Chapitre 44 : Amis pour la vie
Finalement Drago accepta la proposition d'Hermione, celle de passer toutes ses vacances chez elle au Square Grimmaurd car contre toute attente il s'y sentait étrangement bien ! A force de passer du temps ensemble, Drago ne tolérait plus Harry, il l'appréciait vraiment même s'il aurait préféré se couper la langue plutôt que de l'avouer et forcément, s'il arrivait à apprécier Potter, il appréciait aussi les autres, sauf Weasmoche, mais sachant que Drago y était présent, il avait évité le Square.
Hermione et Drago était dans la cuisine, il était censé réviser mais il préférait la regarder bouger à droite à gauche pour préparer le petit déjeuner. Elle portait un short moulant laissant apparaître ses jambes fines et un débardeur, et il n'imaginait qu'une seule chose, lui ôter ses vêtements. Il avait le coude posé sur la table et sa tête posé dans sa main, elle se retourna et le prit en flagrant délit de voyeurisme.
- C'est comme ça que tu révises ? Demanda-t-elle amusée.
- Mais tu n'as pas la moindre idée de ce que je révise et je peux te dire qu'en ce moment, dans ma tête, ça travaille sec !
- Hum, quand tu me regardes comme ça, je ne pense pas que ce soit ta tête qui travaille, répondit-elle.
Ils étaient à présent collés l'un à l'autre et s'embrassait, lorsqu'Harry et Ginny entrèrent dans la pièce. Hermione s'écarta du blond en se remettant à la préparation du petit déjeuner comme si de rien était et Drago se rassit pour ne pas montrer à quel point la sorcière lui avait fait de l'effet.
- Drago, c'est bien aujourd'hui que tu vas passer la journée chez tes parents ? Demanda Ginny.
Il avait prit l'habitude que la rouquine l'appelle par son prénom, ça faisait déjà quelque jour qu'elle faisait ça.
- Oui, répondit-il.
- Ron va venir, pendant que tu ne seras pas là, je trouvais plus normal qu'on te le dise, ajouta Harry.
- Ah, merci vous voulez que je passe la nuit au manoir ? Demanda Drago.
Hermione se retourna en le regardant, montrant clairement qu'elle n'avait pas envie qu'il passe la nuit sans elle.
- Il y a largement assez de place pour nous tous et il est hors de question que tu partes parce qu'il reste, dit Ginny.
- Oui, tu es le bienvenu tant qu'Hermione te supporteras, d'ailleurs, je suis surpris qu'elle ne t'ait pas encore viré ! Le taquina Harry.
- Si elle a pu te supporter toi pendant plus de sept ans, je pense que j'ai encore de la marge ! Répondit Drago sur le même ton.
- Moi je dis qu'elle a du courage de vous supporter tous les deux ! Intervint Ginny.
- Du coup, tu en as tout autant que moi ! Approuva Hermione.
Elles rigolèrent faisant par la même taire les deux garçons. Hermione posa sur la table le petit déjeuner puis s'installa à côté de Malefoy, voyant que le blond voulait lui parler, Harry et Ginny prirent ce qu'il leur fallait et montèrent au salon, comme si de rien était.
- Tu reste ici aujourd'hui ? Demanda-t-il sur le ton de la conversation.
- Je n'avais pas prévu de sortir. Est-ce que ça te dérange vraiment que je vois Ron ?
- Non, pas vraiment.
- Un peu, devina-t-elle.
- Un peu, confirma-t-il.
- Il est mon meilleur ami, je ne veux pas couper tout contact avec lui mais je ne veux pas non plus te vexer.
- Ne t'inquiète pas pour moi, même si ça ne fait pas parti de mon caractère, il faut que j'apprenne à avoir confiance, au moins en toi.
- Ron, Harry et moi, avons partagé de telles choses, que nous sommes forcément liés à vie, ils sont une partie de moi qu'on ne peut pas enlever mais ce sont des parties de moi dont tu n'as rien à craindre, je te le promets.
Elle avait abusé les choses pour aider Drago à la comprendre, Harry était bien une part d'elle mais Ron ne l'était plus. Etais-ce parce qu'il les avait abandonnés en pleine guerre ou parce qu'il était partit après ? Peut-être les deux, mais en tout cas, il restait important à ses yeux même s'il ne comptait pas autant qu'Harry. Elle avait appris à vivre sans Ron et elle savait qu'elle pouvait être heureuse sans lui mais elle ne pensait pas pouvoir vivre sans Harry.
- Je l'ai bien compris et c'est pour ça que j'accepte d'être jaloux sans rien faire pour t'empêcher de le voir, pour l'instant, ne m'en demandes pas plus.
Elle se serra contre lui et déposa un baiser dans son cou.
- Je ne demande rien de plus.
Ron arriva cinq minutes après le départ de Drago, à croire qu'il avait un radar ! Ne sachant pas à quelle heure il devait arriver, Hermione était en train de lire lorsqu'il toqua à sa porte, elle ne s'était pas attendue à ce qu'il vienne jusqu'ici.
- Salut, dit-il en évitant son regard.
Il était toujours comme ça lorsqu'il était nerveux.
- Salut, je lisais, je ne t'ai pas attendu arriver.
- Content de voir que tu n'as pas changé, s'amusa-t-il.
- Je n'ai pas changé, dit-elle.
Il la regarda avec un air semblant dire « Ah bon ? » mais ne commenta pas.
- Tu veux qu'on descende ? Demanda Hermione en voyant la gêne s'installer.
- Non, en fait je suis monté exprès pour te parler.
- Ah, je t'écoute.
- Je crois que je n'arriverais jamais à me faire à l'idée que toi et moi, c'est fini, pour de bon et encore moins au fait que cette foui… Que Malefoy, me remplace…
- Drago ne te remplace pas, ne vois pas les choses de cette manière, des couples se défont, d'autres se forment ensuite, c'est la vie.
- Oui, je sais, mais laisse moi finir, je disais donc, que j'avais du mal à me faire à tous ces changements mais ce que je sais, c'est que je ne veux pas te perdre, pas complètement et si la seule place que tu as à m'offrir c'est celle d'ami, alors j'accepte. Tu me manques Hermione.
Hermione se leva et le serra dans ses bras, heureuse qu'il soit encore son ami et de son pas vers elle, il se ferait à la situation, si Harry y était arrivé, alors Ron aussi y arriverait.
- Tu m'as manqué toi aussi, répondit-elle les larmes aux yeux.
Il lui rendit son étreinte puis ils se relâchèrent, Ron commença à détailler la pièce.
- Vous avez fait du bon boulot, on ne dirait pas la même maison !
- Merci.
Il regardait à présent les photos qu'il y avait sur une étagère, il rigola en voyant des photos de lui, Harry et d'Hermione à différents moments de leur scolarité et il perdit son sourire lorsqu'il vit des photos d'elle avec la fouine. Elle souriait, sur chacune, elle avait un visage heureux et comblé.
- Il te rend heureuse ? Demanda-t-il.
- Oui, répondit-elle simplement.
- C'est bien.
Ils ne parlèrent pendant un moment, il continuait à regarder les photos dont une où il y avait toutes les personnes présentes lors du réveillon du jour de l'an.
- Ne t'attends pas à ce j'accepte de le voir.
- Il faut pourtant que tu t'y prépare, il fait partie de ma vie et les autres l'acceptent, je ne compte pas l'exclure pour te faire plaisir et inversement.
- Pour l'instant, je ne m'en sens pas capable, s'entêta-t-il.
Hermione n'avait pas envie que leur réconciliation soit gâché si vite, alors elle changea de sujet.
- Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant que tu es de retour ?
- Je ne sais pas, je vais travailler avec George le temps de trouver une idée, répondit-il.
- Si tu demandes au professeur McGonagall, je suis sûr qu'elle acceptera que tu reprennes tes études l'année prochaine.
- Sans toi pour m'aider, je n'ai aucune chance, dit-il avec un sourire désabusé.
- Mais non, en travaillant tu y arriveras !
- Je ne sais pas, il faut que je réfléchisse, répondit-il.
Là encore, Hermione décida de ne pas insister, ils descendirent rejoindre Harry et Ginny dans le salon et passèrent l'après-midi ensemble à parler de tout et de rien.
Pendant un instant, Hermione se mit à repenser à avant, l'époque où ils étaient encore tous à Poudlard où la menace de Voldemort était là mais où ils se sentaient protégé par l'école et Dumbledore, avant que tout ne change pour devenir à la fois meilleure et pire mais en y repensant, pour la première fois depuis la fin de la guerre, Hermione prit pleinement conscience qu'elle se sentait heureuse et elle réalisa enfin qu'elle avait survécu et que la vie continuait malgré les peines, les chagrins et les horreur vécu.
Elle avait tout pour être heureuse et continuait d'avancer et elle savait que la présence de Malefoy à ses côtés n'y était pas pour rien, ce garçon qu'elle avait tant détesté était devenu important pour elle, nécessaire et après avoir passé l'après-midi avec ses amis, elle se languissait qu'il rentre.
