Bonjour ! Je termine ce recueil. Demain, c'est le dernier jour du défi. Je sens que j'aurais du mal à faire quelque chose de plus de toute façon.
Bonne nouvelle pour vous. J'ai quasiment terminé une fiction psycho-pass pour une amie. Je dois juste corriger le dernier chapitre avant de le poster.
Maintenant, j'écrirai la suite de Drôle de couples plus régulièrement et de Mi amore, soleil de mon âme.
Elle m'a aimée
Lisa (England)/Marianne(France) avec mention de Amélia (USA) et Marguerite (Canada)
Finissons avec du yuri ce recueil.
Musique inspiratrice : elle m'a aimée de Kendji Girac. Les trois premières phrases en italiques sont des citations.
Elle m'a aimée.
Lisa Kirkland se remémorait son idylle avec sa voisine territoriale Marianne Bonnefoy.
Leur relation passionnelle lui avait paru magnifique. Bien que les moments difficiles se fussent accumulés au fil des années, Lisa ne s'était pas méfiée que les sentiments de Marianne s'épuiseraient à coups de politiques déloyales, de rivalités exacerbées et de guerres impitoyables.
Elle m'a aimée de tout son amour, de tout son cœur.
Lisa se souvenait de ses mains expertes sur son corps, de sa bouche aux mille saveurs épicées, de ses gémissements lascifs et de la courbure délicieuse de ses reins. Son bas-ventre s'enflamma en se remémorant la première fois que Marianne avait posé ses lèvres et sa langue sur sa féminité humide d'excitation. Quel plaisir des sens de sentir sa mal-aimée dessiner chaque contour de son intimité avant de la pénétrer d'un muscle aventureux et taquin. Son regard bleu océan, au-dessus du creux de son ventre, illuminé de concupiscence, la hanterait aussi longtemps que les sensations et les émotions intenses qu'elle provoquait.
La guerre de Cent Ans les avait usées toutes les deux, les guerres d'influence les avaient élimées et la conquête du Nouveau Monde avait sonné le glas de leur amour.
Lisa se perdit dans les lueurs ambrées de son alcool fort.
Je ne lui ai causé que du chagrin, elle qui ne rêvait que d'amour, j'avais son cœur entre les mains.
Si elle n'avait pas brisé leur famille culturelle en pleine construction, elles feraient l'amour en silence pour ne pas réveiller leurs filles.
Lisa avait pris sous son aile politique et Amélia et Marguerite, ne laissant que des miettes de bonheur familial à sa pire rivale.
La France ne rencontrait pas impunément des colonies britanniques, car elle aurait pu réveiller chez elles des velléités d'indépendance.
Triste sort.
Elles m'ont aimée.
Lisa avala cul sec son verre.
