avait probablement sonné la fin de leur collaboration. Plus jamais Monsieur Malfoy ne leur avait demandé d'envoyer de fleurs, de téléphoner, ou de prendre rendez vous. Alors…que c'était-il passé ? Leur patron semblait pourtant satisfait des services de cette jeune femme là puisqu'il n'en n'avait plus demandé d'autre ensuite. Des escortes, il en fréquentait cependant toujours mais pas toujours la même, il changeait, variait les plaisir. Ca ne regardait que lui, il n'empêche que Katherine et Mathilda crevaient de curiosité.

Londres. Après deux mois loin de sa terre natale, il pensait qu'il ne penserait plus à cette histoire. Mais revenir, faisait en fait tout remonter. Voila pourquoi il ne sautait pas de joie à l'idée de rentrer. Divine…Hermione, serait là, tout près mais elle n'avait pas sa place dans sa vie. Dire quelle avait été la complice de Potter et quelle l'était toujours.

« J'ai des talents cachés » ppfff ! Ca c'est sur ! Sale petite intrigante. Il lui en voulait mais s'en voulait aussi à lui-même de s'être fait avoir, il aurait dû être plus prudent, se renseigner. Au fond Pansy avait eu raison de l'avertir.

Quel idiot…on ne l'y reprendrait plus.

oOoOo

Le salon était enfumé par des volutes de cigares, un major d'homme passait entre les fauteuils confortables pour s'assurer que tous les verres restaient pleins. Whisky pur feu ou Brandi.

L'imperator était un club ancestral strictement réservé aux hommes et cela depuis mille huit quarante trois. Son système fonctionnait à l'identique des grandes fraternités américaine on ne pouvait y rentrer qu'en étant parrainé par un plus ancien. Ce qui n'avait pas été un gros problème pour l'héritier Malfoy. Il profitait des privilèges de ce club depuis ses dix huit ans. On n'y parlait surtout affaires et politique autour d'un verre. Ce genre d'endroit pouvait paraître révoltant surtout pour les féministes mais il était bon de ce retrouver entre hommes après le travail ou encore le week end. N'en déplaise à ces dames.

On échangeait des idées dans un cadre somptueux mais sobre fait de boiseries d'époque, d'épaisses moquettes persanes et de fauteuils capitonnés près d'une cheminée de marbre qui à cette époque de l'année restait éteinte. Des abajoues posées ça et là diffusaient une lumière feutrée prompte aux confidences.

Après une journée particulièrement longue et pas vraiment satisfaisante, Draco avait éprouvé un grand besoin de décompresser. Ca allait faire une heure qu'il était là, et son dernier interlocuteur venait de prendre congés. Confortablement installé dans un large fauteuil, le jeune businessman avait le regard sombre. Il tenait son Whisky surélevé au niveau de son visage, faisant tourner le glaçon dans l'alcool doré. Il pensait à Hermione, et à ce qu'elle pouvait bien faire à ce moment précis.

Se repassant leur dernière soirée en boucle dans sa tête, essayant de comprendre où tout avait éclaté. Et force d'admettre que la fautive était Pansy en tout points. Elle était apparue comme un cheveu sur la soupe, dans l'unique but de gâcher sa soirée, ça ne faisait aucun doute. Draco la connaissait suffisamment bien pour en être sur.

Mais l'attitude de sa belle escorte l'avait fortement blessé, voir déçu. Et il n'était jamais bon de décevoir un Malfoy. L'histoire l'avait prouvé à maintes reprises. Il avait pour cette femme un respect que peut pouvait se vanter d'avoir, et maintenant qu'il se rendait compte qu'elle lui avait mentit, il s'en trouvait désarçonné. C'était une sensation vraiment très désagréable.
Au bout de plusieurs minutes à ruminer seul, un homme vint le rejoindre. Il le connaissait depuis des années. C'était un homme brave, gentil et honnête. Peut-être un peu trop porté sur l'éthanol, surtout le whisky de douze ans d'âge. Mais chacun avait ses vices, son métier devait être particulièrement stressant
L'homme était également au centre d'une affaire importante qui faisait trembler tout le système bourgeois sorcier et moldu. Monsieur l'avocat de la fameuse escorte au carnet celle par qui le scandale avait débuté.

Son nom était déjà relié à la plus retentissante histoire de mœurs de ces dernières années. Rien de mieux pour une carrière d'avocat. Sa liste de client voulant être défendu par un aussi grand pro du barreau ne ferait que grandir. Chacun d'eux, avaient un peu vendu leur âme au Diable.
L'homme se laissa choir dans un fauteuil prés de l'âtre éteint et soupira d'aise. La journée avait été longue...ce procès était très physique surtout à cause des spectateurs déchaînés et des accusés virulents.

- Un whisky.

Commanda t'il auprès du major d'homme. Il Retira ses lunettes et se frotta les yeux et l'arrête du nez avec son pouce et son index. Le maître d'hôtel revint avec son verre alors qu'il glissait ses montures sur son nez. Il tourna la tête et aperçu enfin, son voisin. Draco lui sourit, poli. Même si ce n'était pas le genre de sourire qui invitait à la conversation. Cependant, il était curieux, voir trop curieux. Très peu d'information sortait sur cette fameuse escorte. Et pour cause, c'était la contrepartie à son témoignage. Elle avait bien raison. Elle n'était pas totalement idiote. D'autre ne se serait pas gêner pour avoir leur heure de gloire, aussi funeste soit elle

- Oh Malfoy, je ne vous avais pas vu. Veuillez m'excuser.

Il tendit la main pour que son jeune voisine la serre.
- La journée a été difficile.

Expliqua t'il sans autre détail puis s'intéressa à celle de son interlocuteur.

- Comment se porte vos affaires?

Ce disant, il prit son verre et en but une rasade. Malfoy junior se pencha simplement en avant pour répondre en serrant la main tendue puis bu dans son verre. L'alcool lui réchauffa la gorge et l'estomac.

- Parfaitement bien. et les vôtres mon cher? D'après ce que j'entends, vous êtes encore le défenseur des plus faible... comment se porte la jolie dame?

Demanda Draco en souriant. Ici, ça n'était un secret pour personne qui représentait Monsieur Moore. Les hommes en parlaient entre eux car lui-même, ne devait rien dévoiler sur une affaire en cours.

- Oh bien, bien. Pour être honnête, je n'ai pas eu grand chose à faire avant le début du procès. Elle avait déjà préparé toute sa défense elle même. Elle est...Il but a nouveau bluffante et c'est loin d'être une "faible" femme

Draco haussa les sourcils. Oui, il connaissait bien ce genre de femme. Celle qui vous bluff rien qu'en une phrase

- Ah oui, bientôt elle vous dira qu'elle n'a plus besoin de vous...

Draco rit doucement.

- Et elle n'a pas oublié d'être jolie je présume

Draco sous entendait par là que l'avocat, avant d'être défenseur de la justice... restait avant tout un homme. On n'avait pas une prostituée de luxe comme cliente tous les jours.

Il remonta ses lunettes de son index avant de répondre
- eh bien, elle ne serait sûrement pas escorte si elle n'était pas un temps soit peu jolie. Celle ci a beaucoup de charme et très cultivée. J'en ai été surpris d'ailleurs.

Draco fronça les sourcils. Il était venu pour essayer de se changer les idées, et voilà que ce qu'il entend lui rappelait en tout point la jeune femme qui le hantait. Il secoua la tête doucement et essaya de rester impassible

- et bien... quel est son atout? Les yeux? Lèvres? Rein?

Le jeune homme le taquinait. Étant donné qu'il savait que Moore ne pouvait pas parlé d'elle comme il voulait, il essayait d'avoir le maximum d'information, mine de rien.

- Oh c'est une petite brunette. Un beau brin de fille. Personnellement ce qui m'impressionne le plus, ce sont ses cheveux

Il rit et finit son premier verre

- On dirait une crinière de lion avec de jolies boucles.

Il semblait déjà avoir bu quelque verre avant de venir ici et nul besoin de Veritaserum pour qu'il en dise trop mais ça, il ne semblait pas encore vraiment le réaliser. Et surtout, oubliant totalement qui était son interlocuteur. Le fils unique de Lucius avait été à bonne école pour extorquer des aveux des pauvres innocents trop naïfs ou en l'occurrence, trop saoul, pour se méfier. Ca ne pouvait pas tomber mieux.

Draco se releva alors sur son siège comme si une abeille venait de le piquer, plus alerte que jamais.

- Sa crinière de... de lion?

Le démon blond eu comme un coup dans la poitrine... Il avait un pressentiment. Et ce n'était pas le genre de pressentiment qu'on aimait avoir ! Il avait la réponse, la solution sur le bout de la langue, mais il n'osait pas y croire. Il savait que jamais l'avocat ne dirait clairement qui était cette jeune femme. Alors, comme en affaire, il fallait ruser.

Se réinstallant dans le siège, il prit un air naturel et presque totalement désintéressé, approchant son verre de ses lèvres

- Il est vrai qu'elle a une chevelure à faire pâlir le roi de la jungle. Est-elle aussi le tigre fier qui se battra jusqu'à la mort? Cela ne m'étonnerait pas de cette chère Divine !

Dit il en buvant finalement son verre cul sec. C'était maintenant que tout se jouait !

Son interlocuteur eut un rire un peu trop tonitruant pour être sobre. Quelque homme tournèrent la tête dans leur direction, interrompu dans leur tergiversions Puis reprirent leur conversation, ce désintéressant d'eux.

- Fière et courageuse ! Elle m'épate cette petite, elle m'épate

Il entama son second verre sans retenu. Le machiavélique Malfoy quant à lui, aurait bien sourit. Mais l'envie n'y était pas. Il déglutit lentement... c'était Hermione. C'était bien elle. A présent, le doute n'était plus permis, il avait eu les indices et les pistes qu'il espérait. Ses yeux se mirent à lancer des éclairs. Mais il devait toujours se contenir. Ici, tout le monde le connaissait

- C'est donc bien elle

L'avocat, compris trop tard. Qu'il avait transgressé l'un des codes sacré de son métier. Il avait parlé, beaucoup trop parlé. Et ça n'était sûrement pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il tenta néanmoins, de sauver les meubles et s'étouffant presque avec sa gorge de Whisky, il toussa
- Merlin ! Monsieur Malfoy, qu'ais je dis la! Je n'ai cité personne. Vous même n'avez rien entendu. Je ne veux pas d'ennui. Si on apprend que j'ai…

Draco souris cette fois ci devant l'avocat tout penaud devant lui. L'enfant venait de comprendre qu'il s'était fait piège par le loup. Et c'était de sa faute à lui. Jouissant comme sensation. Mais l'heure n'était pas à la vantardise. Le jeune Malfoy se pencha vers l'homme rond en face de lui, une lueur démoniaque sur le visage

- vous n'êtes plus en état de mentir. J'arrêtais un peu le Whisky, si j'étais vous.

Il se leva et tapota sur son épaule, comme à un petit garçon venant de finir un test éprouvant

- Vous avez intérêt à faire du bon travail avec elle.

Et le jeune prince sortit du salon, la tête haute. Une fois dehors, il fronça les sourcils. Maintenant, et seulement maintenant, il se permit d'être en colère. Après elle, mais surtout, après lui-même. Il transplana directement vers son appartement. Il ne savait pas quoi faire, et il se contenta de tourner en rond. Comme souvent depuis qu'il la connaissait. Il ne connaissait pas son adresse... mais il DEVAIT LA VOIR !

Son avocat lui avait dis que Divine, puisque c'était bien d'elle qu'il s'agissait, avait du transmettre la liste de ses clients aux Aurors pour l'enquête. Cependant...ces mêmes Aurors n'étaient jamais venu le voir lui. Pourquoi? Pourtant il la connaissait, il la "fréquentait" Ce pourrait-il quellen'ait pas cité son nom? Il ne comprenait pas pourquoi... lui y avait échappé. Quelque chose clochait; Il devait en avoir le coeur net alors, malgré l'heure tardive, il appela sa secrétaire.

- Trouvez moi l'adresse d'Hermione Granger" Dit il simplement après le "allo?" "et appelez moi dès que vous l'avez. Maintenant !

Il raccrocha sans laisser le temps à la pauvre Katherine d'avoir droit au chapitre. Ses yeux se perdirent au-delà de sa baie vitrée. Pourquoi ne pas avoir cité son nom ?

oOoOo

Les pieds contre le haut du lit, les jambes formant un angle, son corps couché a l'horizontale, Hermione dessinait ses abdos depuis cinq bonnes minutes maintenant. Ce soir elle était tranquille, pas de client et ses devoirs pour la fac étaient finis depuis un bail. Elle avait donc décidé de prendre sa soirée rien que pour elle. Cependant, elle fit interrompu en plein exercice car on frappa. Qui venait donc la voir à cette heure ci? Sautant du lit, elle enfila un peignoir et alla ouvrir. Quelle ne fut pas sa surprise de voir un jeune homme blond, en face d'elle.
Sa bouche s'ouvrit, puis se ferma. Avant de simplement déclarer

- ...Je pensais ne plus te revoir

Il était planté là, devant elle avec un regard quelle n'aurait su définir, ses beaux yeux gris devenu orage.

- A vrai dire, moi non plus.

Il l'avait trouvé, il était sur le pas de sa porte, mais maintenant, il n'arrivait pas vraiment à définir ce qu'il ressentait à cet instant précis. Divine, cligna, ne répondant rien. Il savait. L'avait-il compris? Ou seulement découvert?
Ils n"allaient pas parler dans le couloir aussi, s'écarta t'elle de la porte pour le laisser entrer.

Draco resta cependant stoïque pendant quelques secondes, ne quittant pas Hermione des yeux. Hermione... ce prénom lui allait finalement si bien. Il se décida à entrer en découvrant l'appartement. Simple et sophistiqué. Tout elle en fait. Il découvrit le chat paisiblement installé dans le fauteuil. Il inspira un grand coup, se donnant le courage de continuer

- C'était toi…l'agenda volé, l'escorte, c'était toi. Pourquoi tu n'as pas cité mon nom ?

Voila, il l'avait dit, cette question qui lui triturait les méninges et lui brûlait la langue. Car il n'y avait quelle, pour lui apporter une réponse.

La porte se referma derrière lui. C'est alors quelle pu répondre aussi simplement que la question posée
- Je ne voulais pas t'imposer ça. C'est pour ça que je ne t'ai pas cité.

Elle l'avait fait en tout état de cause, en son âme et conscience. Pourquoi ? Pas vraiment pour amande honorable mais surtout parce quelle n'en n'avait pas sentit l'utilité. Son visiteur surprise baissa la tête. Il essaya de comprendre. Elle avait fait ça pour... le préserver? Le laisser tranquille? Il la regarda, le long manteau noir toujours sur le dos. Il s'imaginait une réponse plus complexe avec peut être, une raison cachée.

- C'est tout... c'est la seule explication? Tu ne voulais pas m'imposer ça?

Il avait l'impression d'avoir du mal à parler. A vrai dire, il se sentait un peu stupide d'avoir cette conversation là avec elle.

- pourquoi tu m'as pas dis que c'était toi? pourquoi... pourquoi tu ne me dis rien si tu veux à ce point là me "protéger.

La jeune femme passa derrière lui, posa ses mains sur ses épaules qui étaient plus hautes qu'elle et lui retira le long manteau comme une parfaite hôtesse. Elle prit bien le temps de le ranger sur un cintre et de lui faire de nouveau face pour répondre.

- J'ai noté mes clients réguliers. On ne s'était vu que deux fois. Ton nom, a assez été assez traîné dans la boue.

Il cligna des yeux, n'arrivant pas à réaliser exactement ce qu'elle venait de dire. Il se laissa déshabiller doucement, il se sentait comme absent, déconnecté. Et, lorsqu'il réalisa de ce qu'elle avait fait pour lui, il se retourna vivement.. Sans lui laisser le temps de réagir, il lui attrapa le menton et l'embrassa. Il l'embrassa comme il ne l'avait jamais embrassé,, elle la moldu, la complice de Potter mais maintenant, quelle importance… ?

Le jeune homme la fit reculer contre la porte d'entrée dont ils ne s'étaient pas éloignés.

- Je dois avouer que…tu m'as manqué.

Il avait lâché son menton et caressait ses bras, avec lenteur dans un mouvement allant de haut en bas. Quant à Divine, elle leva les mains et caressa ses joues de ses pouces
- Je vois. Elle sourit, presque timidement pour ajouter. Comment m'as tu trouvé?

Draco caressa son front avec son pouce, souriant malicieusement

- j'ai demandé à Katherine ton adresse. C'était facile maintenant que je sais ton nom

L'intelligente sorcière ne cacha pas sa surprise, ses yeux clignèrent deux fois.
- Tu as osé déranger ta secrétaire à cette heure pour une adresse ?

Elle regarda les sourcils de son client faire deux accent circonflexes puis déclarer avec toute l'arrogance qui lui était propre.

- Eh bien quoi ? C'est son boulot non ? Je la paye assez cher.

Un froncement de sourcil hermionien accueillit cette déclaration. Quel tyran ce type…toujours aussi sur de lui et frimeur…Un Malfoy quoi. Elle changea cependant de sujet en souriant, ses paupières baissées telle une petite fille timide.
- Pourras tu m'excuser? De n'avoir rien dit. Tu es le seul de mes réguliers a savoir mon..."petit secret" et j'espére pouvoir compter sur ton silence.
La jeune femme lui lançait une perche car elle se doutait bien qu'une telle faveur ne serait pas gratuite. Son maître chanteur leva les yeux à gauche réfléchissant, comme si la réflexion était intense, mais fini par lui lancer un regard entendu.

- Ca risque de coûter cher.

- Je crains de ne pas avoir les moyens alors…

Divine sourit cependant, attendant que le châtiment suprême ne s'abatte sur sa tête. Une étincelle naquit dans le gris des yeux de son visiteur, son corps venait de prendre feu en moins d'une seconde. Il la souleva de terre. Le réflexe qu'elle eut fut de serrer ses jambes autour de ses hanches. Parfait, il n'en attendait pas moins... Il la regarda en souriant, embrassant ses lèvres.

- Tu les as

- Non…j't'en prie pas maintenant…je viens de faire du sport et…

Elle avait un simple short et un débardeur et en plus, elle avait transpiré. Ca n'était pas la meilleure des idées. Toute fois, Monsieur la regarda avec un air blasé typique.

- Quand vas tu comprendre que ce n'est pas Divine que je suis venu voir...

Il l'embrassa et marmonna un « je m'en fou » un dialecte rare dans la bouche du jeune homme. Ce qui déclancha un rire chez sa compagne qui embrassa ses joues un peu chaudes.

- Combien de verres as tu bu avant de venir pour pouvoir me dire ça?

Amusée, elle arrangea une mèche platine sur son front. Draco Malfoy était un perfectionniste, elle doutait fortement qu'il puisse aimer les filles qui se baladait en survêt'. Il lui fallait une femme à sa hauteur, quelqu'un qui serait capable de l'affronter de front. Draco sourit à sa question. Il en avait bu quelques uns, certes. Mais il était loin d'être ivre ! Alors il ne prit pas la peine de répondre. Se laissant coiffé. Il aimait bien ces gestes tendres, quoi que trop tendres. Il l'emprisonna avec plus de poigne entre la porte et son torse, juste pour qu'il puisse détacher une main de ses cuisses et aller faire doucement glisser le pan du peignoir le long de son épaule qu'il finit par embrasser doucement, prenant le temps de savourer sa peau, Ses lèvres sur l'arrête de sa mâchoire, puis sur la courbure de son cou. Sa victime ne chercha alors plus à l'en empêcher, sa tête partit en arrière contre la porte d'entrée dans un petit soupir d'envie qui était suffisant, pour mettre le feu à l'esprit de son visiteur. Sa bouche alla retrouver la sienne et la maintenant sous les fesses, il fit volte face vers le salon il ou avança au radar, ses lèvres toujours soudées aux siennes. Merlin quelle lui avait manqué, et qu'il était ivre de la retrouver. Sa Divine Hermione.

L'odeur de sa peau était toujours la même, même après trois mois sans lui, elle s'en souvenait encore un subtil mélange de parfum de couturier et de savon. Pareille à une enfant embrassant sa mère, elle respira l'odeur de sa peau, profondément. Ses mains remontèrent dans le dos de son prince, ses doigts contre la soie douce de sa veste de costume, se lovant le plus possible contre lui. Leur geste fut commun, Draco l'entourant avec d'avantage de possessivité comme s'il craignait quelle ne veuille se soustraire à cet emprise. Hermione le sentit la plaquer contre le cuir de son canapé ou bien était ce peut être parce quelle se tenait à lui tel un bébé koala, si désireuse de se perdre en lui pour oublier ce maudit procès et le pourquoi ils s'étaient séparés fâchés la dernière fois. La chaleur de ses baisers et le poids de son corps la firent à nouveau soupirer d'envie.

Gentleman, il l'aida à s'extraire de ses courts habits de sport après avoir dénoué sans mal le peignoir de coton qui tomba mollement sur ses bras. Les boucles brunes s'étalèrent, brillantes, sur l'accoudoir lorsqu'elle fit partir sa nuque sur le coussin, la gorge et la poitrine offerte. Draco ne refusant pas l'invitation, posa ses lèvres comme un fer rougit au feu sur la peau fraîche de sa maîtresse qu'il embrassa avec application. Lui non plus n'avait pas oublié l'odeur et la tonicité de sa peau, la jolie courbe de sa poitrine qui tenait si bien dans ses mains. Il en avait des frémissements jusqu'à la pointe des cheveux. Il n'aurait pas imaginé cette autre « première fois » aussi exaltante, aussi érotique. C'était Hermione Granger mais qui elle était et comment elle s'appelait lui était complètement égal pour l'heure.

Ses mains expertes le firent sortir de sa chemise de soie et de son pantalon quelle lâcha sur le tapis dans un bruit mat. Il ne cessait de bombarder sa bouche de baisers, bougeant lentement, sensuellement contre elle, lui montrant toute son impatience, tout son désir qu'il ne tentait même pas de dissimuler et cela jusqu'à ce que la peau s'unisse à la peau, que la chaleur s'unisse à la chaleur et que le cœur s'unisse au cœur. Jusqu'à ce qu'il n'y ais plus rien du tout entre eux.