Réponse à scpotter : Merci, pour Pansy, on est tranquille, voilà les vacances de noël !
Chapitre 19 : Retour à Londres
Le temps était passé à toute vitesse. Drago et Hermione avaient passé ce laps de temps à se rejoindre dans des salles vides, entre deux cours, pour échanger un simple baiser et à se rejoindre dans leur bibliothèque. Mais aujourd'hui ils étaient en route pour rentrer chez eux. Ses parents l'attendraient à Londres.
Dans le wagon des préfets, il ne restait plus qu'eux deux, grâce à Zabini qui avait forcé Parkinson à le suivre pour faire une ronde. Malefoy s'approcha et posa une main sur la joue de la jeune sorcière.
- Je…
Non, il ne pouvait pas dire ça, il ne devait pas lui dire ça !
- Tu vas me manquer Princesse, dit-il à la place.
Elle se jeta dans ses bras.
- Toi aussi, chuchota-t-elle.
Pourquoi avait-elle envie de pleurer ? Par Merlin, elle devenait vraiment sentimentale ! Entre ça et le fait que dans sa valise se trouvait les trois photos que Malefoy avaient faite, elle ne se reconnaissait plus.
Il l'embrassa.
- A la rentrée, dit-elle.
- A la rentrée, répondit-il.
Elle sortit du compartiment et rejoignit ses amis, lui resta où il était. Zabini revint dans le compartiment une heure après, il ferma et insonorisa le compartiment avant de parler.
- Ne fais pas cette tête, tu la reverras ta Granger !
- Ce n'est pas « ma » Granger ! Et si Weasmoche rentrait pour les vacances ? demanda-t-il malgré lui.
- Si elle a un minimum d'amour-propre, ça ne fera pas de différence qu'il rentre ou qu'il reste là où il est. De plus elle est avec toi, je pense que tu devrais lui faire un peu plus confiance ! répondit Blaise.
- Elle était amoureuse de lui, rappela Drago.
- Mais c'est avec toi qu'elle couche et qu'elle passe le plus clair de son temps, de plus, je pense qu'elle tient beaucoup à toi.
- Parce qu'elle ne trouve pas mieux !
- Tu dis d'elle qu'elle est obtuse mais tu l'es tout autant !
- Quoi ?!
- Elle passe ses journées avec toi, elle est triste parce qu'elle ne va pas te voir pendant deux semaines. Je pense que ton problème, c'est que tu te concentres trop sur avant et que du coup, tu ne veux pas voir l'évidence, elle est folle de toi !
- Et je devrais te croire sur parole parce que tu es un expert en la matière ? demanda Malefoy avec ironie.
- Non, tu es censé me croire sur parole parce que je vois davantage de choses que toi et j'en comprends davantage aussi, puisque moi, je ne suis pas amoureux d'elle et que je l'observe.
Malefoy n'ajouta rien, oui, Hermione avait montré qu'elle aimait être avec lui. Mais si le fait de ne plus le voir toute la journée lui faisait voir qu'elle pouvait se passer de lui ?
Il pensa à ça tout le reste du trajet et lorsque le train arriva, il vit Hermione se jeter dans les bras de ses parents. Ils la serrèrent contre eux, heureux de retrouver leur fille.
Cette image le toucha, il n'avait jamais pu faire ça avec les siens. Non, son père l'aurait vertement sermonné en lui disant qu'un Malefoy se conduisait avec plus de décences et de retenue. Pourtant, Hermione en restait décente, elle aimait simplement ses parents et ils en faisaient autant. Une famille simple avec des principes simples.
Hermione était tellement heureuse de retrouver ses parents qu'elle se jeta dans leurs bras. Elle sentit un regard sur elle, elle regarda par-dessus l'épaule de sa mère et vit Drago qui la regardait. Elle lui sourit et lui aussi mais quelque chose lui fit mal, il y avait de la tristesse dans ce sourire. Autre chose que la tristesse de ne plus la voir pendant 15 jours, une tristesse plus profonde.
Hermione avait envie d'aller lui demander ce qu'il y avait, de l'embrasser, de lui remonter le moral mais avec tous les élèves présents dans la gare, sans parler des Weasley et de ses propres parents, elle ne pouvait rien faire. Elle le vit disparaitre, probablement sorti du quai.
Après avoir promis à Madame Weasley d'aller passer la journée du 25 décembre au terrier, elle partit en compagnie de ses parents. Une fois chez elle, elle alla déposer sa valise dans sa chambre et redescendit.
- Alors, comment ça va à l'école ? demanda sa mère.
- Bien, je fais beaucoup de révisions mais j'arrive à me maintenir.
- Bien sûr que tu y arrives ! s'exclama son père en lui ébouriffant les cheveux avec fierté.
Elle sourit.
- Je t'avoue qu'au début de l'année, on s'inquiétait pour toi, dit sa mère.
- Pourquoi ?
- Tu n'allais pas bien, et ça se remarquait rien qu'à tes lettres ! Elles étaient brèves et sans réelles informations, bien différentes de celle de d'habitude, expliqua sa mère.
- Puis après, tu as recommencé à nous écrire comme avant, ça nous a beaucoup rassuré, continua son père.
- Oui, le début d'année a été un peu difficile, mais maintenant, je vais très bien, avoua-t-elle sans rentrer dans les détails.
- Alors tant mieux ! déclara Monsieur Granger.
- Et vous, le travail ? demanda-t-elle pour orienter le sujet ailleurs.
- Nous en avons eu beaucoup, vu que nous avions presque un an d'absence ! s'exclama Madame Granger.
Hermione ne put s'empêcher de baisser la tête, coupable.
- Je suis désolé.
- Non ! Tu voulais nous protéger et ça a marché, nous sommes vivants et toi aussi. C'est tout ce qui compte. Certes, tu aurais pu ne jamais revenir et nous n'aurions même pas pu t'en vouloir puisqu'on ne se souvenait de rien mais on te comprend. Tu as sauvé le monde ma petite fille ! s'exclama son père, plein de fierté encore une fois.
- J'ai aidé à sauver le monde, c'était surtout pour aider Harry.
- Oui, vous êtes une équipe, de vrais amis, c'est si rare ! s'exclama l'homme.
- Tout ça pour dire, qu'il ne faut plus que tu culpabilise plus à ce propos. Tu nous as rendus la mémoire et nous gardons les souvenirs de nos super-vacances. Puis tu vas bien, alors, tout va bien, conclut Madame Granger.
Elle déposa un baiser à chacun de ses parents puis monta dans sa chambre. Elle n'avait quitté Malefoy que depuis deux heures et elle ressentait déjà le besoin de lui écrire mais comment pouvait-elle le faire puisqu'elle n'avait pas de hibou !
Elle ne pouvait pas lui envoyer de patronus puisqu'elle ne savait pas s'il serait seul ou non, lors de son arrivée. Elle redescendit dans le salon.
- Papa, Maman, j'ai une course à faire sur le chemin de traverse. Vous voulez m'accompagner ?
- Non ma chérie, mais prend donc l'enveloppe qu'il y a sur le sapin, c'est ton cadeau de Noël, nous ne savions pas quoi t'offrir, tu n'auras qu'à te choisir quelque chose là-bas, proposa Madame Granger.
- Merci papa, merci maman.
Elle les embrassa avant de sortir, elle se rendit jusqu'à un coin désert et transplana sur le chemin de traverse.
Elle fut heureuse de le découvrir comme avant l'ascension de Voldemort, plein de vie, les gens regardant les vitrines à la recherche d'un cadeau de Noël pour leurs proches.
La rue était décorée pour l'occasion, la neige tombait, tout était parfait en dehors des affiches montrant les mangemorts toujours en fuite. Les affiches n'étaient plus sur les vitrines comme à une époque mais sur les murs, elles étaient visibles mais discrètes pour ne pas faire peur.
Hermione se rendit d'abord chez Gringotts pour transformer l'argent moldu que ses parents lui avaient offert mais aussi celui qu'elle avait retiré avec la carte bleue de son propre compte. Une fois fait, elle commença à se promener dans la rue commerçante.
Elle était décidée à trouver tous les cadeaux de Noël. A la base, elle ne venait que pour s'acheter une chouette mais il fallait qu'elle s'occupe aussi de ça !
