Réponse à Lily : Hermione est surtout perdue et traumatisé. Merci ;)


Chapitre 69 : Noyade

- Drago, qu'est-ce que tu fais là ? Demanda sa mère en le voyant arriver dans la cuisine au petit matin.

- Je suis de retour, dit-il simplement.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Narcissa.

- Hermione a rompu les fiançailles, elle m'a demandé de m'en aller, c'est ce que j'ai fais.

- Mais pourquoi ? Insista Narcissa.

- La raison n'a pas d'importance et je n'ai pas envie d'en parler.

- Je vais aller la voir, dit Narcissa en se levant.

- Oh non, tu ne vas aller nulle part. Si le mariage n'a pas lieu, il doit y avoir une raison, puis j'en ai marre de me battre, pour elle, pour moi, pour nous. On a traversé pas mal de crise, mais le fait est, que peut-être, nous aurions simplement dû abandonner plus tôt. Je ne vais rien faire et toi non plus.

Narcissa regarda son fils, puis son mari qui était là mais qui ne disait pas un mot.

- Lucius, fais quelque chose ! S'exclama-t-elle.

Lucius Malefoy eut envie de rire devant la demande de sa femme, comme si lui, allait faire quelque chose pour arranger la situation !

- Tu veux un biscuit mon fils ? Demanda-t-il.

Après tout, il s'agissait bien de « quelque chose » ? Mais Narcissa n'était pas satisfaite et n'avait pas envie de rire à sa blague. Il regarda son fils, il n'avait pas l'air malheureux, non, il avait l'air froid, comme s'il refoulait tout ce qu'il pouvait ressentir. Oui, Lucius n'avait pas envie de faire quoi que ce soit, mais s'il ne faisait rien, son fils allait certainement devenir une personne froide et dure comme lui et en tant que père, il devait apprendre à réagir pour le bien de Drago plutôt que pour son propre bien, il ne l'avait jamais fait ou rarement jusqu'à présent.

- Drago, tu dois aller la voir et discuter avec elle, dit Lucius presque malgré lui.

- C'est bon père, laisse tomber, ne fais pas semblant d'être attristé par l'annulation du mariage.

- Je n'irais pas jusqu'à dire que ça m'attriste, mais tu l'aimes, quoi qu'il se soit passé, tu peux dépasser ça.

- Qui te dit qu'elle en a envie ? Demanda Drago.

- Ecoute, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais ce n'est pas en restant là que tu réussiras à tirer ça au clair, alors va la voir et discute avec elle, insista Lucius.

- Je ne veux pas qu'elle me rejette.

- Par Merlin, tu es un Malefoy ! Impose-toi ! Si elle ne veut pas t'écouter, force là à le faire !

- Mais le problème n'est pas là ! Elle ne va pas bien depuis… L'enlèvement.

- Raison de plus pour ne pas prendre au pied de la lettre tout ce qu'elle te dit !

Oui, il n'avait pas tort, enfin, il fallait bien qu'il s'explique, ils ne pouvaient pas tout arrêter comme ça. Puis, il en avait fait du chemin, si avant il se demandait ce qu'elle pouvait faire avec un sorcier comme lui, maintenant, il savait qu'il n'avait rien à se reprocher. Il était devenu quelqu'un de bien et il méritait mieux que de se faire larguer comme ça. Il était reconnaissant envers son père mais il ne pu s'empêcher de faire de l'ironie.

- Papa, tu te rends compte que si tout s'arrange, ce sera grâce à toi ?

- J'aurais alors tout le reste de ma vie pour le regretter, dit-il en redevenant froid.

- Merci.

Il haussa les épaules, mais Drago savait quand son père jouait à l'indifférent et quand il l'était vraiment et là, il jouait.

Hermione se réveilla le matin, elle avait mal à la tête, elle se demanda un instant où était Drago puis tous les souvenirs de la veille lui revinrent. Elle regarda sa main, il n'y avait plus de bague, elle se leva et fit toutes les pièces de la maison, non, il n'avait pas dormit la. Les mots avaient dépassé sa pensée, mais elle était allée trop loin.

Le quitter comme ça, après tout ce qu'il avait fait, surtout après toutes les horreurs qu'elle avait dites ! Mais il était parti et elle l'avait bien cherché. Elle remonta, se fit couler un bain, puis se mit dedans.

Oui, il avait eu raison, elle niait tout, elle avait réellement besoin d'aide mais qu'elle importance ça avait maintenant ?

Elle revoyait toutes les horreurs qu'elle avait vécues, en réalité, ce n'était pas cet enlèvement qu'elle ne digérait pas, c'était toutes les horreurs, l'enlèvement était juste l'élément déclencheur.

Elle avait peur, peur de mourir, peur de voir encore des gens qu'elle aimait mourir, peur de vivre mais encore plus, peur d'avouer qu'elle avait besoin d'aide.

Dans sa tête se rejouait les deux tortures qu'elle avait vécu, l'attaque du serpent, les mois passait dans le coma ou sans sa mémoire, les batailles qu'elle avait dû mener, les gens qui était mort.

A quoi bon lutter si en plus de tout ça elle avait fait fuir Drago ? Elle se laissa aller au fond de sa baignoire, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle faisait ça, elle voulait juste arrêter de penser, elle comptait remonter dès que le manque d'air se ferait sentir.

Pourtant, quand il vint, elle ne remonta pas, fermant les yeux, elle se maintenait au fond de sa baignoire.

Drago arriva au square, Harry le fit entrer et lui indiqua qu'Hermione était dans sa chambre. Il monta et entendit le bruit de l'eau, il alla dans la salle de bain et la vit faire de l'apnée, sur le coup, il ne s'inquiéta pas, lui aussi jouait à ça de temps en temps, mais au bout d'un moment, il se rendit compte que ce n'était pas normal.

Il plongea ses mains dans l'eau et la remonta, elle était consciente, mais elle cracha de l'eau et semblait avoir du mal à reprendre sa respiration.

- Putain, mais tu veux me tuer ! S'énerva-t-il en se levant et en lui jetant une serviette dessus.

- Drago ? S'étonna-t-elle.

- Oui, oui, Drago, content que tu te rappelle encore de qui je suis !

- Je… Ce n'est pas ce que tu crois, dit-elle.

- Ah ? Tu n'étais pas en train d'essayer de te noyer dans ton bain ? Demanda-t-il sur le ton de la conversation, faisant contraste à la fureur qui marquait son visage.

- Non… Enfin si, je crois qu'au final, il s'agissait bien de ça.

Elle maintenait sa serviette contre elle et tentait de remettre de l'ordre dans ses idées.

- Je suis désolé, dit-elle.

- De quoi, de m'avoir traité comme si je n'étais rien hier ou d'avoir essayé de te noyer aujourd'hui ? Demanda-t-il en s'asseyant sur le rebord de la baignoire.

- Euh… Les deux en fait… Et bien plus encore.

- Sèche-toi, tu vas attraper froid, je t'attends dans la chambre, dit-il en se levant.

Elle se leva et lui attrapa la main.

- Excuse-moi, je suis tellement, tellement désolé. Je regrette tout ce que je t'ai dit et je regrette ce que je viens de faire, mais au départ, je ne voulais pas rester sous l'eau mais après… Pendant quelques secondes… Je me suis demandé pourquoi lutter…

Elle regardait le sol, il se rapprocha et la força à lever les yeux vers lui.

- Tu aurais dû penser à moi, à nous, je ne peux pas me battre pour deux… Je l'ai fait quand tu n'étais plus toi-même, quand je n'avais pas le choix mais là, je ne veux plus le faire.

- Je ne pensais pas que tu reviendrais.

- Pourtant je suis là, parce que tu as beau être une peste par moment, tu restes celle que j'aime et nous pourrons toujours tout surmonter, du moment que tu ne portes plus jamais atteinte à ta vie, le reste, ce n'est pas grand-chose.

- Je te promets que je vais me faire aider, pardonne-moi, je t'en supplie, dit-elle en lui caressant la joue.

- Je n'ai jamais eu l'intention de te quitter, c'est toi hier qui l'a fait, j'étais là aujourd'hui pour savoir si tu le pensais vraiment.

- Bien sûr que non, tu es l'homme parfait ! Toi par contre, tu mérites mieux !

- Ne dis pas n'importe quoi ! Tu es parfaite, enfin, la plupart du temps.

Il lui sourit et elle se blottit contre lui. Il fouilla dans sa poche et en sortit la bague de fiançailles d'Hermione.

- Je pense que tu veux récupérer ça ? Demanda-t-il.

- Seulement si tu veux encore m'épouser.

- Plus que jamais mon ange.

Elle lui tendit sa main puis il remit la bague à sa place, mais il ne lâcha pas sa main, continuant à fixer le doigt où était l'anneau.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle.

- J'étais en train de me demander si je devais utiliser un sortilège pour que tu ne puisses plus jamais la retirer.

- Pas besoin, plus jamais je ne prendrais le risque de te perdre.

Elle l'enlaça et l'embrassa, certes, il restait beaucoup de choses à faire, mais elle avait enfin admis avoir un problème et il serait là pour l'aider à avancer, tout se passerait bien, elle en était sûr.