CHAPITRE 23

?

Samsam : Lui? jaloux? JA MAIS ! xD c'est po son genre voyons !

Elsar: xD bah c'est un HOMME ! il est po doué c'est tout

fishmcfly : impulssif, colèrique et un rien...dominateur *.* C'était sur qu'il allait lui faire payer xD

Jenifael09 : tient donc xD je me demande pourquoi è_é lol

Fiind-l0ve: xD une couche carrément?! A ton age...c'est un peu inquiétant nan? _ Enfin ravie que tu sois toujours aussi enthousiaste ! ^.^ ca fait bien plaisir ! Arf j'ai merdé sur la synthaxe c'est bizarre mais la je test une nouvelle mise en page du site on verra bien. Tu me diras si le pb de tirets se reproduit car avant je les ajoutais moi même car le site me les supprimaient tous ! J'ai du avoir des ratés je m'excuse ._.

Lana NEMESIS : Il faut dire qu'ils sont relativement lents à la détente xD

PaNsS : J'y ai pensé mais ça aurait été "horrible" si ça avait été "vraiment" forcé. La elle l'à laissé faire. Chepa comment dire ça...mais elle a eu du plaisir ce qui n'est pas le cas d'un viol "classique" je suis rassurés que personne ne m'ait fait de commentaire "choqué"

DrayMione463 : xD ca s'annonce compliqué mais c'est ca qui est interessant *.*

Tiffanny; XD oula vla le commentaire de dingue que tu m'as pondu lol C'est trés gentil de me couvrir de compliments^^ je vais pu sentir mes chevilles si tu continue ! è_é Tu auras de quoi être encore surprise je t'assure alors ouvre grand tes yeux pour être attentive à ce qui va se passer !

LR6 : t'en fais pas^^ tu es excusée ! J(adore lire les reviews mais j'aime encore plus savoir qu'on aime ce que j'écris. Tout le monde ne commente pas mais je vois que j'ai réussi mon pari en voyant le nombre de personnes qui ont mon histoire en favoris ou en suivit^^

Eh bien eh bien ! Ce chapitre a eu un clair succés! ...Quand je disais que vous n'étiez qu'une bande de PERVERSES ! xD ou de tortudes au choix !

Je jongle entre Is Mine et ma fic Magic Kaito et vu que mes congés sont finit je suis bien moins régulière vous l'avez remarqué mais je suis a fond et j'écris tous les jours. J'attends toujours avec autant de régale vos impressions.

Bonne lecture à tooous et a bientôt pour la suite !

Lacus Clyne

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Un silence de plomb les avait entouré tous les deux. Ils étaient à genoux sur le parquet de l'entrée, le dos d'Hermione callé contre le mur ou son hôte l'avait coincé quelque instant auparavant et toujours blotti contre elle, le corps lourd de Draco, ses bras enserrant son cou, une poignée de boucles brunes dans ses mains crispées. C'était comme si l'on avait coupé le son, elle n'entendait plus rien trop abasourdi parce qu'il venait de lui avouer. Jaloux, il était jaloux…comment était ce possible ?

Il l'avait dit lui-même…elle n'était rien…comment pourrait-il…non…mais cette soit disant jalousie expliquerait pas mal de choses. Comme le fait qu'il se soit amusé à fiche en l'air sa dernière soirée par exemple…pourquoi n'avait-elle rien vu ? Rien compris ? Peut être tout simplement parce que jamais elle n'aurait pu croire ça possible. Draco Malfoy avait une personnalité si complexe et très instable d'après ce quelle en avait vu. Comment aurait-elle pu penser le percer à jour ?

Mais pour l'instant elle devait régler ça ou ça leur nuirait à tous les deux.

Son cœur avait enfin retrouvé un rythme normal et toute la rage distillée dans ses veines tel un poison s'était dissipé. Il se sentait vide, absent, déconnecté du monde. Il y avait juste elle, la chaleur de son corps quelle lui transmettait et ce parfum qu'il adorait. Il l'avait dit, il était passé aux aveux mais maintenant ? Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il advenir de lui ? D'eux…

Draco sentit deux mains chaudes se poser sur son dos. Ce contact l'électrisa encore plus que d'habitude, lui qui s'était sentit si loin d'elle toute la soirée. C'était…comme boire un grand verre d'eau fraîche après une longue traversé du désert. Pourrait-elle lui pardonner ce qu'il avait fait…il l'avait salit, lui avait fait sans doute du mal mais trop aveuglée par sa fureur, il n'y avait pas prêté attention…alors comment pouvoir lui demander pardon.

Lentement, Hermione se redressa, parvenant à se détacher quelque peu du corps brûlant contre le sien. Draco rouvrit à peine ses bras, craignant peut être qu'elle ne s'échappe, quelle disparaisse en fumée. Les mêmes mains chaudes se posèrent sur ses joues et elle prit bien le temps de le regarder. Son visage avait retrouvé sa beauté, son imperméabilité. Elle avait du mal à réaliser ce qui s'était passé il y a moins d'une heure.

- Draco…il faut que je parte…Dit-elle alors perçant le silence

Il le ressentit comme un éclair au milieu d'un ciel bleu. Il avait compris qu'il ne s'agissait pas que de l'instant mais…d'eux tout court. Avec une lenteur presque douloureuse, il laissa retomber ses bras, la libérant de son emprise. Ils étaient allés trop loin, ça devait cesser même si à son goût, c'était déjà bien trop tard.

Le jeune homme la laissa s'en aller sans un mot car après tout, qui avait-il de plus à dire ? C'était un accord muet entre eux ils devaient cesser de se voir, il devait guérir de ce mal absurde qui n'aurait jamais dû pointer le bout de son nez. C'était une escorte, le jouet délicat d'hommes puissants. Le genre d'oiseau qu'on ne mettait pas en cage ni même qu'on pouvait…aimer.

Il sût dès l'instant ou elle avait ouvert la bouche qu'il ne la reverrait plus. Mais il était assez lucide pour le comprendre et l'accepter sinon il se serait perdu lui-même et c'était hors de question. L'empire qui reposait sur ses épaules avait besoin de lui, il ne pouvait pas se permettre de perdre les pédales pour une femme une ex Gryffondor, une amie très proche de Harry Potter. Dès le départ, cette liaison avait été vouée à l'échec.

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Quoi de mieux pour penser à autre chose que le travail ? Le petit prodige de la magie s'y évertua corps et âme manquant de faire mourir de fatigue ses deux secrétaires. Il n'avait jamais été aussi exigeant, aussi taciturne et irritable. Que lui arrivait-il donc ? Elles faisaient toutes les deux de leur mieux mais, aux yeux de leur employeur ça ne semblait jamais suffisant…Mathilda manqua de fondre en larmes lorsque, après avoir à peine parcouru quelque page du compte rendu qu'il lui avait demandé, il lui avait jeté le dossier à la figure.

- C'est de la cochonnerie ! Pour quoi je vous paye aussi cher je vous le demande ? Si vous n'êtes pas foutu de me pondre un résumé correct et complet !

La malheureuse s'était accroupie pour récupérer les feuilles volantes éparpillées autour d'elle, la chemise en carton froissées et cornée.

- Vous avez jusqu'à treize heures pour me retaper ça. Ou il sera inutile de revenir après la pose déjeuner.

Il leva enfin les yeux sur la jeune fille, penchée pour ramasser son dossier et il revit dans un flash très bref le corps de Divine allongé sur son édredon, les billets de banque éparpillés sur sa poitrine.

Vivement, Draco rebaissa la tête faisant craquer sa nuque de manière inquiétante. Ca devait cesser…elle devait sortir de son esprit.

- Sortez ! Exigea t'il encore plus sèchement.

Mathilda ne se le fit pas dire deux fois et, se mordant le coin de la lèvre inférieure jusqu'au sang, sortit presque en courant du bureau.

Dès que la porte se fut refermée, Draco porta sa main droite ou brillait la précieuse chevalière à son front, il se sentait fiévreux, oppressé….il perdait la tête…s'il continuait comme ça il risquait fort de tout foutre en l'air.

« Katherine. »

La concernée mit un petit temps à répondre à l'interphone, occupée à réconforter sa cadette qui en avait les larmes aux yeux. Elles étaient à cran aussi bien l'une que l'autre mais il fallait tenir bon.

- Oui Monsieur Malfoy, j'arrive.

Elle tendit un mouchoir à la pauvre Mathilda en lui frottant le dos puis prit son courage à deux mains pour entrer à son tour dans la tanière du loup.

- Que désire monsieur ?

Elle le vit dans un état de grande agitation debout rangeant agenda, plumes, pochette et rouleaux de parchemin dans sa mallette.

- Faites préparer mes affaires, je pars.

- Vous partez ? Reprit-elle septique

- Je compte faire un tour d'inspection de mes clubs.

La bouche, de sa secrétaire sembla avoir un défaut car sa mâchoire tomba presque sur son cou. Ca lui prenait d'un coup, comme ça ? De courir aux quatre coins du monde pour voir ses clubs ? Il en possédait au bas mot une bonne dizaine et il comptait tous les voir ?

- Maintenant Monsieur ? Demanda t'elle comme pour être sure d'avoir bien compris mais s'il y avait très peu de chance que ne ce soit pas le cas.

Il la regarda, cessant momentanément de s'agiter.

- J'apprécierais que mes employées fassent ce que je leur demande au lieu de poser des questions stupides. Est-ce trop vous demander ?

Mais quelle foutu mouche l'avait piqué ? Jamais il ne lui avait parlé ainsi…

Elle se contenta de s'incliner pour ravaler sa colère.

- Je ferais comme monsieur Malfoy voudra

Le concerné fit claquer ses mains contre ses cuisses signifiant qu'il était temps, ça n'était pas si compliqué, quand elle voulait.

- Eh bien ne restez pas planté là. Vous avez du boulot il me semble

Comme Mathilda, Katherine ne demanda pas plus pour ressortir, l'air de ce bureau allait devenir étouffant.

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Ginny observait son amie avec inquiétude, Hermione semblait à des kilomètres, ailleurs que dans cette cuisine ou elles dégustaient un thé avec une sublime tarte à la mêlasse préparé spécialement par Molly Weasley.

- Tu ne veux pas me dire ce qu'il y a ?

Un soupire lui répondit, ses épaules s'abaissèrent et elle fixa encore et toujours sa tasse à moitié vide qui ne fumait plus depuis un moment.

- J'ai commis une erreur et à présent je le paye.

- Une erreur ?

Ca n'était pourtant pas dans les habitudes de la studieuse Gryffondor quelle avait été de reconnaître quelle avait fait une bêtise. Quoi quelle n'était plus aussi prétentieuse qu'à l'époque concernant ses talents.

- Tu parles de la fac ou…

- Du boulot. Acheva Hermione à sa place.

- Qu'est ce qui s'est passé ?

- Je crois que je me suis…un peu trop impliqué avec un client et, ça s'est retourné contre moi.

Sur le coup, la jolie rousse ne fut pas trop quoi dire. Hermione ne s'étalait jamais sur ses petits extras nocturnes ça ne regardait pas ses amis sans oublier que ça ne les intéressait pas, c'était son jardin secret. Ginny réfléchit bien avant de répondre à mi voix.

- Que comptes tu faire ?

- On s'est mit d'accord pour…arrêter de se voir, du moins pendant un temps. Je crois que ça nous fera du bien à tous les deux.

Son interlocutrice sourit et bu une gorgée de thé ça donnait l'impression qu'Hermione était en couple, un couple traversant une crise.

- Pourtant, tu sembles regretter cette décision.

- Hein ?

- On dirait que ça ne te convient pas.

- Non…ça n'est pas ça. Répondit elle en secouant la tête en signa de négation.

- Alors c'est quoi ?

- C'est que je me triture les méninges dans tous les sens pour savoir à partir de quand ça a dérapé. J'ai laissé la situation m'échapper complètement et ça ne me plait pas

Ca n'était jamais arrivé. Pourquoi avait-il fallu que ce soit Malfoy ? Pourquoi avait-il fallu que ça marche si bien entre eux ? Elle aurait dû voir venir…elle avait l'amère sensation d'être tombée dans son propre piège…

Il était le seul à connaître son « secret » sa vrai personnalité, elle n'avait rien à lui cacher. Elle avait joué avec le feu et cela sciemment dès le début. Traîner avec Harry Potter avait laissé des séquelles.

Un énième soupire fit sourire à nouveau sa cadette qui la secoua gentiment par l'épaule.

- Cesse de soupirer comme une âme en peine ! Tu as pris la bonne décision alors tient toi y et change toi les idées ! Sort, travaille, éclate toi.

- Oui. Tu as raison. Je vais suivre ton conseil.

Ginny fut soulagée de la voir enfin sourire et se détendre un peu. Elle allait prévenir Ron qui se chargerait de l'emmener se défouler pour quelle pense à autre chose. Il y a quelque année, les rôles étaient inversés mais maintenant, c'était à elle de réconforter et d'écouter mais de toute façon, il n'y avait pas eu mort d'homme.

oOoOo

Harry rentra en traînant les pieds ce soir là il était fatigué et l'équipe avait reçu plusieurs consignes pour le surlendemain. Ils allaient avoir autant de travail que pour le procès de l'agenda et surtout, bien plus de risques. Ca sentait les heures supplémentaires…

- Je suis rentré. Annonça t'il en pénétrant dans l'entrée.

- Tu rentres tard.

Ginny vint l'accueillir en tablier jaune, James lové contre elle ne portant plus que son tee shirt « nounours ». Elle regarda son époux retirer son manteau avec des gestes lents, il semblait las.

- Ne me dit pas que toi aussi tu as passé une mauvaise journée. Reprit sa femme avec une fausse note d'agacement.

- Non pas mauvaise, juste longue et riche en émotions.

Il l'embrassa rapidement, tendant les bras pour prendre son fils qu'il prit le temps de regarder pour ensuite se reconcentrer sur sa jolie braise.

- Pourquoi « toi aussi » ?

- Hermione ne va pas fort non plus

- Ah bon ? Qu'est ce qui lui arrive ?

- Oh…

Ginny choisit le camp de hausser seulement les épaules, laissant planer le mystère. Après tout, Hermione aurait tout aussi bien pu ne rien lui dire.

- Et toi ? Demanda t'elle histoire de dévier du sujet.

- On a reçu un ordre d'exécution.

Sa femme le suivit au salon, le bébé toujours dans ses bras. Le couple prit place sur le canapé alors que James agitait ses petits bras dodus dans l'espoir d'attraper les lunettes sur le nez de son paternel.

- Oh…mais ça n'est pas le premier

- Non, mais celui-ci est particulièrement délicat je dois dire.

Un regard interrogateur l'incita à poursuivre. En règle général, Ginny ne le questionnait pas sur ce qu'il faisait. Souvent les missions étaient classées confidentielles et quand ce n'était pas le cas, quand Harry rentrait, il ne tenait pas forcément à s'étendre sur le sujet et elle non plus d'ailleurs. Ils avaient d'autres choses à penser.

Harry consentit à lâcher la bombe dans un silence qui lui sembla être de mort.

- C'est celui de Lucius Malfoy.

- Je vois…

- D'autres mangemort proches de Voldemort sont aussi concernés. Le ministère craint une possible révolte ou pire qu'on essaye de faire évader les prisonniers.

- Ca se comprend…Acquiesça Ginny avec gravité.

- On risque d'avoir pas mal de travail d'ici là. Il va falloir faire la prison de fonts en combles et surveiller chaque endroit stratégique.

Cette exécution allait sans aucun doute remuer la boue, réveiller de vieilles blessures et des rancunes datant de la guerre. Ce qui signifiait, que son époux ne passerait pas beaucoup de temps à la maison dans les jours à venir.

Une fois ces hommes morts, la boucle serait bouclée. Harry devait ressentir une étrange impression d'irréalité. Toute fois, le jeune Aurors demeurait calme, ça n'avait été qu'une question de temps, d'échéance et bientôt, tout serait bel et bien terminé.

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Hermione rouvrit les yeux de sa trop courte nuit dès qu'un rayon de soleil un peu trop tenace perça aux travers de ses rideaux tirés à la va vite la veille au soir. Elle était encore fatiguée et aurait donné n'importe quoi pour rester au fond de son lit sécher pour une fois les cours de la matinée n'aurait pas été trop grave mais hélas, elle ne pouvait pas s'accorder ce petit plaisir aujourd'hui…leur matinée était truffé de tests…c'était le printemps et dans deux mois les examens…

La belle endormie entendit son réveil lui murmurer des chansons douces, son corps se redressa mais comme si c'était bien trop pénible, il retomba lourdement sur le matelas. Elle semblait peser une tonne…misère…

- Oui Pattenrond…je sais…

Sa maîtresse bailla pendant qu'il enfonçait ses griffes dans la couette de plumes pour l'encourager à se lever pour lui donner son petit déjeuner. Ce qui fut fait dix bonnes minutes plus tard en traînant les pieds. Hermione versa une bonne ration de croquettes dans une première gamelle et du lait frais dans la seconde. Pendant que monsieur mangeait elle pu aller s'habiller elle dormait assez mal depuis quelque jour, perturbée par ce qui s'était passé avec Malfoy mais elle devait se ressaisir ou ses clients finiraient par s'en rendre compte…

Hermione se passa le visage sous l'eau froid pour se réveiller, il lui fallait du café. Dès quelle sortit, Pattenrond se frotta à ses jambes, elle ouvrit la fenêtre pour le libérer juste à temps également pour qu'un hibou pénètre dans la cuisine larguant la Gazette du Sorcier sur sa table. Le journal heurta la boite de céréales de plein fouet ainsi que le bol heureusement vide à ce moment là.

- Rooh ! La prochaine fois, vise mieux s'il te plait.

Récrimina la maîtresse des lieux en payant l'oiseau. Mais ce dernier ne sembla pas apprécier la remarque et mordit un bout de doigt qui passa à hauteur de son bec.

- AIE ! OUSTE SALE BETE !

Le hibou battit des ailes et s'élança du haut de la chaise pour filer par la fenêtre restée ouverte. Non mais vraiment ! Elle lui ouvrait la fenêtre de chez elle et il se permettait de la croquer pour une petite remarque de rien ! Fichu volatile !

Pendant que Pattenrond faisait le tour des toits des environs, Hermione pu prendre place à table devant un solide petit déjeuner, la Gazette posée à coté d'elle toute fois, la cuillère de céréales resta en suspens dans sa main lorsque ses yeux se posèrent sur le gros titre du jour.

«Exécution de quatre Mangemort parmi les plus proches partisans de Voldemort prévu demain à neuf heures »

Rapidement, et tout en mangeant son bol de céréales ramollies, Hermione parcouru le petit texte située sous le titre tapageur et d'une photo montrant un groupe d'hommes encagoulés s'agiter entre les mains des Aurors.

« Demain matin, aura lieu l'exécution des quatre derniers Mangemorts les plus proches du Mage Noir Voldemort. Depuis la fin de la guerre, les prisonniers étaient en attente de leur exécution dans la prison de haute sécurité d'Azkaban. La sinistre histoire du plus grand mage noir de tous les temps se terminera bientôt. Dans la liste des condamnés se trouve Avery, Macnair, Selwyn et Malfoy senior. »

Hermione leva les yeux de l'article, regardant un point invisible en face d'elle. Alors Lucius Malfoy allait être exécuté…Draco était-il déjà au courant ? Elle ignorait la procédure dans ces cas là, elle n'avait jamais cru bon de demander à Harry quoi quelle fut curieuse. C'était assez morbide comme sujet de conversation pendant les repas entre amis…S'il le savait, allait-il y assister ?

oOoOo

Les yeux posés sur l'écran de son Macbook, Draco pianotait avec frénésie depuis une bonne demie heure. La vue juste sous son nez ne le perturbait même pas. Assit sur le balcon de sa chambre d'hôtel, face à l'Adriatique le jeune homme s'était totalement isolé du monde extérieur, de la brise chaude passant dans ses cheveux et des mouettes qui passaient à quelque mètre. Il avait expressément demandé à ce qu'on ne le dérange pas. C'était d'ailleurs pour cette raison Katherine avait autant d'appréhension à le faire…mais un message venait d'arriver d'Angleterre et il était précisé que c'était urgent alors…

Après avoir inspiré à fond pour se donner tout le courage dont elle disposait, la secrétaire frappa deux coups à la porte de la suite mais aucune réponse ne lui parvint.

- J'entre Monsieur prévint-elle tout en s'exécutant.

Le salon était désert de toute présence humaine seul un grand fouilli de papiers en tout genre jonchait la table basse et celle du repas. En entrant dans la chambre elle remarqua de suite que la porte fenêtre était ouverte et assit devant la table en fer forgée, la jolie tête blonde de son employeur. Le soleil ne tapait pas trop fort le matin aussi avait-il décidé de travailler dehors pour changer. Le parfum de la jeune femme vola jusqu'à lui, lui indiquant par la même occasion sa présence. Sans se décrocher de son clavier, il dit, faisant allusion à la demande d'être tranquille.

- J'espère que c'est important Katherine

- Pardonnez moi de vous déranger malgré votre ordre Monsieur, mais un message vient d'arriver de Londres pour vous.

Si elle avait cherché à capter son attention eh bien, s'était réussit. Il releva enfin le menton dans sa direction, avec un regard incrédule.

- Un message ?

- Oui, il était indiqué que c'était urgent.

Katherine se permit d'approcher d'avantage le démon face à elle lorsque ce dernier tendit la main dans sa direction. Elle tendit celle qui tenait l'enveloppe cachetée. Draco la récupéra et observa le cachet celui du Ministère de la Magie…Ca ne pouvait rien augurer de bon…lentement, il défit le fameux cachet et en sortit son contenu qu'il déplia. Sous l'entête du ministère, un bref communiqué disant ceci :

« A Monsieur Draco Malfoy.

Le Ministère vous informe que la date d'exécution du prisonnier Lucius Malfoy détenu à la prison de haute sécurité d'Azkaban a été planifié pour le mardi douze avril prochain à neuf heures. Seront présent, Madame Narcissa Malfoy en son statu d'épouse.

Le ministère attend de vous que vous lui communiquiez dans les plus brefs délais votre présence ou non, le jour de l'exécution.

Dans l'attente de votre brève réponse, recevez Monsieur Malfoy la certitude de nos sentiments les meilleurs.

Département de la Justice Magique »

A peine eut-il achevé sa lecture, qu'un bruissement d'ailes s'approcha d'eux. Katherine fut la seule à le remarquer, son employeur lui gardait résolument la tête baissée sur le parchemin qu'il avait entre les mains. Un grand duc majestueux se posa sur la balustrade du balcon, encore une lettre cachetée dans son bec. Voyant que messire n'avait aucune réaction, sa secrétaire prit l'initiative de prendre l'enveloppe. Le jeune homme releva enfin le menton, rabaissant la main tenant la lettre du Ministère. Il n'avait aucun mal à deviner de qui provenait ce hibou le grand duc était la marque de fabrique de leur famille. Sa mère devait donc également être au courant. Draco se saisit de l'enveloppe que lui tendait sa secrétaire et l'ouvrit plus rapidement que la précédente. C'était bien Narcissa lui annonçant la nouvelle, affolée et lui demandant de rentrer au plus vite.

De nouveau, il releva la tête, abaissant le parchemin qu'il tenait à la main. Lui qui semblait vouloir fuir l'Angleterre semblait y être attiré de force mais sa mère avait besoin de lui. La seule vraie famille qui lui restait.

Le voile d'angoisse et de tristesse qui était passé sur son visage la seconde d'avant s'était dissipé. Très vite, il retrouva le visage froid que tout le monde connaissait chez lui et déclara d'une voix claire, sans tremblement.
- Préparez mes affaires, je pars immédiatement.

Il se releva, chiffonna les lettres qu'il fit brûler d'un coup de baguette. L'urgence maintenant était sa mère.

- Vous partez ? Mais ou ?

- Pour Londres !

Il quitta la terrasse sans donner d'autre explication, suivit par Katherine qui restait à une distance raisonnable de lui. Elle le regarda ranger son ordinateur et prendre son attaché case en plus d'une veste tout en lui ordonnant de faire suivre ses bagages chez lui puis disparu de la suite en coup de vent.

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Autant lui parvenait tant bien que mal à garder la tête sur les épaules, autant sa mère était en état de choc. Dès quelle l'avait entendu entrer dans le vaste hall du manoir, Narcissa était sortit du salon, des mèches blondes de sa coiffure en sortaient en tout sens, ses yeux rougies, un parchemin froissés dans la main. Elle s'était précipitée dans les bras rassurant de son fils. Draco la reconduisit au salon ou leur elfe leur apporta du thé mais sa maîtresse tremblait tellement quelle manquait de renverser sa tasse.

Lucius était à Azkaban depuis si longtemps mais…là savoir qu'un détraqueur allait lui arracher son âme…elle serait vraiment seule…Son fils serait toute la famille qui lui resterait...elle qui s'était toujours efforcé de le laisser aussi libre que possible...risquait fort de se raccrocher a lui comme a une bouée de sauvetage...son trésor le plus précieux, son fils. Ce dernier ne savait pas quoi lui dire pour la réconforter, il ne savait même pas se réconforter lui même, il avait trop peu d'expérience dans l'art de remonter le moral. Il n'arrivait pas à la regarder dans les yeux, s'efforçant de la serrer dans ses bras, la berçant doucement.

- Je ne pourrais pas...murmura t'elle. je ne pourrais pas...je n'aurais pas la force d'y assister

Son fils comprenait à peine le chagrin de sa mère. Lui était frustrée, décontenancé comme si on lui enlevé une chose présente dans sa vie depuis toujours... mais pas de la peine. Lucius était à Askaban depuis des années maintenant. Le jeune homme ne concevait pas l'amour de sa mère pour son père

- Mère... On devait s'en douter... il...c'était prévu!

Ne put il s'empêcher de dire avec une certaine amertume. Narcissa, ne répondit pas. Ca elle le savait...elle n'était pas idiote...mais... C'était pénible...elle ne pensait pas être autant attaché a lui malgré tout ce qui s'était passé. Malgré cette longue absence mais il restait envers et contre tout...son mari...
Elle bu presque cul sec sa tasse de thé contenant un peu de whisky pur feu sous les yeux ronds de leur elfe. Elle avait besoin de remontant.

- Draco…si je te perdais toi aussi...

L'une de ses mains lâcha sa tasse brûlante pour se poser sur ses yeux et elle renifla. Lui, ne dit rien il n'y avait pas grand-chose à dire en réalité…rien ne pourrait.

- Comptes tu y aller ?

La question aurait pu sembler évidente si c'était sans compter sur les derniers rapports que Draco avait eut avec son père plutôt tendus.

- Oui…mais je comprends que ce soit au dessus de tes forces…

- Si tu y vas...

Finit-elle par lâcher d'une voix si basse, que son fils dû tendre l'oreille
- Alors...j'irais moi aussi...

Elle voulait le revoir, même si c'était la dernière fois...elle voulait lui dire adieux...
Sans quelle ne puisse les arrêter, un flot de larme inonda ses joues dés quelle lâcha ses paroles. Le jeune homme essaya de rester calme, mais la vision de sa mère ainsi ravagée lui était insupportable. Elle devait être son pilier, sa mère, celle qui... enfin, il se contenter d'embrasser son front longtemps, maudissant la première personne qui lui venait à l'esprit: Voldemort.
- Maman... je ne pense pas que ça soit une bonne idée, je ne veux pas que la dernière image que tu aies de lui soit une carapace vide.

Elle renifla pour toute réponse. Des images plus horribles les une que les autres défilaient devant ses yeux. Elle risquait fort de s'évanouir. Elle songea avec espoir tout en n'y croyant pas elle-même que, peut être…le ministère accepterait quelle ait une dernière entrevue avec son mari mais, son fils la fit revenir sur terre. La faire espérer n'en serait que bien plus cruel. Lady Malfoy ferma les yeux; elle ne se sentait vraiment pas bien; la nausée envahit sa gorge et son nez et sans un mot, sa tête tomba sur l'épaule de son fils assit a coté d'elle.

- Maîtresse !

S'exclama l'elfe en se précipitant prés du canapé.
C'était trop...trop d'émotion, de chagrin, de honte. Un mélange de trop de choses explosives. Peut être que lorsqu'elle rouvrirait les yeux, elle réaliserait que ça n'était qu'un cauchemar. Draco serra fort le corps inerte contre le sien, il avait une boule de la taille d'une balle de golf coincé dans la gorge. En douceur, il souleva sa mère du canapé, l'emmenant jusque dans sa chambre ou il la coucha. Malfoy junior embrassa le front pâle de sa mère Il ne pouvait qu'imaginer ce qu'elle pouvait ressentir actuellement.
- Occupes toi d'elle...

Dit-il simplement à l'elfe qui les avait accompagné à l'étage. Le jeune homme se leva du lit et partit de la maison précipitamment parce que d'un coup, la pression et la vérité lui éclata à la figure. Il ne voulait pas être là, il voulait être seule, ou voir une personne en particulier. Mais là tout de suite, il avait besoin de partir, de fuir.

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Il n'était pas là. Elle avait téléphoné à son bureau mais on lui avait dit qu'il était en déplacement en Italie. Cependant, avec cette bombe lâchée par la Gazette, Draco devait être là. Il était sûrement en Angleterre, Hermione en était certaine. Il avait beau être...Draco...Lucius restait son père, son fils ne pouvait ignorer cette nouvelle.
La jolie brunette s'adossa au mur à coté de la porte d'entrée de l'appartement. Son propriétaire finirait bien par rentrer tôt ou tard
Elle ne l'avait pas revu depuis presque un mois mais quelque chose lui avait dit de venir, elle devait le voir. Le connaissant il risquait peut être de l'envoyer balader ou même d'être abjecte mais elle avait toujours été douée pour jouer avec le feu, Gryffondor oblige et puis avec Ron, elle avait souvent mit les pieds dans le plat, elle avait eu le temps de reprendre ses esprits depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu et Malfoy ne lui faisait pas peur.

Draco retrouva le calme familier et apaisant de sa résidence. Il traversa le hall et emprunta l'ascenseur sans croiser personne, il ne l'aurait de toute manière pas remarqué. La cabine s'arrêta à son étage et lentement, en mode automatique il longea le couloir après avoir allumé la lumière. Mais une surprise l'attendait près de sa porte il n'en vit d'abord que les pieds dans une paire d'escarpins à petits talons puis des jambes dans un pantacourt et enfin le reste. Un corps menu bien familier adossé contre son mur, son sac à main contre ses cuisses. Il n'en crut pas ses yeux, ou bien s'était encore un fichu fantasme de son esprit car il ne s'attendait absolument pas à la voir ici.

Draco sortit son trousseau, sa main gauche déjà occupé par sa mallette et l'étui de son ordinateur.

- Ne te serais tu pas trompé d'appartement ? Demanda t'il d'une voix placide tout en mettant la clés dans la serrure.

- Est-ce mal que de savoir comment tu vas ?

- Si tu es là c'est que tu es au courant. Tout le monde doit l'être à l'heure qu'il est.

Il hocha la tête dans une grimace dédaigneuse, cette foutu amertume lui bouffait les tripes. Lui qui avait sué sang et eaux pour redorer le nom de la famille voila que cette exécution allait tout foutre par terre.

- Comment veux tu que j'aille ? C'est Potter qui t'a lâché le morceau ?

- Harry n'a rien n'a voir la dedans.

Ce qui était la vérité, elle ne l'avait pas vu depuis plusieurs jours. Son interlocuteur fit une nouvelle grimace le Ministère ne pouvait vraiment pas garder quelque chose secret, la Gazette du Sorcier avait encore dû mettre son nez la dedans.

La porte s'ouvrit dans le silence, Hermione n'ajouta rien ne se faisant pas d'illusion. Ils ne s'étaient pas séparé en mauvais terme mais Draco n'était pas d'humeur à parlementer et de toute évidence il ne tenait pas à la voir ici ni à s'étendre sur ce qui s'était passé. C'est pourtant lui, qui perça le silence.

- Puisque tu as fais l'effort d'attendre ici que je rentre, je vais quand même te laisser entrer.

Ca n'était pas la meilleure idée qu'il ait eu jusqu'à présent, s'ils s'étaient séparés ça n'était pas pour des prunes mais bien pour qu'il puisse reprendre ses esprits et se la sortir de la tête et voila qui venait voir « s'il allait bien ». Il ne le dirait pas mais il était flatté quelle soit venu pour lui et quelle ait attendu son retour. D'ailleurs, depuis combien de temps était-elle là ?

La concernée acquiesça dans un demi sourire pour le remercier et passa devant quand il s'écarta de l'entrée et lui emboîta le pas, refermant la porte de l'appartement derrière eux juste au moment ou la lampe du couloir s'éteignit.