Réponse à Lily : Merci beaucoup, pour le traumatisme, je te laisse lire ;)


Chapitre 68 – Post traumatique

Deux semaines étaient passé depuis l'enlèvement d'Hermione et son arrêt touchait à sa fin, or, elle n'avait pas envie de reprendre le travail. Elle demanda à un médicomage de venir la voir à domicile et elle parvint à se faire prolonger, seulement, elle n'échappa pas aux questions du médicomage.

- Comment vous sentez-vous ?

- Je vous l'ai dis, je me sens bien mais je ne me sens pas prête à reprendre le travail.

- Est-ce que vous êtes sortie de chez vous ?

- Oui.

- Autre part que dans votre jardin ?

- Je ne vois pas…

- Je pense que votre traumatisme est bien plus lourd que vous ne le laissez paraître, et je pense que si vous ne vous faîtes pas aidé, vous ne vous en sortirez pas.

- Je n'ai pas besoin d'aide, je vais très bien, merci pour l'arrêt, au revoir, dit Hermione en se levant et en faisant clairement comprendre au médicomage qu'il était temps pour lui de partir.

Harry et Drago rentrèrent en même temps, Hermione se cacha derrière la porte de sa chambre, jusqu'à ce qu'elle reconnaisse formellement les voix de son meilleur ami et de son fiancé, elle se détendit alors et descendit à leur rencontre.

- Salut beauté, dit Drago en l'embrassant.

- Salut, dit-elle.

Elle se tourna vers son meilleur ami et lui fit une bise, ils s'installèrent tous les trois dans la cuisine, Hermione allait se lever pour servir à boire, mais déjà, Kreattur arrivait avec un plateau, l'elfe regarda Hermione puis sourit.

- Kreattur a appris à ne plus demander pour faire son travail, Miss Hermione le laisse faire rarement, alors Kreattur fait, simplement.

Hermione rigola et remercia l'elfe qui disparut une fois les verres servit.

- Alors, demain c'est la reprise ? Demanda Harry à Hermione.

- Non, en fait, le médicomage a préféré me prolonger de deux semaines, dit Hermione.

- Ah bon ? Mais tu as l'air d'aller, fit remarquer Harry.

- Je ne suis pas médicomage, répondit Hermione en haussant les épaules.

Harry laissa tomber mais son regard croisa celui de Drago, ils ne croyaient pas Hermione quand elle disait que c'était le médicomage qui avait voulu la prolonger.

- N'échangez pas ce genre de regard, dit-elle avec lassitude.

- Quel regard ? Demanda Drago.

- Le regard que vous échangiez à l'instant, celui qui dit que vous vous inquiétez pour moi mais que vous avez peur que je m'énerve si vous le dites à voix haute.

- On n'échangeait aucun regard, dit Harry.

- Ne me mens pas Harry Potter !

- Ok, ok, on s'inquiète pour toi Hermione Granger, ça te va ? Répondit-il en souriant.

- Pourquoi vous vous inquiétez ? Je vais bien !

- Non, tu ne vas pas bien ! Tu prends une potion de sommeil sans rêve tous les soirs, tu n'as pas mis le nez dehors depuis que je t'ai ramené et tu nies tout en bloc, je suis même sûr que tu nous mens quand tu dis que c'est le médicomage qui t'a arrêté, à mon avis, il l'a fait mais à ta demande, dit Drago.

Hermione se leva et le regarda.

- Je vais monter me coucher, puisque Monsieur sait tout mieux que tout le monde, inutile que je discute !

- Hermione… Dit Drago mais elle n'était plus dans la pièce.

Il se prit la tête entre les mains, il n'aurait pas dû tout lui dire, il savait comment elle réagissait au quart de tour depuis l'enlèvement mais là, il commençait vraiment à s'inquiéter.

- Je ne sais plus quoi faire, déplora-t-il.

- Laisse-lui du temps, on ne peut pas la forcer à se faire aider, et tant qu'elle nie avoir un problème, on n'y pourra rien. Sois patient, conseilla Harry.

- Oui, bon, je vais la rejoindre.

- Bon courage.

Elle ne lui adressa pas la parole de la soirée, de même qu'à Harry et alla se coucher après avoir avalé une potion de sommeil sans rêves. Pourtant, elle revit Rodolphus, Rookwood et elle. Ils la torturaient, ils criaient, puis Drago prit sa place, c'était lui qui était torturé, puis Harry, puis Ginny, puis Ron, puis Luna, puis Drago de nouveau. Elle criait mais elle ne pouvait pas bouger, elle sentit des mains la toucher, et elle réagit instantanément, propulsant loin d'elle celui qui la touchait.

Sauf qu'au même instant, elle se réveilla et se rendit compte que le toucher ne provenait pas de son rêve mais de la réalité et c'est Drago qu'elle venait de propulser, elle venait de faire passer son fiancé par la fenêtre. D'un bond, elle se leva et regarda par la fenêtre défoncée, il n'était plus en bas mais elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir, elle se précipita dans les escaliers, Harry derrière elle qui voulait savoir ce qu'il s'était passé.

Drago saignait à plusieurs endroit, il était torse nu et en boxer, puisqu'il dormait ainsi, il frissonnait, rien d'étonnant, il avait atterri dehors dans cette tenue, alors que nous étions en février.

- Drago, je suis vraiment…

- Désolé, oui, je n'en doute pas ! Dit-il en remontant.

- Qu'est-ce qu'il c'est passé ? Demanda Harry.

- Elle hurlait, j'ai essayé de la réveiller et je me suis retrouvé projeté par la fenêtre, encore heureux que j'avais eu la présence d'esprit de tenir ma baguette, sinon je me serais écrasé au sol !

Ils étaient tous les trois dans la salle de bain de la chambre d'Hermione.

- Serais-ce trop demandé d'avoir un peu d'intimité ? Demanda Malefoy de mauvais poil.

- Désolé, dit Harry en sortant.

Ils se retrouvèrent tous les deux et Malefoy se mit dans la baignoire en même temps qu'il faisait couler l'eau, pour enlever le sang. Hermione fouillait les étagères, pour trouver de l'onguent, les larmes coulaient sur son visage, elle aurait pu tuer Drago, mais pourquoi cette potion n'avait pas marché, jusqu'à maintenant, elle n'avait eu aucun problème ! Lorsqu'il sortit de la douche, elle le sécha et mit de l'onguent sur toutes les plaies.

Elle sentit ensuite les bras de Drago autour d'elle et sa bouche se poser sur son cou.

- C'est bon, ne pleures pas mon ange, tout va bien, lui dit-il.

Il avait été en colère, mais maintenant, il se sentait plus calme et il ne voulait pas la voir pleurer, surtout, que c'était un peu de sa faute, c'est lui qui avait remplacé la potion de sommeil par un leurre et il savait qu'il allait devoir lui dire et il savait aussi qu'elle allait se mettre dans une colère noire.

- J'aurais pu te tuer !

Elle le prit dans ses bras et embrassa tout ce qui était à sa portée.

- Je vais bien, puis c'est un peu ma faute, dit-il.

- Ta faute ? Mais tu as juste essayé de me réveiller, je ne vois pas comment ça pourrait être ta faute ?

- En fait, pendant que tu te douchais, j'ai remplacé ta potion par un leurre.

- Pardon ?

- Ce genre de potion rend accro, il faut que tu affrontes tes cauchemars pour pouvoir t'en passer. Si tu continues à la prendre tous les soirs, tu ne pourras jamais t'en passer. Je veux seulement que tu ailles mieux.

Elle rompit l'étreinte et le regarda avec colère.

- Si vraiment tu voulais que j'aille bien, tu n'aurais pas fait ça. La vérité, c'est que j'ai changé et que ça ne te plais pas, tu voudrais que je sois comme avant. Mais je ne peux pas être comme avant et ça, tu ne peux pas l'accepter.

- Tu sais que c'est faux !

- Ah bon ? Tu crois que je ne t'ai pas entendu parler à Harry de ton désir de repousser le mariage ! Pourquoi voudrais-tu le repousser si tu étais sûr de toi ? Demanda-t-elle.

- Tu es tellement perdue que tu mélange tout ! Si je veux repousser le mariage, c'est parce que tu repousse sans arrêt son organisation, vu que tu ne veux pas mettre un pied dehors !

Elle enleva sa bague de fiançailles et lui mit dans la main.

- Voilà, plus de problème d'organisation, tu n'as même plus à réfléchir au sujet de la date, le mariage est annulé ! Cria-t-elle.

- Tu n'es pas sérieuse !

- Tu crois ? Demanda-t-elle en sortant de la salle de bain.

Il la retint par le bras et la força à le regarder dans les yeux.

- Lâche-moi, va-t-en ! Cria-t-elle en se dégageant.

Il la regarda prendre un autre flacon de potion, elle s'endormit quasiment instantanément, il resta un moment, complètement hébété puis sortit de la chambre. Là, il ne pouvait plus réfléchir, il sortit du square et se rendit au manoir de ses parents, il alla discrètement dans son ancienne chambre et s'endormit rapidement. Il aurait tout le temps de réfléchir le lendemain.