Réponse à scpotter : Merci ;)


Chapitre 18 : Discussion entre filles

Harry et Ginny étaient tout le temps fourré ensemble, Hermione avait du mal à isoler la jeune femme de façon discrète. Elle n'avait donc pas d'autres choix que de lui demander devant Harry.

- Ginny, je pourrais te parler ? demanda-t-elle.

La rouquine était assise à côté d'Harry, plongée dans la lecture d'un de ses parchemins de cours.

- Oui, bien sûr.

Harry se leva et partit s'asseoir avec Dean, Seamus et Neville qui étaient plus loin. Hermione prit place en face de Ginny.

- Tu vas enfin me parler de Malefoy ? demanda la rouquine, amusée.

- Comment… Harry te l'a dit ?

Elle avait beau avoir envie de se confier à Ginny, ça aurait pu ne pas être le cas. Harry n'aurait pas dû lui en parler sans son accord !

- Non, je ne savais même pas qu'il était au courant !

- Comment l'as-tu su alors ?

- Je n'en étais pas sûr mais j'ai juste remarqué les sourires que vous échangiez et tu viens de me confirmer que j'avais vu juste ! rigola Ginny.

- Tu ne m'en veux pas ? s'étonna Hermione.

- Non, tu es grande, tu fais ce que tu veux ! Je ne te dirais pas que ça ne m'a pas semblé étrange quand j'ai commencé à soupçonner ce qui se passait mais si tu vas bien, alors tout va bien !

- Merci !

Hermione remercia le ciel d'avoir des amis aussi géniaux que ces deux-là.

- Tu voulais me parler de quelque chose en particulier, devina Ginny.

- Oui, tu sais, des discussions de filles que je ne peux pas avoir avec Harry.

Ginny se rapprocha d'Hermione et écouta ce qu'elle avait à lui dire. La préfète en chef parla de ce qu'elle ressentait près de lui. De ce qu'elle avait ressenti après leur première fois mais elle était un peu gênée, car il s'agissait de la sœur de Ron. Cette dernière sembla s'apercevoir de la gêne de son amie.

- Tu peux tout me dire, Ron t'a abandonné et toi, tu refais ta vie. Je suis heureuse que tu l'aies complètement oublié et encore plus heureuse que ton nouveau petit ami te comble sexuel…

- Oui, oui, merci ! s'exclama Hermione en devenant toute rouge.

- Ce que tu peux être coincée ! rigola Ginny.

Elles rigolèrent puis parlèrent encore un peu de tout et de rien avant de faire signe à Harry pour qu'il sache qu'il pouvait revenir. Lors de sa ronde, elle avoua à Drago avoir parlé d'eux à Ginny.

- Je croyais qu'il n'y avait qu'à Potter que tu te confiais ?

- Non, il y a des choses que je ne peux pas confier à mon meilleur ami. C'est un homme et des fois, c'est mieux de se confier à une femme… si tu vois ce que je veux dire !

Il sourit, au moins Potter ne serait pas au courant de sa vie sexuelle, ce qui était plutôt une bonne chose, pensa Malefoy.

- Elle ne t'a pas conseillé d'arrêter ? demanda le blond en essayant de paraître indifférent.

- Non, elle m'a demandé si j'étais bien, ça lui suffit.

- Tu es bien ?

- Non.

Sa réponse lui fit comme un coup de poignard en plein cœur, elle sembla remarquer le changement chez Drago car elle enchaîna.

- Là en ce moment, je ne me sens pas bien, parce que j'aimerais te toucher, avoua-t-elle en rougissant.

Il fut soulagé et après avoir vérifié qu'il n'y avait personne dans le couloir, il attira Hermione dans la première salle de classe ouverte qu'il trouva. Il la plaqua contre le mur et l'embrassa en lui caressant le visage, elle en fit autant, puis il s'éloigna, caressa une dernière fois son visage et ressortit de la salle pour continuer la ronde.

- Ça va mieux ? demanda-t-il lorsqu'elle le rejoignit.

- Oui, oui, répondit-elle en soupirant comme si elle avait chaud.

Ils continuèrent la ronde et à la fin, ils ne purent s'empêcher de retourner dans la salle sur demande. Cette fois, ce fut sur le tapis et après s'être remis dans une tenue décente, ils appuyèrent leurs dos sur le sofa en regardant le feu puis Malefoy eut une idée. Un appareil photo apparut et il s'en empara, faisant des photos d'eux deux.

- Mais j'ai les cheveux en bataille ! se plaignit Hermione.

- Tu es magnifique, maintenant souris, ordonna-t-il.

Il venait de dire qu'elle était magnifique, dans tous les cas, elle ne pouvait faire que sourire devant ce compliment. Il l'enlaça d'un bras et prit une photo d'eux ainsi puis une photo pendant qu'il déposait un baiser sur sa joue et inversement.

- Voilà, content Monsieur le photographe ? demanda-t-elle.

- Oui Madame le modèle.

- Tu vas me manquer pendant les vacances, avoua-t-elle.

- Toi aussi Princesse, répondit-il avant de l'embrasser.

Princesse, c'était la première fois qu'il l'appelait avec ce genre de surnom, elle en était toute retournée, Elle se trouvait vraiment pathétique lorsqu'elle remarquait à quel point elle pouvait être fleur bleue avec lui !

- Drago…

C'était la deuxième fois qu'elle l'appelait par son prénom et ça lui plaisait beaucoup, lui aussi se trouvait pathétique par moments ! Elle s'interrompit en voyant ce sourire magnifique sur le visage du blond.

- Désolé, c'est quand tu prononces mon prénom, ça me fait un de ces effets ! s'exclama-t-il en rigolant.

Elle pouffa avant de reprendre.

- Drago… Tu vas voir ta voisine pendant les vacances ?

- Petite crétine, elle n'existe pas ! Enfin, j'ai bien des voisins mais je ne les connais pas. C'était de toi que je parlais, depuis le début, expliqua-t-il.

Elle sourit, soulagé.

- Petite crétine ! s'exclama-t-elle en percutant ce détail.

- Tu es censée être très intelligente et tu te laisses avoir avec cette histoire !

- Je suis très intelligente, confirma-t-elle.

- Maintenant, j'ai des doutes, la taquina-t-il.

Elle l'embrassa puis se leva, il fallait qu'elle rentre.

- Bonne nuit Malefoy.

- Bonne nuit Granger.

Drago, lui ne rentra pas dans l'immédiat, il développa les photos et grâce au sortilège adéquat, il les rendit animés. Il sourit en voyant l'Hermione de la photo rougir de plaisir après qu'il ait déposé un baiser sur sa joue. Il les rangea dans son sac après les avoir ensorcelés pour que seul lui puisse les voir, les autres verraient seulement une photo vide.

Lorsqu'il arriva dans sa salle commune, il eut la mauvaise surprise de voir que Parkinson ne dormait pas.

- Où tu étais ? demanda-t-elle suspicieuse.

- Je ne pense pas que ça te regarde, rigola-t-il.

Elle se leva comme pour s'énerver mais elle se calma et le regarda, comme si elle réfléchissait à quoi faire. Elle s'approcha doucement, se mit sur la pointe des pieds.

Comprenant ce qu'elle comptait faire il la repoussa. Elle le regarda avec colère, en se retrouvant proche de lui, elle avait senti un parfum, un parfum de fille.

Elle savait qu'il n'y avait rien entre eux, elle savait aussi qu'il couchait à droite ou à gauche quand il lui en prenait l'envie mais jamais il ne l'avait repoussé pour autant.

Ce pouvait-il qu'il sorte vraiment avec quelqu'un ? Elle avait toujours pensé qu'il n'était pas du genre à s'engager. Mais peut-être qu'il n'avait jamais voulu s'engager avec elle. Savoir qu'il était peut-être amoureux la rendait folle de jalousie.

- Qui est-ce ? demanda-t-elle.

- De quoi tu parles ?

- Je sens une odeur de fille sur toi et tu refuses de coucher avec moi !

- Et alors, tu ne peux pas te dire que je n'ai pas envie de toi ?

- Oui, je peux me le dire mais tu es… différent ces temps-ci. Est-ce que tu sors avec quelqu'un ? insista-t-elle.

- Je ne pense pas que ça te regarde !

- Qui c'est ? s'énerva-t-elle.

- Je ne sors avec personne et calme toi, tu es pathétique !

Il la laissa là et monta se coucher. Il regarda une dernière fois les photos de lui et d'Hermione, il faudrait qu'il fasse attention, Parkinson allait peut-être essayer de le suivre.