Chapitre 74 : Le grand jour 2

Après les photos, ils se retrouvèrent tous dans la grande salle, les tables avaient été repoussés contre les murs et servaient un gigantesque buffet, dans un autre coin, il y avait plein de petites tables et à la place de la table des professeurs, se trouvait la table des mariés, des parents et des témoins.

Mais là, il était temps de la première danse des mariés.

- Je ne vous ais pas dis à quel point vous étiez ravissante, Madame Malefoy, dit Drago en souriant.

- Tu es très beau aussi.

Ils dansaient, l'un contre l'autre en tâchant d'ignorer tous les regards braqués sur eux. Mais la musique finit, ils durent se séparer, à regret, car le moment était venus pour Hermione de danser avec son père pendant que Drago danserait avec Narcissa.

- Tu es magnifique ma chérie, dit Gareth Granger.

- Merci papa.

- Voilà ma petite princesse mariée ! Je pensais que ça arriverait bien plus tard.

- Oh non papa ! Ne te mets pas à faire ton sentimental, tu vas me faire pleurer ! S'exclama Hermione.

- Je suis heureux pour toi, je pense qu'il saura bien prendre soin de toi.

Hermione ne commenta pas, se contentant de poser sa tête sur l'épaule de son père, pendant qu'elle regardait son mari danser avec Narcissa.

- Maintenant, je demande à la mère de la mariée de faire danser son gendre et au père du marié de faire danser sa belle-fille, annonça le sorcier chargé d'animer la soirée. Drago lança un regard anxieux à sa femme.

- Je vais demander à ce qu'il annule cette danse, il ne nous avait pas prévenu, se plaignit Malefoy.

- Non, va faire danser ma mère, je vais attendre, lui dit Hermione en déposant un baiser sur sa joue.

A regret, il la laissa et rejoignit Cathy. Hermione sursauta lorsqu'elle sentit quelqu'un lui tapoter l'épaule, elle se retourna et son sourire se fana face à Lucius.

- Qu'est-ce que…

- Je ne fais que faire ce que l'on attend de moi, répondit-il.

- Ne vous sentez pas obligé, je n'en ai pas la moindre envie non plus et c'est aussi gênant pour vous que pour moi, dit Hermione.

- Vous êtes loin d'être celle que je voulais pour mon fils, je ne vous aimerais probablement jamais et je reste persuadé que mon nom de famille ne devrait pas être porté par une sang-de-bourbe.

Hermione n'avait pas envie de créer un scandale en commençant une dispute avec son nouveau beau-père, elle ne répondit donc pas mais tenta de se soustraire aux mains qui la faisaient danser.

- Laissez-moi terminer. Tout ça, c'est le mauvais côté de ma personne qui le pense et je ne peux pas la faire taire mais il y a une autre part de moi, que vous connaissez moins et que j'apprends à découvrir.

Hermione cessa de se débattre tachant d'écouter Lucius.

- Vous avez permis à mon fils de se défaire de son passé, il a apprit à se connaître grâce à vous et il n'est réellement heureux que depuis que vous faites partis de sa vie, en tant que père, je remarque tout ça et j'en suis heureux. Puis je sais aussi que ces histoires de sang son ridicule et que ce serait plutôt à vous d'avoir honte de porter le nom de Malefoy et pas l'inverse.

En gros, il se contredisait complètement mais ça aurait pu être pire et en langage « Lucius Malefoy », langage qu'Hermione commençait à comprendre, ça voulait dire, je ne t'aime pas mais je peux te supporter !

- Donc, vous me faites danser ? S'amusa-t-elle.

- Je tâche de vous montrer que je peux penser de diverses façons mais surtout que je ne vous déteste plus ou plus complètement.

- Je comprends, enfin, j'essaie !

A la fin de la musique, Hermione fut heureuse de retrouver les bras rassurants de son mari.

- Alors ? Demanda-t-il.

- Ton père m'adore, ça je le sais ! Dit-elle avec ironie.

Ils rigolèrent.

- Non, mais il fait des efforts, c'est déjà miraculeux, dit-elle avec plus de sérieux.

- Tu sais, après notre dispute, quand je suis parti passer la nuit chez eux, s'il ne m'avait pas poussé, je ne serais pas revenu si vite et quand je pense qu'à mon arrivée, tu étais en train… Enfin bref, c'est un peu grâce à lui.

- Tu ne m'en avais jamais parlé ! S'étonna-t-elle.

- J'avais trop peur que tu ne refuses de m'épouser si tu savais que mon père y était pour quelque chose, rigola-t-il.

Ils rigolèrent et Hermione posa sa tête sur l'épaule de Drago. Plus tard, beaucoup plus tard, lorsque quasiment tous les invités étaient partit et que les premiers rayons du soleil pointaient le bout de leur nez, Drago décida qu'il était temps d'y aller. Il fit signe à Hermione. Il avait mit tellement de mystère autour de cette maison qu'elle se demandait bien à quoi elle ressemblait, connaissant le luxe dans lequel son mari avait grandit, elle se doutait que la maison serait bien trop grande pour eux deux et probablement, bien trop luxueuse à son goût mais, pour elle, l'important était qu'il s'y sente bien, car pour Hermione, elle se sentirait bien n'importe où du moment qu'elle serait avec lui.

- Allez ma reine, je t'emmène dans ton château, dit-il.

- Drago, dit-moi que tu plaisantes en parlant de château ? Demanda Hermione d'un air apeuré.

Il garda un visage neutre un moment, juste assez de temps pour qu'Hermione prenne un air atterré avant d'éclater de rire.

- Non, pas de château, rigola-t-il.

Hermione lui tapa l'épaule, juste pour la forme puis se laissa emporter jusqu'à sa nouvelle maison. Elle se retrouva devant un immense portail en fer forgé laissant voir un terrain très vert et au milieu, un manoir d'une taille assez grande, mais tellement qu'elle avait redouté les goûts luxueux de Drago, elle fut rassuré. Il la tira par la main et franchit le portail.

- Nous nous trouvons en Cornouailles, expliqua-t-il.

Ce qui expliquait le vent, la verdure, les côtes rocheuses et la mer qu'elle pouvait apercevoir. Elle trouvait l'environnement magnifique. Il l'emmena jusqu'à la porte et lui fit visiter toute la maison qui comptait de nombreuses pièces, trop nombreuses !

En plus d'une salle à manger, d'un salon et d'une cuisine, la maison comptait 3 chambres au premier étage et deux au second, toutes avec leur propre salle de bain, sans compter la chambre d'Hermione et de Drago, au rez-de-chaussée qui était plus grande que les autres et la salle de bain magnifique sur laquelle elle donnait.

Cependant, elle aimait la décoration, Drago avait su la faire correspondre à ses goûts à elle qui était plus sobre que les siens. Son mari garda le meilleur pour la fin.

- Drago, c'est magnifique !

Leur chambre donnait sur une seconde pièce, qui ressemblait énormément à la bibliothèque dans laquelle ils s'isolaient à Poudlard, avec une taille moins impressionnante mais l'effet y était.

- Je savais que tu aimerais cette pièce, dit-il en l'enlaçant.

Elle portait encore sa robe mariée, Drago avait refusé tout net qu'elle se change, il lui avait chuchoté, qu'il serait le seul à pouvoir lui enlever cette robe magnifique et elle avait sourit.

Il la reconduisit dans la chambre et elle y découvrit des bougies par terre et des pétales de rose au sol et sur le lit, alors que rien n'était là à leur premier passage. Elle songea un bref instant que Drago avait dû emmener son elfe, Daisy, mais là, en cet instant, elle pouvait dire que ce détail ne l'intéressait pas ! Il s'approcha d'elle et caressa sa joue.

- En cet instant, je n'arrive même pas à trouver les mots pour te dire à quel point je t'aime, à quel point je suis heureux et à quel point je te désire, dit-il en la regardant profondément.

- Alors ne dis rien, prouve-le moi, dit-elle en défaisant le nœud de sa cravate.

Mais au lieu de lui enlever la cravate, elle l'attira à elle avec et l'embrassa.

- Vos désirs sont des ordres Madame Malefoy, dit-il.

Il caressa ses bras et elle ferma les yeux, se demandant, s'il lui ferait cet effet là toute sa vie. Depuis la première fois qu'il l'avait touché, elle avait cette impression de chaleur. Il déposa un baiser dans son cou et là, elle se sentit fondre, comment arrivait-il à avoir un tel pouvoir sur elle ? Elle s'en foutait, elle aurait toute sa vie pour s'y habituer et en profiter.

Elle lui ôta sa cravate, sa veste, sa chemise et caressa son torse, il en frissonnait tellement qu'elle lui faisait de l'effet.

Il dégrafa sa robe, qui tomba doucement, il lui prit les mains et la fit avancer, elle portait un porte-jarretelle blanc, il la trouvait magnifique.

- Tu vas me rendre fou, lui chuchota-t-il à l'oreille.

- C'était le but mon amour, dit-elle.

Il l'embrassa pendant qu'elle continuait de lui ôter ce qu'il lui restait de vêtement. Il pressa ses fesses lorsqu'il fut entièrement nue et comprenant son attente, elle s'agrippa à sa nuque et enroula ses jambes autour de la taille de son mari.

- J'espère que tu ne m'en voudras pas mais, je t'ai trop désiré toute la journée pour laisser durer les préliminaires, dit-il.

- Au contraire, il n'y a pas que toi, avoua-t-elle.

Il la plaqua contre le mur, son corps pressant contre le sien et la pénétra, les gémissements d'Hermione le poussant un peu plus vers le paradis.

- Je t'aime, dit-il une fois terminé.

- Je t'aime aussi.

Il la porta jusqu'au lit et ils rigolèrent lorsqu'il s'écrasa contre elle. Il se dégagea et la ramena contre lui, caressant ses cheveux.

- Tu n'as pas l'air prêt à tenir 48 heures de sexe non-stop, dit-elle en rigolant.

- Toi non plus !

- 48 heures à partir de demain ? Proposa-t-elle en souriant.

- Oui, demain.

Ils s'embrassèrent.

- De toute façon, on à toute notre vie, dit-elle.

- Toute notre vie, confirma-t-il.

Plus aucune menace, juste l'avenir, un avenir qui s'annonçait plus que radieux pour eux deux.