Réponse à scpotter : Merci à toi, toujours contente que ça te plaise !
Chapitre 14 : Besoin de compréhension
Hermione avait besoin de parler, elle avait besoin de se confier à Harry mais comment allait-il réagir ? Bon, il était son ami depuis 8 ans et entre lui et Ron, Harry avait toujours été et de loin, le plus raisonnable et le plus compréhensif. Mais là, ils allaient parler de Malefoy, elle n'était pas sûre qu'il comprenne. Elle-même avait du mal à comprendre comment les choses avaient pu évoluer à ce point et aussi vite. Mais il fallait qu'elle essaye quand même et au nom de leur amitié, elle espérait qu'à défaut de comprendre, il ne la jugerait pas. Elle le trouva dans la salle commune avec Ginny, chacun plongé dans des révisions. Elle souffla un bon coup puis alla les rejoindre.
- Ginny, ça t'embête si je t'emprunte Harry ?
Elle leva les yeux de son bouquin et lui sourit.
- Non, pas de problèmes !
- On peut aller faire un tour ? demanda-t-elle à Harry.
- Bien sûr, répondit-il en se levant.
Il embrassa Ginny puis avec Hermione, ils sortirent et allèrent dans la première salle de classe ouverte. Hermione jeta l'assurdiato puis s'assit sur un bureau, Harry fit de même sur celui d'en face.
- Tu vas enfin me dire ce qu'il t'arrive ? demanda Harry.
Il n'était pas dupe, elle allait mieux, ça ne faisait aucun doute mais elle ne lui parlait plus et ses rondes se faisaient plus longues donc, il en avait déduit qu'après, elle rejoignait quelqu'un.
- Oui, mais avant, je veux que tu me promettes de ne pas me juger ou m'engueuler ou de ne plus me parler, énuméra-t-elle.
- Par Merlin ! C'est à ce point-là ?! s'exclama-t-il amusé.
- J'ai embrassé Drago.
- Drago qui ? demanda Harry, se disant qu'elle parlait forcément d'un autre.
- Drago qui ?! Mais Drago Malefoy bien sûr, tu en connais d'autres !
- Pour quelles fichues raisons irais-tu l'embrasser ? demanda Harry complétement hébété.
- C'est arrivé plusieurs fois, au début, je me suis seulement dit que je déraillais. Mais aujourd'hui, je me suis rendu à l'évidence, il me plaît, enfin, plus que ça même, avoua-t-elle en rougissant.
- Mais c'est Malefoy ! s'exclama-t-il.
- Je sais, mais il a changé, je t'assure. Il me réconforte, il me fait rire, sourire, tu n'as pas idée d'à quel point il m'a aidé !
Il ne disait plus rien, soit parce qu'il ne savait pas quoi dire, soit pour qu'elle en dise plus, elle décida de continuer.
- Je t'assure qu'il a été gentil, amusant et touchant. Je ne sais pas si c'est avec tout le monde, mais avec moi en tout cas, il n'avait plus cet air supérieur. Il m'a même demandé pardon pour toutes ses insultes. Il est conscient de ses erreurs et il change.
Harry avait déjà remarqué qu'il ne fanfaronnait plus comme avant et même avant la chute de Voldemort, il avait commencé à changer mais de là à devenir son ami !
- D'ailleurs, tu n'aurais pas pris sa défense lors de son audience si tu n'étais pas d'accord, fit-elle remarquer.
- D'accord, c'est vrai, j'avoue qu'il a l'air moins… Con, concéda Harry.
- Je pensais que nous n'étions qu'amis mais cette après-midi, on s'est retrouvé à Pré-au-Lard et on s'est embrassé, une fois de plus et je ne peux plus nier, donc je ne peux plus te le cacher, tu es mon meilleur ami.
Hermione et Drago Malefoy ! Harry avait envie de la secouer comme un prunier pour lui remettre les idées en place mais il n'était probablement pas objectif. Après tout, Hermione avait toujours été quelqu'un de réfléchi et de raisonnable. Donc elle devait savoir ce qu'elle faisait avec lui et si elle se sentait mieux grâce à Malefoy, alors pourquoi pas.
- Si tu es sûr que c'est ce que tu veux, alors vas-y, dit Harry.
- Je suis contente que tu me dises ça, mais ce n'est pas ton approbation que j'étais venu chercher, dit-elle, amusée.
- Je t'écoute.
- Je l'ai embrassé et j'ai aimé ça, mais je me sens perdue, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
Si ça ne tenait que de lui, il lui aurait dit qu'elle avait raison, que ce n'était pas une bonne idée mais la situation était plus compliquée.
- Qu'est-ce qui te fait penser ça ? demanda-t-il.
- Nous avons un lourd passé, il me détestait. Encore aujourd'hui, si les Serpentard venaient à apprendre ça, ils ne le laisseraient pas tranquille et moi non plus d'ailleurs.
- Si ce n'est que ça qui te dérange, alors ce n'est pas important. Nous ne serons pas toujours à Poudlard. Peu importe votre maison, si vous êtes bien ensemble, c'est tout ce qui compte.
Hermione se leva et le prit dans ses bras.
- Merci de ne pas me juger, merci d'être là pour moi.
- Je le serais toujours.
Ils retournèrent ensemble dans la salle commune, si Ginny était curieuse, elle ne le montra pas et Hermione lui en fut reconnaissante.
- Alors la sortie ? demanda Zabini.
Ils étaient en train de se promener dans le parc.
- Ça s'est bien passé, répondit Malefoy évasivement.
- Qu'est-ce que vous avez fait ? insista Zabini.
- Rien de spécial, répondit Malefoy en haussant les épaules.
- Ne me prends pas pour un cracmol ! rigola Zabini devant l'air trop innocent de Malefoy.
- On s'est embrassé, voilà, tu es content ?
- Pas spécialement, mais toi, tu es content ? demanda Zabini hilare.
Malefoy lui donna un léger coup de coude dans les côtes, que son ami lui rendit.
- Tu devrais faire attention, tu commences à ressembler à une sorcière en soif de potin !
- Mais pas du tout, je sais que je suis le seul au courant et que tu ne viendras pas te confier toi-même, alors je te questionne.
- Pourquoi fais-tu ça ?
- Parce que nous sommes amis et que je t'ai déjà laissé t'isoler une fois en pensant que tu viendrais me parler en cas de besoin. Or, tu ne l'as pas fait et tu as fait entrer des mangemorts et un loup-garou complètement fêlé dans le château.
- Ce n'est pas ta faute, objecta Malefoy.
- J'aurais pu t'en empêcher mais je ne m'en suis pas mêlé, j'ai une petite part de responsabilité, parce qu'on est amis et que je n'ai rien fait.
- Même si tu m'avais fait parler, je ne t'aurais pas écouté.
- Tu n'en sais rien, insista Zabini.
Pour changer de sujet, Malefoy décida de lui confier ses doutes et ses peurs au sujet d'une relation avec Hermione.
- Tu ne vas pas encore l'épouser non ? demanda Zabini en rigolant.
- Non !
- Alors ne mets pas la diligence avant les sombrals !
- Mais si les autres découvrent cette histoire ?
- Alors vous allez en baver, c'est sûr mais si c'est vraiment important, tu ne crois pas que ça vaille le coup ?
- Mais elle, est-ce qu'elle le croira ?
- Je n'en sais rien.
Malefoy décida de rester seul dans le parc, il promena un moment avant de s'installer dans le parc. Elle l'obsédait, c'était indéniable. Il était très attaché à elle et au bout du compte, Zabini avait peut-être raison, pour l'instant, il n'était pas nécessaire de se poser toutes ces questions. Il regagna directement la grande salle où l'heure du repas était déjà arrivée puis il attendit l'heure de sa ronde avec impatience.
Lorsque Hermione sortit à son tour de la grande salle accompagnée de Potter, ce dernier eut un bref signe de tête, comme pour saluer Drago, ce qu'il n'avait jamais fait jusque-là. Elle lui avait parlé, il en était sûr et ça le mettait en colère, mais il fallait qu'il se contrôle, il ne devait pas s'en prendre de nouveau à elle comme dans l'après-midi.
- Pourquoi as-tu fait ça ? demanda-t-il de but en blanc avec la voix aussi calme qu'il le pouvait.
- Quoi donc ? demanda-t-elle innocemment.
- Pourquoi tu en as parlé à Potter ? précisa le blond.
- Comment sais-tu que…
- Potter m'a fait un vague salut, donc…
- Parce qu'il est mon meilleur ami et que j'avais besoin de parler, répondit-elle.
- On avait dit que nous, ça devait rester secret !
- Non, « tu » avais dit, ça fait une différence ! Harry est moins borné que tes amis et il ne dira rien, dit-elle en commençant elle aussi à s'énerver.
- Mais on ne sait même pas ce qu'il y a entre nous !
- C'est vrai, raison de plus pour que je me confie à quelqu'un. Drago, ne te fâche pas, je ne veux pas te mettre dans une sale position mais comprends-moi s'il te plaît.
Il se calma instantanément et s'approcha d'elle pour lui caresser la joue après avoir vérifié que le couloir dans lequel ils se trouvaient à présent était bien vide.
- Je ne suis pas fâché, je suis juste contrarié que ce soit à Potter que tu te sois confié, avoua-t-il avec un demi-sourire.
- Il est mon meilleur ami et il le restera quoiqu'il se passe entre nous.
- Je sais.
Il l'embrassa, lui signifiant qu'il ne lui en voulait pas.
- Tu ne te confie à personne ? demanda-t-elle curieuse.
- Oui, à Zabini.
- Et dire que tu as essayé de me faire la morale sur notre promesse de discrétion ! dit-elle avec une pointe d'amusement.
- Désolé.
- Au fait, je ne veux pas que tu couches avec Parkinson, dit-elle.
Elle venait de se rappeler qu'il lui arrivait de le faire.
- D'accord, accepta-t-il en souriant.
Il n'en avait de toute façon pas la moindre intention.
