Réponse à scpotter : Oui, elle se lâche et contente que tu ais apprécié parce que je me suis rendu compte en écrivant ce genre de passage que c'était les plus difficile ! Je ne savais si c'était bien ou trop détaillé, enfin, j'avais peur de dépasser les limites !


Chapitre 17 : Et après

Hermione et Drago étaient sur le sofa. Tout contre lui, elle s'occupait à tracer des cercles avec son doigt sur le torse du jeune Serpentard. Il avait l'impression qu'elle traçait des roues de feu sur son corps et ça lui plaisait, il aurait aimé que la journée ne s'achève jamais. Lui avait une main qui caressait son dos et l'autre qui tenait son bras.

- Je devrais me lever et aller travailler, dit-elle sans bouger.

- Tu devrais, d'ailleurs moi aussi j'ai du travail !

Ce fut le signal, à peine elle pensa qu'elle aurait aimé qu'il y ait une salle de bain, que celle-ci apparut. Elle se lava rapidement puis ressortit, elle se demanda où était passé Drago mais il lui avait laissé un mot.

« Je suis allé chercher de quoi manger, je reviens. »

Elle sourit, il était vraiment attentionné, elle ne l'aurait jamais cru. Elle se mit sur le bureau et recommença sa dissertation là où elle l'avait laissé quand Drago l'avait si bien interrompu.

Lorsqu'il revint avec un plateau rempli de sandwich et de tarte, elle se rendit compte qu'elle était affamée !

Il déposa le tout sur la table basse qui était apparu comme par magie et tous les deux s'assirent par terre, le dos appuyé au sofa. Elle l'embrassa brièvement pour le remercier puis prit un sandwich. Ce simple geste suffit à troubler Malefoy.

Il sortit de sa poche une bouteille de jus de citrouille et deux petites bouteilles de bièraubeurre. Elle en prit une et commença à boire.

- Je ne t'ai pas demandé comment Harry avait réagi quand tu lui avais parlé de moi ? demanda Drago tout en mangeant.

- Il ne m'a pas jugé, il a même dit que si j'étais bien, alors, ça lui suffisait.

- Ça n'a pas dû être facile, il me déteste !

- Tu te donnes trop d'importance, Harry ne t'aime pas, mais il ne te déteste plus.

- Qu'est-ce que tu en sais ?

- Je suis sa meilleure amie, il me parle. Le jour où j'ai vu que tu étais devenu préfet-en-chef, je t'avoue avoir été surprise et Harry a en quelque sorte défendu ta cause. À défaut de t'apprécier, il sait au moins que tu n'es pas foncièrement mauvais. C'est un peu grâce à lui que j'ai été apte à remarquer ton changement

Il médita sur ce que la jeune fille venait de lui apprendre, Potter l'avait défendu. Jamais il n'aurait pensé devoir quelque chose de plus à Saint Potter. Il lui avait déjà sauvé la vie le jour de la bataille, il lui devait sa liberté mais maintenant, il lui devait le fait que Granger se soit intéressé à lui. Il n'aimait pas ça, mais alors pas du tout !

- Qu'est-ce que tu vas faire pendant les vacances ? demanda-t-il pour changer de sujet et de pensées.

- Je rentre chez mes parents. J'ai aussi été invité chez les Weasley mais je n'ai pas trop envie d'y aller, j'irais peut-être les saluer le temps d'une journée. Et toi ? demanda-t-elle.

- Ma mère a insisté pour que je rentre aussi, du coup je vais passer deux semaines à la maison.

- Tu iras voir ton père ? demanda-t-elle doucement sachant que le sujet était sensible.

- Je pense que je ne vais pas trop avoir le choix.

- Ça a l'air de ne pas te faire plaisir, devina Hermione.

- Je ne sais pas, tout ce que j'admirais chez lui, c'est ce qui la conduit en prison et ce que je m'efforce de ne plus être aujourd'hui. Il voudra certainement que je le plaigne, que je sois révolté à l'idée qu'il soit emprisonné mais je n'y arriverais pas, parce que je pense qu'il a sa place là où il est. Il ne mérite pas mieux.

- Là c'est ta conscience qui parle et c'est très bien, mais il est ton père, tu ne préférerais qu'il soit libre ?

- Je ne sais pas, avec ma mère ils ont passé mon enfance à me bourrer le crâne de leurs idéaux, ils m'ont tellement élevé dans l'idée que tout m'était dû grâce à la « soi-disant » pureté de mon sang que j'ai du mal à ne pas leur en vouloir, à l'un comme à l'autre.

- J'avoue que ça doit être compliqué mais tu n'es pas obligé de leur confier le fond de ta pensée, conseilla Hermione.

Il ne valait mieux pas, en effet pensa Malefoy. Ils arrêtèrent de parler et après avoir renvoyé les plats à la cuisine, ils se mirent à travailler chacun à leurs devoirs. Lorsque Hermione eut fini, elle posa sa tête sur son bras, accoudé au bureau, et regarda Malefoy qui travaillait en face d'elle.

Il était beau avec son petit air concentré et ses cheveux blonds masquant un peu son front par endroits. Elle imagina sa main jouée avec, puis elle s'imagina en train de lui caresser le torse et son esprit dériva de plus en plus, sans cesser de le regarder. Drago se mit à sourire en sentant le regard de la sorcière sur lui.

- Tu me fixes Granger, c'est flippant ! rigola-t-il sans lever les yeux.

- Comment le sais-tu ? Tu n'as pas levé les yeux de ton parchemin.

- Je n'entends plus ta plume et j'entends ton cœur s'accélérer, j'en tire donc des conclusions. Et après, c'est moi le pervers ? railla-t-il.

- Un chien regarde bien une saucisse pourquoi je ne regarderais pas une andouille ? demanda-t-elle en pouffant de rire.

- Je n'ai absolument rien compris !

- C'est une expression moldue. Le mot andouille peut faire référence aux andouillettes, des sortes de saucisses mais andouille, c'est aussi une insulte moldue qui veut dire idiot, expliqua-t-elle.

- En somme, tu viens de me traiter d'idiot ? demanda-t-il le sourire aux lèvres toujours les yeux fixés sur son parchemin.

- En somme, oui c'est ça, confirma-t-elle.

Il termina d'écrire puis mit un point final sur son parchemin avant de tout ranger dans son sac, puis il s'approcha doucement d'Hermione et au dernier moment il se jeta sur elle et la prit en poids. Elle essaya de se débattre mais c'était peine perdue.

- Qu'est-ce que tu fais ? s'écria-t-elle.

- Je vais te montrer ce qu'il en coûte de traiter Drago Malefoy de saucisse.

- Non, d'andouille et si Drago Malefoy ne lâche pas tout de suite Hermione Granger, il va le regretter, prévint-elle rieuse.

Il s'arrêta devant la grande baignoire qui était dans la salle de bain qu'Hermione avait fait apparaître.

- Drago Malefoy prend le risque, rigola-t-il déposant Hermione dedans et en lui ouvrant l'eau froide dessus.

Elle hurla puis tira sur Drago qui tomba dedans également. Ils rirent aux éclats, jusqu'à ce que la jeune femme commence à claquer des dents. Il enclencha alors l'eau chaude et commença à la déshabiller, il jeta les vêtements trempés dans la salle de bain puis ôta les siens. Il s'adossa alors contre la baignoire et attira Granger à lui. Maintenant que l'eau se réchauffait, elle se sentait mieux, puis aussi parce qu'elle se sentait bien contre lui.

Il enclencha quelques robinets de savon et elle posa sa tête contre son cou tandis qu'il l'enlaçait de ses bras.

- Qu'est-ce qu'il va se passer ? demanda-t-elle.

- Comment ça ?

- On va continuer à se cacher ?

- Je pense que c'est le mieux, répondit-il tout en massant la tête de la Gryffondor.

- Est-ce que tu as honte de moi ?

Malefoy cessa son massage et s'arrangea pour qu'elle puisse le regarder dans les yeux.

- Non, je n'ai pas honte de toi. Si l'un de nous deux devrait avoir honte de sortir avec l'autre, ce serait toi.

- Mais je n'ai pas honte, assura-t-elle.

- Je le sais, avoua-t-il en lui donnant un sourire.

Elle se laissa de nouveau aller contre lui et il reprit son massage crânien.

- Ce n'est pas une question de honte mais de bon sens. Les Serpentard ne comprendraient pas et comme tu le sais, ils ne font pas dans la dentelle. Ils pourraient te faire du mal et je ne prendrais pas ce risque.

- Et après Poudlard, qu'est-ce qu'il se passera ? demanda-t-elle.

Il la sentait tendue, lui aussi était anxieux à ce sujet et il n'avait pas encore de réponse.

- Honnêtement, je ne sais pas, on verra plus tard.

- Oui, tu as raison, on est bien maintenant, c'est suffisant, décréta la sorcière.

Il la retourna pour qu'elle soit face à lui.

- Je suis plus que bien, dit-il en l'embrassant.

Elle le regarda, caressant son visage, il ne savait pas ce qu'elle voyait mais qu'est-ce qu'il se sentait beau et important quand elle le regardait ainsi ! Il l'attira à lui et l'embrassa de nouveau mais cette fois, elle devina clairement ce qui allait se passer et elle en avait envie autant que lui.