Note : Idée reprise de ma saga OC du Cycle d'Ohenfeld
Disclaimer : Univers et persos de JKR Rowling, histoire de mon cru.
Titre : Jolie méprise !
Thème : La vérité
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1675
Personnages : Les Fondateurs
Rating : Tout public
Bien le bonjour cher lecteur. Je ne te dirai pas mon nom, car tu le devineras bien assez vite. En fait, je m'ennuie dans ma prison invisible au fin fond d'une forêt pourtant très fréquentée, et je me suis dit qu'il serait temps que je me divertisse en imaginant ton regard déconfit lorsque tu liras ces lignes. Beaucoup d'entre vous vénérez les Fondateurs de Poudlard, je crois. J'ai raison, n'est-ce pas ? Oui, j'ai toujours raison de toute façon, c'est une particularité que je tiens de naissance. C'est souvent bien utile d'ailleurs, même si cela ne m'a pas empêché de me faire emprisonner ici pour l'éternité. Mais au moins, ça me permet d'affirmer que vous pensez tous connaître de la vie d'Helga, Godric, Salazar et Rowena, car vous l'avez lu dans vos sacro-saints grimoires de référence, écrits par une femme qui vous a tous fait bêtement croire qu'elle n'était qu'une simple moldue. Et bien laissez-moi briser votre bulle de certitude, mes petits amis. Laissez-moi vous raconter la vérité.
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Vous vous imaginez que, vu qu'ils portaient tous des riches vêtements et des noms de famille sur les peintures et les gravures qui les représentent – que vous connaissez quasiment tous par cœur, je le sais – vos quatre beaux héros étaient issus de la haute noblesse britannique ? Et bien vous avez tort ! Si je vous disais qu'Helga Poufsouffle n'était qu'une simple aubergiste qui préparait tranquillement les repas de ses hôtes et réfectionnait leurs lits, quand elle n'enseignait pas ses secrets culinaires à ses protégés, vous le croiriez ? C'est pourtant vrai. Elle avait d'ailleurs soixante-deux ans quand elle a fondé Poudlard avec les autres. Surprenant, hein ? Vous les imaginiez tous du même âge ? Eh bien c'est raté !
Salazar, lui non plus n'est pas de sang noble, même s'il se faisait appeler « Seigneur des Marais ». En fait, c'était le fils d'un simple apothicaire au service d'un grand seigneur. Vexé de ne pouvoir être anobli malgré tous les services que son père et lui avaient rendus à leur suzerain, bébé Serpentard se vengea en invitant le seigneur et sa suite à son mariage. Bien entendu, ses connaissances en poisons lui permirent d'en insérer un au goût inexistant dans les mets de ses hôtes. Les deux héritiers et la femme du Seigneur moururent ainsi à petit feu, tandis que le seigneur lui-même devint infertile. Face à une telle infamie, la tête de ce petit chenapan d'apothicaire était désormais mise à prix – pour la coquette somme de cinq-cents pièces d'or, si je me souviens bien. Il s'enfuit alors dans les Marais qu'il connaissait par cœur et où personne n'osait s'aventurer à cause du brouillard et des reptiles. Quelques jours plus tard, la toute récente Madame Serpentard mourut dans ses bras, victime d'une maladie infectieuse contractée dans ce milieu humide, et impossible à soigner avec les connaissances de l'époque. S'apercevant qu'il ne pourrait pas rester indéfiniment dans cette mélasse, le jeune Salazar, qui venait d'avoir dix-sept ans, créa un Horcruxe à partir d'un enfant qui venait de naître et sortit de son trou. Il était ainsi persuadé que s'il venait à mourir des mains de son ancien protecteur, au moins s'incarnerait-il dans le corps d'un autre humain totalement inconnu. Malheureusement, cette prouesse magique n'étant pas au goût de tous, il se fit ravir sa création et se mit alors en quête pour la retrouver et la mettre en lieu sûr.
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Ce qui nous amène à la garce en bleu, comme je me plais à la surnommer. Même si, en vrai, elle ne s'habillait pas toujours en bleu, fourrez-le-vous dans la tête une bonne fois pour toutes ! Bon, j'admets que la belle – car oui, ça c'est vrai, elle était très belle – n'a jamais eu une vie très facile. On peut même dire, avec des mots qui – je le sais – s'accorderont bien plus à votre époque : elle a eu une jeunesse de merde. Ses parents ne sont pas morts lors de sa petite enfance et elle n'a pas été élevée par une druidesse celte comme Helga. Elle ne fut pas non plus obligée de supporter l'humiliation de voir son veuf de père s'abaisser à faire des courbettes pour plaire à un stupide seigneur moldu comme Salazar. Non, Rowena, elle, a vécu les quinze premières années de sa vie de façon tout à fait tout à fait normale, pour une enfance de sorcière noble. Elle a appris la magie par sa mère, tout comme ses deux frères ont appris l'art de la guerre et de la politique avec leur père. Le problème, c'est que, comme une bonne partie des jeunes filles de son âge, elle fut mariée très tôt à un homme d'âge mûr qu'elle n'aimait pas. Homme qui d'ailleurs avait commencé à la violenter dès la première fausse-couche qu'elle avait subie. Elle en fit trois par la suite. Un jour, alors qu'elle voulut s'enfuir, elle fut rattrapée par son tyran – pardon ! Son mari ! – qui menaça de la tuer. Je vous imagine là, retenir la respiration en attendant la suite, l'air horrifié. Mais ne vous inquiétez pas, elle fut sauvée in-extrémis par sa mère. Bon, par contre, cette dernière, ayant tué un puissant seigneur moldu, fut condamnée au bûcher tandis que mari et fils furent dépossédés de leurs biens. Rowena, quant à elle, fut envoyée chez une vieille femme de très haute noblesse pour la servir comme vulgaire femme de chambre. Malheureusement pour son ex-belle famille, la jeune Serdaigle était devenue une sorcière accomplie capable d'éblouir jusqu'à la Cour du roi avec ses enchantements aussi rares que beaux. Cela rendit par la suite sa maîtresse très riche et très heureuse maîtresse qui, d'ailleurs, ne tarda pas à consentir aux fiançailles de son fils avec la jeune Rowena. Suivirent ensuite un somptueux mariage et un joli petit bébé joyeux. Oui, celui-là-même que beaucoup d'entre vous considèrent comme une ignoble petite voleuse, et la progéniture la plus ingrate de son époque. Mais là encore, lecteur, tu as tout faux ! En fait, si Helena est partie avec le diadème, c'était sur ordre de Rowena qui lui avait confié la protection de l'Horcruxe humain de Serpentard – Rydel de son petit nom. Bien entendu, elle avait l'interdiction formelle de se faire repérer.
Pourquoi voulait-elle l'hocruxe ? Mystère… Certains pensent qu'elle voulait éradiquer toute magique noire de la surface de la terre, d'autres disent qu'elle voulait extraire l'âme maléfique du corps du jeune homme et lui donner une éducation décente ainsi qu'une vie confortable que Salazar n'aurait pu lui offrir. Moi, personnellement, je pense qu'elle voulait avant tout empêcher un grand rival potentiel d'être immortel ainsi, elle resterait à jamais la sorcière la plus douée de son époque – surtout quand Helga et Godric ne seraient plus. Mais cette opinion n'engage que moi ! Donc en fait, comme vous pouvez sûrement le deviner à présent, c'est uniquement pour se rapprocher de Rowena Serdaigle que Salazar Serpentard eut cette idée brillante de fonder Poudlard en compagnie des trois plus grands esprits de son époque. Par cette habile manœuvre, il espérait découvrir l'endroit où se cachait la fuyarde – grâce, notamment, à ses dons innés en Légillimancie. Le problème, c'est que Rowena, en parfaite enseignante de la Magie de l'Esprit, était passée maître dans l'art de bloquer l'accès au sien. Ainsi, pendant quinze ans, les deux joyeux compagnons firent semblant de s'entendre à merveille quand ils étaient vus en public, alors qu'en réalité, ils s'observaient l'un l'autre en gargouilles de faïence. Comment Salazar a-t-il fini par savoir qu'Helena se cachait en Albanie avec Rydel, je préfère ne pas le dire (mais je peux vous assurer que je le sais !). Toujours est-il qu'il envoya le Baron sanglant chercher l'Horcruxe et tuer sa protectrice Baron qui était d'ailleurs amoureux d'Helena, ce qui me rend un petit peu dubitatif sur son aptitude à remplir sa mission. Toujours est-il que personne ne revint vivant de cette excursion, ni le Baron, ni l'Horcruxe, ni la gamine. Rowena, sentant la mort de cette dernière, se laissa dépérir de désespoir, tandis que Salazar, plein d'espoir, attendait le retour de son bras droit avec impatience. Mais, comme je vous l'ai dit, celui-ci ne revint jamais. Au bout d'un an, le perfide serpent quitta l'école, prétextant un désaccord avec Gryffondor sur la sélection des élèves. C'était un vrai coup dur pour lui, et l'on murmura à l'époque qu'il était mort quelques années plus tard, dans son marais, en vulgaire miséreux, incapable de se faire soigner correctement par ses fils qui n'avaient pas terminé leur enseignement. En fait, si mes sources sont bonnes, il est mort avant quarante ans et n'eut jamais l'occasion de ressembler à ce vieil homme à la longue barbe blanche dont il avait lui-même sculpté la statue dans sa chambre soi-disant secrète.
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En ce qui concerne le dernier larron de la bande. Il est clair que malgré ses airs bourrus, il n'était pas totalement idiot au point de croire toutes ces salades à propos du départ de son ami qui avait toujours respecté ses valeurs, même s'il ne les partageait pas. En définitive, Godric Gryffondor, le Chevalier des Hautes Plaines, sorcier sur le tard, formé en autodidacte malgré l'interdiction aux hommes de la noblesse de pratiquer la magie, se retrouva seul avec une vieille dame un peu gâteuse pour diriger l'école. Non, je plaisante, elle était plein de sagesse et avait encore toute sa tête, la forte et dynamique « Dame » Poufsouffle ! Mais, ainsi privé de deux collègues en moins d'un an, il se dit que pour préserver leur héritage, il fallait trouver un moyen pour que le travail des quatre Fondateurs continuât après leur disparition totale. Il permit alors la création de quatre Maisons distinctes qui porteraient leurs noms, afin que leurs valeurs puissent perdurer, et donna vie au Choixpeau Magique, un an après le départ du grincheux Salazar. Ainsi, pendant encore quinze ans – à peu près, hein je ne suis pas non plus Wikisorcia ! – il enseigna les arcanes de la Magie du Corps (Métamorphoses en tous genres, Soins aux Créatures extraordinaires, Transports magiques etc.) à ses élèves qui comptaient parmi les plus courageux. Sa mort, je le crains, est de loin la plus stupide des quatre – et ce n'est pas peu dire ! Vieillissant peu à peu, le fier et hardi Godric ne se rendit pas compte que ses réflexes de chevalier et sa puissance magique indéniable déclinaient de jour en jour. Ainsi, dans une taverne de son village natal – que l'on renommerait plus tard en son honneur – il fut pris dans une rixe que sa susceptibilité et son tempérament emporté avaient déclenchée, et encaissa un coup mortel qui le tua sur le champ. Ainsi, ce fut Helga, pourtant la plus vieille du groupe, qui fut la dernière à enseigner à Poudlard. Elle y resta pendant 50 ans, et s'éteignit paisiblement à l'âge de 118 printemps – non sans avoir rédigé auparavant un testament dans lequel elle indiquait à ses successeurs la façon avec laquelle ils devaient diriger cette école.
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Voilà voilà ! Vous savez tout ! Alors surpris ? Bien fait pour vous ! Ça vous apprendra à prendre toutes ces âneries de sang pur et de vol de diadème pour gallion comptant ! L'élevage de Basilics en sous-sols n'était qu'un moyen de défense parmi tant d'autres pour protéger le château des attaques extérieures. Certes, il n'a pas forcément été utilisé dans ce sens. Mais pour le coup, je peux vous assurer que ce bon vieux Salazar n'y est pour rien du tout !
