Réponse à scpotter : Merci, oui on peut dire que Zabini aurait mieux fait de se taire ! :)
Chapitre 25 : Réveillon près du miroir
Le 24 au soir, après le repas du réveillon, Hermione monta dans sa chambre pour retrouver Malefoy grâce au miroir. Ils s'étaient envoyé leurs cadeaux respectifs en se promettant de ne pas les ouvrir avant minuit, pendant qu'ils seraient ensemble.
Lorsqu'elle arriva, elle vit que le miroir montrait déjà Drago qui l'attendait.
- Bonsoir, dit-elle en s'allongeant et en s'emparant de l'objet.
- Salut, alors bien mangé ? demanda-t-il.
- Trop ! s'exclama-t-elle.
Elle se leva pour attraper le paquet que Malefoy lui avait envoyé et le mit près d'elle.
- Impatiente ? demanda-t-il.
- Et toi ?
Il souleva le paquet qui était hors de la vue d'Hermione mais qu'il gardait près de lui, elle sourit.
- Tu n'as pas triché ? demanda-t-elle.
- Non, mais j'en ai eu envie ! N'empêche, je maintiens que tu n'aurais pas dû, le miroir était plus que suffisant.
- Mais je voulais que toi aussi tu aies une surprise de ma part !
Il la regarda tendrement, elle le surprenait sans arrêt, elle n'avait pas besoin de lui offrir une surprise. Son plus beau cadeau, en dehors du miroir, c'était de passer le réveillon de Noël avec elle ou presque. La soirée avait été assez déprimante pour lui, sa mère avait fait le repas mais le cœur n'y était pas. Elle souffrait du manque de Lucius et Drago souffrait pour sa mère. Mais à présent, grâce à Hermione, il ne pensait plus à ça. Il oubliait que demain, il passerait Noël dans la prison qu'il avait fréquenté quelques jours.
- Ça va ? demanda-t-elle.
- Oui, ne t'inquiète pas.
- Tu sais que tu peux me parler ?
- Oui, je le sais. Je pensais juste à mon père, rien d'important.
- J'aimerais tellement être près de toi pour t'aider.
- Tu m'aides beaucoup plus que tu ne le crois mais oui, moi aussi j'aimerais être avec toi.
Elle sourit puis ils discutèrent de tout et de rien. Il ne lui avait pas encore parlé du jour de l'an, il voulait lui faire la surprise après les cadeaux. Zabini avait accepté de l'accompagner car il avait deviné que Malefoy n'irait jamais sans lui. Lorsque minuit arriva, ils arrêtèrent leur discussion.
- Joyeux Noël Granger, à toi l'honneur.
- Joyeux Noël Malefoy.
Elle prit le paquet et l'ouvrit, en voyant le livre, elle ne put empêcher une exclamation de surprise et de ravissement. Elle regarda attentivement, puis le tourna, l'examina sous toutes les coutures.
- Malefoy ! Tu n'aurais pas dû ! Ce livre a beaucoup de valeur.
Elle l'ouvrit et sembla apercevoir la date, car elle ouvrit de grands yeux.
- C'est la première édition ! Mais, Malefoy !
- Il te plaît ?
- Oui, comment ne pourrait-il pas me plaire ! Mais tu n'aurais jamais dû !
- Il est dans ma famille depuis longtemps et je sais que tu sauras plus l'apprécier que moi.
- Merci, dit-elle les larmes aux yeux.
- Hé, ne pleure pas !
- Non, je suis juste émue. Si je le pouvais, je t'embrasserais.
- Et si je le pouvais, je te laisserais faire.
Ils se sourirent puis Hermione fit signe à Malefoy d'ouvrir le sien.
- Ne t'attends pas à… Maintenant que j'ai ouvert ton cadeau, je me sens un peu ridicule, avoua-t-elle.
Malefoy suspendit son geste.
- Ce n'est pas la valeur du cadeau qui compte princesse. Puis tu n'as pas idée de ce que j'ai ressentie en trouvant le miroir, donc, tu n'as aucune raison de complexer. Tu as fait de ce Noël le plus beau de tous et de loin. Pourtant, j'ai toujours reçu des cadeaux qui coûtaient cher. Tu n'as même pas conscience de ce que tu m'offres, s'exclama-t-il.
Elle en eut les larmes aux yeux.
- Vas-y, l'encouragea-t-elle pour qu'il continue d'ouvrir.
Il leva le papier et regarda le livre en souriant.
- D'Auror à Eleveur de Veracrasse !
Il rigola.
- Eleveur de Veracrasse, voilà un métier auquel je n'avais pas pensé !
- Je me suis dit que ça t'aiderait peut-être à choisir.
- Merci, je vais le lire dès ce soir.
Elle lui fit un sourire, il aurait tant aimé l'embrasser ! Il ne méritait vraiment pas une fille comme elle. Une fille qui pardonnait, qui aimait, qui pensait aux autres sans rien attendre en retour, elle était magnifique. Bien sûr, elle avait des défauts, des défauts qui pouvaient l'agacer de temps en temps, mais elle restait exceptionnelle.
- Au fait, j'ai une autre surprise pour toi, ce n'est pas un cadeau, mais je pense que ça va te faire plaisir, lui dit-il.
- Quoi ? demanda-t-elle en souriant de plus belle.
- J'ai changé d'avis pour le réveillon du jour de l'an, je suis d'accord pour aller le passer dans la boutique de Weasley.
- Pourquoi as-tu changé d'avis ?
- Potter m'a écrit une lettre dans laquelle il m'a fait remarquer que par amitié pour toi, il est prêt à me tolérer et que, je devrais réussir à faire pareil. Et il n'a pas tort, de plus, j'ai réussi à convaincre Zabini.
Il fallait vraiment qu'elle remercie Harry mais aussi qu'elle lui demande d'arrêter de se mêler de sa vie sentimentale, pensa-t-elle en souriant.
- Comment tu as fait pour convaincre Zabini ?
- Avant que je ne me décide, il mettait tellement de cœur à me faire voir la situation de ton point de vue, que je m'en suis servi pour qu'il m'accompagne.
- Et ça a marché ? s'étonna Hermione
- Oui, même s'il a décrété plusieurs fois qu'il me détestait, il a cédé !
Ils rigolèrent.
- Merci Drago, je suis vraiment contente !
- C'est le but beauté.
- Si jamais tu veux partir, tu viendras me le dire discrètement et on partira dans l'immédiat, peu importe l'heure, d'accord ?
- Du moment qu'il n'y a pas Weasmoche, ça ira, répondit Malefoy.
- Ron ! J'ai eu confirmation de Ginny, il passe les fêtes avec des amis qu'il s'est fait. Il ne sera pas là.
- Tant mieux.
- Pourquoi tu peux tolérer les autres et pas lui ? demanda Hermione.
- Parce qu'il a posé ses mains sur toi.
- Tu es jaloux ? demanda-t-elle en souriant.
- Oui, tu es contente ?
- Pas spécialement, répondit-elle en souriant encore plus.
- Ah, les femmes ! s'exclama-t-il.
- Et moi, de qui dois-je être jalouse à part de Parkinson ? demanda-t-elle.
- Voyons Granger, tu n'auras jamais assez de jalousie pour les détester toutes ! se vanta-t-il en souriant, reprenant son air arrogant qu'il mettait souvent au placard ces temps-ci.
- Combien ? demanda-t-elle effarée.
- Je rigole, il n'y en a pas tant que ça mais elles n'ont aucune importance, tu sais pourquoi ?
- Non, pourquoi ?
- Parce personne n'a jamais compté pour moi, à part toi. Alors que tu ne peux m'en dire autant, Weasmoche a compté, tu l'as aimé.
- C'est vrai, mais tu comptes plus que lui de ce point de vue-là, avoua-t-elle.
- C'est gentil de me rassurer, dit-il.
- Je ne fais pas ça pour te rassurer, je veux que tu le saches, c'est tout. Par contre, tu te rends compte qu'il reste l'un de mes meilleurs amis ?
- Oui, je suppose que je ne peux rien y faire.
- Non, certes, les choses ne seront plus comme avant mais le jour où il reviendra, il est fort possible que nous nous reparlions, expliqua-t-elle.
- Pour l'instant, il n'est pas là, j'y penserai en temps voulu. Parlons d'autre chose, tu as lu la gazette du sorcier aujourd'hui ? demanda-t-il.
- Ne m'en parle pas, je fais la une.
Il rigola. Oui, ils faisaient la une. Il y avait une photo d'elle, d'Harry et de Kingsley. Elle les montrait sortant du bureau, pendant qu'Harry tapotait l'épaule du ministre en affichant un sourire radieux et en lui serrant la main. Elle se trouvait juste à côté et l'article soulignait les liens d'amitié qui liaient Kingsley aux sauveurs du monde magique.
- On peut dire que Potter sait faire de la pub quand il veut, ricana Malefoy.
- Quitte à être sous les feux des projecteurs, autant que sa serve une bonne cause !
Ils rigolèrent.
- Bon, je me lève tôt demain matin, je vais te laisser, dit-elle.
- Bonne nuit princesse, dors bien.
- Bonne nuit Drago, bon courage pour demain.
- Merci Granger.
