Réponse à scpotter : Merci, oui j'aime bien George, puis je ne pouvais pas décemment envoyer Hermione sur le chemin de traverse sans faire de rencontre avec lui ! ;)


Chapitre 21 : Surprise

Drago était dans la bibliothèque de son manoir, il cherchait le livre auquel il avait pensé pour le cadeau de Noël d'Hermione. Il le trouva enfin, la première édition de l'histoire de Poudlard, il savait qu'elle possédait déjà ce livre mais là, il s'agissait de la version après celle du manuscrit. En tant que mordu des bouquins, elle saurait apprécier ce cadeau. Il s'agissait de son livre, il lui venait de son grand-père paternel, il avait donc le droit d'en faire ce qu'il voulait.

Il prit le livre et repartit dans sa chambre pour l'emballer. Il descendit ensuite voir sa mère.

- Demain je me rends à la prison, tu m'accompagnes ? demanda-t-elle.

- Si tu veux, mais je ne viendrais pas tous les jours.

- Je n'y vais pas tous les jours.

- Non, ce que je veux dire c'est que je n'irais qu'une fois ou deux lors des vacances.

- Tu en veux à ton père ?

- Tu as vue par quoi on est passé à cause de lui ? Par quoi je suis passé ? Bien sûr que je lui en veux et tu devrais lui en vouloir aussi !

- Il était jeune quand il s'est enrôlé et j'étais d'accord avec ses idées, je l'ai soutenu dans ses choix.

- Tu avais tort !

- Je sais.

Il s'en voulut de s'être montré aussi dur envers sa mère. Il lui prit la main.

- Tu as toujours quelque chose contre les nés-moldus ? demanda-t-il sans pouvoir s'en empêcher.

- Non, je pense qu'ils sont comme nous mais je n'irais pas jusqu'à dire que je les aime. Je n'aimerai pas que tu épouses une sorcière issue de moldu, expliqua-t-elle en riant de l'absurdité de l'exemple.

Drago ne parvint pas à retenir une grimace qui n'échappa pas à sa mère.

- Tu sors avec une Sang-de-Bourbe ! devina-t-elle avec colère.

- Ça ne te regarde pas, puis je n'ai pas envie d'en parler !

Il se leva mais elle l'attrapa par le bras.

- Tu ne penses pas à notre réputation !

- Mais quelle réputation ! s'exclama Malefoy avec colère.

Il se dégagea de l'emprise de sa mère et la regarda avec fureur.

- Dis-moi, quelle réputation ? Nous avons été réduits à moins que rien par le seigneur des ténèbres. Nous n'avions déjà plus aucune crédibilité avant sa chute et maintenant, la seule réputation que nous avons c'est celle d'ancien mangemorts dans un monde où cela n'a rien à voir avec une bonne distinction ! Et je te signale que tu dois ta liberté à Harry Potter et à la née moldue avec laquelle je sors !

Là encore, il voulut se donner des gifles pour avoir révélé qu'il s'agissait d'Hermione.

- Hermione Granger ! Bon sang Drago, de toutes les Sang-de-Bourbe, tu as bien choisi la pire !

- Ne l'appelle pas comme ça !

Narcissa s'assit sur une chaise et regarda son fils.

- Tu es réellement amoureux d'elle ?

- Oui.

Il le savait, c'était la première fois qu'il l'avouait à quelqu'un mais c'était aussi la première fois qu'il se l'avouait à lui-même.

- Elle te rend heureux ?

- Oui.

- Alors je m'y ferais, j'essaierais.

Drago se calma et posa une main sur l'épaule de sa mère.

- Nous sortons ensemble en cachette pour le moment, ça n'a rien de sérieux.

- Mais tu aimerais que ça le devienne, devina-t-elle dépitée.

- Je ne sais pas.

- Demain, ne dis rien à ton père, lui ne le supportera pas c'est sûr.

- Entre nous, ça m'est bien égal qu'il approuve ou non mais je ne dirais rien.

Il remonta dans sa chambre, sa mère était au courant et il s'était attendu à une réaction plus virulente. Le soir, après le repas, il entendit quelque chose taper à sa fenêtre, il vit une chouette posée sur le rebord. Il ouvrit et la chouette se posa sur le montant de son lit. Il s'approcha et lui prit le paquet qu'elle portait. Il remarqua un brin de lavande et comprit que la lettre venait d'Hermione.

En fermant les yeux et en sentant la fleur, il pouvait s'imaginer en train de lui caresser les cheveux. Il prit la chouette et l'amena dans la cage ouverte de son propre hibou afin qu'elle se restaure et qu'elle se repose si elle en avait besoin. Puis il entreprit d'ouvrir la lettre.

« Malefoy,

Tu vas me trouver pathétique, je me trouve pathétique moi-même, mais à peine arrivée, j'ai ressenti le besoin de t'écrire. Encore plus pathétique, vu que je n'avais pas de hibou pour t'envoyer ma lettre, je suis allé en acheter une chouette et j'ai trouvé par la même occasion ton cadeau de Noël. Je t'autorise à l'ouvrir à l'avance, en espérant qu'il te plaira.

Tendrement,

Hermione. »

Il s'empressa d'ouvrir le paquet et trouva un miroir, il trouva ça un peu bizarre. Le trouvait-elle vaniteux au point de croire qu'il avait besoin d'un miroir portable ? Puis en le retournant, il trouva une petite note lui expliquant que c'était un miroir à double sens et comment s'en servir.

Il savait ce qu'était un miroir à double sens et il trouva tout de suite le cadeau d'Hermione moins bizarre.

- Hermione Granger, dit-il devant son miroir.

Il se voyait dans le miroir, mais soudain la vision changea, il voyait une étagère de livre et un lit, certainement la chambre de Granger. Il attendit puis au bout de dix minutes, il la vit arriver dans son champ de vision, elle allait se changer, sans prendre garde au miroir, il hésita un instant entre lui faire remarquer sa présence ou à ne rien dire, après tout, il l'avait déjà vu nue.

- Salut Granger, appela-t-il.

Elle sursauta et regarda autour d'elle avant de regarder le miroir et de sourire.

- Salut, dit-elle en remettant son haut en place.

- Ne t'interromps pas pour moi, je t'en prie, dit-il.

Elle leva les yeux au ciel et rigola.

- Je ne savais pas combien de temps mettrait Soleil à te faire parvenir mon paquet.

- Soleil ?

- Ma chouette, précisa-t-elle.

- Ah, elle est arrivée il y a moins d'une heure, là elle se repose.

- Merci.

- Merci à toi, j'adore ton cadeau, dit Drago.

- Tant mieux, moi aussi j'adore mon cadeau, ajouta-t-elle avec un sourire.

- Alors, cette première journée ?

- Super, ce matin j'ai discuté avec mes parents, cette après-midi j'ai fait les boutiques et ce soir, je te parle, alors tout va bien.

A croire qu'elle n'était heureuse que s'il faisait partie de sa journée, il n'y comprenait rien.

- Et toi ? demanda-t-elle.

- Je me suis un peu disputé avec ma mère.

- Oh, je suis désolé, à quel sujet ?

- A ton sujet, avoua-t-il.

- Tu ne lui as quand même pas révéler pour nous ?

- Je ne comptais pas le faire mais en discutant, elle m'a fait comprendre qu'elle n'aimerait pas me voir avec une…

- Sang-de-Bourbe, ajouta Hermione en voyant Malefoy avoir des difficultés à le dire lui-même.

- Née-moldue, rectifia-t-il.

Elle sourit devant la rectification, il n'employait plus ce mot, devant elle en tout cas.

- Oui et donc ? demanda-t-elle pour qu'il poursuive.

- Elle a remarqué à mon visage que je lui cachais quelque chose et elle a deviné. Elle a commencé par s'énerver et du coup…

- Tu t'es énervé aussi, devina Hermione.

- Oui et j'ai laissé échapper qu'il s'agissait de toi.

- Ça n'a pas dû lui plaire !

- Non, en effet, mais tu sais quoi ?

- Quoi ? demanda-t-elle.

- Je m'en moque ! J'ai vécu selon leurs règles jusqu'à récemment mais je ne suis vraiment heureux que depuis que je vis avec les miennes, alors qu'ils pensent ce qu'ils veulent.

- Vas-y quand même doucement avec ta mère, voir ton père en prison ne doit pas être facile pour elle.

- Bon, à part ça, tu vas offrir quoi à Weaslette et au balafré.

- A Ginny et Harry, rectifia-t-elle.

Elle montra tous les cadeaux qu'elle avait trouvés.

- Tu offres un cadeau à tous les Weasley ?

- Oui, ils m'accueillent chez eux depuis des années, c'est la moindre des choses que je pense à eux pour Noël ! D'ailleurs, je vais passer le 25 chez eux, donc…

- Ouais, bon Granger, je vais me coucher.

Décidément, ce n'était pas sa soirée, il était de très mauvaise humeur. Hermione s'en était rendu compte mais elle savait qu'elle risquait d'empirer les choses en continuant à essayer de faire la conversation. Quand il avait son mauvais caractère, il valait mieux laisser couler.

- Bonne nuit Malefoy, dit-elle avec douceur.

- Bonne nuit, répondit-il en souriant malgré lui.

Il posa le miroir et alla se doucher, toutefois, il n'avait pas sommeil, il avait voulu abréger la conversation pour ne pas dire des choses qu'il aurait pu regretter.