CHAPITRE 26

Combien de temps avait-il dormit ?

La question s'imposa d'elle-même lorsque, la tête lourde de tout l'alcool de la veille, Draco sortit de son coma itilique dix grosses minutes après que son téléphone ait commencé à chanter. Le son était si loin et flou qu'il lui avait fallu du temps pour se rendre compte que ça n'était pas dans son rêve. Une main hasardeuse se leva pour tenter de trouver sa table de chevet mais un bras étalé sur ses reins bloquait ses mouvements. Sa main stoppa alors ses recherches et retira muni militari l'obstacle et la propriétaire du bras se tourna sur le coté, toujours endormi. Finalement, il avait changé d'idée. Pourquoi dormir seul alors quelle passait sa nuit avec cet idiot de ministre. C'était de bonne guerre.

Le jeune homme se redressa un peu plus, et cette fois parvint à atteindre l'appareil qui après s'était interrompu, recommençait sa symphonie.

- Malfoy…Dit-il encore à moitié dans les vappes brumeuses de la gueule de bois

Il s'aperçu que sa voix avait une petite ressemblance avec celle de Ray Charles après un excès de coke mais tant pis…si le même appelant était aussi insistant, il ne prendrait pas note de sa voix des mauvais jours. Seulement, ce qu'il entendit eut vite fait de le dégriser.

- Monsieur Malfoy, Patrick O'brien de la police judiciaire magique. Je me permets de vous appeler dans le cadre d'une de nos interventions. Pourriez vous venir à l'Astoria le plus vite possible ? Il s'agit d'une connaissance à vous. Une certaine Divine.

Draco cligna des yeux puis s'assit directement dans le lit. Un inspecteur qui l'appelait ? Hermione…Que c'était-il passé ?

- Monsieur Malfoy ? Reprit O'Brien en absence de réponse concrète.

- Oui. J'arrive tout de suite.

Sans laisser le temps au policier de finir la conversation, Draco raccrocha et sauta du lit. A l'aide de sa baguette, il sortit de son dressing chemises, pantalon, chaussettes et chaussures de ville puis fila à la douche, les deux jumelles toujours dans son lit mais ça n'était plus dans ses préoccupations.

Dès son arrivés devant l'hôtel, il pu constater qu'une horde de policiers avaient été déployés sur place. De plus en plus inquiet, Draco monta les escaliers jusqu'au bon étage les ascenseurs étant réquisitionnés pour les équipes d'investigation. Tout le long du chemin il s'était demandé ce qui se passait, qu'était-il arrivé ? La nuit passée avec le Ministre était-il en cause ? Et tout ces policiers et Aurors ? Une sensation glacée dans le ventre Malfoy junior parvint enfin au septième, ici c'était encore pire, des Aurors à chaque coin de mur plus deux postés à l'entrée de la suite numéro sept cent douze. Lentement, il s'approcha comme s'il craignait que ce soit lui qu'on attende de pied ferme.

- Monsieur ? Pardon mais vous ne pouvez pas entrer. Intervint l'un des Aurors du coté gauche de la porte double

Draco leva sur lui son regard d'acier, son visage n'exprimant que la froideur signifiant que ce pauvre fou devrait se pousser de là s'il ne voulait pas qu'il lui casse le nez.

- Vous êtes…

Le concerné allait répondre une de ses remarque acerbe mais quelque chose l'en empêcha ses yeux quittèrent son opposant pour se poser sur un brancard couvert d'un large drap blanc ou dessous, l'on devinait la forme très net d'un corps. Le souffle lui manqua alors, la sensation glacée dans son ventre se répondit à tout son corps. Non…ça n'était pas possible…

- Laissez le passer, je lui ai demandé de venir.

Intervint une voix. Celle la même qu'il avait entendu plus tôt au téléphone. O'Brien était un homme apparemment taillé dans un bloc de granit, aux cheveux coupés en brosse de couleur roux foncé comme une certaine famille nombreuse. A ses ordres, les Aurors se remirent en position de garde alors que le brancard funéraire tournait à l'angle du couloir.

- Monsieur Malfoy, merci d'être venu si vite. Suivez moi.

Draco le suivit à l'intérieur de l'appartement sous le regard méfiant des deux gardiens de la porte. Il était plus en mode automatique qu'autre chose, il n'arrivait pas à croire ce qu'il était en train de vivre, c'était forcément un cauchemar…Hermione n'était pas…

Le jeune homme eu du mal à reconnaître une suite d'hôtel classique tant les lieux semblaient changé par la présence omniprésente des forces de l'ordre le salon était en ordre mais des hommes vêtus d'étranges combinaison scrutait le moindre recoin munit de leur baguette, un autre s'occupait d'une veste d'homme laissé sur le dos d'une chaise, celle que le ministre portait à la soirée d'hier, Draco la reconnue. Sans qu'il s'en rende compte, ils avaient traversé le salon, pour atterrir dans la chambre de la luxueuse suite et il eu sur le pas de la porte, une vision de cauchemar.

Les murs ocre étaient couverts d'éclaboussures de sang, la moquette bleu claires également contenaient des gouttes plus ou moins importantes car par endroit c'était de véritables flaques surtout en un chemin allant de la salle de bain à la chambre. Une forte odeur de cuivre le prit à la gorge et il en eu presque instantanément la nausée. Quelque chose d'atroce c'était vraisemblablement passé ici…ça n'était pas un crime de sorcier…

Cependant, dans toute cette horreur, une éclaircie passa sur le visage blême de Draco. Le grand lit rond était défait, et sur ce lit, une jeune femme aux cheveux bouclés enveloppée dans un peignoir de l'hôtel.

- Hermione…Murmura t'il plus pour lui que pour O'Brien toujours présent à ses cotés.

La jeune femme releva les yeux droit devant elle, il était venu…elle se serait précipitée dans la chaleur réconfortante de ses bras si elle n'avait eu au moins cinq personnes qui gravitaient autour d'elle. Le lit où elle avait dormit était littéralement inondé de sang au point que le précieux liquide vital gouttait sous le matelas, tâchant la moquette d'hémoglobine.

Elle était vivante…et à la seconde précise rien d'autre ne comptait pour le beau blond, il aurait aimé aller l'embrasser, sentir sa chaleur mais avec tous ces flics…il s'en abstint. Alors le corps qu'il avait vu tout à l'heure était celui de…du Ministre…peu à peu, Draco commença à saisir le malaise de la situation, il scruta sa belle Divine, assise au bord du lit, sur elle aussi, des éclaboussures de sang. Sur sa joue, ses mains, le restant étant protégé par le peignoir.

Un policier se redressa alors tenant dans ses mains gantées une barre de métal brillant, celui ou l'on s'appuyait pour sortir d'une baignoire. Bien sûr, elle était maculée de sang.

- Inspecteur.

- Emballez moi ça c'est sûrement l'arme du crime.

Son adjoint glissa la barre dans un grand sac en papier et y posa un seau de cire pendant qu'un autre s'adressant à Hermione lui demanda de tendre ses mains. La jeune femme s'exécuta sans broncher. L'expert récupéra du sang séché sous les ongles et sur les mains de la jeune femme avec patience.

- Hegger. Veille à ce que tout ça ne s'ébruite pas dans la presse.

Celui qui devait être son second suivit le regard vert d'O'Brien se poser sur Hermione. Cette dernière baissa les yeux c'est à ce moment là que Draco ouvrit enfin la bouche.

- Peut-on me dire ce qui s'est passé ?

L'inspecteur lui fit face, semblant rassurant.

- C'est cette demoiselle qui m'a demandé de vous prévenir. Quant à savoir ce qui s'est passé, nous attendrons d'être arrivé au bureau des Aurors pour en savoir plus.

Draco eu du mal à cacher sa panique, le bureau des Aurors ? Ca voulait donc dire qu'Hermione…il aurait adoré qu'on lui dise que finalement c'était une mauvaise blague quoi quelle aurait été de très mauvais goût mais lorsqu'il plongea dans les yeux noisette de l'ex Gryffondor, il y lu du soulagement, celui qu'il soit là avec elle mais aussi de la peur. Qu'allait-il arriver maintenant ?

- Peut être pourrait-elle prendre une douche et s'habiller vous ne croyez pas ?

- Ses vêtements on été mis sous scellés.

- Laissez la au moins rentrer chez elle vous n'êtes pas à cinq minutes.

Son interlocuteur lui lança un regard sévère mais Draco sembla ne pas en prendre compte. Si Hermione l'avait appelé ça n'était pas pour rien et ça n'était pas un petit policier qui lui passerait au dessus de la tête. Les deux hommes se défièrent du regard pendant un instant.

- Hegger.

- Oui monsieur ?

- Vous accompagnerez ces jeunes gens. Je vous donne une heure Monsieur Malfoy pas une de plus. Suis-je claire ?

- Très clair. Répliqua celui-ci froidement.

Inutile de demander s'il l'accompagnait, c'était une évidence. Eh comment qu'il comptait l'accompagner ! Comme s'il allait la laisser seule avec cette meute de loups affamés. Elle l'avait appelé, alors il ne la laisserait pas. Surtout pas maintenant.

Les draps souillés furent emballés et une fois que tout fut inspecté, codifié et empaqueté, le cortége de policiers et d'experts quitta la suite à pas feutrés.

Hermione put enfin se lever du lit, tremblant nerveusement. Draco pu enfin rompre la limite de bienséance et s'empressa d'aller la serrer contre lui. Les petites mains d'Hermione serrèrent sa veste entre ses doigts. Le jeune homme cru même percevoir un sanglot vite étouffé.

- Je suis là maintenant, je ne te laisserais pas. Je te le promets…Murmura t'il dans le creux de son cou.

La belle brune due faire un effort surhumain pour ravaler ses larmes, elle se sentait prise au piège, cernée…Merlin…qu'allait-il lui arriver maintenant ?

Le lieutenant responsable de les escorter les attendit sur le pallier. Ce n'est qu'une fois sortit des lieux que la porte d'entrée fut scellée du bout de la baguette de Hegger.

Oh comme elle avait envie de pleurer, de s'effondrer…mais elle ne pouvait pas…pas ici…elle n'était même plus sure de ce qui s'était passé la veille…ils avaient pas mal bu le ministre et elle…alors il était possible quelle…quelle soit la cause de sa mort…les événements se bousculaient dans sa tête de manière assez flou et désordonnée. Et ça finirait sûrement par arriver aux oreilles de Harry…et son lien avec Draco serait forcément découvert…Elle était perdue…

Un violent frisson la secoua toute entière. Messire Malfoy assit à coté d'elle à l'arrière de la voiture de police sentit un soubresaut animer le siège. Que s'était-il donc passé dans cette chambre ? Le Ministre avait-il voulu la forcer à…Il avait de la chance d'être déjà mort cet enfoiré…parce qu'il l'aurait crevé de ses mains…Son bras entoura les fragiles épaules de sa voisine qui se laissa aller contre lui. Il savait quelle avait peur, mais lui aussi était terrifié. Si elle était inculpée du meurtre du Ministre….ce serait Azkaban et quasiment certain…les détraqueurs…

Non…il ne laisserait jamais cela arriver ! Il avait déjà trop perdu alors non pas elle…surtout pas elle. Sa main resserra son emprise sur l'épaule tremblante de sa voisine. Il ne pouvait croire quelle ait pu tuer un homme, surtout pas de cette façon. Ça ne collait pas.

Hermione pu retrouver l'atmosphère familière de son appartement. Draco resta dans le salon avec le peignoir à l'écusson de l'Astoria pendant que la propriétaire des lieux prenait une douche rapide. Hermione se frotta énergiquement, il fallait quelle fasse partir tout ce sang séché resté comme incrusté sur sa peau. Sous le jet d'eau brûlant, elle pu enfin laisser couler ses larmes. Elle ne voulait plus sortir de là, elle voulait rester sous cette douche. Pour ne pas affronter l'horreur de ce qui s'était passé. Mais la pauvre dû bien se ressaisir car Draco l'appelait déjà de l'autre coté de la porte.

- Hermione ?

- Oui...oui j'arrive…

Elle arrêta l'eau et s'enveloppa dans une grande serviette, une petite brosse en main pour récurer ses ongles ou le sang avait plus de mal à partir. Plus que jamais elle se sentait souillée, sale…

- Ca va aller.

Dit-il après l'avoir rejointe dans la salle de bain embuée. Sa main frottant son dos à travers la serviette comme pour la frictionner. Sa compagne leva des yeux sombres sur lui et chuchota d'une voix grave.

- Je n'ai pas tué cet homme Draco…

- Je sais…ne t'en fais pas, j'engagerais les meilleurs avocats du pays. Je ne laisserais pas faire ça.

A nouveau, elle s'enveloppa dans ses bras, fermant les yeux pour oublier juste quelque seconde. Il la laissa faire à sa guise mais rompit quand même leur bulle.

- Allons…le pingouin va s'impatienter…tu devrais aller t'habiller.

- Mmh…

Hermione obtempéra à pas lents, ce fut la première fois que Draco la vit en tant qu'Hermione Granger avec un jean, un tee shirt et des baskets. Elle n'avait plus aucune raison de se faire belle désormais. Il la contempla à long moment avant quelle ne s'en rende compte.

- Quoi ?

- Non, rien.

- Alors pourquoi est ce que tu me dévisages comme ça ?

- Parce que tu es jolie. Finit-il par répondre en souriant

Les joues de la jeune femme prirent feu d'un coup, consciente de son fard elle baisa la tête mais deux doigts glissant sur son menton la lui fit relever.

- Tu es prête ? Demanda t'il doucement

- Mmh…Acquiesça la demoiselle

- Alors allons y.

En gentleman, il s'empara du petit sac de voyage ou elle avait rassemblé quelque affaire et après avoir rejoint Hegger, tous trois transplanèrent pour le ministère de la magie ou on les attendait.

Le Ministère de la magie avait toujours cette même effervescence mais le couple était trop préoccupé pour s'extasier ne lâchant pas son bras, Hermione demeurait auprès de son voisin tous deux escortés par le policier qui marchait devant eux.

Comment tout ça était-il arrivé ? Hier encore tout allait bien et voila…quelle était accusé de meurtre…

Il lui semblait que c'était hier quelle était venu ici déclarer le vol de son agenda. Depuis pas mal de temps s'était écoulé pourtant, les ennuis semblaient se coller à elle telle une mauvaise odeur persistante.

Draco dû se séparer d'elle à regret lorsqu'il fallu quelle pénètre pour la seconde fois dans le bureau ou serait noté sa déposition. En le quittant, Hermione eut une désagréable impression de « déjà vu ». Le beau blond lui, prit place sur une chaise d'où elle pouvait l'apercevoir à travers la vitre. Il espérait que ça se passerait bien, il se sentait si impuissant ! C'était atroce. Il aurait voulu l'accompagner jusqu'au bout mais ce stupide policier l'en avait empêché ! Il n'avait donc plus qu'à attendre assit là.

- C'est la seconde fois que nous nous rencontrons dans ces circonstances miss Granger.

La concernée se contenta d'hocher la tête, Hardi n'avait pas beaucoup changé depuis les mois écoulés. Ses cheveux avaient peut être un peu poussés et il semblait un peu plus fatigué, Hermione ne s'attarda pas plus sur son apparence. Elle n'était pas là pour ça.

- L'inspecteur m'a brièvement annoncé la situation.

- J'ai demandé à ce que ce soit vous qui vous occupiez de cela…

Hardi sourit comme s'il se serait sentit flatté, néanmoins il ne commenta pas. Il comprenait les raisons pour lesquelles la jeune femme avait fait appel à lui. Ils se connaissaient et Hermione savait que c'était un homme rigoureux et de confiance.

- Je vous écoute miss Granger... lança t'il enfin

La conteuse prit une inspiration lente et entama son récit.

Il était minuit et quart lorsque le Ministre et elle étaient arrivés dans la suite. Tout était en ordre et quelque minute après un groom était venu leur apporter deux fluttes, une bouteille de champagne et un bol de fraises.

Ils avaient bu une goutte et demi chacun avant que le Ministre quoi qu'un peu chancelant avait décidé d'aller prendre une douche. Divine resta donc seule dans sa chambre une deuxième coupe de champagne pour patienter. Ce n'est qu'après vingt minutes que l'homme était enfin sortit de la salle de bain tenant des propos incohérents, il semblait en total confusion et se s'était montré violent avec elle.

Hermione reprit son souffle et baissa la tête, ses deux mains entre croisées contre son front.

- Poursuivez miss Granger. Que s'est-il passé ensuite ?

- C'était comme…s'il ne me reconnaissait pas…je…je n'avais pas ma baguette sur moi et il avait cette barre dans la main. Il voulait…

Elle se tut à nouveau et renifla, un flot d'images défilaient devant ses yeux et elle fut prise de nausée mais Hardi attendait la suite.

La barre de la baignoire était peut être mal soudée, toujours était-il qu'il était parvenu à la décrocher du mur pour s'en sortir comme d'une arme jusqu'à ce que sa victime ne parvienne à le lui ôter des mains. Seulement ça n'a pas arrêté son agresseur alors…

- Vous l'avez frappé. Acheva Hardi du bout des lèvres.

- J'ai une vision assez flou de ce qui s'est passé ensuite…je…je me souviens juste m'être réveillée ce matin avec un petit mal de tête et j'ai sentis quelque chose de visqueux contre ma joue…Quand j'ai rouvert les yeux…le lit était plein de sang.

Sa voix se brisa mais son interlocuteur n'en montra aucune émotion particulière. Il continuait de l'écouter avec attention.

- Il y en avait partout, sur les draps, sur tout le coté ou j'avais dormis…et le ministre était allongé à coté de moi….

- Mort…Termina à nouveau Hardi

Elle acquiesça si faiblement qu'il pu presque passer à coté.

- Quelque chose m'échappe. Vous étiez tous les deux au lit comme si vous vous étiez couchés normalement et tous les deux étiez nus. Comment expliquez vous cela ?

Ca n'était pas un juge, juste un enquêteur qui cherchait des réponses. Il n'y avait aucune animosité, aucune critique dans sa question. Hélas, Hermione fut dans l'incapacité de lui fournir une réponse.

- Je ne l'explique pas…je vous ai dis tout ce dont je me souvenais, je vous le jure…

- Je vous crois miss Granger mais…je ne vous cache pas que la situation est très grave…Vous seriez déjà enfermée à Azkaban si vous n'étiez pas l'héroïne de guerre qu'on connaît tous.

La concernée sourit avec amertume, alors voila les avantages de la « célébrité »…

- Vous échappez à la prison, cependant vous devrez être assignée à résidence tant que cette affaire ne sera pas tirée au clair.

- Je peux donc rentrer chez moi ?

Renchérit la jeune femme avec espoir. Espoir vite démoli par l'Auror.

- J'ai bien peur que non. Votre appartement sera perquisitionné et deviendra donc un élément de l'enquête.

La jolie bouche de la sorcière s'ouvrit mais aucun son ne put s'en échapper. Elle était sous le choc. Mais…ou allait-elle vivre dans ce cas ?! Elle ne voulait pas mêler ses amis à ça…un silence de plomb tomba sur eux. Hermione voyait son monde s'écrouler, elle en tremblait presque.

- Elle viendra chez moi.

Décréta une voix égale brisant le silence lourd qui s'était instauré entre l'inspecteur et son interlocutrice. Tous deux relevèrent la tête pour voir à l'entrée de la salle d'interrogatoire une tête blonde se tenant dans l'embrasure de la porte. Il n'avait pas pu résister et s'était permis d'écouter leur conversation.

- Draco ! S'exclama la jeune femme. Elle ne s'y était pas attendue à celle là…

- Vous êtes Draco Malfoy. Constata Hardi tout aussi étonné que sa voisine mais sans rien n'en montrer

- Vous êtes d'accord ? Reprit-il sans infirmer ou confirmer les dires de l'Auror. Je m'engage à garder un œil sur elle.

Draco Malfoy, ici alors que son père venait d'être enterré après avoir été jugé pour crimes et enfermé à Azkaban. Et voila que son fils défendait Hermione Granger. Merlin quelle époque ! Tous deux semblaient d'ailleurs bien se connaître. C'était vraiment…étrange mais il vit chez son adversaire une farouche détermination. Aussi finit-il par lâcher presque par résignation.

- Très bien.

Concéda t'il avec calme, comprenant qu'il était inutile de discuter. Et au moins, la jeune demoiselle serait à l'abri car on ne savait jamais…

Hardi se leva de sa chaise afin de reconduire ses visiteurs. Les stores tirés et la porte que Draco avait fermé derrière lui, les isolaient tous les trois du reste du bureau des Aurors. Malfoy attendit patiemment qu'Hermione se léve à son tour sous l'invitation de celui qui l'avait auditionné.
Ils se tournèrent vers la sortie. Le jeune homme saisit la poignée de la porte et la tira vers lui, les deux autres juste derrière. Cependant, ce qu'il ne prévu pas, c'était qu'il allait se retrouver nez à nez avec un visage bien trop familier. L'un des dernier qu'il aurait souhaité voir...Aprés Pansy biensur

Draco fronça les sourcils et essaya de cacher la colère qui aurait pu déformer son visage: Harry Potter... Juste devant lui, le regardant à peine et scrutant Hermione avec insistance.
Le jeune Malfoy ne dis pas un mot, il se contenta de fixer le visage de celui qui avait renversé Voldemort, celui qui était la cause de l'enfermement de son père, celui qui avait foutu sa vie en l'air... l'Elu ! Le meilleur ami d'Hermione...
- Hermione, mon avocat attend.

Insista Draco, tentant d'éloigner le plus vite possible Hermione de D'Harry pour éviter une discussion pénible... chose qui ne semblait pas fonctionner

Les choses se passèrent en une fraction de seconde pourtant, pour les trois jeunes gens ça sembla bien plus long. Les yeux verts de Potter junior se posèrent tout d'abord sur le visage pâle en face de lui qu'il reconnu immédiatement.
- Malfoy! Ne put-il s'empêcher de lâcher sous la surprise.

- Harry ! Renchérit presque aussitôt Hermione
Hardi quant à lui, était toujours coincés derrière elle et Draco qui ne pouvait pas bouger, le passage était bloqué...
Sous la remarque de son compagnon, la jeune femme cligna
- Ah...oui je...j'arrive...

Harry battit plusieurs fois des paupières. Il était en train de rêver? Ils semblaient bien familier tous les deux...Ils se connaissaient donc?!

En entendant son nom, Draco eu un petit sourire

- Et oui, c'est moi

Il tenta de faire bonne figure, tenta mais il n'y arrivait pas. Il se souvenait du sentiment de trahison qu'il avait ressentit quand Il avait apprit la véritable identité de Divine... Cette fois, cela rendait l'information autrement plus réelle. L'air de rien cependant, prenant sur lui, il tendit la main à Harry.

- Draco Malfoy.

Hermione en eut des bouffées de chaleur. Misère...le connaissant il était bien capable de déclancher un scandale...Elle se mordit la lèvre et attendit que la tempête se déchaîne. Harry pour sa part avait perdu des couleurs. Ca faisait un peu trop en une seule fois...Il vit la main tendue et se demanda un instant quoi faire jusqu'à ce que la seule femme de leur petit groupe ne prononce le nom du blond à mi voix. Il lui prit alors vivement la main et força le passage pour quitter le bureau d'audition.

- Veuillez nous excusez mais nous avons beaucoup à faire, vous parlerez du bon vieux temps plus tard je le crains.

Il attrapa la main d'Hermione et bouscula légèrement Hardy pour avancer, mais à peine quelques pas plus tard, il entendit la voix d'Harry

- Je m'occuperais moi même de cette affaire. On trouvera.

Hermione se pinça les lèvres et baissa la tête.
- Mmh...Si elle disait plus...elle craignait de refondre en larmes...

Draco se retourna vers Harry et se contenta de hocher la tête. Dans le fond, Harry aussi voulait aider Hermione ! Inspirant un grand coup, il regarda alors sa jolie lionne, blême et fragile. Il en soupira et la serra dans ses bras. Oui, devant Harry. Sûrement l'envie de lui montrer qu'elle lui appartenait comme jamais elle n'appartiendrait à Potter. Il lui murmura

- Potter t'aidera, et moi aussi. Tu n'es pas toute seule Hermione, d'accord?

Il regarda encore Harry lâcha Hermione pour s'approcher de lui. Il lui tendit sa carte celles qu'il gardait toujours en quelque exemplaire dans sa veste. On ne savait jamais.

- J'aimerais qu'on discute dans un endroit un peu plus approprier. Pour elle, pour qu'on s'organise et voir ce qu'on peut faire chacun dans notre domaine.

Oui, Draco était fière de lui. Il rejoignit Hermione, lui attrapa de nouveau la main et marcha vers la sortie du ministère

Elle devait reconnaître qu'il s'était montré à la hauteur de la réputation qu'on faisait de lui. Il avait été "parfait". Professionnel, clair et très sur de lui. Du Malfoy tout craché en résumé.

Qu'il pactise avec Harry c'était...prions pour que c ne soit pas pire qu'Hiroshima…mais peut être cela aiderait-il à débloquer la situation et a tirer un trait sur un passé sombre. S'il n'y avait pas eu Voldemort..et la guerre...peut être tous les deux auraient-ils pu s'entendre?
Le jeune Potter saisit la petite carte blanche à l'écriture dactylographiée et y jeta un oeil.

- Potter, je peux vous parler? Intervint Hardi.

- Oui Monsieur...

Il jeta un dernier regard par dessus son épaule pour voir le couple disparaître dans l'ascenseur pour changer de niveau.

Draco, s'accoudant au fond de l'ascenseur regarda Hermione

- Il est plus petit que ce que je pensais.

Il lui lança un sourire, espérant qu'elle réagisse positivement. Cette dernière leva sur lui un regard qu'il ne pu déterminer…et fonça dans ses bras, le serrant fort. Sa chaleur lui fit du bien et un sourire apparu sur ses lévres. Oh...heureusement qu'il était la. Draco la serra fort dans ses bras, s'ennivrant de l'odeur de ses cheveux. Il ne sembla nullement surpris par son élan d'affection même si ça lui ressemblait si peu.

- Tout va bien aller, tu verras.

Elle sourit d'avantage. Il était inquiet c'était...trop mignon. (réaction purement féminine)
- Non. *Dit-elle en souriant* Ce n'est pas ca...

Il baissa légèrement le menton, lui lançant un regard interrogatif. Il avait mit son soudain câlin sur le dos du stress et de l'angoisse de la situation mais apparemment, il s'était trompé ? Elle laissa échapper un petit rire, quoi qu'un peu tendu à cause de son stress
- Tu as été...je ne pensais pas que tu saurais rester si...calme.
Elle avait douté de lui c'était vrai...mais il ressemblait à une grenade qu'on aurait dégoupillée, elle avait eu un peu peur qu'il ne lui vienne l'envie de tordre le cou à son meilleur ami Draco haussa les sourcils et releva le visage de la demoiselle. Il décida de ne pas prendre en compte sa demie pic.

- J'aime te surprendre.

- C'est réussit. Avec vous deux, je suis sure que je vais pouvoir m'en sortir pas vrai?

Durant un instant, une ombre passa dans les yeux du jeune homme. Et s'ils n'y arrivaient pas, mais il ne préférait pas lui faire part de ses doutes, aussi infimes étaient-ils.

- Je te le promets

Elle cherchait encore à se rassurer...elle était dans une sale situation...peut être...finirait-elle a Azkaban avant de subir le baiser du détraqueur...un violent frisson la secoua...La porte de l'ascenseur s'ouvrit et Draco la laissa passer avant lui. Ils avaient rendez vous avec l'avocat du jeune homme pour quelques conseils. Draco mourrait de peur pour elle, mais il devait être fort et la soutenir. Le pire restait peut être à venir et ils ne seraient pas trop de deux pour la sortir de là…Il pourrait toujours régler ses comptes avec le bigleux plus tard, pour l'instant il avait besoin de lui, pour Hermione. Il ne la laisserait pas finir à Azkaban.