CHAPITRE 36

Bonjour tout le monde !

Un nouveau chapitre vient s'ajouter aux autres. La fin n'est maintenant plus très loin. Encore merci à vous de me suivre et surtout mes personnages.

Qu'en sera t'il donc de ce mariage de convenance? Que décidera Draco au final? Car on n'est pas à l'abri d'un retournement de dernière minute ;)

Bpnne lecture à tous!

Lacus Clyne

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Un soleil insolent vint frapper son visage encore endormit. Dans un gémissement, Hermione se tourna sur le coté pour échapper au réveil, elle voulait dormir encore...malheureusement, le sommeil la quitta peu à peu et elle sut bien vite, qu'il serait inutile d'essayer de se rendormir...surtout qu'une grosse bête se rendant compte que sa maîtresse était réveillée, ne se gêna pas pour lui grimper dessus, même couchée sur le coté et se mit à lui faire un massage un peu...piquant.

- Oui, oui Pattenrond...

Hermione tourna la tête, les yeux à moitié fermé mais néanmoins, elle fut clairement capable de se rendre compte qu'aucun corps ne reposait près d'elle. Oubliant complètement le fauve en train de pédaler sur ses omoplates, l'endormie se redressa.

- Draco...?

Pattenrond tomba du lit en miaulant d'indignation et disparu par la porte entrouverte de la chambre. Son compagnon n'était plus là, ni dans la chambre ni même dans le reste de l'appartement...Mais il avait laissé sur son oreiller désormais froid, une rose écarlate et un petit mot qu'Hermione lut une fois les volets ouverts.

"Pardon d'être partit si vite mais j'ai du travail; le temps c'est de l'argent. Ce soir nous allons dîner alors tâche de ne pas me claquer la porte au nez.

Signé : DM"

Lui alors...il avait un sacré culot...Et si elle avait autre chose de prévue elle ce soir? Tient...

Elle remarqua en dessus de la signature, une autre ligne qui disait :

"Tu es jolie quand tu dors"

Hermione piqua un fard et froissa le papier dans sa main tremblante, il exagérait...

Elle tourna la tête et vit sur la table de chevet, sa baguette magique qu'il avait dû déposer là. Ca avait vraiment dérapé hier soir...mais...peut être l'avait-elle mérité...elle avait voulu le fuir c'était vrai, lui échapper...elle ne voulait pas lui laisser l'occasion de la blesser mais elle n'avait pas joué assez finement et il s'en était aperçu...

Draco ne lui avait pas dit clairement mais, peut être désirait-il seulement quelle lui fasse confiance. Mais comment pouvait-elle y croire alors qu'il serait peut être prit au piège d'un mariage arrangé? Comme tant d'hommes de sa condition. De plus, comment ne pas envier cette Astoria? Elle avait tout et elle...n'avait rien...à part peut être...

"C'est toi. Il n'y a que toi"

Rougissante, Hermione posa son nez sur la fragile corole de la fleur et en respira le parfum.

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Installée lascivement sur le canapé, dans la luxueuse propriété de ses parents, Pansy feuilletait l'un de ses magazines people préféré. Distraitement, elle tournait les pages sans vraiment lire ce quelle regardait. Elle avait prévu de retourner en Amérique prochainement mais elle ne partirait pas avant que cette sale moldue de Granger ne soit au fond du trou. Son plan avait pour le moment marché à la perfection et si lady Malfoy lui en donnait l'ordre, Draco épouserait la fille Greengrass et Granger pourrait aller se rhabiller! Qu'est ce qu'il pouvait bien trouver à cette moins que rien? Lui qui avait toujours su si bien s'entourer. Non vraiment, elle ne comprenait pas.

Blaise était venue la veille pour soit disant "la mettre en garde"

- Il est furieux Pansy. Tu aurais peut être dû te montrer plus discrète

- Voyons Blaise, de quoi as tu peur? Que veux tu qu'il fasse hein? Quand il aura rencontré Astoria, il comprendra tout seul que j'ai fais ça uniquement pour son bien.

- Il ne semblait pas de cet avis lorsqu'il a faillit me coller son poing dans la figure

- Draco ne lèvera jamais la main sur moi. Dit-elle avec une réelle conviction.

Blaise arqua un sourcil, comparé à sa camarade lui était plutôt dubitatif, Malfoy semblait déterminé autant que lorsqu'il faisait affaire alors peut être...était-il vraiment attaché à cette fille.

- Peut être que tu devrais le laisser faire à sa guise.

Suggéra Blaise en panne d'argument. Pansy lui lança un regard méchant capable d'arrêter un train à pleine vitesse. Ce fut presque si elle ne montra pas les dents.

- Il est hors de question que je laisse se compromettre avec cette traînée!

Zabini soupira, ses s'épaules s'affaissèrent. Il avait l'impression de parler à un mur...elle était encore plus obstiné qu'une centaine de mules. Autant abandonner la partie, il l'aurait prévenu après tout.

Elle ne se faisait pas de souci, Draco finirait par comprendre et elle n'avait jamais eu peur de ses colères. Ils se connaissaient depuis suffisamment longtemps.

Pansy entendit soudain des pas précipités sur le parquet impeccablement ciré; ils venaient par ici et puis, la voix de l'un des elfes de maison se fit entendre dans le boudoir menant au petit salon ou elle s'était installée.

- Non monsieur ! Vous ne pouvez pas entrer! Maîtresse Pansy ne...

S'écriait-il en trottinant de toute évidence derrière l'intrus pour l'empêcher d'avancer.

- Je te conseille de t'hotter de mon chemin elfe !

Gronda la voix l'homme de ses pensées, en effet, Draco semblait remonté comme une pendule et il venait par ici. La double porte du salon s'ouvrit à la volée grâce à sa baguette magique levée.

- M...Maitresse...Tikky est désolé...Tikky a essayé...Gémit l'elfe en se prosternant devant Pansy, son nez touchant le parquet.

- Par Merlin Draco est ce une façon de s'introduire comme ça auprès d'une dame?

- Faudrait-il encore que je puisse te considérer comme telle Pansy!

- Tikky ne salit pas le parquet, il vient d'être ciré

- Oui maîtresse. Que maîtresse Pansy pardonne à Tikky!

- Laisse nous.

Répondit simplement la concernée d'un geste de la main comme si elle chassait un moustique exaspérant. La pauvre Tikky partit à reculons, penchée en avant dans une révérence soumise et quitta le salon en refermant les portes derrière elle.

- Tu sembles en colère.

- Je veux que tu arrêtes tes petites manigances tout de suite.

- De quoi parles tu?

Dit-elle faignant l'ignorance tout en reprenant l'effeuillage de son magasine.

- Tu le sais très bien. Je te préviens, ne t'approche pas d'Hermione et ne t'avise plus de te mettre sur ma route ou tu le regretteras.

Elle releva la tête pour lui lancer un regard en biais.

- Oh, des menaces?

- Que tu ferais bien de prendre au sérieux, ou notre amitié risquera d'être fortement compromise.

Ce disant, il tourna les talons et le dos pour retourner vers la porte du salon. Cette fois Pansy se redressa en position assise sur le canapé et parla plus fort comme s'il était déjà bien trop loin pour quelle puisse l'entendre.

- Astoria est parfaite pour toi ! Tu devrais m'en être reconnaissant Draco!

- Je ne veux plus en entendre parler.

Répondit-il platement à présent presque arrivé à la porte et s'apprêtait déjà à l'ouvrir mais fut stoppé par la réplique suivante, pleine de hargne, de mépris.

- Qu'est ce que tu trouves à cette traînée?! C'est une sang de bourbe sans valeur!

Draco arrêta son geste, sa main en suspens près de la poignet de la porte. Il jeta un regard froid par dessus son épaule.

- Elle en a bien plus que toi. Tu es, à mes yeux la plus immonde des créatures qui marchent ou qui rampes. Si tu tentes encore une fois de nous séparer, je te ferais regretter d'être née.

Il ressemblait à un prédateur, un tueur qui agissait de sang froid. La jeune femme en eu une sueur froide qui lui dégringola le long de la colonne vertébrale mais après s'être mordue la lèvre, elle décida de changer de stratégie.

- Dans ce cas, je suis certaine que la Gazette du Sorcier sera ravi d'avoir un scoop en première page.

Elle était parvenu à obtenir sa totale attention, il se tourna de nouveau, lui faisant face. Pansy se leva, victorieuse.

- Tout le monde sera surpris d'apprendre qu'Hermione Granger est en réalité une putain qui couche tant qu'on la paye. Que va penser le Ministère? Leur héroïne de guerre aura tout d'un coup moins de classe. Et toi, ta réputation si brillante sera démolie.

Draco fit demi tour pour retourner vers le canapé d'ou Pansy s'était levée, les bras croisés, elle était victorieuse, elle avait gagné. Il ferait exactement ce quelle lui demanderait.

- Et je suppose. Dit-il dans sa démarche de félin. Qu'il n'y a rien n'a faire pour que tu changes d'avis?

- Oublie cette sang de bourbe, Astoria est parfaite pour toi, son nom conjugué au tient, tu seras bien plus puissant.

- Et bien sûr, c'est un désir purement altruiste qui te pousse à agir ainsi.

- Je ne veux que ton bien Draco.

Elle ne semble même pas prendre garde au changement de ton de son visiteur qui était à présent arrivé en face d'elle.

- Nous sommes amis d'enfance et...

- Naturellement. Je n'aurais pas dû douter de ton envie de bien faire.

Il tendit la main vers sa joue, elle rougit vivement et ferma les yeux pour apprécier la caresse à venir mais au lieu de ça, elle entendit une incantation et un rayon bleu la toucher à bout portant. Dans un petit couinement, Pansy s'affaissa.

Draco baissa les yeux là ou se tenait auparavant son ancienne camarade. Un sourire goguenard, le jeune homme s'accroupit après avoir soufflé sur l'extrémité de sa baguette comme on le ferait avec un pistolet et la rangea dans la poche arrière de son pantalon.

- Je t'avais pourtant prévenue de ne pas me chercher d'ennui. Tu aurais dû suivre les bons conseils de Zabini. Eh oui, je sais tout.

Pansy grogna, son petit nez écrasé se retroussa.

- Pourquoi tu râles? Railla Malfoy d'un ton moqueur. Moi je trouve que tu es plus mignonne comme ça.

En réponse, elle montra les dents, hargneuse.

- Au moins comme ça, je suis sur que tu ne me causera pas d'ennui.

Il se releva pour la dominer de toute sa hauteur et tourna les talons après avoir lancé une dernière moquerie.

- Et tâche de ne pas salir le parquet, il vient juste d'être ciré.

Des aboiements accompagnèrent son départ, Pansy sautait partout de rage mais ses petites pattes étaient si courtes quelle fut vite épuisée. Le pauvre pékinois se laissa tomber assis sur le parquet lustré et pleura tout son soul.

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Mathilda, une pochette de classeur en main, s'éventait comme elle pouvait. Elle avait pourtant une robe légère, les cheveux relevés mais rien n'y faisait...les bureaux étaient de vrais fours en ce jour de juin. D'habitude, il faisait toujours bon, la tour jouissait d'un système de climatisation dernier cri mais depuis hier...c'était panne général. Il y avait de grandes baies vitrées partout, la chaleur des ordinateurs...c'était intenable...

- Mon dieu...c'est encore pire...

Elle posa la pochette sur son bureau, bouger lui donnait encore plus chaud !

- Tient, regarde ce que j'ai trouvé.

La jeune femme tourna la tête vers l'entrée du bureau et vit son aînée revenir avec leur sauve conduit pour la fraicheur !

- Dieu te bénisse Katherine ! Je n'en pouvais plus !

- Je ne sais pas si ça va vraiment aider mais...ce sera mieux que rien.

- Ne parle pas tant ! Vite, vite! Allume le !

Trépignant d'impatience, Mathilda se leva de sa chaise pour aller chercher une rallonge pendant que sa collègue posait le ventilateur poussiéreux entre elles deux. Enfin, Katherine appuya sur le bouton "deux" et un vent agréable et salvateur souleva leur cheveux.

- Aaah! Je ressuscite!

La cadette se laissa retomber sur sa chaise imitée plus calmement par Katherine.

- Tu as appelé le service d'entretien comme il te l'a demandé?

- Tu plaisantes? C'est la première chose que j'ai fait ce matin ! Je n'ose même pas aller dans son bureau ! Ce soit être un sauna là dedans !

Toute la surface de la pièce masculine était entièrement faite de la large baie vitrée ou le soleil se reflétait une bonne partie de l'après midi.

- Ou est-il au fait? Ca fais plusieurs heures qu'il est partit.

- A un mariage tu le sais bien

- Ah...oui...j'avais oublié... Obsédée quelle était par la climatisation...Au moins, ils auront une belle journée.

- C'est vrai.

Elles regardèrent toutes deux par l'une des fenêtre ou on ne voyait à perte de vue, que le ciel bleu.

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Un soleil brulant dardait de ses rayons sur le jardin du Terrier, comme pour le mariage de Bill et Fleur quelque année plus tôt, la cérémonie se déroulerait ici, sous le même grand chapiteau qu'à l'époque et puis le temps s'y prêtait très bien. On avait dégnommé le jardin, tondu la pelouse, et placé des fleurs parfumées un peu partout. Un long tapis rouge reliait l'entrée principale de la maison à l'intérieur de la tente ou la mariée devrait se rendre au bras de son père pour rejoindre son mari. Emilie et ses parents étaient moldus aussi, avaient-ils dû s'habituer et se familiariser avec le mode de vie des Weasley mais Ron aussi, avait dû faire des efforts; apprendre à se servir d'un téléphone portable, à conduire une voiture et pleins de petites choses du quotidien que l'on pouvait aisément faire sans sortir sa baguette magique.

- Heureusement que cette fois ci j'ai de quoi me payer une robe de cérémonie correcte!

S'exclama t'il en se regardant dans le miroir de la chambre qu'il partageait autre fois avec Harry. Cette robe tout comme celle de son témoin d'ailleurs, était noire, au col et aux manches blanches. Avec ses cheveux couleur feu ça ajoutait en élégance.

- Rien ne pouvait être pire que ça de toute façon.

Rit Harry par dessus ses lunettes rondes. Il n'était toujours pas parvenu à domestiquer les épis rebelles qui pointaient à l'arrière de sa tête.

- Ne te moque pas ! Ce n'est pas le jour...

- Allons ne soit pas si nerveux, tout se passera bien.

- Hermione n'est pas encore arrivée? Demanda Ron pour chasser son trac.

- Je ne l'ai pas encore vu non mais elle ne devrait plus tarder.

Hermione arriva peu de temps après, accompagnée de son cavalier qui lui avait revétu une robe d'un beau vert foncé. Hermione elle, préféra s'exiler dans une chambre avec Ginny pour passer leur robe. Moins on la verrait avec ça, mieux elle se porterait ! Draco l'avait même questionnée, pourquoi ne pas s'être changé avant de venir?

- Non, c'est une robe encombrante. Avait-elle argumenté. Je la mettrais en arrivant.

Elle était allé saluer Mr et Ms Weasley et leur présenter son étonnant cavalier. Ils avaient tous les deux été mis au courant par Ginny et Ron et ni l'un ni l'autre ne posa d'apriori malgré le nom de famille qu'il portait. Ms Weasley rougit même, lorsqu'il baisa sa main, la remerciant d'accepter sa présence.

- Mais non, mais non ! Vous êtes le bienvenu ! Surtout avec Hermione. Gloussa t'elle. les joues roses.

- Ms Weasley, ou est Ron?

- Dans sa chambre ma chérie, il finit de se préparer.

- Très bien, je vais aller le voir avant de me changer. Je peux te laisser quelque minute?

- Je ne vais pas mourir sans toi.

- Parfait, alors à tout à l'heure.

Sa housse sur le bras, elle le laissa dans le jardin pour disparaitre à l'intérieur de la maison tordue. Draco se tourna pour regarder autour de lui. Le chapiteau, les places des invités et le tapis rouge étaient impeccables mais la maison branlante en toile de fond ne faisait pas très classe. Ca n'était certes pas le luxe auquel il était habitué. Il avait l'impression d'être dans un autre monde...Il ne se rendit même pas compte que deux paires d'yeux l'observait un peu plus loin.

- Alors c'est lui...

- Draco Malfoy

- Il ressemble vraiment à son père.

- Allons voir ça de plus prés.

Dans les escaliers, Hermione croisa Harry qui redescendait.

- Hermione.

- Bonjour Harry. Le marié est toujours en haut?

- Oui, il s'admire. Tu es venue seule?

Déduit-il en ne aucune tête blonde aux alentours.

- Je l'ai laissé dans le jardin.

- Es tu sure que c'est bien prudent? On pourrait lui tendre une embuscade.

La jeune femme eut un petit rire, sa housse sur le bras et dépassa Harry avant de lui répondre.

- Je crois qu'il sera en mesure de se défendre tout seul. Je vais me changer à tout à l'heure.

Elle monta et disparu dans l'un des couloir sombres. Harry partit en sens inverse, redescendant au jardin et ne fut pas long à apercevoir la tête blonde parmi tous les cheveux roux. Il semblait en grande discussion avec Fred et George qui l'avait "encerclé". En s'approchant, Harry commença à entendre des brides de leur conversation.

- C'est un Dieu ! Disait George

- Non, c'est un homme. Renchérissait son voisin blond.

- Impossible ! C'est un Dieu!

- Eh. Intervint Harry en pénétrant dans le groupe. Vous croyez que c'est le moment de parler de religion?

- De quoi tu parles? Lança Fred incrédule.

- On parlait de Josef Wronski. Reprit George en haussant les sourcils.

Qui ne connaissait pas Josef Wronski dans le monde magique? C'était le célèbre attrapeur polonais des Gordzisk Goblins, qui avait inventé la toute aussi célèbre feinte de Wronski. Sur le coup, Harry se sentit un peu stupide, comment des sorciers pouvaient parler de religion? Ca n'existait pas ici...

En désespoir de cause, il se tourna vers le jeune homme blond à sa droite et tendit une main de salue sans animosité, après tout, ils s'étaient alliés pour sortir Hermione d'un mauvais pétrin et il n'avait personnellement rien contre Malfoy junior. Il vit ce dernier hésiter un quart de seconde pour serrer cette main tendue mais finit quand même par le faire.

- Ils ne t'ont pas ennuyés j'espère.

- Eeh !

- Non mais pour qui tu nous prends?

- Pour des ptits rigolos. Ca ne m'aurait pas étonné que vous veniez pour l'asticoter.

- Harry ! Je suis désolé et blessé...Commença George

- Que tu penses ça de nous ! Finit Fred

Se disant, ils firent des mines de chien battu qui ne convaincu personne.

- Je suis toujours vivant si ça peut te rassurer Potter.

- Alors parfait. Il lâcha la main blanche serrée dans la sienne. Hermione ne me l'aurait pas pardonné.

Un simple sourire lui répondit et Malfoy glissa ses mains dans ses poches.

- Elle a finalement réussit à te trainer jusqu'ici.

- Rien ne lui résiste

- Inutile de me dire ça à moi. Sourit Harry d'un air entendu

Molly Weasley sortit alors en trottinant du Terrier dans sa robe toute neuve achetée pour l'occasion.

- Ah, les garçons vous êtes là. Allez vite vous mettre en place les invités ne vont pas tarder à arriver ! Monsieur Malfoy vous, vous pouvez aller déja vous asseoir.

Les joues roses, elle rentrant au même pas de courses et de loin, Harry et Draco l'entendirent crier.

- Ginny ! Hermione ! Vous êtes prêtes? Il faut descendre !

- Allons y, ou elle va nous crier dessus. Proposa Harry.

- Je te suis.

Si on lui avait dit un an plus tôt qu'il marcherait cote à cote avec Harry Potter, il lui aurait bien rit au nez. Les femmes...elles avaient vraiment le don de changer le monde.

- Hermione...dit moi qu'on ne doit pas sortir comme ça...

Gémit Ginny, une grimace se reflétant dans le miroir ou elle se regardait vêtue de sa robe de demoiselle d'honneur.

- Toi tu ne risques pas grand chose, tu es déjà mariée. Moi...Hermione soupira. J'en connais un qui ne va pas me louper...

- Pas grand chose? Appart de couper tout désir d'un mari pour sa femme !

Hermione allait rire mais la porte de la chambre s'ouvrit avec fracas et Ms Weasley parut sur le seuille.

- Ginny, Hermione, il faut descendre. Les invités sont là. La cérémonie va commencer.

- Maman...je ne veux pas sortir avec ça, jt'en prie...

- Ca n'est pas à toi de décider quoi porter, tu es demoiselle d'honneur. Maintenant descendez.

La jolie rousse laissa échapper un gémissement plaintif et accompagnée d'Hermione, sortir à contre cœur de la chambre. Il fallu quelque manœuvre habile pour parvenir à passer le chambranle de la porte avec leur robe encombrante; le jupon à cerceau était si volumineux...Et descendre les escaliers étroits fut un vrai marathon.

- Je n'arrive même pas à voir mes pieds avec cette horreur !

- Ca suffit Ginny ! Cesse donc de te plaindre ! Hermione chérie, met le pied un peu plus à gauche.

- Ah...merci Ms Weasley.

Un peu plus et elle aurait dégringolée en bas...Molly dût pousser sa fille dans le dos pour la faire sortir du Terrier. Morte de honte, elle avança le plus dignement possible sur le tapis rouge menant sous l'immense tente. Les invités se tournèrent sur leur chaise pour les apercevoir marcher en procession lente, de beaux bouquets de fleurs entre les mains. Hermione trouva immédiatement la tête blonde parmi toutes les chaises disposées des deux cotés du tapis. Draco dû se croquer la joue pour ne pas rire. Merlin! Qu'est ce que c'était que cette robe? Pleine de froufrous, avec des mitaines et un chapeau de dentelle assortit, on aurait dit une poupée qu'on gagnait dans les foires. Mais même malgré cette robe, il parvint à la trouver jolie. La fille Weasley aussi n'était pas mal non plus, son mari déjà debout près de l'autel se mordait le point pour retenir lui aussi son rire. Surtout que Ginny avait du mal à cacher son agacement, c'était trop drôle. Quand elle le regarda, Harry se redressa et prit un air sérieux des plus convainquant. Tous trois se tournèrent vers l'entrée de la maison ou Ron parut, Molly à son bras. Ils marchèrent lentement jusqu'à une chaise du premier rang ou Ms Weasley prit place, les yeux déjà humides. De la fratrie, Ron était le dernier à ne pas être marié. Bien sûr il y avait aussi les jumeaux mais il était évident que leur lien fusionnel risquait de compliquer les choses d'autant plus qu'ils tenaient trop à leur liberté.

La fameuse marche nuptiale retentit alors, et les invités se dandinèrent encore une fois sur leur chaise. La mariée apparue au bras de son père, sa robe était d'un blanc ocre volumineuse comme celles des demoiselle d'honneur, accompagné d'un chapeau à voile et de mitaines blanches. Un souffle d'admiration parcouru l'assistance. Draco lui, ne quitta pas des yeux la silhouette menue d'Hermione enveloppée dans ses froufrous envahissant. Il n'avait pas pour habitude de se rendre à des mariages, c'était terriblement ennuyeux...mais la voir ainsi, près du marié, lui laissait voir une autre cérémonie, ou se serait lui, qui se tiendrait à ses cotés près de l'autel.

- Emilie Margareth Wenfild. Voulez vous prendre époux Ronald Bilius Weasley...

Draco cligna des yeux et vit apparaitre Hermione dans une somptueuse robe de soie et de dentelle blanche, un long voile cachant ses cheveux et son visage aux yeux de son futur mari.

- Hermione Jane Granger voulez vous prendre Draco Lucius Malfoy pour époux? Jurez vous de l'aimer, de le respecter et de le protéger pour le meilleur et pour le pire et cela, jusqu'à ce que la mort vous sépare?

- Oui...

Les applaudissements le firent sursauter, devant la foule ravie, les nouveaux mariés échangeaient un baiser. Les chaises s'envolèrent pour libérer la place pour une grande surface de danse et tout autour, des tables et des chaises.

- Tu es...grandiose. Dit enfin Malfoy en se pinçant les lèvres.

- Si tu rajoutes un seul mot je t'étrangle...

Hermione avait le nez froncé, cette robe était une malédiction et en plus son soit disant "petit ami" se moquait d'elle. Et la compassion il en faisait quoi? Non mais vraiment...

- Si je t'assure, tu fais même ombrage à la mariée.

- Tu n'es qu'un sale hypocrite.

Elle lui tourna le dos juste à temps pour voir Ron s'incliner devant elle avec des gestes cérémonieux exagérés.

- Est ce que Miss Granger m'accorderait cette danse?

Hermione ouvrit la bouche, jeta un coup d'œil par dessus son épaule et pensa une seconde à sa robe encombrante puis, accepta l'air ravi.

- Avec plaisir.

Au moins, il n'y aurait pas de risque que Ron lui écrase le pied. Il avait de plus dû prendre des leçons de danse en vue du mariage. Sous l'œil noir de Malfoy, elle s'éloigna au bras du marié. Ce fut à son tour de froncer le nez; Qu'est ce quelle trouvait à ce rouquin? Il était quelconque !

- Ne fait donc pas cette tête, ça ne te va pas du tout.

Une voix féminine provenant de sa gauche lui fit tourner la tête et il tomba nez à nez avec Ginny, un air taquin sur son jolie visage.

- Tu inviterais une Weasley a danser?

- Pourquoi pas. Epouse Potter.

Le sourire de Ginny s'élargit, posant sa main sur le bras de son cavalier elle se laissa conduire sur la piste.

- Tu ne regrettes pas d'être venu j'espère.

- J'ai l'impression d'être dans un autre monde mais...Il la fit tourner autour de lui en synchronisation avec les autres danseurs. Je préfère garder un œil sur elle.

- Elle est assez grande pour se défendre, et puis elle ne pense qu'à toi.

Il baissa ses yeux d'opaline sur sa cavalière et malgré elle, Ginny se sentit rougir. Elle comprenait pourquoi Hermione avait pu succomber au charme magnétique de cet homme.

- J'espère que tu dis vrai.

-Tu en doutes? Ca fais un moment quelle me parle de toi tu sais.

- Je ne préfères pas parler d'elle à mes "amis"

Son ton amer força Ginny et relever les yeux sur le visage de son cavalier. Un instant, elle resta silencieuse puis se lança.

- As tu vraiment besoin du consentement des autres Malfoy? Il fallait t'y attendre vu qui tu fréquentes.

Malfoy ne répondit pas mais il sembla l'écouter avec beaucoup d'attention. Ginny n'insista pas et leur danse se termina en silence.

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A quatre heures du matin, ne tenant plus debout, Draco décida qu'Hermione et lui prenaient congés. Allons saluer M et Ms Weasley assit à la table principale, il s'excusa de leur départ et les remercia de leur invitation.

De la masse des invités, il ne restait plus grand monde à part les derniers fêtard et Draco jura même avoir vu pas très loin de la table de leurs parents, les jumeaux filer se cacher derrière des buissons accompagnés de deux filles.

- Mais non voyons. Lança Ms Weasley lorsque le jeune homme blond baisa une nouvelle fois sa main pour la saluer. vous serez toujours les bienvenus chez nous.

- Merci beaucoup. Je vous souhaite une bonne fin de nuit.

Il s'inclina devant ses hôtes et après avoir dit également bonne nuit aux Potter, il retourna vers sa cavalière.

- Aller princesse, il est l'heure.

Ses chaussures à la main, elle se laissa soulever de sa chaise. Elle était à moitié endormie et dieu merci, elle avait pu passer une robe plus légère et moins encombrante pour le reste de la fête.

Draco transplana avec son fardeau dans les bras jusqu'à l'appartement de cette dernière. Avec précaution il la déposa sur le lit ouvert grâce à sa baguette magique sortit de sa veste.

- Mh...

- Dort bien. Chuchota t'il après avoir baisé sa tempe.

Un monstre orange sauta alors sur le lit en miaulant, Draco posa un doigt sur ses lèvres.

- Chut...

Nouveau miaulement plus bas, les yeux jaunes de Pattenrond fixant cet intrus mais il accepta l'ordre et se lova contre sa maitresse bien au chaud sur la couette. Malfoy sourit et ressortit de l'appartement en silence. Lui aussi avait besoin de sommeil avant d'aller affronter sa mère.