CHAPITRE 38
La porte de l'entrée se referma sur eux et ils eurent un soupir unanime de soulagement.
- Ils sont fous ces journalistes ! Que faisaient-ils tous là.
Draco se passa une main dans ses cheveux blonds d'un geste nerveux, se mordillant la lèvre du bas.
- Apparemment les nouvelles vont plus vite que je ne le croyais...
- Eeh ? Tu veux dire qu'ils étaient là...pour « nous » ?
- J'en ai peur...puis se tournant vers elle il reprit. Je m'excuse de t'avoir enlevé ainsi mais sur le coup je n'ai pas quoi su faire d'autre.
Hermione sourit, le rassurant sur ce sujet, elle secoua doucement la tête.
- Ne t'en fais pas pour ça, je ne crois pas qu'ils aient eu le temps de faire des photos correctes et puis...
Il l'interrogea du regard pour l'inciter à poursuivre. Sa compagne se tourna vers lui et encercla son cou de ses bras.
- Il va falloir trouver un moyen efficace de me retenir captive, monsieur le kidnappeur.
Draco lui rendit son sourire, ses yeux brillant soudain d'un éclat de malice.
- Dois je comprendre que je n'aurais pas votre entière coopération ?
- Je pourrais tenter de m'échapper...Reprit-elle, hochant la tête sur le coté comme pour échapper à son regard concupiscent
- Ah oui ? Ca serait vraiment dommage...vous allez m'obliger à employer la manière forte. Lorsqu'il pencha la tête, Hermione inclina la sienne sur le coté pour lui laisser le champ libre. Sa bouche assoiffée se posa sur la veine palpitante de sa gorge qu'il embrassa avec application jusqu'à lui donner chaud.
Il sut qu'il avait gagné lorsque sa proie devint molle dans ses bras, étrangement elle n'avait aucune envie de résister, sa main remonta lentement sous la robe courte tandis que la tête de sa captive partait en arrière dans un soupire d'envie quelle ne chercha pas à dissimuler. Par dessus la robe cette fois, Draco nicha ses doigts dans le milieu de son dos pour ouvrir la fermeture avec une accablante lenteur, la robe tomba aux pieds de sa fiancée dans un bruit d'étoffe. Les petites mains de la jeune femme sur ses bras avant, elle laissa son corps partir en arrière, frissonnante et le laissant la suivre dans son mouvement. Les deux amants s'écroulèrent sur le canapé ou la tête d'Hermione heurta le gros coussin posé contre l'accoudoir, sa coiffure ne tenant plus à grand chose. C'était rare quelle se montre aussi docile, d'habitude...c'était un duel de forces entre eux mais il devrait se montrer prudent, il ne voulait pas perdre l'avantage. Elle promenait ses mains sur les muscles dansant de son dos de façon presque timide, comme une adolescente timide. Il devrait s'occuper de ses maudits journalistes, du moins...quand il en aurait le temps...
- D...Draco...
Elle noua ses jambes autour de la taille de son compagnon qui fut contraint de lâcher sa bouche pour gémir. Elle commençait à le provoquer mais il ne se ferait pas avoir cette fois. L'éclatant diamant à son annulaire captait le moindre éclat de lumière et l'or froid autour de son doigt caressait la peau moite de son bien aimé. C'était une fin de soirée comme elle les appréciait et à ce moment précis, les paparazzis étaient loin dans son esprit.
Malheureusement pour Draco et elle, les journalistes semblaient plus informés et tenaces que prévu la nouvelle de leur liaison fut bientôt mise au grand jour, répendue telle une traînée de poudre.
Après avoir frappé, Katherine la secrétaire en chef de monsieur entra, tenant à la main le journal du matin encore plié.
- Monsieur, pardonnez moi de vous déranger mais je me devais de vous avertir.
- Mmh ?
Écrivant du bout de sa plume d'une main, levant sa tasse de thé pour boire de l'autre, Malfoy avait le nez dans ses innombrables papiers. Katherine franchit les derniers mètres réglementaires jusqu'à l'imposant bureau et posant le journal le fit glisser jusqu'à son employeur. Ce dernier relevant tout d'abord les yeux surpris de son travail.
- Vous apporter le journal maintenant ? Lança t'il avec sarcasme. J'ignorais que ça faisait parti de vos fonctions.
- Lisez plutôt. Se contenta t'elle de dire, consciente quelle lui manquait un tantinet de respect.
D'ailleurs surpris par cette soudaine attitude, Malfoy reposa tasse et plume de chaque coté de lui et posa enfin les yeux sur le journal du jour. Sur la Gazette du sorcier, en première page une énorme photo datant de la veille au soir, lui en premier plan un peu en avant d'Hermione qui se cachait les yeux des flash avec son bras. Malgré les photos prises à la va vite, on les distinguait néanmoins très nettement et avec la tête blonde très reconnaissable de Draco, il n'y avait pas d'erreur possible. Les yeux littéralement soudés à la photo sa mâchoire sembla tomber toute seule.
- Non mais je rêve...Marmonna t'il sans vraiment en avoir conscience tout en lisant l'article insipide situé sous la photo
« Malfoy renierait il ses origines ?
Le petit prodige aussi bon en magie qu'en affaires, le jeune et talentueux Draco Malfoy fils d'un ancien Mangemort dont l'implication dans des histoires sombres ne sont plus a décrire s'est affiché publiquement hier soir à la sortie d'un grand restaurant londonien avec la toute aussi connue Hermione Granger.
Le couple y a été vu ensemble vers vingt deux heures trente de toute évidence mécontent d'avoir été pris sur le fait car ils ont vite transplané laissant le monde entier dans le doute. Que cache cette soudaine parution public ? Y a t'il anguille sous roche entre l'héroïne de guerre et l'homme d'affaire ? Peut être que l'héritier Malfoy s'est enfin fait passer la corde au cou par une née moldu de sur-crois. Affaire à suivre d'un couple à présent sous les feux des projecteurs. »
Les yeux toujours fixés sur l'article, le poing de sa main droite serré, Draco parvint à dire à voix basse.
- Katherine appelez...
- Les avocats. Acheva cette dernière. Tout de suite monsieur.
Elle ressortit du bureau dans un silence total, son patron prostré dans sa chaise. Elle ne doutait pas un instant qu'il fut furieux mais elle se devait de l'avertir de ce qui l'attendait lui et la jeune femme.
Sa cadette la regarda sortir du bureau et demanda curieuse et inquiéte.
- Alors... ? Comment il l'a prit ?
- A ton avis ?
Katherine se rassit à sa table de travail et décrocha le combiner de son téléphone
- O.k on appelle les avocats.
Dans un soupire résigné elle décrocha à son tour le téléphone présent sur son bureau.
- Mmh...
Un bruit lointain et persistant peinait à la faire sortir de son sommeil, elle qui dormait si bien...elle finit par comprendre avec un temps de retard que ce bruit agaçant venait de sa porte d'entrée. Les cheveux en vrac, elle leva la tête comme frappée par la foudre pour voir l'heure qu'il était, des boucles brunes devant les yeux, ses bras enlaçant son oreiller comme un amant. Huit heure et quart ! Bon sang...elle était fatiguée...qui venait la jeter du lit de si bonne heure ?
- Oui, oui...j'arrive...c'est bon...j'arrive...
La sonnette ne voulait-elle pas s'arrêter? Elle n'avait pas envie de commencer la journée avec un mal de crane...Tel un zombie, Hermione marcha à travers l'appartement pour atteindre la porte.
- Draco ? Qu'est ce que tu fais là si tôt ?
Sans la saluer ou même y être invité, son visiteur pénétra dans les lieux, toujours aussi furieux.
- Euh oui, contente de te voir aussi...
Hermione laissa se refermer la porte d'un geste las.
- Tu viens de te réveiller ?
Ouh perspicace en plus le Malfoy...
- Tu crois...
- Tu n'as donc pas lu le journal.
- Draco, tu pourrais m'expliquer ce qui s'passe ? Parce que j'avoue ne pas réussir à te suivre...
- Jette un œil à la Gazette, tu comprendras.
Pourquoi tant de mystère ? Non mais vraiment. En soupirant Hermione campa un instant ses mains sur ses hanches et se décida à aller voir si le hibou qui lui livrait les nouvelles était déjà là. L'oiseau attendait à la fenêtre qu'on vienne lui ouvrir, la Gazette du Sorcier posée devant lui. Hermione paya et le rapace reprit son envol en échange du journal. Sous l'oeil sombre de son compagnon elle déplia la première page et tout comme lui, marmonna :
- J'y crois pas...
- Lit l'article. Ordonna t'il.
Obéissante, la jeune femme parcouru l'édito et comme lui, elle devint pâle. C'était un cauchemar.
- C'est pas vrai...
- Ils vont se manger un procès au cul, je te le garantis
- Mais c'est déjà trop tard...Tout le monde aura déjà vu ça.
Elle jeta le journal sur la table de la cuisine et détourna le regard. Draco se mordit la lèvre inférieure.
- Hermione.
Il saisit ses joues dans ses mains pour quelle le regarde. Elle leva ses yeux noisette sur lui.
- Ca ne va rien changer n'est ce pas ?
Elle ne fut pas capable de soutenir son regard et baissa les yeux.
- Répond moi, tu ne comptes pas changer d'avis...
lorsqu'il avait lu ce torchon, il n'avait pas pensé à l'hypothèse que cela pourrait les séparer...mais à présent, il avait peur, ça le terrifiait bien plus que tous les procès du monde. Il ne voulait pas la perdre, jamais.
Hermione se mordit à son tour la lèvre et se serra contre lui, son nez sur sa poitrine.
- Qu'est ce qu'on va faire... ?
Draco leva la main et la passa dans ses boucles brunes pour l'apaiser.
- Faire face. Il lui releva le menton. Ensemble.
Cette fois, il parvint à obtenir un hochement de tête affirmatif quoi que timide. Rassuré, il sourit et se pencha pour pouvoir l'embrasser. Elle le laissa faire, sa main se posant sur son avant bras. Sans quelle le voit venir, Draco descendit sa bouche sur son cou, il avait tellement envie d'elle, il était impatient quelle puisse le suivre partout, quelle ne le quitte plus. Pourquoi une telle dépendance ? A une femme de sur crois, si on lui avait dit ça il y a un an...Lorsqu'il entendit le premier soupir sortir de sa bouche, Draco en eu un frisson jusqu'à la pointe des cheveux.
- Aah ! Qu'...qu'est ce que tu fais...
L'ayant soulevé d'un geste vif, il quitta le salon son fardeau dans les bras.
- Je ne tiens pas à être venu ici pour rien.
Elle voulu protester mais elle se fit presque jeter sur le lit, elle qui venait juste d'en sortir...ses mains fraîches se glissèrent sous le petit haut quelle gardait pour dormir, cherchant sa peau. Hermione se laissa tomber en arrière, une délicieuse chaire de poule fit durcir sa poitrine, elle soupira longuement lorsque son amant lui retira le débardeur pour mettre leur peau en contact, se couchant de tout son poids sur elle, gémissant d'envie, elle remonta ses jambes contre ses hanches, pour demander encore.
Ils partaient dans quatre jours pour l'Italie rien que tous les deux, et l'une de ses secrétaire. Même si son fiancé l'avait prévenu qu'il risquait d'avoir très peu de temps à lui accorder, ça ne faisait rien. Sa tête partit en arrière dans un gémissement de plaisir. Avait-elle un moment pensé à changer d'avis? Pas vraiment même si ce n'était que les débuts de leurs "ennuis", les paparazzis allaient sans aucun doute les suivre partout...et ça n'était pas parce qu'ils allaient changer de pays que ça allait stopper ces vautours...Elle était devenu en peu de temps réellement dépendante de cet homme. Et quand elle le regarder dormir, il etait vraiment trop mignon ! Il ressemblait alors à un mélange entre le petit garçon et l'ange; choses qu'il n'était plus. Quoi que...avait-il déjà été un ange dans sa vie? En grandissant dans une famille comme la sienne...
L'avion qui devait les conduire en Italie était déjà positionné en contre bas, en proie aux dernières vérifications de sécurité. Ginny et les jumeaux étaient venus dire au revoir à Hermione. Quoi que Fred et George étaient plus intéressés par le compagnon de mademoiselle. Ils s'étaient placés un peu en retrait des deux femmes pour parler affaires.
- Harry s'excuse, il a dû filer au Ministère ou il a été retenu.
- Ca ne fait rien. Et...Ron...? Demanda Hermione hésitante.
- Il est bien sur tombé sur l'article qui parlait de vous deux, il lui faudra un peu de temps pour digérer la pilule...
Draco tourna son regard silencieux vers sa compagne, décrochant un instant de sa conversation avec les twins.
Que Ron soit au courant de leur liaison est une chose, qu'on lui agite un possible scandaleux mariage à la figure en était une autre. Car lorsqu'Hermione lui en avait parlé il n'était même pas encore question de fiançailles. Et connaissant le caractère du cadet Weasley...
Katherine qui les accompagnait, revint vers son employeur pour leur remettre leur billet d'avion. Lorsqu'il se tourna à nouveau vers sa bien aimée, celle-ci étreignait sa cadette. Fred et George les mains dans les poches de leur costume se reculèrent avec Ginny après que Draco ait signalé qu'il était temps d'y aller.
- Essaye de t'amuser sans trop penser à ses journalistes.
- Et parles de nous la bas. Suggéra George.
- Ils raffolent surement de farces et attrapes !
Les trois passagers s'engagèrent dans le terminal et disparurent. Ils rejoignirent leur pl ace, en classe affaire bien entendu, Katherine assise derrière eux pour leur laisser un peu d'intimité. Par contre celles qui auraient dû leur laisser de l'espace c'était ces maudites hôtesses qui n'arrêtaient pas de le dévorer des yeux. Elles bavaient presque c'était lamentable…et Hermione aurait même juré que son fiancé le faisait exprès. Soit pour vérifier son pouvoir de séduction soit…pour purement et simplement la faire enrager ! Elle eut bien envie de lui faire avaler son diamant tient ! Mais elle était trop fière pour ça. Hermione se contenta donc de dégager sa main qu'il avait sur la sienne et tourna la tête coté hublot, fermant les yeux. Durant les deux heures qui les sépareraient des cotes italiennes elle aurait le temps de se reposer et d'échapper ainsi à se spectacle équerrant.
Ce n'est que lorsqu'elle se fut réellement endormit, après le décollage, que Draco cessa son petit manège. Il reposa sa main sur la sienne, la tempe d'Hermione contre le haut du siège au milieu d'eux deux. Il laissa Katherine lui transmettre son emploi du temps et carnet d'adresse sur son macbook déjà ouvert sur la tablette. De sa main droite il parcourait la liste de ses interminables rendez vous. Il était satisfait quelle soit venu avec lui malgré le fait qu'il pourrait passer très peu de temps avec elle. Au moins il serait sur quelle ne se ferait pas draguer par n'importe qui. Quoi que…il ferait peut être mieux de se méfier d'avantage de ces maudits italiens. Avec leur langue propice a rouler les « r » et de sortir des discours enjôleurs. Tout compte fait il allait la garder à l'œil…
La classe affaire avait le luxe par ses prix scandaleux d'avoir des sièges plus larges et plus confortables qui s'inclinaient d'avantage pour le repos. Ainsi qu'un service de cabine personnalisé. Peu de gens pouvait s'offrir ces précieux sésames et les prolétaires s'entassaient en classe éco au moins ici c'était calme.
Draco caressa du dos de ses doigts la tempe de sa voisine à l'approche des terres italiennes.
- Hermione.
Sa peau frémit contre ses doigts et elle battit lentement des paupières
- Nous allons atterrir
Il embrassa ses doigts tandis quelle se redressait en se frottant les yeux de celle qui était libre.
- Tu boudes ? Sourit-il devant son silence.
- Ca t'amuses… ?
- De te voir faire la tête, oui beaucoup
Son sourire goguenard s'élargit. Elle était jalouse, et ça prouvait beaucoup de choses. Lui aussi était jaloux à crever certes, mais jusqu'à présent entre eux, aucun « je t'aime » n'avait été prononcé.
« Mesdames et messieurs nous allons bientôt atterrir à Milan. Nous sommes à 5000 milles pieds. La température extérieure est de moins dix degrés Celsius. Veuillez attacher vos ceintures et éteindre vos appareils. La british Airlines vous remercie de votre confiance et vous souhaite un excellent séjour en Italie. »
Une autre hôtesse fit le même discours en italien et l'appareil amorça sa descente sous un ciel bleu et un soleil de plomb. Température extérieur, vingt huit degrés. Malheureusement pour le couple, un « comité d'accueil » les attendait à la sortie…messire Malfoy avait bien sur chargé ses secrétaires de faire une réservation dans l'un des palaces de la ville mais ça ces rapaces devaient déjà le savoir. The King fronça le nez, ces enfoirés commençaient à lui taper sur les nerfs ! Ils traçaient la foule pour venir dans leur direction dès que l'un d'eux les avait repérés. Ni une ni deux, Draco saisit à nouveau la main de sa voisine et s'adressant une dernière fois à sa malheureuse subordonnée qui n'eut pas le temps de vraiment réagir, il disparut emportant Hermione.
- Katherine, je vous confie la suite.
- Hein ?! Que…Monsieur Malfoy !
C'était trop tard, l'endroit ou c'était trouvé l'instant d'avant son patron était vide et c'est sur elle que fonça l'escouade armée de micro et de caméras.
Les petites rues baignées de soleil de Milan sentaient bon la mer, les badauds flânaient de vitrines en monuments historiques, se prenant en photos, s'embrassant ou savourant les délicieuses glaces italiennes. Hermione et Draco apparurent à l'angle d'une rue, juste en face de l'hôtel qu'ils auraient dû occuper mais une horde de journalistes étaient déjà là.
Malfoy eut une moue méprisante, fronçant le nez.
- Tsss ! Ils sont déjà là
- Vient. Sa fiancée saisit sa main le faisant tourner la tête par-dessus son épaule. C'est inutile de rester là.
Un peu surpris, il la suivit, s'en retournant pour s'engouffrer à deux dans une petite ruelle.
- J'espère que Katherine a pu se dépêtrer de se guêpier.
- Il est trop tard pour y songer monsieur Malfoy. Tu la jeté en pâture sans scrupule à ses rapaces et voila que maintenant tu t'inquiète.
- Ben…Elle est compétant, ça m'ennuierait quelle se fasse piétiner…
C'était dit avec une telle malfoyitude qu'Hermione ne put s'empêcher un air blasé. Non vraiment…il exagérait…on ne le referait plus…
Grace à son intelligente sorcière, ils purent trouver un petit hôtel dans un quartier moins huppé mais en plein centre ville.
Pendant que Draco rédigeait un mail rapide à sa secrétaire, Hermione récupérait la clé de la chambre et signait le cahier de présence.
- Voila vos clés. Bienvenu dans notre établissement Mr et Ms Weasley.
Malfoy fit volte face et arqua un sourcil, circonspect.
- Weasley ?
- Il nous faut bien un nom d'emprunt. Chuchota t'elle après s'être un peu éloignée du comptoir d'accueil.
- Oui mais tu n'aurais pas pu trouver mieux ? Reprit son fiancé en faisant la moue
- J'ai bien pensé à Harry mais son nom est aussi connu que le tien…
- Mouai…
- Oh jt'en prie ne fait pas la fine bouche, déjà qu'on est coincés ici sans bagages…
- Oui mais on a nos sacs et bagages à main, on pourra racheter ce qu'il faut.
- Oui mais…
- Aller vient, aller déjà nous reposer, on fera du shopping plus tard.
La chambre ne payait pas de mine, décoration italienne typique, salle de bain carrelée très propre, lit confortable et un dressing de taille raisonnable. Ca n'était pas le luxe auquel Messire était habitué mais il dût bien reconnaitre que ça avait son charme. Pendant qu'il faisait le tour du propriétaire, Hermione s'était laissé tombé sur le lit et lorsqu'il sortit de la jolie salle de bain, elle s'était assoupit.
Heureusement quelle avait eu une vitesse de réaction digne de sa réputation, elle leur avait trouvé ce mignon petit hôtel en deux coups de cuillère à pot. Il sourit en se penchant, embrassant l'une de ses boucles brunes enroulée autour de son doigt. Que ferait-il sans elle ?
Ils étaient des amants en fugue, c'était romantique mais il n'était pas la pour ça, ces journalistes lui mettaient des bâtons dans les roues, il allait devoir s'en occuper et sérieusement.
