Réponse à scpotter : Merci ;)


Chapitre 26 : La demande de trop

- Drago, tu es prêt ? Demanda sa mère dans le couloir.

- Oui.

Il sortit et ensemble, ils se rendirent à la prison. A leur arrivée, leurs baguettes furent confisquées et ils furent fouillés puis ils furent autorisés à passer. L'un des gardiens les amena jusqu'à la salle où Lucius allait les rejoindre.

Lorsqu'il entra Drago eut mal au cœur, son père avait maigrit et semblait plus vieux, moins précieux mais des années passé à refouler ce qu'il ressentait faisait que Drago savait très bien masquer ce qu'il éprouvait dans ce genre de situation.

Il se leva et son père le serra dans ses bras.

- Tu m'as manqué fils.

- Vous aussi père, mentit-il.

- Alors, comment vas-tu ? Ta mère m'a dit que tes notes s'amélioraient encore !

- Oui, je fais de mon mieux.

Ils se regardèrent un moment puis Lucius enlaça et embrassa sa femme avant de s'asseoir. L'un des gardiens ramena la nourriture que Narcissa avait emmenée avec elle, ils avaient tout confisqué pour vérifier qu'il n'y ait rien d'interdit à l'intérieur. Ils commencèrent à manger, Lucius dévorait tout ce qu'il pouvait.

- Ce n'est pas de la haute gastronomie la nourriture d'ici, confia-t-il à son fils.

- Je le sais père, mère et moi y étions il y a peu, rappela Drago peu enclin à plaindre Lucius.

- Oui c'est vrai mais vous n'y êtes tellement pas resté longtemps que j'ai tendance à l'oublier, répondit-il.

- Peut-être que les juges auraient été plus clément si vous vous étiez rendus au lieu de vous faire attraper.

- Peut-être que tous ensemble nous aurions pu réussir à nous cacher au lieu de n'en faire qu'à ta tête. Si vous deux vous aviez été avec moi, peut-être que je ne serais pas ici aujourd'hui, ajouta Lucius.

- Lucius, ça suffit ! Intervint Narcissa.

- Non maman, qu'il s'exprime, qu'il continue de me reprocher ce qui arrive. Mais père, ne trouvez-vous pas un peu fort de me mettre tout sur le dos quand on sait que c'est votre allégeance à vous-savez-qui qui nous a entraîné là ?

- Tous les deux, ça suffit !

- Je te reproche d'être libre alors que moi je pourris ici ! Tonna Lucius.

- Une fois, j'ai tout fais pour vous sortir de là, j'ai même failli tuer pour vous, parce que je croyais encore que votre place était ailleurs mais aujourd'hui, je ne ferais rien, parce que vous ne méritez pas que je fasse quelque chose. Vous lui avez été fidèle jusqu'au bout, malgré ce qu'il a fait à notre famille.

- Je serais mort pour tu vives !

- Moi aussi mais maintenant, les choses ont changés. J'aimerais, vous entendre dire que vous regrettez d'avoir suivit cette voie et que vous regrettez d'avoir entraîné notre famille là-dedans. Je pourrais vous pardonnez si vous montriez un peu de remord. Voilà pourquoi vous êtes-ici, parce que vous en êtes incapable. C'est ce qui fait la différence entre vous et nous.

- Tu as bien changé mon fils, où est celui qui était heureux d'avoir toute cette aisance matérielle ? Celui qui méprisait les sang-de-bourbe ? Et celui qui crachait sur ses inférieurs ? Cette vie que tu aimais tant, tu l'as eu grâce à la cause que nous défendions !

- J'ai aimé les mauvaises choses parce que vous m'avez fait croire que c'était les seuls qui comptaient. Et ce garçon est mort le jour où il a vu un vieil homme tomber d'une tour. Maintenant, je sais qu'il existe bien plus important.

- Tu me déçois.

- Je m'en doute, répondit Drago.

- Tu pourrais faire quelque chose pour moi, quelque chose qui ne te ferait enfreindre aucune loi, tenta tout de même Lucius.

- Non, Lucius, tu m'avais promis de ne rien lui demander ! S'exclama Narcissa.

Il fit comme si sa femme n'était pas intervenue.

- Tu pourrais parler à Potter, il a prit ta défense. Tu pourrais le convaincre de prendre la mienne. Si Potter plaidait pour moi, je serais relâché en un rien de temps, tout le monde l'écoute.

- Quand bien même je serais d'accord et ce n'est pas le cas, Potter ne plaiderait pas pour vous ! Vous étiez présent le soir où son parrain est mort, vous n'avez jamais fais la moindre chose pour l'aider. Il se souviendra certainement du jour où vous insistiez pour que je les dénonce. Non, Potter n'est pas idiot, ni même naïf. C'est peut-être un héros, mais il n'est pas du genre à tendre l'autre joue quand on le frappe, railla Malefoy.

- Alors manipule la sang-de-bourbe, elle aussi elle a plaidait pour toi ! Parle lui, devient son ami, fais lui croire qu'elle est belle s'il le faut. Les sang-de-bourbe sont idiots, puis c'est une femme, elle se laissera séduire et tu feras ce que tu voudras d'elle !

Cette fois, Drago était hors de lui, il s'attaquait à Hermione, il la faisait passer pour une idiote, il voulait se servir d'elle sans se douter qu'elle était la femme qu'il aimait. Narcissa voyait au visage de son fils qu'il était trop tard pour calmer le jeu, quoi qu'elle fasse, elle n'empêcherait pas la révélation.

- Tu voudrais que je me rapproche d'elle pour t'aider, pour la manipuler. Mais sache que je n'ai pas eu besoin de ça pour me rapprocher d'elle. Je me suis rapproché d'elle parce qu'elle est la personne la plus généreuse que je connaisse, la plus intelligente et je n'ai pas besoin de lui faire croire qu'elle est belle, elle l'est ! Elle est aussi capable de donner son pardon sans qu'on le lui demande, alors oui, probablement qu'elle plaiderait pour toi si je lui demandais, elle le ferait par bonté d'âme mais je ne lui demanderais pas.

Dans sa fureur, il en avait complètement oublié le vousoiement mais peu lui importait.

- Tu couche avec… S'indigna Lucius.

- Oui et je me fous bien de ce que vous pouvez penser, je suis plus heureux que je ne l'ai jamais été ! Je m'en vais et je ne reviendrais pas vous voir.

Avant que Lucius ait pu dire quoique ce soit, Drago sortait déjà de la pièce. Il sortit et rentra directement, ne voulant pas voir la tristesse de sa mère. Il n'avait dit que des choses juste, pourtant, il se sentait coupable pas envers son père mais envers sa mère. Il venait de gâcher son noël, il aurait du prendre plus sur lui pour que tout ce passe mieux. Sa mère rentra peu après lui, elle fut rassuré de le trouver au manoir.

- Maman, je suis désolé, je n'aurais jamais dû…

- Non, ton père l'a cherché. Il m'avait parlé de son idée et je pensais avoir réussi à l'en dissuader. Malgré ce qu'il a dit, tu ne lui dois rien et tu n'as à te sentir coupable de rien ! Tu m'entends ?

- Oui mais j'aurais dû…

- Non, tu lui as dis ce que tu pensais et c'est très bien comme ça.

- J'ai gâché ton noël, déplora-t-il.

- Non, de toute façon, avec ou sans la dispute, c'était loin d'être le noël que je voulais mais tu n'y es pour rien. Ton père t'aimes tu sais, mais il est trop… Je ne sais pas… Egoïste… Entre autre.

Drago s'approcha d'elle et la prit dans ses bras, c'est dans ces instants qu'il sentait que sa mère aussi avait changés, elle n'était pas du genre émotive et pourtant !

- Mère, tu l'aurais suivi dans sa fuite si je n'étais pas allé me rendre ?

- Probablement, mais je ne regrette pas de t'avoir suivi. Même s'il ne s'en rend pas compte, je lui suis d'une meilleure aide en dehors des barreaux qu'à l'intérieur.

- Est-ce que tu l'aimes ?

Il n'avait jamais posé de questions personnelles à sa mère, ni à son père d'ailleurs.

- Plus que ma propre vie, il est mon mari, celui qui m'a donné le plus beau cadeau de ma vie, toi. J'aimerais te dire ce que tu souhaites entendre, mais je ne peux pas te mentir.

- Et qu'est-ce que je souhaite entendre ? Demanda-t-il.

- Que je regrette les mauvais choix de ton père et qu'à cause de ça, je l'aime moins qu'à une époque. Que je trouve qu'il est à sa place en prison et que je ne veux pas qu'il sorte. Je trouve qu'il est à sa place en prison mais je veux tout de même qu'il en sorte je sais qu'il a fait des mauvais choix mais ses choix, je les ai approuvés. Tu as tendance à le rendre responsable de tout mais nous étions deux.

- Je peux te comprendre, mais ne me demandes pas de le comprendre lui.

- Je ne le ferais jamais et surtout, souviens-toi, que malgré tout l'amour que j'ai pour ton père, je t'aime tout autant et si tu ne veux pas l'aider, tu en as le droit.

- Pourtant, tu aimerais qu'il soit libre !

- Oui, mais ça ne veut pas dire que c'est à toi de t'en occuper. Les sentiments, les envies et les besoins sont compliqués et dans cette situation, beaucoup de choses entrent en jeu. Jamais je ne te tiendrais responsable de ce qu'il lui arrive.

Comment faisait-elle pour ressentir et comprendre autant de choses contradictoires ? Les femmes étaient décidément très compliquées !