Bonjour à tous, nouveau chapitre ! Le temps dans la fiction concorde avec le temps actuel, on approche de noël !

Réponse à scpotter : Merci ;)


Chapitre 20 : Miroir, miroir

Elle trouva vite le cadeau pour Harry et Ginny chez Fleury et Bott. Pour Harry, deux livres, un sur les Aurors célèbres et un sur des conseils pour les apprentis Aurors. Pour Ginny un livre sur les joueuses de Quidditch célèbres.

Elle prit aussi un livre sur les objets moldus et leurs utilités pour Monsieur Weasley et un livre sur Célestina Moldubec pour Madame Weasley. Elle leur offrirait le jour de Noël. Pour ses parents, elle allait offrir une photo façon sorcier de tous les trois ensembles, ils allaient aimer.

Elle se dit qu'il ne manquait plus que sa propre chouette, qui serait le cadeau de ses parents pour elle mais Hermione sentit qu'il manquait quelque chose.

Elle n'avait rien pris pour Malefoy. Mais que pouvait-elle offrir à un garçon qui avait probablement tout ? Pas un livre en tout cas, il la taquinerait sur le sujet, c'est sûr !

Elle commença alors à faire le tour des magasins, et s'arrêta dire bonjour à George dans sa boutique.

- Salut Hermione, content de te voir.

- Moi aussi, dit-elle en l'enlaçant.

- J'ai appris que tu passerais Noël avec nous ?

- Oui, je viendrais le 25.

- J'essaierais d'être là, mais la boutique me prend beaucoup de temps depuis qu'il n'y a plus…

Il détourna la tête et Hermione posa sa main sur son épaule. Le fait d'avoir quasiment fait une dépression à cause d'une rupture la rendait dingue quand elle voyait que George s'accrochait après la mort de son jumeau.

- Tu t'en sors bien en tout cas, dit-elle en voyant la boutique pleine de monde.

- Je fais de mon mieux, répondit-il en souriant.

Il souffla un bon coup puis reporta son attention sur la sorcière.

- Tu cherchais quelque chose ?

- Oui, mais je ne sais pas vraiment quoi.

- C'est pour qui ?

Elle savait que ce n'était pas de la curiosité mal placée et elle savait aussi qu'elle pouvait le lui dire. Elle ne devait pas en parler à n'importe qui mais aux gens à qui elle faisait confiance, ça ne posait pas de problème. Toutefois, George aurait du mal à comprendre le fait qu'elle sorte avec Malefoy.

- Drago Malefoy.

George la regarda, attendant qu'elle lui annonce qu'il s'agissait d'une blague, quand il se rendit compte que ça n'en était pas une, il pinça les lèvres.

- Tu sors avec lui ?

- Oui mais George, je t'assure qu'il n'est plus le même. J'étais l'une des premières à le détester donc si j'en suis à sortir avec lui, c'est qu'il a vraiment changé.

Il la regarda un instant puis retrouva une expression neutre.

- Je fais confiance à ton jugement mais fais attention tout de même. Je ne voudrais pas que tu souffres encore une fois.

- Je suis très bien avec lui et crois-moi, j'en suis la première surprise quand j'y pense !

- C'est très bien. De nos jours, être heureux, c'est une chance, alors ne laisses pas les gens qui ne l'aiment pas te gâcher ça.

Le regard de George s'assombrit, elle savait que ses pensées étaient tournées vers Fred, son jumeau lui manquait. Elle n'imaginait même pas ce qu'il devait endurer tous les jours en travaillant dans cette boutique qu'il avait fondée avec lui. Il se reprit et commença à regarder autour de lui, à la recherche de quelque chose qu'elle pourrait offrir à Drago.

- Je ne veux pas d'objet de farce et attrape, je sais que tu as étendu ton magasin à la vente d'objet plus sérieux, dit-elle pour l'aider.

- Ah, ça se précise, suis-moi, c'est dans l'autre partie du magasin.

Ils entrèrent dans la seconde partie, il y avait plein d'objets divers, des scrutoscopes, des décorations de Noël enchanté, mais le regard d'Hermione fut attiré par des petits miroirs.

- Ça, ce sont des… commença George.

- Des miroirs à double sens, termina Hermione.

- C'est ça.

Ils étaient différents de celui que Sirius avait offert à Harry. Il y en avait des petits, des plus grands, Hermione choisit un format qui pourrait facilement se dissimuler. Le modèle qu'elle choisit était encadré de fer forgé, ils étaient magnifiques.

- Bon choix, mais si tu lui offres ça, il risque de croire que tu es dingue de lui, fit remarquer George.

Elle eut un instant d'hésitation qui fit sourire George mais elle décida de prendre le risque. Son cadeau serait pratique pour le reste des vacances. Le rouquin emballa le tout et encaissa.

- Mais où est cette fichue plume ! s'exclama-t-il pour faire un reçu à Hermione.

- Laisse tomber, je suis sûr que si j'ai un problème, tu réussiras à te souvenir de mon passage, railla-t-elle.

- C'est une plaie, je suis toujours en train de la chercher !

- George, si ce que je t'ai dit pouvait rester entre nous, ça m'arrangerait.

- Personne n'est au courant pour toi et la fouine ?

- Drago ! Oui, Harry et Ginny, mais ne leur dit pas pour le miroir, ils me charrieraient !

- Promis.

Elle lui fit une bise puis sortit du magasin, heureuse de sa trouvaille. « Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus maligne ! » pensa-t-elle en souriant. Elle décida aussi d'offrir une plume à George, une très jolie plume ensorcelée pour revenir d'elle-même sur son socle au bout d'un certain temps sans qu'un sorcier la manipule. Ce cadeau ferait rire George, aucun doute là-dessus ! Elle prit ensuite un lot de friandises pour chacun des autres Weasley qui serait présent à Noël.

Elle termina enfin par le magasin de hibou et choisit une petite chouette marron aux reflets dorés, elle était magnifique et elle décida de l'appelait « Soleil », pourquoi ? Parce que vue le reflet de ses plumes, elle serait encore plus belle lorsque le soleil brillerait. Elle prit des friandises pour sa nouvelle chouette et pour Pattenrond puis repartit comme elle était venu.

Elle commença à montrer la chouette à ses parents et les remercia une fois de plus.

- Elle est trop jolie, comment tu l'as appelé ?

- Soleil.

Ils s'amusèrent avec la chouette puis Hermione leur montra le reste de ses achats, détaillant à chaque fois pour qui c'était et pourquoi elle avait choisi ça plutôt qu'autre chose.

- Et le miroir, c'est pour qui ? Et pourquoi il y en a deux ?

- Ce sont des miroirs à double sens. Il y a deux miroirs car ils permettent de communiquer entre eux, expliqua-t-elle en évitant soigneusement de dire à qui elle comptait offrir la deuxième partie.

- Et tu comptes offrir le second à qui ? demanda sa mère en souriant.

- A un ami, répondit évasivement Hermione.

- Et nous le connaissons cet ami ? demanda son père.

- De vue seulement, répondit Hermione en se souvenant qu'ils avaient croisé Malefoy chez Fleury et Bott avant sa deuxième année.

- Qui est-ce ? insista son père.

- Drago Malefoy, répondit Hermione.

- Malefoy… Tu n'arrêtais d'en parler à chaque vacance, tu disais qu'il était horrible et qu'il ne cessait de t'insulter ! s'exclama sa mère.

- Il a changé, c'est grâce à lui que je vais mieux, expliqua Hermione.

- Mais quand même ! C'était bien ce petit blond, dont le père s'était battu comme un chiffonnier avec Arthur ?

- Oui mais papa, il n'est pas comme son père, enfin, il ne l'est plus. Je te promets, est-ce que tu crois que j'aurais pu devenir ami avec lui s'il était toujours comme ça ?

- Non, bien sûr que non mais fais attention, tu veux ?

- Comme toujours !

- Tu l'aimes ? demanda sa mère.

Hermione devint toute rouge.

- Oui.

Elle avait répondu spontanément et la sincérité de son aveu la transperça, oui, elle l'aimait.

- Il est gentil avec toi ?

- Oui, il est adorable.

- Bon, alors c'est bien, approuva-t-elle.

- Quand est-ce que nous pourrons rencontrer ce jeune homme ? demanda son père.

- Papa !

- Quoi, il est normal que je veuille rencontrer le garçon qui sort avec ma fille !

- Nous n'en sommes pas là. Pour l'instant on ne se voit qu'en cachette.

- Pourquoi ?

- Parce que je préfère que ce soit comme ça pour l'instant. Je vous ai déjà parlé de la mauvaise entente entre Serpentard et Gryffondor, il a beau avoir changé, il fait toujours partie de la même maison.

- D'accord, céda son père.

Elle remonta avec ses achats et déposa tout sur son lit. Elle écrivit une lettre à Malefoy et l'accrocha au miroir qu'elle avait emballé en enlevant le second. Elle prit également un brin de lavande qu'elle avait ramassé en France lors de l'été, elle lui rendit sa fraicheur et l'accrocha également au paquet.

- Prête pour ton premier voyage Soleil ? demanda-t-elle à sa chouette qui voletait dans sa chambre.

Elle attacha le tout à la patte de sa chouette, et elle la regarda partir.