Dernier chapitre avant la fin de l'année !

Réponse à scpotter : Oui, tu l'as dit, pas passé loin !


Chapitre 37 : Mensonges et tentation

Hermione ne regagna pas la salle commune, elle monta en haut de la tour d'astronomie pour réfléchir.

Aujourd'hui, elle venait de retrouver la part sombre de Drago, celle qu'elle pensait disparu, la part de lui qu'il avait montré pendant leur sixième année, même si à l'époque elle n'avait pas cherché à comprendre, elle faisait le lien aujourd'hui.

En fait, il était perdu et il se détestait et elle avait cru qu'il allait mieux mais c'était juste sa présence à elle qui effaçait les tourments de son amant. Le fait qu'il la possède ainsi, parce qu'elle savait bien qu'il ne venait pas de lui faire l'amour, ça ne l'avait pas vraiment dérangé, ce qui la dérangeait, c'est d'avoir apprécié ça presque autant que sa tendresse.

Elle avait presque réussit à le quitter, s'il l'avait laissé quitter la pièce, elle ne serait pas revenu en arrière mais elle avait vu le désespoir en lui et qu'elle genre de personne deviendrait-elle si elle abandonnait quelqu'un qu'elle aimait juste parce qu'il ne correspondait pas à ce qu'elle voulait qu'il soit ?

Non, elle devait lui laisser du temps, elle devait continuer à avoir foi en lui, encore un peu. Puis il avait raison, il avait fait tellement de choses pour lui faire plaisir alors qu'elle, elle venait d'essayer de le quitter juste parce qu'elle était contrarié puis, rien ne disait qu'il n'allait pas intervenir !

Elle essaya de se convaincre qu'il n'était qu'à un millième de seconde d'intervenir quand Zabini l'avait aidé et cela marcha plutôt efficacement et lui permit de dompter ses pensées.

Le soir à l'heure de la ronde, c'est avec une meilleur mine qu'elle rejoignit le hall d'entré et retrouva le blond. Lui par contre, il avait l'air plus renfrogné, plus triste que lorsqu'elle l'avait laissé.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle lorsqu'ils furent engagés dans le grand escalier.

- J'ai réfléchit à ce que tu as dis et je crois que j'aurais dû te laisser faire, je n'aurais pas dû te retenir, tu mérites mieux, lâcha-t-il.

Elle détestait qu'il se comporte ainsi, elle lui prit le bras et le tira dans une salle, à l'écart du passage. Il retira son bras de son étreinte et voulu ressortir de là salle mais cette fois, ce fut-elle qui lui barra le chemin.

- Tu ne me quitteras pour mon bien, si tu me quittes, c'est parce que tu le veux, parce que tu ne veux plus être avec moi.

Elle le regarda puis elle eut un sourire malin qu'il ne sut comprendre avant qu'elle n'ajoute.

- Si tu veux que je te laisse partir, dis-moi que tu ne m'aimes plus ou n'importe quoi de ce genre et si je suis convaincu, je te laisserais sortir.

Il se dit qu'il pouvait sortir sa baguette et la forcer à bouger mais quelque chose lui disait qu'elle ne se laisserait pas faire et il n'avait pas envie de se battre en duel, il avait encore moins envie de savoir qui gagnerait. Ce qu'elle voulait entendre, il ne le pensait pas mais il savait mentir, il excellait même !

- Je me suis rendu compte que je ne t'aimais plus, je ne t'ai probablement jamais aimé, je voulais juste savoir si je pouvais baiser la meilleure amie de Potter, s'il serait bon de s'envoyer en l'air avec une sang de bourbe et je dois avouer que je me suis pris au jeu.

Elle s'approcha de lui et lui caressa la joue son air était indéchiffrable, pour la première fois, c'était lui qui ne pouvait pas lire en elle. Elle commença à l'embrasser dans le cou, il ne savait pas ce qu'elle faisait mais en tout cas, c'était très agréable. Elle continuait à l'embrasser dans le cou, vers ses oreilles, sur son visage, sur ses lèvres tout en ayant une main posé sur sa poitrine.

- Tu mens bien Malefoy, mais si vraiment tu ne ressentais rien, il n'y aurait que ton érection qui réagirait, ton cœur ne battrait pas aussi vite ou aussi fort mais je salue la performance, si je ne te connaissais pas aussi bien, j'aurais pu y croire.

- Est-ce que tu t'amuses à faire des expériences sur moi ? Demanda-t-il sans l'interrompre puisqu'elle continuait à l'embrasser.

- Non, je ne m'amuse pas. J'essai de nous sauver, parce que je ne veux pas te perdre.

- Pourtant, tu as voulu en finir cette après-midi, lui rappela-t-il.

- Oui et toi tu m'as retenu, tu es bien placé pour savoir qu'on peut changer d'avis.

- Je ne sais plus comment faire pour être avec toi, avoua-t-il.

- Soit juste comme avant tout ça, celui que j'aime, répondit-elle simplement.

- Tu fais quoi dimanche ? Demanda-t-il.

- Tu es bien placé pour savoir que je n'ai pas d'invitation, dit-elle sur un ton amusé en essayant de refouler le ressentiment.

- Alors restes au château et rejoins-moi devant la salle sur demande à 12 heures, les autres seront déjà partit pour Pré-au-Lard.

Elle le retrouvait enfin, même si elle savait que son entrain était un peu forcé.

- D'accord, accepta-t-elle en reprenant ses baisers qu'elle reprenait à chaque fois qu'elle cessait de parler.

- Tu comptes me titiller pendant combien de temps encore ? Demanda-t-il amusé.

- Jusqu'à ce que tu te décide à me faire l'amour, répondit-elle.

Une fois sa demande exaucé, ils ressortirent continuer leur ronde.

- Je suis désolé pour ce soir, dit-il.

- Tu passes bien trop de temps à t'excuser, s'amusa-t-elle.

- C'est que je fais beaucoup d'erreur.

- Oublions tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui, je pense que ça vaut mieux.

- Tout, vraiment ? Demanda-t-il en haussant un sourcil.

- Pervers ! Rigola-t-elle en lui donnant un coup d'épaule.

Il regarda de chaque côté du couloir puis voyant qu'ils étaient seuls, il lui caressa la joue et la regarda.

- Je t'aime Hermione.

Elle lui sourit puis se mit sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres.

- Je t'aime aussi… Malefoy.

- Malefoy ?

- Avec le temps que tu as mis à m'appeler par mon prénom, j'ai bien le droit de me venger ?

Ils rigolèrent puis elle recommença à déposer un baiser sur ses lèvres.

- Je t'aime Drago.

La journée ayant été longue, ils ne passèrent pas dans la salle sur demande. Drago retourna à sa salle commune où Blaise se disputait avec Parkinson et Goyle, bien évidemment le couple savait qu'ils n'avaient aucune chance face à Zabini, alors ils s'en tenaient à hurler sans sortir les baguettes. Choix judicieux pensa Malefoy puisque vu la colère de Zabini, il valait mieux ne pas trop le chercher.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Drago en se postant à côté de Blaise.

- Depuis quand les problèmes des autres t'intéresse-t-il ? Railla Zabini.

Il lui en voulait, certes, il avait réussit à se faire pardonner d'Hermione mais apparemment, il n'allait pas s'en tirer aussi facilement avec son meilleur ami !

- Il se passe qu'il m'a jeté un sort pour défendre la sang de bourbe, sans parler que ce n'est pas la première fois que je remarque qu'il l'aime bien, il était avec elle pendant les vacances sur le chemin de traverse ! S'exclama Parkinson.

- Le sang ne résume pas tout, espèce de sale petite écervelée, répondit Zabini.

- De quoi tu viens de m'insulter ! S'écria-t-elle.

- Ne te rends pas plus débile que tu ne l'es déjà !

- Bon ça suffit, allez vous bécoter ailleurs, qu'on ait la paix, s'interposa Malefoy.

Goyle n'osait pas se rebeller devant Malefoy, aussi, il entraîna une Pansy furibonde et la fit sortir de la salle commune.

- Tu te rends compte que tu défends plus ton meilleur ami que ta petite amie ? Demanda Zabini en s'installant sur un des fauteuils.

- Je suis désolé.

- Oh, mais ce n'est pas à moi que tu dois des excuses !

- Je lui ais déjà demandé pardon, expliqua Malefoy.

- Dans ce cas, tout est parfait !

- Mais je suis désolé que tu te retrouves avec tout le monde à dos alors que ça aurait dû être à moi d'intervenir.

- Ne t'excuse pas pour ça, je l'ai fait de mon plein gré et je ne regrette pas. Contrairement à toi, je me moque de me mettre un abruti et une pimbêche à dos. Le seul truc qui me choque, c'est que je sois prêt à affronter des conséquences pour une amie, car oui, je la considère comme une amie et que toi tu sois incapable de le faire par amour.

- Blaise, arrêtes de m'emmerder a…

- Non, non, je n'ai pas fini, ce que je vais te dire, je vais te le dire juste une fois, après je ne reviendrais plus sur le sujet. Aujourd'hui, tu as réussis à sauver ta relation et j'en suis vraiment content mais si tu continue comme ça, tu vas la perdre et tu n'as pas idées d'à quel point tu vas regretter d'avoir tout fiché en l'air. Là, vu que je prends plus son parti que le tien, tu dois en douter, mais je suis ton meilleur ami et elle est ce qu'il t'est arrivé de mieux, avec elle tu deviens moins… con, bien qu'il te reste encore de la marge niveau connerie ! Voilà, je t'ai dis ce que je voulais te dire, maintenant oublions ça, conclut Zabini.

Drago ne commenta pas, il savait que son ami avait raison, alors, à quoi bon ?


Bon bout d'an à tous et à l'année prochaine !

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Bon réveillon à tous !