Réponse à la review anonyme de Lily sur le chapitre 57 : Merci, oui, il est vrai que je cherche un peu les coups ! Contente que tu ais aimé !
Réponse à la review anonyme de Lily sur le chapitre 58 : Merci Lily, trop contente que tu aimes ! Pour ce qui est de la faire vivre, eh bien tu n'as qu'à lire ce chapitre ;)
Chapitre 58 : Absence
Les Granger s'étaient éloignés du corps de leur fille, Gareth essayait de soutenir Cathy du mieux qu'il pouvait, ce qui était difficile quand on tenait à peine debout soi-même. Ron pleurait silencieusement Harry lui, était effondré.
Malefoy était dans un état second, un état dont il avait l'impression qu'il ne sortirait jamais. Il s'approcha un peu plus d'elle et caressa son visage. Il déposa un baiser sur ses lèvres, qui n'étaient pas froides, étais-ce normal ? Les morts n'étaient pas censés être froid ? Puis après il sentit la seule chose qui pouvait le faire sortir de son état second, il sentit un souffle sur sa joue pendant qu'il déposait un second baiser sur les lèvres d'Hermione.
Retrouver l'espoir était presque aussi douloureux que de l'avoir perdu, car il ne se sentait pas capable de le perdre à nouveau.
Il mit un doigt sous le nez d'Hermione et il sentit bien un souffle, sa mère tenta de l'éloigner, ne comprenant pas le miracle qui était peut-être en train de se produire.
- Elle respire ! S'écria-t-il.
Cathy releva la tête, Harry aussi, les autres semblaient ne pas l'avoir entendu ou ne pas vouloir y croire. Le guérisseur s'approcha au moment où elle ouvrit les yeux. Ses yeux ne fixaient que Drago, qui les fixaient aussi, croyant ne plus jamais les revoirs, il les trouva plus beau que jamais.
- Hermione, princesse, tu es là ?
Elle ouvrit la bouche puis la referma, puis la rouvrit puis la referma et ses yeux devinrent humides, elle n'arrivait pas à parler, d'ailleurs, elle ne savait pas quoi dire ! Elle ne savait rien, où était-elle, qui était-elle, qui était cet homme qui lui tenait la main ? Elle se sentait bien avec lui, elle lisait dans ses yeux qu'ils étaient liés mais elle ne savait pas qui il était.
- Je vais vous demander de sortir, tous sans exception, il faut que nous l'examinions.
Le guérisseur avait appelé certains de ses collègues. Drago ne voulait pas lâcher, surtout qu'elle avait l'air terrorisé et qu'apparemment, elle n'était pas vraiment elle-même. Mais sa mère lui chuchota qu'il fallait laisser les guérisseurs faire leur travail. Il prit la main d'Hermione et l'enleva de la sienne pour la poser sur le lit mais avant qu'il puisse s'éloigner, elle s'accrocha à sa chemise et les larmes coulaient à présent.
Les guérisseurs regardèrent la patiente et sa main accrochés.
- Il ne vaut mieux pas la stresser, restez avec elle mais laissez-nous travailler, intervint l'un d'eux.
Drago ne se le fit pas dire deux fois, il reprit la main d'Hermione qui parut soulagé. Les guérisseurs l'examinèrent sans faire de commentaire puis ils allèrent dire à tout le monde qu'ils pouvaient revenir, enfin, ils voulaient surtout que les parents d'Hermione entrent mais tout le monde en profita.
Ils parlèrent de séquelles cérébrales, apparemment Hermione avait gardé un semblant de mémoire, c'est-à-dire qu'en voyant les personnes qu'elle avait connus et aimé, elle savait qu'ils n'étaient pas étranger mais c'était tout.
- Cependant, elle peut réapprendre, et il y a des chances pour que cet état soit seulement passager.
Ils avaient tous cru la perdre, alors pour le coup, ça passait comme une bonne nouvelle, pour tout le monde. En gros, Hermione était comme une enfant mais une enfant vivante !
- Nous pouvons l'accueillir dans la salle 49, avec ses pouvoirs qui risque de se manifester comme chez les jeunes enfants, elle va être très difficile à gérer et en tant que moldus, vous n'êtes pas apte à y faire face.
Les Granger étaient passés devant cette salle et il ne voulait pas y laisser leur fille mais il n'était pas les seuls.
- Avec votre autorisation, je pourrais veiller sur elle, intervint Drago.
- Je l'aiderais, intervint Harry en voyant le doute sur le visage des Granger.
- A vrai dire, vu l'attachement de votre fille pour ce jeune homme, je pense qu'il ne serait pas bon de les séparer. S'il y a une chance pour qu'elle retrouve sa mémoire, ce n'est pas en la traumatisant que nous y arriverons, intervint un guérisseur.
- Drago, tu t'en sens capable ? Demanda sa mère.
- Oui et je prendrais tous les conseils que l'hôpital pourra me donner.
- Nous sommes d'accord, accepta Monsieur Granger.
Le lendemain, Drago arriva au square avec Hermione, ses parents, Harry et Ron. Grâce à l'intervention du ministre, ils avaient même eu le droit à un médicomage qui passerait sa journée à la maison avec Hermione, afin que Drago ne manque pas sa rentrée mais pour l'instant, la question ne se posait pas et le médicomage viendrait seulement quelques heures afin d'examiner Hermione et de voir si elle faisait des progrès.
Drago monta Hermione dans leur chambre, il faudrait qu'il fasse installer un second lit, l'idée de dormir avec une Hermione qui n'avait pas plus de maturité qu'un nouveau né le gênait quelque peu ! Elle ne lâcha pas sa main, en règle générale, elle le lâchait peu depuis son réveil.
- Regardes, allonge-toi dans le lit, je descends pour parler avec tes parents et je reviens vite, promis.
Elle le regarda un instant et comme si elle avait compris, elle le lâcha et le regarda partir. Il descendit et trouva tout le monde au salon.
- Si vous le voulez, vous pouvez dormir ici, proposa Harry aux parents d'Hermione.
- Non, le guérisseur a bien dit que l'idéal pour elle serait de vivre comme avant l'attaque, nous reviendrons demain, puis, on a un passage idéal ! S'exclama Gareth.
Oui, l'armoire à disparaître qui était dans la cave. Ils partirent d'ailleurs par là et Ron rentra, pour faire un rapport à sa famille sur le retour d'Hermione.
- Bon j'y retourne, je n'aime pas la laisser seule, dit Drago.
Harry le suivit et lorsqu'ils entrèrent, ils ne virent pas Hermione dans le lit.
- Par Merlin, elle est où ? S'écria Drago.
Harry pointa le plafond du doigt, mi-rieur, mi-inquiet. Hermione semblait comme en apesanteur, elle était contre le plafond et elle essayait de redescendre en faisant des gestes, comme si elle nageait.
- Attends, ne bouge plus mon cœur, dit Drago.
Hermione le regarda et cessa tout geste.
- Voilà, reste là, je vais te faire descendre.
Il pointa sa baguette et avec un sortilège de lévitation, il fit redescendre Hermione qui remonta dans un cri dès que Malefoy rangea sa baguette pour s'approcher d'elle.
- Ok, n'ai pas peur, on va te faire descendre.
Il se tourna vers Harry qui comprit avant même qu'il ne parle. Cette fois, ce fut le brun qui la fit redescendre et Drago qui la serra contre lui pour ne pas qu'elle remonte.
Elle s'accrochait à la chemise de Malefoy et lui ne la lâchait pas, jusqu'à ce qu'il la sente détendu. Il desserra son emprise et vit qu'elle tenait bien au sol.
- Voilà, c'est fini. Eh bien, toi qui n'aimes pas voler, on peut dire que tu as fais fort aujourd'hui, s'amusa-t-il.
A l'heure du repas, Kreattur amena à manger à tout le monde dans la chambre d'Hermione.
- Kreattur ne savait pas s'il fallait appeler tout le monde pour qu'ils descendent ou s'il fallait monter à manger.
- Nous allons descendre, répondit Malefoy.
Ils descendirent et Hermione s'assit.
- Kreattur a préparé du saumon à la crème, il se souvient que Miss Hermione adore le saumon, dit l'elfe.
Hermione lui sourit puis commença à jouer avec l'une de ses oreilles, se rendant compte qu'elles n'étaient pas pareil que les siennes.
- Hermione, laisse Kreattur tranquille ! Intervint Harry.
- Non, Kreattur n'est pas fâché, Miss Hermione ne lui fait pas de mal, répondit l'elfe.
Mais déjà Hermione boudait comme un bébé de s'être fait réprimander. Drago avait beau essayait de prendre ça à la légère, ça lui crevait le cœur de la voir dans un tel état, même si des fois, ça devenait drôle, il n'arrêtait pas d'imaginer l'ancienne Hermione prisonnière de son propre esprit.
Elle retrouva toutefois le sourire en regardant l'assiette que l'elfe avait posé devant elle. Kreattur servit un verre de Whisky pur feu à Harry et à Drago et un verre de jus de citrouille à Hermione. Mais la sorcière regardait le verre du blond. Elle tendit la main pour le prendre mais Drago l'arrêta.
- Je ne suis pas sûr que tu aimes, dit-il.
Mais comme elle semblait déterminée, il céda, elle but une gorgée et la recracha sur Drago. Elle regarda le blond d'un air apeuré, allait-il l'engueuler ? Mais Harry partit dans un fou rire, vite suivit par Drago lui-même.
- Tiens, je crois que tu vas en rester au jus de citrouille, rigola Harry.
- Pardon Drago, dit-elle.
Les rires se stoppèrent, c'était la première fois qu'elle parlait depuis son réveil et s'il avait toujours aimé qu'elle prononce son nom, jamais ça n'avait été si beau et en même temps si douloureux.
- Ce n'est rien chérie.
Voilà, je ne pouvais pas tuer Hermione ! Vous aviez bien deviné, je ne suis pas sadique, enfin, juste un peu mais pas complétement ! Elle a certes perdu la mémoire mais pas comme vous l'attendiez, Est-ce que c'était prévisible ?
