Chapitre 48 : Bagarre générale

Le soir, Drago remonta dans le hall, pour sa ronde, il était persuadé qu'il allait la faire seul, elle ne supporterait pas de le revoir si vite mais il fut surpris d'y trouver Weaslette et il comprit vite qu'il avait minimisé les choses, non seulement elle ne supporterait pas de le revoir si vite mais elle ne supporterait pas de le revoir tout court, il ignora son cœur qui se serrait et rejoignit la rouquine.

Elle n'avait pas l'air hostile, Hermione n'avait pas dû avouer ce qu'il avait fait, sinon, elle se contenterait de le regarder avec mépris. Ils se mirent en route, ne sachant pas quoi dire, la rouquine garda le silence un moment avant de ne plus tenir.

- Drago, laisse-lui du temps, elle te pardonnera.

- Qu'est-ce qui te dit que j'en ai envie ?

- Par Merlin, ne joue pas les hippogriffes avec moi ! Je commence à te connaître Drago Malefoy, fais le fier tant que tu veux, tu l'aimes, ce n'est pas une honte !

Cette fille était une erreur de la nature ! Franche, compréhensive, forte, sensible, courageuse, douée en quidditch, féminine et elle savait tenir tête à n'importe qui mais le plus, elle était douée pour cerner les gens et lire en eux.

- Tu aurais pardonné si Potter t'avait fait ça ?

- Oui, mais je lui aurais d'abord enfoncé ma baguette là où je pense… Quoi que non, je lui aurais enfoncé sa baguette à lui, pour ne pas salir la mienne.

Il la regarda puis il se mit à rire.

- Une vraie terreur la petite Weaslette !

- Ca a des avantages de grandir entourée de 6 grands frères.

Elle était contente de l'avoir fait sourire, pour un temps du moins.

- Pourquoi me pardonnerait-elle, je l'ai tellement déçue !

- Je ne peux pas te promettre qu'elle changera d'avis, surtout dans l'immédiat mais en tout cas, elle comprend pourquoi tu as fais ça, même si je suis d'accord avec elle sur le fait que tu ais dépassé les bornes, je le comprends aussi.

- Je pensais que tu m'en voudrais beaucoup plus d'avoir fait ça.

- Ce serait le cas, si je ne t'avais pas autant côtoyé ces derniers temps, j'ai appris à te connaître, tu es un idiot mais un idiot qui a un bon fond, bien caché derrière tes fanfaronnades, le taquina-t-elle.

- Tu sais que personne ne m'a jamais parlé ainsi !

Faux, Hermione avait osé mais comme son amie, c'était sans aucune méchanceté. Les deux Gryffondor se ressemblaient sur beaucoup de point et Drago trouva que c'était une bonne chose qu'elles soient amies, car il n'aimerait pas se retrouver au milieu d'une dispute entre Hermione et Ginny, il n'aurait pas su sur quelle sorcière parier.

- Tu as besoin qu'on te bouscule un peu, s'amusa-t-elle.

Il continua sa ronde, Ginny avait le don pour détourner ses pensées et il était content qu'elle soit là, même s'il aurait préféré que ce soit Granger. Il était heureux que la rouquine continue de lui parler, il avait vraiment appris à l'apprécier, comme une amie.

- Bonne soirée, dit-elle.

- Weaslette, prends soin d'elle.

- Elle est mon amie, tu n'as pas besoin de me le demander, répondit-elle en lui faisant un signe de la main pendant qu'elle montait les marches.

Les jours qui suivirent ne furent drôle ni pour Hermione ni pour Drago. Ils se croisaient aux heures des repas mais ne se regardaient pas ou du moins, pas en même temps. Un matin, dans la grande salle, il trouva Zabini assit au bout de la grande table, il fit quelques pas pour le rejoindre mais Pansy se mit en travers de son chemin, elle avait eu la bonne idée de l'éviter depuis le jour de la chute mais apparemment, elle était arrivée à bout de sa patience.

- Alors, la sang-de-bourbe ne vient toujours pas faire ses rondes? Demanda-t-elle.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Demanda-t-il en la contournant.

- Non, juste pour savoir si elle te laissait encore la baiser après que tu l'aies attaqué ?

Malefoy se retourna, et si un regard pouvait foudroyer sur place, Pansy ne serait plus qu'un tas de cendre.

- Tu le savais ! Tu savais comment je réagirais, tu l'as fais exprès ! Hurla-t-il.

Aucun professeur n'était là, ils étaient tous en réunion pour prévoir les plannings des ASPIC, personne n'allait intervenir pour calmer Drago mais les élèves regardaient tous.

- Je pensais que tu me laisserais l'attaquer mais tu as dépassé mes espérances, enfin, ton orgueil a dépassé mes espérances. Sur le coup, j'ai cru que tu te servais juste d'elle, après tout, tu l'as très vite attaqué dans le dos mais après, tu es passé chaque jour à l'infirmerie et tu trainais ta carcasse dans le château, c'était vraiment pitoyable !

Elle lâcha un petit rire méchant sans voir que Drago pâlissait.

- Non seulement tu aimes une sang-de-bourbe mais en plus tu n'as même pas eu le courage de la défendre. Tout ce qui me plaisait en toi est mort, si je m'en étais aperçu plus vite, je t'aurais laissé la sauter, je mérite mieux !

Elle avait parlé sur un ton méprisant, ne faisant pas attention au visage de Malefoy qui changeait de plus en plus, tous les élèves présents regardaient la scène et Zabini s'était doucement rapprochés pour intervenir, au cas où. Mais il ne fut pas assez rapide, Drago poussa Parkinson contre le mur de la grande salle et la plaqua sans ménagement, Goyle s'approcha mais n'osa rien faire contre Drago surtout quand il croisa le regard d'avertissement que Zabini lui lançait.

- Si tu n'étais pas une fille, je ne me servirais même pas de ma baguette, je me ferais un plaisir de démolir ta sale petite face. Je ne vaux pas grand-chose mais j'ai au moins le plaisir de ne pas être tombé aussi bas que toi, dit-il d'une voix calme.

Il la relâcha, elle semblait terrorisée par la voix calme mais l'air tellement effrayant sur lequel il avait parlé mais elle se reprit en voyant qu'il n'allait rien faire.

Elle allait le provoquer un peu plus alors qu'il s'éloignait mais elle vit juste quelqu'un bondir et la prendre par les cheveux. Finalement, elle se retrouva une fois de plus plaquée au mur, mais cette fois, elle reçut une baffe et c'était Hermione qui venait de lui donner.

- Si tu pointe encore ta baguette sur moi, et peu importe la raison je t'assure que tu ne pourras plus pointer grand-chose, c'est clair ?

Hermione n'avait pas manqué d'une miette l'échange entre Pansy et Drago et si elle avait d'abord eu peur que Malefoy frappe Parkinson, maintenant, il ne lui restait plus que la colère contre la Serpentard. Pansy voulut se débattre mais la lionne avait les forces décuplées par la rage.

- Hermione, ça va, elle a comprit, intervint Ginny en lui mettant une main sur l'épaule.

Hermione lâcha Parkinson qui tomba au sol. Elle se releva pendant que la Gryffondor commençait à se détourner.

- Sale sang-de-bourbe, cracha Parkinson.

Hermione se retourna subitement et son poing partit dans le visage de la Serpentard qui se retrouva de nouveau par terre. Cette fois ce fut Goyle qui plaqua Hermione au mur et Drago, pour la première fois intervint pour la défendre, Harry lui prêtant main forte.

Zabini et Ginny, se regardèrent puis la rouquine, aidée de Luna se jeta sur Hermione pour l'empêcher de se jeter de nouveau sur Pansy pendant que Zabini et Londubat tentaient de séparer Potter et Malefoy de Goyle. Les professeurs arrivèrent tous en même temps, McGonagall se figea à l'entrée de la salle.

- Non mais qu'est-ce qui se passe ici ? Cria-t-elle.

Elle ne pouvait rien voir puisque tous les élèves étaient agglutinés autour du spectacle et après s'être frayé un chemin, elle découvrit Parkinson, le nez en sang, Ginny et Luna en train d'empêcher la préfète-en-chef de revenir à la charge et elle vit aussi Potter et Malefoy se battre ensemble contre le gorille et Londubat et Zabini tenter de les calmer.

Elle resta un moment interdite devant le spectacle qu'ils offraient. Le rêve de chaque professeur de Poudlard était de voir les maisons unis et particulièrement la rancune Gryffondor-Serpentard s'atténuait mais ces élèves étaient en train de faire du rêve un cauchemar, oui, ils s'alliaient mais pour mieux se battre !

- Vous arrêtez, tous où vous ne pourrez pas passer vos ASPIC tellement que vos retenus seront longues et prenantes ! Menaça McGonagall d'une voix autoritaire.

La voix de la directrice fit retomber la rage d'Hermione qui cessa aussitôt de se débattre contre ses amies. D'une manière générale, tous les mondes stoppa ce qu'il était en train de faire. Le poing d'Harry à quelques centimètres du visage de Goyle retomba, comme par magie.

- Suivez-moi tous et si j'en entends un parler, il sera viré ! Prévint-elle.

Hermione, Harry, Ginny, Neville, Luna, Malefoy, Zabini, Parkinson et Goyle suivirent, se contentant de se foudroyer du regard sans un mot. La directrice s'engouffra dans une salle de classe du premier.

- Asseyez-vous, ordonna-t-elle.

Tout le monde s'exécuta.

- Vous êtes des sorciers et vous êtes en dernière année ou presque pour certaines, ce qui veut dire qu'on attend de vous que vous soyez plus responsable que les autres et on vous retrouve à vous battre à main nue, comme des chiffonniers !

Bon, elle n'allait tout de même pas avouer qu'il valait mieux se battre à main nus qu'avec leurs baguettes !

- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer comment neuf élèves se retrouvent à se battre au lieu de prendre le petit-déjeuner ? Neuf élèves dont quatre préfets et mes deux Préfets-en-chef ! Demanda-t-elle avec une voix calme qui détonnait avec la fureur sur son visage.

Personne ne répondit, ils regardaient tous leurs chaussures.

- J'attends ! S'énerva-t-elle.

- Mais, sauf votre respect, vous nous avez dit que si l'un de nous parlait, il serait viré, dit Zabini en continuant de fixer ses chaussures.

Ils se retournèrent tous vers lui, sauf Pansy et Goyle, ils auraient ri si la situation n'était pas si grave.

- Très spirituel Monsieur Zabini, expliquez-moi puisque vous semblez avoir retrouvé votre langue pour faire de l'humour.

Zabini expliqua alors la provocation de Parkinson et les conséquences que ça avait entraînés en omettant toutefois de dévoiler le fait qu'Hermione et Drago étaient sortis ensemble, Parkinson essaya de se défendre mais ils faisaient bloc contre elle.

- Zabini, Londubat, Lovegood et Weasley, vous pouvez partir.

Après tout, ils n'avaient fait que tenter de séparer tout le monde. Les quatre intéressés sortirent de la salle, McGonagall se tourna ensuite vers Parkinson et Goyle.

- Parkinson, pour cette fois, vous écoperez juste d'une retenue mais la prochaine fois que vous attaquez quelqu'un sur ses origines ce sera au ministère de trancher et ils sont assez sévères sur le sujet. Allez à l'infirmerie tous les deux, je vous enverrais un hibou pour vous donner vos retenues, ajouta-t-elle en regardant aussi Goyle qui était amochés.

Ils sortirent et Parkinson foudroya Hermione du regard qui lui rendit l'appareil.

- Potter, vous pouvez y aller aussi, comme les deux autres, votre retenu vous sera envoyé.

Il jeta un dernier regard anxieux à Malefoy mais surtout à Hermione puis sortit avant que McGonagall ne s'impatiente.

- A vous deux maintenant ! S'exclama la directrice.


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