Réponse à scpotter : Merci ;)
Chapitre 36 : Marche arrière
Février était bien là et avec lui, le temps le plus glacial de l'année avec ses tempêtes de vent et de neige qui vous congelait à peine un doigt de pied mit dehors et la traversée jusqu'au serre était un calvaire mais le mois de février apportait aussi avec lui la saint valentin.
Le jour des amoureux tombant un dimanche, une sortie avait été prévue à Pré-au-lard et les couples planifiaient le planning de leur journée, tous sauf Hermione qui faisait comme si elle était seul et ça la désespérait encore plus de la situation et le fait que Pansy ait remarqué sa tristesse ne faisait qu'aggraver les choses, surtout, que Parkinson n'était plus seule et qu'elle le faisait savoir, elle était avec Goyle !
- Alors Granger, le rouquin n'est plus là et personne n'est aussi désespéré que lui pour sortir avec toi, persiffla-t-elle alors qu'elles sortaient de la grande salle.
- Franchement, je préfère être seule que mal accompagné, dit-elle en lançant un regard moqueur à Goyle qui tenait Pansy par l'épaule.
Son regard dériva automatiquement sur Drago qui était à coté des deux Serpentard, ne sachant pas trop quoi faire et sur Blaise qui regardait Drago en se demandant s'il allait enfin intervenir.
- Enfin, je ne devrais pas vous juger, après tout, c'est une bonne chose ! Vous deux réunis, on arriverait presque à atteindre le cerveau d'une personne normale ! Ajouta-t-elle en rigolant.
Elle commença à tourner le dos pour s'en aller mais Goyle et Parkinson n'aimaient apparemment pas se sentir insulté. Ils sortirent leurs baguettes.
- Goyle, range ça, dit Drago d'un ton qu'il voulait calme.
- Elle m'a insulté.
- Elle n'en reste pas moins une fille et préfète en chef qui plus est ! Continua Drago.
Goyle baissa sa baguette et Drago fut soulagé en pensant que Pansy suivrait mais non, Hermione s'était retourné en entendant Malefoy la défendre, en quelque sorte, et elle remarqua que la Serpentard pointait sa baguette sur elle.
Elle avait beau être très forte, plus rapide et meilleure que Parkinson, elle n'aurait jamais le temps de riposter.
- Moi je suis une fille, et en plus, je me fous qu'elle soit préfète en chef !
Elle allait lui lancer un sortilège mais Hermione ne comptait pas bouger, pour voir jusqu'où Drago était prêt à aller pour son secret. Il savait qu'il fallait qu'il intervienne mais Pansy l'avait toujours dans le collimateur depuis le soir où elle avait senti un parfum de femme sur lui et elle ferait peut-être le lien.
Alors qu'elle s'apprêtait à jeter le sort, Zabini lui jeta un bloque-jambe et rejoignit Hermione pendant que Pansy tombait. Drago était soulagé mais ce fut avant de croiser le regard dégoûté que Zabini lui adressait et le regard déçu d'Hermione.
Pansy débloqua ses jambes et se releva sous les rires d'une Hermione qui s'était repris.
- Qu'est-ce qui te prend Blaise !
- Il me prend que tu n'as pas à t'en prendre à elle quand elle ne t'a rien fait !
- Depuis quand tu défends les sang-de-bourbe ? Tu devrais avoir honte ! S'écria-t-elle.
- Non, je n'ai pas à avoir honte, par contre, certain d'entre vous le devrait, déclara-t-il.
Pansy le prit pour elle mais Drago remarqua bien que c'était lui qu'il avait regardé en disant ça.
- Il y a un problème ? Demanda le professeur McGonagall en sortant de la grande salle et en regardant à tour de rôle Hermione et Zabini puis Malefoy, Parkinson et Goyle.
- Non, aucun professeur, répondit respectueusement Hermione en tournant le dos pour partir suivi de Zabini.
Elle s'éloigna, inconsciente que Blaise la suivait encore, elle alla dans une salle de classe vide et éclata en sanglot.
- Hermimi, ne pleure pas, c'est juste un idiot, dit Blaise en la rejoignant.
- Il l'aurait laissé m'attaquer, c'est pour ça que tu es intervenu à sa place, devina-t-elle entre deux sanglots.
- Je ne sais pas, je pense qu'il était sur le point de faire quelque chose mais dans le doute, j'ai préféré le faire.
- Merci.
- De rien.
- Comment peut-il m'aimer et accepter ça ? Demanda-t-elle en reniflant.
- Il t'aime, ça j'en suis sûr mais Drago est aussi très difficile à suivre et à comprendre il va te falloir de la patience.
- Mais est-ce que ça en vaut la peine ?
- Il n'y a que toi qui a la réponse mais je pense que tu aurais déjà laissé tomber si tu trouvais qu'il n'en valait pas la peine, répondit sagement Zabini.
- Si ce genre de situation se reproduit, n'interviens pas, je te remercie de l'avoir fait mais la prochaine fois j'ai envie de voir sa réaction au moins, je saurais quoi faire.
- Comme tu voudras.
Il s'installa en face d'elle sur un bureau puis attendit qu'elle se calme, jusqu'à ce qu'il entende un bruit à l'entrée de la salle, c'était Drago. Zabini regarda Hermione qui avait vu elle aussi le nouvel arrivant et elle fit un signe discret à Blaise, pour lui dire qu'elle était d'accord pour rester seul avec Malefoy.
Il se leva et essaya de croiser le regard de Drago qui regardait ailleurs avec insistance. Une fois Zabini sortit, il s'approcha d'Hermione et tendit sa main vers elle mais elle se leva et recula. Il laissa sa main retombé déçu et vexé d'avoir été repoussé, elle le remarqua.
- Oh non Drago Malefoy, tu n'as pas le droit d'être vexé pas après que j'ai faillit me prendre un sort de ton bouledogue préféré sans que tu ne lèves le moindre petit doigt ! S'énerva-t-elle.
Il ne savait pas quoi dire, il ne pouvait même pas lui dire s'il allait intervenir ou non car ses idées à ce moment-là était complètement désordonné. Elle sembla lire en lui, comme elle y arrivait souvent et elle prit une profonde inspiration.
- Drago, ça ne mène à rien, toi et moi, c'est… On va se faire plus de mal qu'autre chose, je le sais maintenant. Si on continue comme ça, ça va mal finir, je vais te détester parce que j'ai mal quand tu m'ignores, surtout quand tu devrais me protéger et si on se révèle, c'est toi qui va me détester parce que tu n'es pas prêt à assumer les conséquences. Ca fait un moment maintenant qu'on sait que nous sommes dans une impasse mais aujourd'hui, il faut que l'un de nous fasse marche arrière et je suis prête à le faire.
Elle avait dit tout ça avec douceur et calme, il sentait qu'elle refoulait ses larmes pour rester digne et il se rendit compte qu'il n'avait jamais ressentie une telle douleur. Potter lui avait jeté un sort pendant la sixième année, et le seigneur des ténèbres lui avait fait subir le Doloris dans plusieurs occasions mais ça n'avait rien de comparable avec aujourd'hui, la douleur était différente et tellement plus intense.
Elle s'approcha de lui et déposa un baiser sur ses lèvres, le baiser avait un goût amer, le goût de la fin. Malefoy sortit de sa torpeur.
- Non ! S'écria-t-il en se ruant devant la porte pour qu'elle ne puisse pas sortir.
- Malefoy, tu ne crois pas que c'est assez dur comme ça !
- Non, tu n'as pas le droit de t'imposer dans ma vie, de me faire faire tes quatre volontés et de me faire t'aimer comme un fou puis de me laisser. Tu n'as pas le droit de décider de ça ! Ne me quitte pas Hermione, laisse moi du temps, je t'en supplie !
Il y avait un tel désespoir dans ses mots, il venait de la supplier, Drago Malefoy venait de la supplier, elle. Mais surtout, il venait de l'appeler Hermione, ça aurait dû n'avoir aucune importance pourtant ça en avait pour elle. Il lui avait dit qu'il l'appellerait par son prénom quand elle ne s'y attendrait pas, on pouvait dire qu'il était doué !
Voyant qu'elle commençait à hésiter il s'approcha et posa sa main sur la joue de la Gryffondor en la sentant frissonner à son toucher.
- Je t'aime, laisse-moi du temps, répéta-t-il à nouveau.
Elle ferma les yeux et posa à son tour sa main sur la joue de Drago, elle l'embrassa et il y mit toute la passion qu'il pouvait puis elle posa son front contre le sien.
- Je sais que tu m'aimes et tu sais que je t'aime aussi mais ça ne suffira pas toujours, dit-elle en le contournant.
Il la retint par le poignet.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda-t-il en la forçant à le regarder.
- Ca veut dire qu'aujourd'hui l'amour suffit mais que la prochaine fois, je pense que ça ne me fera pas changer d'avis.
Il l'attira et la serra contre lui.
- J'ai envie de toi, murmura-t-il.
Elle sortit sa baguette et prononça quelques formules.
- On sera avertit si quelqu'un entre et personne ne nous entendra, expliqua-t-elle face au regard interrogateur de Drago.
- Tu en as envie aussi ? Demanda-t-il.
- Je crains que oui, répondit-elle.
Elle ne voulait pas complètement avoué qu'elle ressentait cette envie elle aussi. Ce fut un peu plus brutalement qu'il la plaqua au mur pour prendre possession de sa bouche et encore plus brutalement qu'il la retourna pour qu'elle soit dos à lui et toujours brutalement qu'il la pénétra sans plus de préliminaires. Pour la première fois depuis le début de leur relation, il n'avait pas envie de lui faire l'amour, il avait envie de la posséder pour se donner l'impression qu'elle serait à lui tant qu'il n'en aurait pas décidé autrement.
S'il lui fit mal, elle ne s'en plaignit pas, réclamant toujours qu'il y aille plus fort puis la tension évacuée ils se laissèrent aller au sol et il l'attira dans ses bras.
Maintenant qu'il reprenait le contrôle de lui-même, il regrettait un peu sa brutalité.
- Je suis désolé, dit-il.
- Ne le sois pas, j'avais le même besoin, n'en parlons plus.
Ils restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre puis décidèrent de retourner dans leurs salles communes respectives.
