Réponse à scpotter : Merci ;)


Chapitre 32 : Présentation stressante

Drago était chez lui, il devait passer pour se changer, Hermione l'attendait à l'hôtel. Il enfila un des costumes qu'ils possédaient, il paraîtrait guinder pour un simple déjeuner mais c'était les seuls vêtements moldus qu'il possédait. Sa mère le croisa dans les escaliers.

- Tu es très beau mon chéri !

- Merci, répondit-il en continuant sa route.

Sa mère le suivit.

- Tu vas où ?

- Chez les parents de Granger, répondit-il.

- Je pensais que vous sortiez ensemble en cachette ? S'étonna Narcissa.

- Oui, mais apparemment, elle a du mal à appréhender cette notion.

- Tout va très bien aller.

- Si tu le dis !

- Tu crois que je pourrais la rencontrer moi aussi ?

- Tu la déjà vu !

- Tu vois très bien ce que je veux dire.

- Pourquoi ?

- Parce qu'apparemment, votre relation devient sérieuse.

- Je n'ai toujours pas changé d'avis.

- Mais elle si, et je te promets que je peux passer outre son sang.

- Pourquoi aurais-tu envie de faire des efforts ?

- Parce qu'elle te rend heureux et qu'elle a fait libérer ton père. Pour ça, je pense qu'elle mérite que je dépasse mes préjugés, au moins envers elle.

- Il est trop tôt, on verra plus tard, décida-t-il.

- Comme tu voudras mais je t'avertis, je n'attendrais pas indéfiniment ton accord.

Drago partit avec une angoisse croissante, lorsqu'il arriva à l'hôtel, Hermione se préparait. Elle sortit la tête de la salle de bain pour regarder comme il s'était habillé et le trouva terriblement sexy habillé de la sorte, évidement, cette pensée seule suffit à la faire rougir, ce qu'il remarqua.

- Mon costume te plait à ce point là Granger ! Se moqua-t-il.

- Il te va très bien, répondit-elle ignorant la moquerie.

Hermione sortit de la salle de bain quelques minutes plus tard et il put voir qu'elle portait un jean moulant et un pull qui soulignait sa silhouette, elle était magnifique. Il pouvait bien se moquer de l'effet qu'il avait sur elle mais la seule différence entre elle et lui, c'est qu'il avait la chance de ne pas rougir !

Hermione et Malefoy étaient devant la porte d'entré.

- Respire, ça va aller, ne t'inquiète pas, ils veulent juste te rencontrer, tranquillisa Hermione.

Il respira puis lui fit un signe de tête, elle ouvrit alors à la porte et entra en lui tenant la main.

- Papa, Maman, on est là ! S'écria Hermione.

Les Granger arrivèrent à eux et enlacèrent leur fille en lui souhaitant une bonne année, elle n'avait pas mentit, ses parents et elle étaient très proche. Ils se tournèrent ensuite vers Malefoy et ce fut la mère d'Hermione qui paraissait la plus à l'aise.

- Bonjour Drago, bonne année, dit-elle en s'approchant.

- Bonjour, Bonne année Madame Granger, dit-il en lui faisant la bise puisqu'elle lui tendait la joue.

- Appelle moi Cathy, je me permets de t'appeler Drago, alors tu en as le droit.

Elle était très avenante, il était mal à l'aise et elle le savait, alors faisait son possible pour le calmer. Monsieur Granger s'approcha et lui tendit la main.

- Bonne année jeune homme.

- Bonne année Monsieur Granger.

Le père d'Hermione par contre, il ne savait pas si c'était dû au fait qu'il était le petit ami de sa fille ou simplement à cause de ce qu'elle avait du lui raconter pendant des années mais Monsieur Granger ne l'aimait pas, ça sautait aux yeux.

- Vous vouliez nous en mettre plein la vue, c'est pour ça le costume hors de prix ? Demanda Monsieur granger.

- Papa !

- En fait, ce sont les seuls habits moldus que je possède, je me suis dit que ce serait mieux qu'une robe de sorcier, répondit Malefoy.

Cathy repoussa un peu son mari et vint près de Drago.

- Tu es très beau, ne fait pas attention à ce vieux grincheux, dit-elle en posant sa main sur l'épaule du jeune homme.

Monsieur Granger sortit du vestibule en marmonnant des paroles incompréhensible et Drago eut la très nette impression qu'il valait mieux ne pas comprendre. Il laissa Hermione lui enlevait sa veste et la regarda les accrocher au porte-manteau.

- Tu fais visiter la maison à Drago ma chérie ?

- Oui maman.

Elle le prit par la main et lui montra le salon où son père leur tournait le dos, elle ne s'y attarda pas et lui montra la cuisine, la porte fermé derrière laquelle se trouvait la chambre de ses parents, leurs bureaux et leur salle de bain privé. Elle monta ensuite les escaliers.

- Ca, c'est mes quartiers ! S'exclama-t-elle en souriant.

Elle l'emmena dans une grande pièce où il y avait pleins de livres et un bureau au milieu. La pièce lui ressemblait, sobre au premier abord mais quand on s'intéressait à ce qu'il y avait à l'intérieur, on était surpris. Malefoy trouva plein de livre, moldus, sorcier, de différents genres, sans pourtant réussir à découvrir sa méthode de classement.

- Je ne les classe pas, pourtant, je sais exactement où trouver lorsque j'en cherche un, expliqua-t-elle comme si elle vu qu'il se posait la question.

Il ne vit pas le livre qu'il lui avait offert, mais avec la multitude de bouquin qu'il y avait, il lui avait probablement échappé. Elle lui montra ensuite sa salle de bain, la baignoire se trouvait au milieu de la pièce et un grand miroir surplombait un évier et un meuble sur lequel trônait toute sorte de lotion pour les cheveux.

Elle termina ensuite par sa chambre, il y avait une porte qui menait à son dressing. Sa chambre était confortable, elle était blanche, ses meubles noirs, il y avait une étagère sur laquelle on pouvait voir des photos et des récompenses qui datait d'avant Poudlard, des récompenses de mathématique, d'orthographe… Malefoy s'approcha et ne put s'empêcher de sourire en voyant qu'elle avait affiché une des photos qu'il avait pris un soir dans la salle sur demande. Elle remarqua ce qu'il regardait mais elle ne fit aucun commentaire.

Il regarda ensuite la rangé de livre qu'elle avait dans sa chambre et il remarqua le sien.

- Pourquoi tu as des livres dans ta chambre alors que tu as une bibliothèque immense ?

- Ce sont mes livres préféré que je garde ici, répondit-elle.

Il remarqua qu'elle possédait le livre d'Alice au pays des merveilles, il le prit, le livre était plutôt abimé, comme si elle le lisait souvent.

- C'est un livre que je lis souvent, depuis que la fin de ma première année à Poudlard. Je l'avais déjà lu une fois avant mais après ma première année, j'avais l'impression d'être Alice qui tombait dans le terrier du lapin blanc, expliqua-t-elle.

- Le terrier du lapin blanc ?

- Oui, c'est ce qui arrive à Alice.

- Oui, je sais ce qui arrive à Alice, mais je voulais savoir pourquoi tu avais l'impression de tomber ?

- Tout était logique et prévisible dans ma vie, puis j'ai reçu cette lettre et quelques mois plus tard, j'apprenais à lancer des sorts avec une baguette magique, dans un monde remplit de Dragon et d'absurdité. Tu connais cette histoire ? S'étonna-t-elle.

- L'écrivain est une sorcière, ce livre est sortit dans le monde des sorciers, je ne savais qu'il était connus des moldus.

- Et oui, mais tu viens de m'apprendre quelques chose !

Il rigola puis continua de détailler sa chambre, elle avait un grand lit à baldaquin dont les voiles tombaient sur les côtés, un bureau dans un côté de sa chambre.

- Encore un bureau !

- Celui me sert plutôt de dépose-tout, comme tu peux le voir, rigola-t-elle.

Il n'avait pas remarqué qu'elle s'était rapprochés mais elle l'enlaça par derrière, nouant ses bras sur son ventre et déposant sa tête son épaule. Elle lui déposa un petit baiser dans le cou qui le fit frissonner.

- Merci d'être venu.

- Je suis toujours content de te faire plaisir, répondit-il en se retournant et en l'enlaçant à son tour.

Il s'empara de ses lèvres mais mit rapidement fin au baiser.

- On ferait mieux de descendre, je n'imagine même pas ce que me ferait ton père si je te prenais ici, dit Malefoy en s'éloignant.

Hermione ne put s'empêcher de rougir en imaginant la chose et elle le suivit. Sa mère était en train de s'occuper des apéritifs et elle alla l'aider, Drago voulut la suivre mais le père de la jeune fille l'interpella discrètement pour qu'il soit seul à entendre.

- Qu'est-ce que tu attends d'elle ? Demanda-t-il sans détour.

- Rien, répondit Malefoy.

- Qu'est-ce que tu fais avec elle, tu passes le temps ?

- Non, j'aime votre fille, répondit-t-il.

- Pourtant, tu te caches !

- Je pense que ce n'est pas une nouvelle pour vous, mais avant, je n'étais pas fréquentable, je vous assure que je ne suis plus comme ça, je suis loin d'être parfait mais je m'améliore, de mon mieux. Enfin bref, je n'étais pas très fréquentable et les gens qui sont dans ma maison n'ont pas tous changé et s'ils savaient, elle se retrouverait dans une situation peu enviable, je ne veux pas qu'elle souffre par ma faute.

- Je l'espère bien, écoute, je comprends ce que tu me dis et j'arrive à être d'accord avec toi. Tu la protège en te cachant, ça me va. Par contre, prends soin d'elle, ne te manque pas avec ma fille, parce qu'elle n'offre jamais de seconde chance ou rarement et moi, je ne t'en offrirais pas d'autres. Comme ma fille, la chance que je te donne est unique.

Malefoy ne savait pas quoi dire mais apparemment, Monsieur Granger n'attendait pas de réponses.

- Allez mon garçon, vient, on va rejoindre les femmes, quand elles ne sont que toutes les deux, j'ai les oreilles qui siffle, s'amusa-t-il.

Drago trouvait vraiment cet homme étrange, d'abord, il était carrément hostile envers lui, ensuite, il le menaçait de façon à peine voilée et maintenant, il rigolait avec lui !

Dans l'ensemble, la journée se passa bien, Monsieur Granger se montra un hôte agréable et sa femme était très naturelle avec lui, lorsqu'ils repartirent, Hermione et lui, Cathy Granger le serra carrément dans ses bras.