Bonjour à tous, voilà un nouveau chapitre !
Réponse à scpotter : Merci, contente que tu aimes et que ça te fasse rire !
Réponse à Mande21 : Contente que ma correction te plaise ! Oui j'ai adoré écrire le passage de Drago jaloux, contente que tu ais aimé ! Pour les fautes, je fais de mon mieux et heureusement que tu n'as jamais lu mes premières fanfiction car la, c'était vraiment une horreur niveau orthographe mais je me suis amélioré ! Si je poste aussi régulièrement, c'est parce que du moment que les chapitres sont écrit, je ne vois pas pourquoi faire languir, j'ajuste juste un ou deux passage de temps en temps car une réplique me vient à l'idée :).
Merci à vous deux.
Chapitre 13 : Le pas à franchir
Le jour de la sortie était arrivé. Entre temps, Hermione et Drago s'étaient vu chaque soir, ne se lassant pas de la présence de l'autre, bien au contraire. Au plus ils se voyaient, au plus ils avaient envie de se voir. Pour Drago, se fait s'expliquait parce qu'il avait des sentiments pour elle. Mais Hermione n'arrivait pas à s'expliquer cet étrange besoin, elle repoussait toujours la petite voix qui lui disait qu'elle en pinçait pour le blond.
Après une discussion, le lendemain de la sortie dans le parc, ils avaient décidé d'oublier le baiser et la proposition de la sorcière. Ils ne seraient qu'amis, c'était tout ce qu'ils pouvaient être l'un envers l'autre, le reste aurait été beaucoup trop compliqués. Mais ils n'avaient pas annulé leur rendez-vous du samedi.
Elle se rendit seule vers la cabane hurlante et regarda autour d'elle pour voir s'il était arrivé. Elle le vit à la lisière des bois qui faisait face à la cabane, elle le rejoignit et ils s'enfoncèrent un peu plus dans la forêt pour ne pas être vu. Hermione s'assit sur un arbre tombé, Malefoy sortit deux canettes de bièraubeurre et en tendit une à Granger avant de s'asseoir sur le même arbre qu'elle.
- Merci, dit-elle.
Il leva sa canette et but une première gorgée. Ça leur faisait drôle de se retrouver en dehors de Poudlard.
- Potter n'a pas posé trop de questions ? demanda-t-il.
- Non, il devait aller avec Ginny au salon de thé, du coup, on est descendu tous les trois et je les ai rassurés en prétendant des achats que j'avais à faire.
- Ils vont voir que tu n'as rien acheté, fit remarquer Malefoy.
Hermione désigna son sac, qu'il n'avait même pas remarqué. Ils discutèrent de tout et de rien pendant un moment, puis Hermione se décida à demander quelque chose qui la tourmentait de plus en plus.
- Tu ne parles jamais de toi ou rarement. Tu ne me fais pas confiance ?
- Non, j'ai confiance en toi mais ça ne veut pas dire que je veuille te parler de moi.
- Pourquoi ?
- Parce que je n'ai pas envie que tu me prennes en pitié ou que tu ne veuilles plus me voir.
Mais la réponse ne la satisfaisait pas, alors, il fit ce qu'elle attendait. Elle savait qu'il y avait quelque chose qui l'empêchait d'avancer, et elle savait que malgré tout ce qu'il avait pu lui confier, il avait soigneusement évité ce qui le hantait vraiment.
- J'ai du mal à apprécier ma liberté parce que je ne comprends pas pourquoi je le suis alors que mon père est enfermé. Attention, je précise la nuance, je sais très bien pourquoi mon père est en prison, c'est juste que je ne comprends pas pourquoi moi j'y ai échappé, expliqua-t-il.
- Tu n'es pas ton père ! s'exclama Hermione.
- Ah bon ? Qu'est-ce que tu en sais ?
- Je ne connais pas ton père, c'est vrai. Je ne connais que sa réputation et j'ai eu affaire à lui une seule fois mais ce n'est pas l'ancien petit abruti que tu étais qui a échappé à la prison. C'est l'homme que tu deviens. Celui qui n'a pas dénoncé Harry, celui qui a abaissé sa baguette quand il aurait dû assassiner Dumbledore. Malefoy, tu as fait des erreurs, tout le monde en fait !
- Oui, c'est bon, ne me sort pas une morale à deux balles, s'il te plaît ! dit-il avec un air mauvais.
- Non, je dois le faire, parce que tu as besoin de l'entendre. Les gens bien ne sont pas que ceux qui ne font jamais de mauvais choix. Ce sont aussi ceux qui réalisent leurs erreurs et qui décident de changer pour ne pas les refaire. Tu es quelqu'un de bien ! Tu es quelqu'un qui mérite une seconde chance.
Elle lui prit la main mais il se dégagea violemment.
- Je n'ai pas besoin de ta pitié Granger ! Qu'est-ce que j'aurais à faire de la pitié d'une sale petite Sang-de-Bourbe comme toi ?!
Hermione failli s'énerver mais elle savait qu'il faisait exprès, il lui avait promis de ne plus le faire mais c'était plus fort que lui. Puis, elle n'avait pas envie de le laisser, elle avait besoin de lui.
- Je ne te laisserais pas tomber, même si tu m'insultes.
- Je n'ai pas besoin de toi ! cria-t-il.
- Mais je le sais, cria-t-elle en fondant en larmes.
Il s'en voulut à la seconde même où ses larmes sortirent. Comment avait-il pu la blesser encore, elle qui était devenu si importante à ses yeux. Il allait parler, s'excuser mais elle recommença à parler avant.
- Je sais que tu n'as pas besoin de moi, c'est moi qui ai besoin de toi ! J'ai besoin de ta présence, je n'arrive même pas à me l'expliquer. Je pensais qu'il était mon oxygène mais toi, tu arrives et je respire de nouveau, comme avant tout ça. Oui, j'aurais préféré que ce soit un autre, quelqu'un qui ne m'insulterait pas pour me faire partir mais je n'y peux rien. Alors oui, je sais que tu n'as pas besoin de moi, la vérité, c'est que moi, je ne peux plus me passer de toi !
Elle avait dit tout ça en criant, devenant de plus en plus rouge. Elle était en colère de ce qu'elle avouait à Malefoy et à elle-même, car oui, maintenant elle ne pouvait plus nier, elle ressentait des choses pour lui. Et elle se sentait honteuse de se mettre dans une telle position de faiblesse. Malefoy n'en croyait pas ses oreilles, ça ressemblait à une déclaration, peut-être même à une déclaration d'amour.
Obéissant à une impulsion, il s'approcha d'elle et l'embrassa mais elle le repoussa en le giflant, surprise par son geste mais aussi, une fois de plus, par les sensations que ça lui avait procurées. Puis il ne pouvait pas l'insulter et l'embrasser juste après, elle avait une fierté !
Ils se regardèrent, elle, les joues encore mouillées de larmes et lui, la rougeur de la gifle qu'elle venait de lui mettre. Encore une fois, il allait s'excuser ou partir en courant, il hésitait mais cette fois se fut elle qui s'approcha de lui. Elle le plaqua contre un arbre puis l'embrassa, passionnément, sauvagement, elle passa une main dans sa nuque puis dans ses cheveux blonds et posa une autre main sur sa joue, à l'endroit où elle l'avait giflé un instant plus tôt.
Lui ne comprenait pas ce qui se passait, il ne cherchait plus à comprendre, il se laissait entraîner. Lui aussi mis une main dans ses cheveux et l'autre sur ses reins.
Ils continuèrent de s'embrasser, de plus en plus haletants tous les deux, il inversa la situation et la plaqua à son tour contre l'arbre. Elle se rendit compte qu'elle avait vraiment minimisé l'attirance qu'elle avait déjà ressentie pour lui. Sa gentillesse, son mauvais caractère à l'occasion, son humour, ses cheveux qui était beaucoup mieux depuis qu'il ne les tirait plus en arrière, son odeur, son corps. Bon sang, elle avait l'impression que son sang était en train de bouillir, elle n'avait jamais ressenti un désir aussi brûlant !
Puis il s'écarta, mettant ses mains sur ses genoux et respirant bruyamment. Hermione se dirigea maladroitement, tremblante, jusqu'à l'arbre où ils étaient assis précédemment. Puis elle s'y laissa tomber en poussant un gros soupir qu'elle ne put retenir.
Ils restèrent un moment sans rien dire, chacun reprenant ses esprits. Mais Drago avait besoin de savoir si ce n'était qu'un égarement ou si elle l'avait réellement voulu. Il n'allait plus la repousser comme il y a quelques jours, maintenant, il allait affronter ses sentiments et voir où ça le mènerait.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda-t-il.
- Je n'en sais strictement rien, répondit Hermione.
Ils se regardèrent puis Drago revint s'asseoir à côté mais laissant une distance entre eux deux.
- Est-ce que tu regrettes ? demanda-t-elle en voyant la distance.
- Non, et toi ?
- Non.
Elle s'approcha et posa sa main sur la sienne, il la tourna puis la serra, osant caresser de ses doigts le dos de sa main. Elle lui sourit et commença, elle aussi à caresser sa main. Rien qu'à ce contact, elle ressentait des picotements dans tout son corps. Plus gentiment, plus doucement que la seconde fois, elle posa son autre main sur sa joue puis se rapprocha pour l'embrasser tendrement. Lui, la rapprocha un peu plus de lui et posa sa main dans son dos. Ils fermèrent les yeux, profitant de la tendresse de l'instant.
Ils seraient bien restés là un moment mais ils devaient rentrer à Poudlard, à contrecœur, ils se levèrent toujours mains dans la main.
- On ne peut pas remonter ensemble, dit Malefoy à regret.
- Je sais, tu veux partir d'abord ?
- Non, vas-y-toi.
- On se voit ce soir ? demanda-t-elle soudain nerveuse.
- Oui, comme tous les soirs.
- Tu viendras, promis ?
- Promis, dit-il en lui caressant doucement la joue.
Elle savait qu'il viendrait, de toute façon, il n'avait pas le choix sinon la directrice lui tomberait dessus. Elle lui sourit, puis s'en alla sans se retourner, lui, la regardait s'éloigner ne sachant que penser de tout ça.
Elle l'avait embrassé, deux fois, sans parler des deux baisers à Poudlard, ça prouvait qu'elle savait ce qu'elle faisait mais lui, devait-il la laisser faire ?
Quand bien même avait-il changé, réellement, il n'était toujours pas certain que ça dure. Puis, sa famille n'accepterait jamais Hermione. Qu'est-ce qui était plus important à ses yeux ? Une histoire qui ne durerait peut-être pas ou sa famille ? Il n'avait pas la réponse. Et elle, ne méritait-elle pas mieux qu'un homme qui a fait partie des mangemorts ? Tant de questions auxquelles il n'avait pas de réponse.
