Réponse à scpotter : N'hésite jamais à te répéter ;) Contente que Blaise te plaise
Chapitre 34 : Questions et doutes
Malefoy était allongés sur son lit, il repensait à tout ce qu'il s'était passé depuis le réveillon du jour de l'an, en fait, ses pensées s'éparpillaient un peu partout, sa vie avait changé depuis qu'il avait recroisé la route d'Hermione à la rentrée. Tout c'était passé si vite qu'il ne réalisait pas bien comment il en était arrivé là.
Lorsqu'il était revenu à Poudlard, il supportait à peine son reflet dans les miroirs, il se détestait et détestait sa vie mais il s'était rapproché d'elle et elle avait beau croire que c'était elle qui avait besoin de lui, qu'elle s'était raccrochée à lui comme une noyée à une bouée, lui, il savait qu'il en avait fait autant.
Mais maintenant elle allait mieux, ça se voyait, ses yeux étaient pleins de vie et lui, il allait mieux, quand il ne réfléchissait pas et quand il était près d'elle mais les mêmes démons l'assaillaient quand il ne s'y attendait pas.
A part ça, il ne voyait pas ce qu'il pouvait apporter à la Gryffondor et la force des sentiments qu'il avait pour elle s'imposait de manière puissante même s'il essayait de ne pas y penser. Le soir du nouvel an, il lui avait dit je t'aime et c'était la vérité mais ça lui faisait peur, peur de le ressentir et peur de le lui avoir dit.
Il avait encore plus peur de la pensée qui s'était emparé de lui, cette certitude qui lui avait chuchoté qu'un jour, elle deviendrait sa femme. Non, c'était l'alcool qui avait eu cet effet, il n'avait jamais pensé cela, pour personne, en même temps, il devait avouer qu'elle était aussi la première qu'il aimait.
Mais tout était bien trop compliqué entre eux ! Ses parents ne l'accepteraient jamais, peut-être sa mère, mais son père, jamais ! Il perdrait tous les gens qu'il connaissait depuis toujours, à part Zabini. Il perdrait certainement la fortune des Malefoy, son père le déshériterait s'il voyait que ça devenait plus sérieux. Certes, tout ça n'aurait pas dû rentrer en ligne de compte mais, il était obligé d'y penser !
Drago Malefoy n'avait jamais été un romantique et il avait déjà eu le temps de penser à tout ça puisqu'il avait connu quelqu'un de sang pur ayant renoncé à tout pour amour d'un né-moldu. Sa tante Andromeda, il ne l'avait jamais vu ailleurs que dans une photo que sa mère cachait précieusement mais il en avait entendu parler, surtout par Bellatrix et Lucius qui ne cessait d'en dire du mal. Sa mère n'en parlait jamais et le prenait très mal lorsque quelqu'un parlait d'elle.
Voulait-il vraiment finir comme un sujet tabou pour sa mère et comme la plus grande honte de sa famille ? Toutes ses questions, il ne voulait plus se les poser, car il était bien avec elle, mieux que jamais mais son cerveau ne cessait jamais de fonctionner. Il était comme entre deux mondes, celui où tout était merveilleux avec elle mais où il risquait de tout perdre et le monde où il n'était que l'ombre de lui-même mais qu'il avait toujours connu.
Il savait qu'il devait se décider à choisir entre l'un des deux mondes mais il en était incapable. Voilà ce qui lui arrivait maintenant, si seulement il s'était écouté au tout début et ne l'avait pas laissé s'imposer en lui de la sorte. Oui il l'aimait, oui elle lui faisait faire des choses romantiques, elle lui en faisait dire encore plus et il détestait autant qu'il aimait ce qu'il devenait. Il détestait car il n'aurait jamais pensé devenir ainsi.
Mais ce dont il avait le plus peur c'était de la décevoir, il se souvenait de ce qu'elle lui avait dit dans son cauchemar « Jamais je n'aurais pensé que tu puisses me décevoir à ce point. »
Il secoua sa tête pour arrêter de penser, sans s'en rendre compte, il avait passé son après-midi à ressasser, la nuit était tombé. Zabini choisit ce moment pour arriver.
- Tu étais où ? Demanda Malefoy de mauvaise humeur, car si son ami avait été là, il aurait moins pensé.
- Tu fais erreur très cher, ta petite amie c'est Hermimi, pas moi ! Rigola Zabini.
- Hermimi !
- Oui, c'est le petit surnom que je lui donne, expliqua-t-il.
- Depuis quand tu donnes un surnom à Granger ?
- Depuis que son petit ami l'appelle par son nom de famille !
- Ah ah, très drôle !
- J'ai croisé Hermimi et Weaslette sur le chemin de traverse, informa Zabini.
- Qu'est-ce que tu faisais là-bas ?
- J'aidais George et Lee, la grosse commande d'après jour de l'an puis ça m'a fait passer la journée.
- C'est devenu tes amis ? Ricana Malefoy.
- Ils sont très sympathique et tu devrais savoir que je n'ai aucun mal à me faire des amis.
C'est vrai, Zabini avait un tel caractère qu'il passait souvent partout.
- Et tu l'as vraiment appelé Hermimi ? Demanda Drago en ricanant.
- Oui et tu sais quoi, elle n'a pas l'air d'aimer, même si elle n'a pas fait de commentaire ! Weaslette non plus n'aime pas pour se venger, elle m'a surnommé Zabinou !
Drago partit en fou rire et Zabini lui fit un doigt d'honneur, comme à Weaslette.
- Bref, pendant que je parlais avec les filles, Parkinson nous a vues et elle n'était pas très contente !
- Qu'est-ce que tu lui as dis ?
- La vérité, que je discutais avec elles.
- Pourquoi prendre tout ces risques ?
- Parce que je m'en fous de ce qu'elle et les autres Serpentard peuvent penser ! J'aime beaucoup George et Lee, j'apprécie Weaslette et surtout Hermimi, je trouve même Potter un peu moins barbant ! Je n'ai pas honte de l'avouer et si les autres sont vraiment mes amis, ça ne les empêchera de continuer à m'apprécier, si ce n'est pas le cas, alors je n'aurais rien perdu !
Pourquoi fallait-il qu'il trouve toujours les mots pour le faire culpabiliser ou se sentir mal ?
- D'ailleurs, ça m'a fait mal au cœur de voir la réaction d'Hermione, confia Blaise.
- De quoi, quelle réaction ? S'inquiéta Drago.
- Lorsqu'elle m'a vu assumer le fait que je discutais avec elle et Ginny devant Parkinson, elle a fait comme si de rien était mais j'ai bien remarqué qu'à partir de là, elle est devenu distraite, et j'ai même vu de la tristesse dans ses yeux au bout d'un moment, expliqua Zabini.
- En gros, tu m'as mis dans la bouse de dragon jusqu'au cou ! Bougonna Malefoy.
- Tu t'es jeté tout seul dans la bouse de dragon, moi je n'y peux rien ! Pourquoi cacher ta relation, tu l'aime autant qu'un niffleur aime tout ce qui brille !
- Je ne sais pas, c'est compliqué.
- Non, toi tu es compliqué, la situation est simple, il suffit de choisir mais tu n'as jamais été très doué pour ça, pas vrai ? Demanda Zabini en secouant la tête de dépit.
- Bon, mêle-toi de tes chocogrenouille au lieu de te mêler de ma vie !
Zabini leva les mains signe qu'il abandonnait et ils discutèrent de tout autre chose, jusqu'à ce qu'Hermione se montre par le miroir. Drago le prit et la regarda, elle lui avait manqué, malgré toute ses pensées, il s'avait qu'il la voulait avec toujours autant d'intensité.
- Salut Granger, dit-il avec un sourire en coin.
- Salut Malefoy, répondit-elle en levant les yeux au ciel.
Il rigola, il savait qu'elle avait eu cette réaction parce qu'il l'avait appelé par son nom de famille, Zabini poussa un peu Drago pour entrer lui aussi dans le champ de vision du miroir.
- Re Hermimi, alors, bien rentré ?
- Très bien et tu comptes vraiment m'appeler comme ça tout le temps ? Demanda-t-elle.
- Ben oui ! Hermimi c'est… Mimi !
Elle ne put s'empêcher de rigoler.
- Je vous dérange peut-être ? Demanda Drago en essayant de paraître amusé mais on voyait qu'il était jaloux.
- Non, pas du tout, répondit Zabini.
Voyant que ça ne faisait pas rire son ami, il se retourna vers le miroir.
- Bon, je vais aller grignoter dans sa cuisine, bye Hermimi !
- Bye Zabinou !
Il partit et elle se retrouva seule avec Malefoy.
- Ca va, tu t'entends bien avec Blaise ! Remarqua Malefoy.
- Tu aurais préféré que je le déteste ? Demanda-t-elle en haussant un sourcil.
- Non, probablement pas !
- Oui, je l'aime bien, il est très drôle et il est… Je ne sais pas, aussi amusant qu'agaçant !
Ils rigolèrent.
- Puis, il n'a pas honte de moi, ne put s'empêcher de dire Hermione.
Malefoy cessa de rire, il la regarda avec un mélange de tristesse et de colère mais le visage triste d'Hermione fit fondre sa colère en augmentant sa tristesse.
- Je n'ai pas honte de toi…
- Oui, oui, je sais, on a eu cette discussion quelque fois déjà, je connais ton point de vue mais la vraie question c'est… Quand est-ce que ça sera le bon moment ? Après Poudlard, ou dans deux ans ou dans dix ans ou jamais ? On en parle jamais, seulement dans six mois, on quittera Poudlard, est-ce que nous deux ça s'arrêtera en même temps ?
- Je ne veux pas parler de ça par miroir interposé, patiente jusqu'à la rentré et on discutera d'après, ensemble.
Elle acquiesça mais elle n'avait pas retrouvé sa bonne humeur et prétexta un truc urgent à faire pour couper la communication, sachant que quoi qu'il dise, il ne réussirait pas à la dérider, il la laissa.
