Réponse à espe29 : Et oui, il ne faut pas que ça aille trop vite, mais pas trop lent non plus ! Merci beaucoup pour le compliment et pour ta lecture ;)


Chapitre 7 : Mangemort à la une

Zabini resta dans son fauteuil, puis comme Malefoy n'était toujours pas décidé à parler, il se mit à lire la gazette du sorcier. Drago connaissait bien Blaise, depuis qu'ils étaient gosses, il était certainement la seule personne qu'il puisse réellement qualifier d'ami. Contrairement à Crabbe et Goyle, par exemple, Zabini n'avait jamais hésité à le contredire et quand le jeune blond essayait de l'impressionner, ça ne prenait jamais. Seulement, Drago avait tellement changé qu'il avait peur qu'il le trouve faible. Mais le jeune homme commençait à se lasser de ce petit jeu du silence.

- Qu'est-ce qu'il y a Zabini ?

- Depuis combien de temps on se connaît ? demanda-t-il.

Malefoy fronça les sourcils, il ne voyait pas où il voulait en venir.

- Je ne sais pas, depuis aussi loin que mes souvenirs remontent, répondit le blond.

- Est-ce que je t'ai déjà donné des raisons de ne pas me faire confiance ?

- Non, jamais !

De tous les Serpentard, Zabini était le seul à qui il confierait sa vie. Il était son ami et non son admirateur. C'était différent, il était l'un des seuls avec qui il pouvait avoir une conversation intelligente et il était aussi le seul qui osait dire quand il n'était pas d'accord avec le blond.

- Pourtant, tu ne me confies pas ce qu'il t'arrive !

- Pourquoi tu veux tant savoir ?

- Parce que je suis le seul fichu ami que tu aies et crois-moi, c'est dur d'être ton ami depuis deux ans !

Malefoy regarda aux alentours, il jeta un assurdiato pour plus de sureté.

- Je crois que je suis en train de tomber amoureux de Granger, avoua-t-il de but en blanc.

Zabini le fixa un moment, puis il éclata de rire.

- Ah Drago, celle-là, je ne l'avais pas vu venir, ça m'apprendra à me mêler de mes affaires, c'est ça ?

Il continua à rire puis voyant que l'expression de Malefoy ne changeait pas il se figea puis le regarda, certainement en attendant que le blond se mette à rire en lui disant qu'il l'avait bien eu puis au bout d'un moment, il se rendit à l'évidence.

- Par Merlin, tu étais sérieux ! s'exclama Zabini avec de grands yeux.

- Voilà pourquoi je ne voulais pas t'en parler ! Tu crois que j'ai besoin que tu me regardes comme ça ? Non, je n'en ai pas besoin puisque je sais que c'est la pire chose qui puisse m'arriver !

Blaise souffla un bon coup puis reporta son attention sur Drago en tâchant d'avoir un visage plus neutre.

- Désolé, c'est…

- Qu'elle est une Sang-de-Bourbe ? termina Drago à sa place.

- Oui ! s'exclama-t-il.

- Il faut arrêter avec ce genre de préjugés ! Tu n'as pas vu jusqu'où ils nous ont conduits ! s'exclama Malefoy.

- Je n'ai jamais vraiment partagé ce genre de préjugés, ni avant la guerre et encore moins maintenant. Le fait qu'elle soit une Sang-de-Bourbe ne me gêne pas mais je ne pensais pas que toi tu pourrais voir autre chose que son statut de sang.

- Je ne sais pas comment j'en suis arrivé là. Ça m'est tombé dessus, sans que je le veuille d'ailleurs !

- Et elle, est-ce qu'elle sait ?

- Non, dès que j'ai eu cette envie folle de l'embrasser, je l'ai repoussé.

- Comment tu as fait ?

- Je l'ai insulté.

- Pourquoi ?

- Je n'allais pas l'embrasser ! s'exclama Malefoy.

- Qu'est-ce qui t'attire chez elle ?

- Granger est intelligente, elle est généreuse, elle sait pardonner, elle sait écouter, elle peut être drôle… Malefoy s'arrêta en voyant Blaise hausser un sourcil.

- Oh désolé, je ne voulais pas t'interrompre mais d'entendre le mot Granger et drôle dans la même phrase, ça m'a un peu surpris, dit-il en ricanant.

- Je t'assure, elle peut être drôle. Enfin, j'en étais où ? Ah oui, en plus de ça, je la trouve assez jolie depuis que je ne suis plus bloqué sur son statut de sang.

- Alors pourquoi ne l'as-tu pas embrassé ?

- Comment une fille comme elle laisserait un gars comme moi l'embrasser !

- Au pire, tu te serais pris un râteau mais pourquoi n'as-tu pas essayé ?

Malefoy lui expliqua la peur des représailles des autres Serpentard puis le fait qu'il ne se trouvait pas à la hauteur ni digne d'une fille comme elle. Zabini secoua la tête d'un air consterné.

- Avant, je trouvais que tu en faisais trop mais là, tu passes de tout à rien ! Ce que tu as fait ne te condamne pas à souffrir toute ta vie ! Les seuls qui auraient pu te condamner, c'est les gens du ministère et ils ne l'ont pas fait !

Drago ne répondit pas, de toute façon, inutile de penser à ça, elle ne lui parlerait plus jamais de sa vie !

- Hermione, tu as lu la gazette ce matin ? Demanda Harry avec un air préoccupé.

- Non, je n'ai pas eu le temps, pourquoi ?

Harry lui tendit le journal et elle n'eut pas besoin de chercher, ce qui avait interpellé Harry se trouvait en première page. La photo montrait le visage de Crabbe, le père, apparemment ils avaient réussi à l'attraper, il était en fuite depuis la bataille de Poudlard. Mais la une du journal montrait aussi les visages de Rodolphus Lestrange, Antonin Dolohov, Walden Macnair, les Carrow et Augustus Rookwood, eux par contre étaient toujours en fuite.

Hermione eut un pincement au cœur en lisant le nom de Rookwood, c'est lui qui avait tué Fred et le savoir en liberté la révoltait et lui faisait peur. Sans parler des autres, pourquoi fallait-il que ce soit les pires qui aient échappé à la prison ?

- Au moins, il y a une amélioration par rapport à avant, fit remarquer Harry.

- Laquelle ? demanda Hermione.

- Le ministère ne ment plus.

- Bien sûr qu'il ne ment plus ! C'est Kingsley qui est à sa tête ! s'exclama-t-elle.

Oui, ils avaient de la chance, Kingsley était un ministre exceptionnel et en plus, lui, ne manquait pas de courage. Elle espérait vraiment qu'il serait officiellement élu, la communauté magique y gagnerait beaucoup. D'ailleurs, les élections auraient lieu pendant les vacances de noël, étant majeur, elle aurait le droit de voter et elle ne s'en priverait pas, elle savait qu'Harry aussi allait voter, quoi de plus normal !

A ce moment, elle vit le blond entrer dans la grande salle, il lui jeta un bref regard mais se détourna vite quand il s'aperçut qu'elle le regardait aussi. Elle ressentit la tristesse affluer en elle et Hermione n'aimait pas ça. Qu'elle soit triste par rapport à Ron, elle pouvait le concevoir, il était son meilleur ami depuis des années et il avait été son petit ami mais pourquoi était-elle chagrinée par rapport à Malefoy ? Il n'avait été sympathique que depuis une semaine, comment pouvait-il lui manquer !

- Hermione, tout va bien ? demanda Harry.

- Quoi ? demanda-t-elle en se retournant vers son meilleur ami.

- Tout va bien ? redemanda-t-il.

- Oui, oui je pensais juste aux élections.

- Tu ne devrais pas t'en faire pour Kingsley, il va gagner haut la main !

- Oui, d'ailleurs, tu pourrais aller te montrer près de lui au ministère, histoire d'être sûr que les sorciers votent pour lui.

Depuis qu'il avait réussi à détruire le plus grand mage noir de tous les temps, Harry était devenu une légende, encore plus qu'avant et tous les sorciers ne juraient que par lui, ce qui était compréhensible.

- Il n'a pas besoin de moi pour ça, mais de toute façon, je compte lui rendre visite dès que les vacances seront arrivées.

- Pourquoi ? demanda Hermione étonnée.

- Ce n'est pas encore officiel, mais il veut nous offrir l'ordre de Merlin Commandeur à toi, Ron et moi. Pour l'instant, il ne peut pas le faire parce qu'il n'est pas encore réellement élu mais il compte le faire s'il l'est. Je ne parle qu'en mon nom, mais je ne veux pas de cette récompense, expliqua Harry.

- Je n'en veux pas non plus mais tu la mérites !

- Si je la mérite, tu la mérites tout autant !

- En tout cas, si tu arrives à le faire changer d'avis pour toi, il ne pourra pas me le refuser.

Harry rigola. Il n'avait pas très envie de se retrouver une fois de plus sur les devants de la scène mais il ne pouvait pas forcer Kingsley à abandonner l'idée. Et il ne lui fera pas l'affront de la refuser publiquement, donc, sa seule chance était de convaincre le futur ministre de laisser tomber, chose qu'il n'avait pas réussie jusqu'à présent !

- Je viendrais avec toi, dit Hermione.

- Bonne idée, peut-être qu'il se laissera influencer s'il voit que nous sommes deux à ne pas vouloir.

Hermione en douter, Kingsley les aimaient beaucoup et c'était sa manière de les remercier.


Et voilà, Zabini est au parfum.