Réponse à la review anonyme de Lily : Merci Lily, contente que ça te plaise à ce point ! Et oui, je n'allais pas tuer Hermione ! Pour me faire pardonner de t'avoir fait poireauter toute la journée, voilà le suivant !


Chapitre 59 : Espoir et désespoir

Drago renonça vite au second lit, d'une parce qu'Hermione était venus le rejoindre dès la première nuit lorsqu'il était allé dormir dans la pièce d'à côté et de deux parce qu'il lui arrivait parfois de se mettre à léviter, même durant son sommeil.

Lui qui avait toujours cru qu'il serait horrible avec des enfants, cette mésaventure lui avait appris qu'il pouvait être très patient, plus qu'Harry ou que Weasley, bon, il se disait que s'il ne s'agissait pas d'Hermione, il ne serait probablement pas aussi patient.

Elle parlait de temps en temps, mais ses mots étaient rares et parfois mal accordés mais ça restait des progrès et à chaque nouveau mot, il était aux anges ! Il se promenait sur le chemin de traverse, Harry veillait sur Granger et il cherchait de nouveaux livres à lui lire, malgré la collection impressionnante qu'elle possédait, elle se bornait à vouloir seulement qu'il lui lise « Alice au pays des merveilles » ou « les contes de Beedle le Barde » et il commençait à se lasser, vu que ça faisait 3 mois qu'elle était comme ça !

Il repéra vite quelque chose qui pourrait lui plaire, un roman sur Merlin version enfant, il essaierait de lui faire lire. Malheureusement, lorsqu'il sortit de chez Fleury et Bott, il tomba sur Parkinson.

- Drago Malefoy ! S'exclama-t-elle avec ironie.

Il fit comme si elle n'existait pas.

- J'ai entendu dire que ta sang-de-bourbe de compagnie avait le cerveau en bouilli, c'est vrai ? Passer de « Miss je sais tout » à « Miss cerveau en bouillit » ça doit-être dur ! Se moqua-t-elle.

- Même si c'était le cas, c'est dû à un maléfice, c'est plus triste pour toi, parce que tu as le cerveau en bouillit depuis ta naissance !

Et il partit sans lui laisser l'occasion de répondre. Lorsqu'il arriva, il vit une tornade rousse lui sauter au cou, les vacances étaient arrivées et Weaslette était de retour.

- Content de te revoir, dit-il en lui faisant une bise.

- Contente d'être rentré ! Hermione a de la visite, confia Ginny.

Il regarda, elle était dans le salon et apparemment, McGonagall avait suivit Ginny afin de voir son ancienne élève préféré.

- Professeur McGonagall, dit Hermione en souriant.

- Oui c'est ça Miss Granger, vous y êtes arrivés !

Il vit la vieille directrice, les yeux brillants.

- Bonjour Professeur, dit-il en entrant dans le salon.

- Bonjour Monsieur Malefoy, dit-elle.

Dès qu'elle le vit, Hermione se précipita sur Drago pour l'enlacer.

- Ma chérie, ça t'embête si je vais offrir une tasse de thé au Professeur McGonagall ? Harry et Ginny vont te tenir compagnie, dit-il.

Hermione le regarda puis en souriant, elle prit la main de la rouquine. Malefoy descendit de la cuisine, suivit de la directrice.

- J'ai pensé que vous aviez besoin d'un remontant, dit-il.

Il avait remarqué la profonde tristesse de la vieille dame face au spectacle de la nouvelle Hermione.

- Merci Monsieur Malefoy, je voulais vraiment la voir mais je n'avais pas imaginé que ce serait si dure !

Elle était venue pendant qu'Hermione était à Sainte-Mangouste mais elle n'avait pas pu revenir depuis le 1er septembre et c'était la première fois qu'elle la voyait depuis son réveil.

- Voir un esprit aussi brillant et vif, c'est difficile, surtout qu'elle fait parties des élèves que j'affectionne particulièrement, c'est peut-être même celle que j'ai le plus affectionnée de toute ma carrière et… En tout cas, vous prenez bien soin d'elle.

- Je fais de mon mieux.

- Et vous le faites bien, vous avez changé Monsieur Malefoy et si j'espère pour elle qu'elle redeviendra l'Hermione que nous avons tous connus, je l'espère aussi pour vous. J'ai eu mal en la voyant ainsi, donc je n'imagine même pas ce qu'endure ses parents, Harry mais surtout vous qui prenez soin d'elle jour et nuit.

- C'est un mélange de pleins de sentiments contradictoires. A chaque fois qu'elle apprend quelque chose, je ressens de la fierté, très vite remplacé par la tristesse. Quand on sait ce qu'elle pouvait faire il y a seulement quelques mois, c'est difficile de trouver normal de se réjouir simplement parce qu'elle a réussit à écrire son prénom.

Drago tendit un Whisky pur feu au Professeur qu'elle vida d'un trait et qu'il remplit de nouveau.

- En tout cas, c'est peut-être de l'avoir cru morte pendant un court moment, mais je suis tout de même heureux qu'elle soit là, même comme ça, conclut Drago.

- Comme nous tous, n'allez pas croire que ce que j'ai dit toute à l'heure signifie que je regrette qu'elle ait survécu !

- Je n'oserais jamais penser ça.

- En tout cas, j'ai appris par Ginny que vous aviez tout de même entamé vos études d'aurors, tout ce passe bien ?

- Oui, même si je vous avoue que mes études sont très secondaire !

Le professeur partit un peu plus tard et Drago monta Hermione dans la chambre après le diner.

- Drago, regarde ! Dit-elle en s'emparant du coussin qu'elle éventra avec un ciseau.

Malefoy se maudit intérieurement d'avoir laissé trainer un objet tranchant à sa portée mais il était curieux de voir ce qu'elle voulait lui montrer. Elle répandit des plumes partout, s'assit en tailleur au milieu du lit et ferma les yeux.

Les plumes se mirent à léviter, elle rouvrit les yeux et rigola, comme une enfant fière d'elle.

- C'est bien ma puce ! S'exclama Drago avec l'habituelle sentiment de tristesse qui l'envahissait.

- Attends, regarde !

Avec son index, elle faisait des ronds et les plumes l'imitaient, toutes sans exception. Elle regroupa ses deux mains et les plumes se regroupèrent et elle s'empara du tissu dans lequel se trouvaient les plumes et elles y retournèrent.

- Tu es trop forte !

C'est vrai, les enfants ne réussissait pas à contrôler ce qu'ils faisaient mais elle, elle apprenait vite. Selon le médicomage, c'était dû au fait qu'Hermione, même si elle n'en avait plus le souvenir, était une sorcière confirmé. D'un coup de baguette, Drago répara l'oreiller et s'installa sur le lit. Hermione regardait les photos de l'étagère et en prit une à la main avant de revenir à côté de Drago.

- Tu m'aimes plus ? Demanda-t-elle.

- Pourquoi tu dis ça ?

Il la prit contre lui, il n'aimait pas quand elle était triste.

- Parce qu'avant tu m'embrassais et que maintenant non.

Elle montra une photo d'eux deux, que Ginny avait prise le soir du bal de fin d'année, pendant qu'ils s'embrassaient. Drago déposa alors un baiser sur la joue d'Hermione.

- Non pas comme ça !

- Je t'aime ma puce, je t'aime au-delà des mots mais je ne peux pas t'embrasser, pas quand tu… Avant, tu étais comme moi, et maintenant…

Il n'arrivait pas à trouver les mots comment expliquer ça à une enfant qui n'avait pas le corps d'une enfant et qui avait le cerveau entre les deux ? Par Merlin, que c'était compliqué !

- Je ne suis plus jolie ?

- Mais si mon cœur, tu es magnifique et je t'aime mais tu n'es plus toi-même. Si je t'embrassais, ce serait très mal.

- Mais pourquoi ?

- Tu me fais confiance ?

- Oui.

- Alors un jour, je t'expliquerais.

Il se détestait d'éluder de cette manière. Comme un parent qui répond à un enfant « quand tu seras plus grand » mais il n'avait pas d'autres choix. Il s'allongea et ouvrit ses bras pour qu'elle vienne s'y blottir et ils s'endormirent ainsi, comme tous les soirs.

Le lendemain matin, il se réveilla, Hermione était assise sur le lit, en pleurs.

- Qu'est-ce qu'il y a ma puce ? Demanda-t-il en la s'asseyant aussi et en la serrant contre lui.

Elle referma ses bras sur lui et il sentit dans sa façon de l'enlacer que c'était différent mais il n'aurait pas su dire ce qui avait changé.

- Tu es resté près de moi, pendant trois longs mois, tu n'as pas perdu patience, tu m'as appris, tu m'as consolé, tu m'as engueulé, tu m'as encouragé et tu as continué à m'aimer. Sans parler de l'hôpital, tu n'as quasiment pas quitté mon chevet Je me souviens de chaque mots que tu as dit et je t'aime, je t'aime encore plus en sachant à quel point toi, tu m'aimes.

Sa voix avait quelque chose de plus assurée, les mots venait de façon fluide. Il n'en croyait pas ses oreilles, elle était là, elle était revenus !

- Hermione, c'est toi ?

Elle mit ses deux mains sur les joues de son amoureux et le regarda, les larmes aux yeux, tout comme lui.

- Oui c'est moi. Je m'appelle Hermione Granger, Hermione Jean Granger et je t'aime.

Il se jeta sur ses lèvres, le cauchemar était terminé, elle avait survécu et elle était redevenue elle-même.

- Tu te souviens vraiment de tout ce que j'ai dit pendant que tu nous jouais la belle au bois dormant ? Demanda-t-il en souriant.

- Oui et maintenant tu t'es engagé, tu as intérêt de m'épouser ! Rigola-t-elle.

- Demain si tu veux !

Ils rigolèrent et Malefoy se leva et la regarda avant de lui faire signe de patienter. Il ouvrit le tiroir de sa table de nuit et prit la main d'Hermione pour qu'elle se lève et il posa un genou à terre.

- Hermione Granger, on en a fait du chemin pour arriver jusque là. Tu m'as prouvé que j'étais prêt à tout pour toi et je sais que c'est réciproque. Je sais aussi qu'une vie à tes côtés sera toujours trop courte, alors ne perdons plus de temps, épouse-moi.

Il ouvrit l'écrin dans lequel se trouvait une bague en platine dont le devant formé le signe de l'infini, le 8 renversé sur le côté, incrusté de diamant.

- Oui Drago Malefoy, je veux t'épouser.

Il lui passa la bague au doigt et la prit dans ses bras. Ils se retrouvèrent comme ils n'avaient pas pu le faire depuis plus de 6 mois.