Merci à ceux qui me laisse des commentaires, ça fait toujours plaisir ! Merci aussi à ceux qui me lisent.
Voilà le chapitre suivant, qui risque de ne pas plaire à beaucoup de monde, mais tout ne peut pas être rose tout le temps !
Bonne lecture 3
Chapitre 47 : Si l'amour suffisait
Madame Pomfresh s'occupa d'Hermione mais elle ne se réveilla que le lendemain et les questions commencèrent.
- Je suis tombé toute seule ! Répéta Hermione, une énième fois.
Pomfresh, McGonagall, Slughorn, mais aussi Harry, Ginny et Ron, qui avait fait le déplacement pour la voir lui avait posé la question et elle ne changeait pas de version, elle savait très bien ce qui c'était passé, parce qu'en tombant, elle avait eu la vision furtive de Malefoy et de son regard perdu. Zabini lui avait confirmé ce qu'elle pensait à son réveil et il lui avait confié qu'il avait forcé Drago à sortir.
Lorsqu'elle se retrouva enfin seule, elle commença à pleurer. Sa chute avait été très grave, Pomfresh avait même hésité à l'envoyer à Sainte Mangouste. Comment avait-il pu aller jusque là ? Mais le pire sentiment d'Hermione, c'était celui de la déception, elle s'était attendu à ce qu'il la déçoive mais pas autant !
En entendant la porte s'ouvrir, elle referma les yeux et fit semblant de dormir, elle ne voulait voir personne et surtout pas Malefoy. Elle sentit son visiteur lui serrer la main, et elle n'eut plus aucun doute il s'agissait bien de Drago.
Il lui caressa les cheveux sans lâcher sa main, elle l'entendit s'asseoir sur la chaise à son chevet.
- Je suis tellement désolé, mais je te promets, que quand tu sortiras de là, je dirais tout à qui tu voudras. Je ne veux plus jamais avoir à faire une chose pareille. J'aurai dû te défendre, j'aurai dû t'écouter depuis le début.
Il pensait qu'elle ne l'entendait pas, elle avait l'impression d'être indiscrète mais elle ne voulait pas l'affronter dans l'immédiat alors, elle ne fit aucun signe montrant qu'elle était réveillée. Elle ne faisait que retarder l'inévitable, elle ne pourrait faire semblant de dormir pour l'éternité.
- Hermione, si tu savais comme je t'aime !
Il resta un moment jusqu'à ce que Pomfresh lui demande de partir car il était censé être en cours, elle fut surprise de la retrouver parfaitement éveillée alors que quelques secondes, elle semblait endormit mais elle ne fit aucun commentaire et la laissa seule, elle se remit alors à pleurer.
Elle recommença le même manège à chaque passage du blond, elle eut le vague souvenir de Ron faisant pareil pendant leur sixième année pour éviter Lavande mais à la différence du rouquin, elle aimait vraiment Malefoy et elle détestait ce qu'elle ressentait, elle se détestait encore plus de ce qu'elle s'apprêtait à lui faire alors qu'il était prêt à tout révéler par amour.
Avant tout ça, c'est ce qu'elle souhaitait mais maintenant, elle souhaitait seulement que ça s'arrête. Et le jour de sa sortie, c'est avec le cœur lourd qu'elle se dirigea vers la salle sur demande. Drago n'y était pas, bien sûr, il pensait qu'elle était toujours souffrante à l'infirmerie mais l'heure de sa visite quotidienne approchait et l'infirmière lui apprendrait qu'elle venait de sortir, alors, tout naturellement, il allait la chercher ici.
Elle regarda autour d'elle, la salle avait légèrement changé depuis la première fois qu'ils y étaient venus. Des photos d'eux ornaient les murs, un lit avait fait son apparition. Partout où elle regardait, elle se souvenait d'un moment passé avec lui et elle ne put empêcher une nouvelle crise de larme. Elle était sûre qu'il n'y avait pas d'autre solution, pourtant, elle aurait tant aimé lui pardonner mais elle n'en avait pas la force.
Elle n'avait jamais eu autant mal à l'intérieur qu'à ce moment. Elle entendit la porte s'ouvrir puis un soupir de soulagement avant que la porte ne se referme. Hermione respira un bon coup puis se retourna pour faire face au blond, la première fois depuis tout ça qu'elle le regardait.
Il semblait fatigué, ses yeux étaient cernés, il ne devait pas beaucoup dormir, ce qui augmenta la culpabilité d'Hermione, si elle lui avait parlé dès le début, il n'aurait pas passé des nuits blanches.
Mais malgré sa fatigue, il lui souriait, heureux de la voir en forme, sourire qu'il perdit en découvrant le visage plein de larme de la Gryffondor.
Il s'approcha en tendant les bras, comme pour la serrer contre lui mais elle recula en secouant la tête. Il se figea et la regarda avant de comprendre qu'elle n'était pas là pour lui pardonner mais pour le quitter.
- Je faisais semblant de dormir à toutes tes visites, je t'ai entendu me dire à quel point tu regrettais, mais… La voix d'Hermione se brisa.
- Mais ça ne change rien, conclut Drago à sa place.
Il était prêt à tout pour la faire changer d'avis mais elle parla avant lui.
- Jamais je n'aurais pensé que tu puisses me décevoir à ce point.
Ce fut comme s'il plongeait dans une pensine, il revit clairement son cauchemar, aussi clairement que s'il dormait. La chute causée par Pansy, puis les mots d'Hermione, bien sûr, la réalité était quelque peu différente. C'était lui, et non Pansy qui avait causé la chute, puis heureusement, Hermione était en vie, contrairement à son cauchemar mais les mots choisit étaient les mêmes.
Il l'avait perdu, il n'y avait plus rien à faire. Il la laissa parler sans même écouter. Il l'entendait vaguement expliquait qu'elle l'aimait et qu'elle aurait voulu que sa ce termine autrement mais il ne percutait pas ce qu'elle disait.
- Si seulement l'amour suffisait, dit-elle entre deux phrases qu'il n'entendit pas.
Qu'importe ses excuses ou ses remords, il l'avait perdu et tout était de sa faute, il était allé trop loin et il le savait. Puis quoi qu'elle dise, le résultat était le même. Dans un couple qui se sépare, il y en a très souvent un qui part et un qui reste et là, il était celui qui reste, enfin, tout cela était une image pour dire que c'était lui qu'on quittait.
Elle parla encore un moment puis voyant que Malefoy ne disait rien, elle passa près de lui et sortit il sentit une dernière fois son odeur de lavande en se disant que cette odeur, il s'en souviendrait toute sa vie. Combien de temps il resta planté là ? Il ne le savait pas, toute notion de temps l'avait quitté mais au bout d'un moment, il ressentit un besoin de s'asseoir, sur le canapé, il refaisait l'histoire.
Il empêchait Pansy de lancer un sort à Hermione la deuxième fois, puis après, la première fois, ce n'était plus Zabini qui volait au secours de la Gryffondor mais lui. Puis après il se levait en plein milieu de la grande salle pour crier qu'il l'aimait, cette image le fit rire, non, il n'aurait jamais fais ça, malgré tout l'amour qu'il ressentait pour elle.
Pourquoi fallait-il que ce soit maintenant qu'il l'avait perdu qu'il réalisait que le reste ne comptait pas par rapport à elle ?
Qu'importe ses origines, il l'aurait épousé quand même, qu'importe le monde et leurs avis, il l'aimait mais qu'importe ses sentiments, il était trop tard et c'est sur cette pensée qu'il sortit de la salle en regardant une dernière fois derrière lui.
Hermione arriva en haut de la tour, le soleil brillant encore, voilà un détail auquel elle pensait tout juste, elle reverrait Malefoy tous les soirs jusqu'à la fin de l'année, sauf si elle s'arrangeait pour se substituer à son rôle, sans démissionner, elle ne supporterait pas de trahir ainsi la confiance que lui avait accordé la directrice en l'abandonnant.
Puis, comme beaucoup de fois ces temps-ci, elle fondit en larmes. Elle se laissa aller contre les remparts puis se retrouva assise le dos contre.
Ginny arriva et regarda son amie, la rouquine montra la carte du maraudeur pour lui faire comprendre comment elle l'avait trouvé et vint s'installer près d'elle.
Elle ne parla pas mais passa un bras autour de l'épaule d'Hermione et cette dernière se laissa aller contre son amie. Plus tard, lorsque ses larmes se calmèrent, elle lui raconta toute la vérité sur sa chute, sur ce qui avait poussé Drago à agir comme ça, sur ce qu'il lui avait dit pendant qu'elle dormait puis sur ce qu'il venait de se passer.
Ginny la laissa vider son sac, elle ne l'interrompit à aucun moment et quand elle vit qu'Hermione avait terminé elle prit la parole.
- Si ça te fait si mal, tu ne te dis pas que tu devrais lui pardonner ?
- Non, il m'a tellement déçu ! Je ne le vois plus de la même manière.
- Oui, mais tu sais que si tu fais des efforts, tu y arriveras. Souviens-toi d'avant, tu le haïssais et tu as réussi à l'aimer.
- Ce n'est plus pareil, je ne peux pas et je ne veux pas. Comment je vais faire pour mes rondes, je ne supporterais pas de passer encore mes soirées avec lui.
- Prend mes rondes avec Neville, je prendrais les tiennes avec Malefoy, proposa Ginny.
- Mais, les rondes des préfets-en-chef sont plus longues !
- Tu es mon amie, je peux faire ça pour toi ! S'amusa Ginny.
Hermione lui prit la main.
- Merci.
Elles restèrent encore un moment en haut de la tour, le moment qu'Hermione se reprenne.
- Ne sois pas trop désagréable avec lui, il n'a pas vraiment voulu me faire du mal, il pensait simplement me protéger, de la manière la moins appréciable qu'il aurait pu trouver, certes.
- Je t'ai écouté tout à l'heure et je l'avais compris, je ne comptais pas être désagréable avec Drago, la rassura Ginny.
- Merci.
