Chapitre 2.

La totalité du plafond, qui n'était pas très haut, avait été remplacé par de grandes baies vitrées qui invitaient le soleil à entrer. Ce dernier illuminait superbement la salle en se reflétant sur le sol marbré de couleur beige. En plein milieu du sol était dessiné un imposant symbolequi représentait une lune entourée d'une sorte de «courant d'air», qui pouvait s'apparenter à une couronne de lauriers, représentée étrangement. Les quatre amis s'avancèrent. Sur le mur opposé se trouvaient, à intervalle régulier, trois portes de bois blanc, dont celle du milieu qui comportait deux battants. A gauche, il y avait deux hommes, d'une quarantaine d'années, l'un avec un cigare et l'autre aux cheveux violets. Ils jouaient aux cartes, installés sur de confortables fauteuils autour d'une table où étaient disposés deux verres d'alcool. Sur la droite se trouvait un brun aux cheveux mi-longs qui dormait sur un canapé, ainsi que deux enfants qui regardaient la télévision.

«Vous avez été rapides, dis donc!» s'écria le petit garçon aux cheveux violets.

- Tu sais, on a l'habitude maintenant. répondit Yoruichi.

- Et bah moi, plus tard, je serai comme vous!

La métisse rigola et s'avança vers les deux enfants, suivie de la rousse aux cheveux couleur mandarine. Grimmjow, quant à lui, se mit à marcher en direction des deux hommes, plus vieux. Se penchant sur la table basse, il attrapa rapidement de ses deux mains leurs verres et les vida de moitié avant d'exécuter un magnifique rot qui résonna dans leurs oreilles. Sans prêter attention à leurs menaces, il demanda:«Sérieux, vous en avez pas marre de passer vos journées ici, Wakaba, Macao?»

Celui aux cheveux violets commença à répondre, mais son visage se décomposa lorsqu'il se rendit compte que le beau gosse ne l'écoutait déjà plus. Il se rapprochait du brun qui dormait paisiblement sur son canapé, mais il fut stoppé par un petit monstre aux cheveux blonds. La fille qui regardait la télévision quelques instants plus tôt lui avait sauté sur le dos sans qu'il ait le temps de réagir.

«Glimjoooooow!» cria-t-elle, enthousiaste, comme s'il s'agissait d'une célébrité.

«Lôchhhhhe-moa, Lili...ne!» (Lâche-moi, Lilinette) grogna-t-il, pendant qu'elle s'amusait à lui tirer les joues. Mais rien n'y faisait.

Alors, Erza s'avança calmement vers le dormeur, et posta son visage à quelques centimètres du sien, une expression dangereuse sur sa face. Comme si il sentait sa présence, le brun commença à remuer sa bouche et à froncer ses sourcils. Redoutant ce qui allait arriver, il entrouvrit légèrement un œil et se retrouva confronté à la réalité. Rapidement et discrètement, il referma son œil, mais la crispation de son visage fut la raison de sa trahison. Sans avoir le temps de rien dire, Erza agrippa ses cheveux:

«Stark... Combien de fois t'ai-je dit de ne PAS-DOR-MIR-DANS-LE-SA-LON? HEIN?»

Elle secouait son visage à chaque syllabe qu'elle prononçait et il grimaça de douleur avant de répondre: «Excuse'...» Puis elle le reposa, soupirante. Sa copine rousse s'était approchée du garçon qui avait perdu sa camarade de jeu: «Dis moi, Roméo, tu n'irais pas à la salle de musculation, toi par hasard? »

Elle lui souriait gentiment, et un grand sourire illumina le visage de ce dernier:

-C'est vrai, Orihime?Tu trouves que je suis musclé?

- Oui, beaucoup plus qu'avant!

Les yeux du petit homme brillaient et il prit la fameuse Orihime dans ses bras.

Puis, après avoir quelque peu discuté, les quatre amis se dirigèrent vers la porte centrale, la plus grande des trois et Grimmjow poussa les deux battants.

A cet instant, l'ambiance changea radicalement. A peine eu-t-il entrouvert la porte, que les tympans du bleuté furent violemment agressés. Une forte musique, ainsi que de nombreux cris animaient la nouvelle salle dans laquelle ils avaient pénétré. A première vue, quiconque aurait pensé qu'il s'agissait d'une sorte de lieu touristique sept étoiles, mais les quelques hommes armés qui parcouraient la salle démontraient le contraire. La salle était beaucoup plus grande que la précédente, et bien différente. Il y avait une gigantesque piscine en plein milieu de la pièce, remplie d'hommes de tout âge, et de femmes, visiblement payées pour divertir ceux du sexe opposé. Sur le côté droit se trouvaient un grand bar ainsi qu'un DJ qui portait un costume de lapin bleu. A l'instar de la précédente salle, il n'y avait pas de fenêtres, et la lumière pénétrait seulement via le plafond qui s'avérait être une immense baie vitrée. De plus, la piscine était entourée de nombreux piliers, qui soutenaient les murs de pierres. Derrière ces larges poteaux, on pouvait voir plusieurs portes. La piscine était surmontée à son centre, d'un large ponton de bois qui menait à l'opposé de la pièce, où se trouvait une autre grande porte, encadrée par deux hommes armés. Il y avait des palmiers un peu partout, l'endroit semblait vraiment très luxueux.

Lorsque le bruit des portes qui se refermaient se fit entendre, tous les gens présents tournèrent leurs têtes vers les quatre nouveaux venus. Lorsqu'ils furent reconnus, le DJ-lapin arrêta la musique, les cris cessèrent, et la pièce tomba dans un silence assourdissant. Plus aucun homme ne bougeaient, ils ne prêtaient même plus attention aux bimbos de la piscine, qui ne comprenaient visiblement pas ce qui était en train de se passer. Yoruichi s'avança la première, et pénétra sur le ponton de bois, suivie des trois autres. Elle jeta un coup d'œil autour d'elle: tout le monde les suivait du regard. Elle tendit l'oreille: de nombreux murmures se faisaient à leurs égards, certains plus discrets que d'autres. La métisse esquissa un sourire: comme d'habitude, les deux rousses et elle-même faisaient l'objet d'innombrables compliments, et tout comme elles, Grimmjow ne laissait aucune fille de marbre. C'était toujours pareil, quand ils empruntaient cette entrée. Cependant, Yoruichi fut tirée de ses pensées par l'aboiement d'une des femmes qui dansait autour de la piscine. Blonde platine aux yeux bleus, maquillée et dotée d'une sublime plastique à peine dissimulée par un maillot de bain très extravagant, elle se tenait en appui sur son côté droit, la main sur la hanche, un regard mauvais. Visiblement mécontente, elle avait usé son ton le plus mauvais, et lâché: «C'est qui encore, celles-là?»

Cependant, à peine eut-elle prononcé ses paroles, qu'un homme lui cria: «T'adresse pas sur ce ton aux bras droits du Chef! »

Mais celle-ci continua à cracher son venin sur les trois filles qui ne l'écoutaient même pas, jusqu'à ce que Grimmjow l'interpelle. Conformément à ses ordres, elle s'avança sur le rebord de la piscine, roulant ses hanches du mieux qu'elle pouvait. Un sourire carnassier sur le visage, l'homme lui proposa de le rejoindre, le soir-même, et un accord se fit entre les deux. Alors, Orihime qui était la dernière de la file, poussa le jeune homme pour qu'il avance. Satisfait de la voir agacée, il pouffa silencieusement et reprit sa route, non sans avoir lancé un dernier regard particulier à la fameuse blonde, qui se sentait pousser des ailes. Et c'est ainsi qu'ils atteignirent la porte d'en face, et pénétrèrent à nouveau dans un univers totalement différent.

La pièce était de forme ronde et assez grande. Contrairement à celle de la précédente salle, l'ambiance était calme. Le sol était moquetté d'une couleur sombre, les murs tapissés, et en plein milieu du lieu se trouvait un énième bar, également de forme circulaire. Il n'y avait aucune fenêtres, ni baie vitrée, et le plafond était recouvert du même symbole que dans l'entrée: la lune entourée du fameux halo qui restait indescriptible. La pièce était uniquement illuminée de magnifiques lustres qui donnaient un aspect mystérieux à cette grande salle. Il y avait environ une quarantaine de personnes, si ce n'est plus. Certains jouaient aux billards, d'autres regardaient la télé. Il y en avait qui étaient simplement assis près du bar, un verre à la main; ou encore d'autres qui discutaient simplement autour d'une table basse. Il y avait certes un bruit de fond, mais comparée à l'agitation de la précédente pièce, celle-ci se révélait extrêmement calme et silencieuse.

Ils avaient tous commencés à avancer, leurs sacs en main, lorsque quatre autres personnes vinrent à leur rencontre. Il y avait un homme, grand, avec de petits yeux rouges, et de longs cheveux noirs, qui semblaient d'ailleurs se livrer bataille. Il portait un jean foncé ainsi qu'un t-shirt noir qui révélait ses bras musclés. Tout comme ce haut, son visage et même ses bras étaient parsemés de nombreux piercings qui lui donnait un côté étrange. A ses côtés se trouvait une femme pleine de charisme, d'origine asiatique, grande, mince, aux longs et lisses cheveux d'une couleur oscillant entre le brun et le violet. Elle avait de jolies yeux jaunes bridés, une coupe japonaise traditionnelle et un petit ruban sur le haut de sa tête. Elle était habillée d'une chemise et d'une petite cravate rouge surmontée d'un blazer blanc; d'une courte jupe blanche plissée, de fins collants noirs et de jolies bottes blanches. La troisième personne était un homme, lui aussi grand et très musclé. Il portait un simple tee-shirt blanc ainsi qu'un jean clair qui relevait parfaitement le teint doré de sa peau matte et la couleur de ses cheveux mauves. Tout comme Yoruichi, il avait de magnifiques yeux d'une couleur fascinante et une allure de félin. Bref, pour faire court, il s'agissait de son parfait sosie, de sexe opposé. Puis vint la dernière, et plus petite personne. Petit et mince, il avait une apparence enfantine, avec des cheveux blonds mi-longs aux pointes fourchues, des yeux violets et des dents de lapin. Il arborait une expression des plus étranges, les yeux et la bouche grands ouverts.

Ce dernier fut d'ailleurs le plus rapide à réagir, et il se précipita à l'encontre des deux rousses qui se tenaient côte à côte, et se colla à elles, comme un petit animal sans défense.

«Bonjour, Wonderwice. » chuchota Erza d'une voix tendre, pendant qu'Orihime s'afférait à lui caresser la tête.

- Alors, comment ça s'est passé? Demanda le grand brun aux piercings.

- Comme d'hab', on a pas eut de soucis, répondit un certain bleuté.

- Évidemment. Quand on fait équipe avec Orihime et Erza, tout ne peut que bien se passer! Affirma la femme asiatique, une lueur d'admiration dans ses yeux légèrement tirés.

- Oi, Kagura! S'indigna Yoruichi, véxée. T'insinues que moi je suis inutile?

Mais cette dernière n'eut pas le temps de répondre, ce fut le deuxième métisse qui s'interposa.

«Tu la connais, sœurette. Son dévouement pour les deux sœurs n'a pas de limite.»

Et sur ces paroles, la métisse fit un petit sourire à son jumeau avant de s'avancer plus profondément dans la salle.

Tandis que la fameuse Kagura discutait avec les deux rousses et le brun, Grimmjow cria en direction du bar: «Oh, Giriko! Sers-moi un verre, s'teuplait!»

L'homme, assez âgé, était en train de nettoyer un verre. Après avoir jeté un coup d'œil à son plan de travail, il releva tranquillement la tête et demanda à son interlocuteur, avec une politesse infinie, si celui-ci voulait bien se donner la peine d'aller lui chercher quelques glaçons dans le local dédié aux réserves. Mais, voyant que celui-ci râlait comme à son habitude, Orihime intervint.

«Je vais aller les chercher, moi.» déclara-t-elle, simplement, avec de prendre la direction qui menait à ce fameux local. Cependant, le bleu ne pouvait laisser passer ça. Après avoir soupiré, il se lança à la poursuite de la rousse, qui s'était engagé dans un couloir, sur la gauche de la salle.

- Pourquoi me suis-tu?

- Bah, à ce que je sache, l'pépé m'a demandé d'y aller, et pas toi.

Elle ne prêta pas plus attention aux bêtises que proférait cet abruti et continua sa route en silence. Au bout du couloir, ils arrivèrent face à une porte. Mais, à en juger par la lumière qui émanait du bas de la porte, il y avait quelqu'un dans la pièce. C'est donc avec précautions qu'Orihime tourna délicatement la poignet et poussa le battant. Et c'est ainsi qu'elle se retrouva dans une situation des plus délicates.

Le corps de la femme s'immobilisa instantanément lorsqu'elle vit ce qui se déroulait dans le local et le visage du bleuté se décomposa. Visiblement, ils ne pouvaient pas tombés plus mal. Devant eux se trouvaient deux de leurs amis, qui étaient apparemment très occupés. Le temps sembla s'arrêter, aucun d'entre eux ne bougeaient. La petite brune, qui était nue et assise sur un homme, roux, les regardait, comme si elle ne voulait pas réaliser ce qui venait de se passer. Ses yeux, comme ceux de son partenaire, s'étaient rétrécis à un tel point qu'ils n'étaient maintenant que de petit ronds noirs. Orihime, qui avait exactement la même expression, cligna lentement des yeux comme pour s'assurer de ne pas avoir quelques problèmes de vue. Non, elle ne rêvait pas. Il s'agissait bien de ses deux amis, visiblement en pleine action.

Après quelques instants, ce fut Grimmjow qui rompit le silence. Il éclata de rire, sans aucun tact, et se plia en deux. Entraîné par une force invisible, le roux commença lui aussi à rigoler lentement, puis partit également en fou-rire, sous les yeux de sa partenaire qui semblait gênée. Orihime luttait de toutes ses forces pour ne pas rigoler, et elle crut bien y arriver. Cependant, lorsqu'elle posa son regard sur Grimmjow qui rigolait, elle explosa à son tour. Ce rire eut un effet assez étrange sur les trois autres personnes, et leurs rires s'estompèrent aussitôt. Ils posèrent des yeux étonnés sur la rousse, qui elle, ne s'arrêtait pas. Orihime rigolait. Non, elle pleurait de rire. Et visiblement, cela surprenait énormément. Puis, la petite brune s'énerva. Elle abattit violemment son poing, à plusieurs reprises, sur le roux en lui criant: «Imbécile! Comment as-tu pu oublié de fermer la porte?»

Celui-ci se passa la main sur la tête, lorsqu'une super idée lui vint. Pour faire taire sa partenaire, à califourchon sur lui, il lui donna un léger coup de bassin, qui eut pour effet de la faire gémir.

Orihime, les larmes aux yeux, commença alors à se calmer. Elle reprit son calme, le visage empourpré et articula avec peine, de peur de repartir en fou-rire: «Ichigo... Passes-moi des glaçons... S'il te plaît.» Il ouvrit le frigo qui se tenait sur sa gauche et lui lança une pochette. Grimmjow se tourna vers son éternel compagnon de chasse, un énorme sourire sur le visage, et ce dernier lui envoya un clin d'œil pleins de sous-entendus. Alors, avant qu'il ne dise une bêtise, la rousse poussa le bleu vers la porte de sortie. Avant de partir, elle échangea un regard complice avec la petite brune, puis s'adressa à Ichigo avec un petit sourire:«Je te préviens d'avance. Si tu fais le con avec Rukia, je me contenterai pas de te frapper, cette fois!» puis ils sortirent tous les deux, en refermant rapidement la porte.

Voici le deuxième chapitre de ma deuxième fan fiction, eheh !

J'espère vraiment vraiment vraiment qu'elle vous plaît, et que je ne suis pas si nulle que ça en écriture ! Comme d'habitude, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques, de vos conseils ou critiques.

Un immense merci à tous ceux qui me lisent, que ce soit cette fanfic', ou la première du nom de « Nouveau Monde » qui est d'ailleurs toujours en cours.

Merci, et à bientôt !