Encore un chapitre un peu osé, je préfère prévenir !

Réponse à scpotter : Merci ;)


Chapitre 16 : Défi

Malheureusement pour Hermione, le lendemain matin elle paraissait toujours aussi satisfaite et Harry ne manqua pas d'associer cet air pleinement satisfait et le fait qu'il ne l'avait pas vu rentrer alors qu'il s'était couché à plus d'une heure du matin.

- Bonjour, je suppose que je ne veux pas les détails de la nuit dernière ? demanda-t-il mi dégoûté, mi amusé par la façon dont sa meilleure amie rougissait.

- De toute façon, même si je te confie tout, là, tu peux être sûr que je ne dirais rien là-dessus ! répondit-elle.

Elle essaierait peut-être de parler avec Ginny. Enfin, pour ça, il fallait qu'elle commence par lui avouer qu'elle sortait avec Drago et que la rousse accepte encore de lui parler ! Après le petit déjeuner, elle décida de se rendre à la bibliothèque, elle avait beaucoup de travail à rattraper. Enfin, elle était toujours en avance mais elle avait passé tellement de temps à flirter avec le Serpentard, qu'elle n'avait plus autant d'avance que d'habitude.

Elle avait croisé Drago pendant le petit déjeuner et ils avaient échangé un sourire. Elle se demandait d'ailleurs si Ginny ne l'avait pas remarqué mais vu qu'elle ne lui avait rien dit, elle supposait que ce n'était pas le cas.

Le lendemain matin, Malefoy se leva et descendit d'un pas léger. Zabini eut du mal à ne pas rire en découvrant l'air heureux de son ami et il ne fut pas le seul à se rendre compte du changement, Pansy se dirigea tout de suite vers lui.

- Salut, tu as l'air de bonne humeur !

- Salut, oui, je le suis, à plus tard, répondit-il en sortant du portrait.

Pansy le regarda avec suspicion mais ne le suivit pas, décidant qu'il valait mieux ne pas gâcher son humeur. Zabini par contre alla l'accompagner pour le petit déjeuner.

- Elle est douée à ce point la petite Granger ? demanda blaise.

- De quoi tu parles ? demanda Drago.

- A d'autre !

- Je ne parlerais pas de ça, c'est privé, prévint-il.

- Mais tu ne nies rien ?

- Je ne confirme rien non plus. D'ailleurs, ne l'appelle pas « la petite Granger », c'est ridicule !

Zabini secoua la tête mais ne fit aucun commentaire. Quand il la vit arriver, il se retourna vers son ami et ne put que remarquer le sourire qu'il lança à la jeune Gryffondor, sourire auquel elle répondit sans réserve.

- Si tu ne veux pas que tout Poudlard soit au courant, tâche au moins d'être discret, le réprimanda Blaise mais avec amusement.

Drago regarda autour de lui, personne ne semblait avoir remarqué l'échange de sourire.

- Il n'y a personne.

- Oui, mais tu viens de vérifier, ça pourrait ne pas être le cas la prochaine fois.

Il avait raison, si les autres s'en rendaient compte, ça ne serait pas sans répercussions. Déjà, tout Poudlard ne comprendrait pas Hermione, ils s'en prendraient peut-être à elle et les Serpentard, non seulement ils mèneraient la vie dure à Hermione mais aussi à lui-même.

Lorsqu'il eut terminé son petit-déjeuner, il abandonna Zabini après avoir pris une plume, de l'encre et un parchemin et monta à la volière, il venait d'avoir une idée. Il griffonna quelques mots et attacha le parchemin à la patte de son hibou et le lâcha à l'extérieur, le voyage ne le fatiguerait pas en tout cas, pensa-t-il en souriant.

Hermione était seule à la bibliothèque pour commencer la rédaction de sa dissertation lorsqu'une chouette vint se poser devant elle sous le regard désapprobateur de Madame Pince, Hermione haussa les épaules pour signifier qu'elle n'y était pour rien si des gens lui écrivaient. Elle déroula le parchemin et remarqua que la chouette attendait une réponse puisqu'elle ne partait pas. Elle lut les quelques mots.

« Salut Granger,

Bien dormi ? Moi à merveille.

Tu fais quoi là tout de suite ? J'ai des idées qui pourraient te plaire et certaine te ferait même rougir.

D. Malefoy »

Elle ne put empêcher un gloussement stupide de lui échapper, heureusement, personne n'était là pour s'en rendre compte à part Madame Pince, mais elle était tellement occupée à regarder la chouette d'un œil noir qu'elle n'y fit pas attention. Hermione prit sa plume et se mit à rédiger sa réponse.

« Salut Malefoy,

Oui, j'ai bien dormi merci.

Là je suis à la bibliothèque, un endroit où tes idées seraient difficilement réalisables, pervers !

H. Granger »

Lorsque Malefoy reçut la réponse, il ne put s'empêcher de sourire, elle le mettait au défi ? Elle n'aurait jamais dû !

Lorsqu'elle le vit entrer dans la bibliothèque et s'asseoir à côté d'elle, elle ne put s'empêcher de sourire.

- Salut, dit-elle.

- Salut.

Il regarda ce qu'elle était en train de faire.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Quelqu'un pourrait nous voir !

- Non Granger, les gens normaux profitent du froid dans le parc ou de la chaleur dans les salles communes. Puis personne ne vient jamais à la bibliothèque le dimanche matin, ils attendent plutôt le dernier moment pour s'occuper de leurs devoirs.

Il n'avait pas tort. Il se pencha un peu plus d'elle pour mieux voir son parchemin ou du moins, c'est ce qu'elle croyait. Mais lorsqu'il posa une main sur sa cuisse et se mit à la caresser, elle comprit que le parchemin ne l'intéressait pas le moins du monde. Elle se retourna vers lui et le regarda.

- Qu'est-ce que tu fais ? s'offusqua-t-elle en chuchotant.

- Je te montre que mes idées ne sont pas irréalisables ici, répondit-il simplement.

Il la provoquait, elle le savait, elle essaya d'enlever sa main, mais il revenait à la charge. Il fallait qu'elle se montre insensible, ce qui s'avérait très difficile puisqu'il montait de plus en plus.

- Malefoy, s'il te plaît, arrête.

- Ce n'est pas ce que tu disais hier soir, lui chuchota-t-il.

- Oui, mais hier soir nous n'étions pas en plein milieu de la bibliothèque, fit-elle remarquer.

- Je ne suis pas fou, personne ne peut voir ma main en dessous, il suffit que tu saches te tenir et personne ne se rendra compte de ce qui se passe, expliqua-t-il.

Oui, il la défiait et elle savait qu'elle n'avait aucune chance de gagner, parce qu'elle sentait déjà le désir affluait dans tout son corps.

- Et si je ne sais pas me tenir ?

- Tu te lèves et nous allons ailleurs, répondit-il simplement en souriant.

Elle n'ajouta rien et essaya de reporter son attention sur sa dissertation. Malefoy fut content qu'elle entre dans son petit jeu, elle semblait même s'en amuser.

Il continua de caresser sa cuisse puis remonta doucement. Il fut heureux qu'elle n'ait pas enfilé de collant, ça aurait rendu sa tâche plus difficile ou pas, il l'aurait fait disparaître, simplement. Il remonta jusqu'à sa culotte et la sentit frémir. Il jeta un coup d'œil à Madame Pince, mais il la vit plongée dans un livre, elle ne leur portait plus d'attention.

Il glissa un doigt à l'intérieur et caressa doucement son intimité, un petit bruit s'échappa d'Hermione mais elle le transforma en raclement de gorge presque convaincant.

- Chut, lui intima Drago.

- Ça t'amuse ! s'exclama-t-elle tout en chuchotant.

Elle était rouge, elle avait chaud et vu qu'il était proche, il pouvait entendre son cœur battre à toute vitesse et sa respiration se faire haletante.

- Oui, beaucoup, répondit-il.

Il choisit ce moment pour insérer un doigt en elle, il le retira puis le réinséra un moment jusqu'à ce qu'elle se lève et attrape ses affaires, Drago la suivit, très content de lui.

- Où… Commença-t-elle.

Ils ne pouvaient pas faire ça dans la salle de bain des préfets, un dimanche en pleine journée.

- Suis-moi.

Il passa devant, elle le suivit mais pas de trop près au cas où ils croiseraient du monde. Elle ne savait pas où il comptait la mener mais elle l'aurait suivi les yeux fermés. Drago monta au septième étage, il espérait que la salle fonctionne encore, il avait beaucoup pensé à la question mais il n'était jamais venu vérifier. En toute logique, la salle où les objets étaient entreposés avait dû être carbonisée, de même que tous ce qu'il y avait dedans mais la salle en elle-même devait continuer à fonctionner. Il pensa à une bibliothèque où seul lui et Hermione pourrait entrer et passa trois fois devant. Il s'aperçut avec satisfaction que la porte était apparu, il ouvrit et fit un signe à Hermione d'entrer.

Elle passa devant lui et ouvrit la bouche en grand. Elle se trouvait dans une petite bibliothèque, avec plein de livres, un grand bureau et au fond de la pièce se trouvait un sofa rouge, un tapis immense noir et une cheminée dans lequel un feu ronronnait. Elle se tourna vers Malefoy.

- Pourquoi une bibliothèque ? demanda-t-elle sans réussir à cacher son ébahissement.

- Je ne veux pas être responsable de la chute des notes d'Hermione Granger. Au moins ici, on peut réviser et faire autre chose, dit-il en haussant les épaules.

Elle laissa tomber ses affaires et s'approcha de lui, elle passa une main dans ses cheveux et l'embrassa.

- En parlant d'autre chose… commença-t-elle.

Il ne la laissa pas terminer, il la prit dans ses bras et la déposa sur le canapé, et commença à la déshabiller, reprenant un peu là où il s'était arrêté.