Chapitre 3
Erza et Yoruichi se dirigeaient, quatre grands sacs sur les épaules, vers le fond de la pièce. Se retrouvant devant un nouveau système de code, Yoruichi posa sa paume sur un cadran, avant qu'un laser ne se mette à l'analyser, comme précédemment dans la journée. Après s'être identifiée, l'épaisse porte de fer s'ouvrit et laissa place à un grand et sombre corridor.
Les deux femmes dépassèrent plusieurs portes en silence et se dirigèrent vers celle qui se trouvait à l'opposé. Elle était similaire à la précédente: d'un matériau épais qui semblait pouvoir résister à tous les assauts imaginables. Une fois devant celle-ci, Erza appuya sur un gros bouton noir qui se trouvait à sa gauche. Un bruit se fit entendre, et quelques instants après, la porte s'ouvrit d'elle-même, dans un étonnant silence.
La rousse et la métisse pénétrèrent dans cette nouvelle grande salle inondée de lumière et de forme rectangulaire. Devant elles se trouvaient deux canapés de cuir beige pâle qui se faisaient face, séparés par une petite table basse en verre. Le sol était fait d'un délicat et clair parquet aux différentes nuances, et un tapis beige était disposé sous ces canapés. Sur l'un d'entre eux était installé un homme dont on percevait uniquement les incroyables cheveux mauves clairs. Contrairement à ceux des précédents pièces, le plafond de celle-ci était banal. Il y avait de grandes fenêtres sur la droite et sur la gauche, décorées par de fins et charmants rideaux qui invitaient la lumière à entrer. Les murs étaient simples, d'une couleur blanc cassé, et non décorés.
Plus au fond dans la pièce, il y avait un grand et joli bureau, encadré par deux hommes, tous deux métis et très costauds. Derrière ce meuble se trouvait un fauteuil, complètement vide, et sur le mur du fond était représenté le même symbole qui apparaissait à plusieurs reprises dans cette même demeure. A peine eurent-elles posé un pied de l'autre côté de la porte que l'homme sur le canapé s'agita. Il se retourna et les deux femmes purent clairement percevoir son visage pâle et son expression rusée, qui lui valait le surnom de «Renard Blanc du Hueco Mundo.»
«Bon retour à la maison, Erza, Yoruichi!» s'exclama-t-il, «Que nous rapportez-vous de bon?»
Les concernées s'avancèrent et posèrent les quatre sacs sur le canapé restant.
- Un million et demi, déclara naturellement Erza comme si il s'agissait de sa propre routine.
- Mais c'est parfait, ça! Le chef sera content. Bon boulot.
- D'ailleurs, où est-il? Demanda-t-elle en questionnant du regard les deux métis qui gardaient le bureau.
- Il s'est barré, on sait pas où! Gronda le plus musclé.
- Yammy! Arrête de crier, bon sang. Tu peux pas rester calme comme Chad? Le réprima Yoruichi en désignant le deuxième métis dont on percevait à peine le visage.
Le dit Yammy soupira mais ne répondit pas. Après avoir vérifié le contenu de l'un des sacs, l'homme-renard adressa un grand sourire aux deux femmes, puis il se dirigea vers le bureau et prit un étroit dossier entre ses mains.
- Yoru', ton frère est ici? Demanda-t-il.
- Ouais.
- Parfait, commença-t-il en lui tendant le dossier. Je veux que Yuushirou et toi preniez un maximum de deux subordonnés avec vous, et partiez dès maintenant. Tout est là-dedans, il s'agit d'un homme d'affaire américain qui, selon les rumeurs, ce serait lié avec l'Akatsuki du Japon.
- C'est pas vrai. Cette organisation nous donne vraiment du fil à retordre, soupira la jeune femme.
- Gin, commença alors Erza, les dealers avec qui nous avons fait affaire ne nous ont pas encore payé. On attend, ou on s'en occupe ce soir?
- Hmm... Ils ne vous ont sûrement pas prises au sérieux. Allez-y, mais ne tuez personne, que cela serve d'exemple.
Elle hocha la tête et se dirigea vers la sortie, suivie de la métisse.
*Pendant ce temps.
Orihime marchait dans le sombre couloir, perdue dans ses pensées. Cette scène entre Ichigo et Rukia l'a perturbait, mais elle était contente pour eux. La situation avait toujours été compliquée entre ces deux amis, alors le fait qu'ils aient trouvé un terrain d'entente ravissait la jeune femme.
Rukia Kuchiki, orpheline d'un quartier pauvre, recueillie par le Hueco Mundo. Récemment adoptée par le célèbre et noble clan Kuchiki, elle est devenue l'agent de liaison entre ces deux organisations qui collaborent. Amie d'Orihime et Erza depuis leurs seize ans, elle était ensuite devenue leur subordonnée lorsque ces dernières avaient gravis les échelons de cette «famille». Ichigo Kurosaki, fils du meilleur médecin du Hueco Mundo et d'une défunte combattante de la même organisation était âgé de vingt-deux ans, tout comme Grimmjow. Il était également l'un des amis d'Orihime, et le «compagnon de chasse» du bleuté, comme ils aimaient se surnommer.
Comme le bleuté, il était un vrai coureur de jupons; mais la différence était qu'il couchait avec des filles, tout en étant en couple avec Rukia. Cette dernière s'est souvent séparée de lui, et il revenait à chaque fois vers elle, avec de nouvelles excuses. Mais, la brune était amoureuse. Alors elle lui pardonnait, priant pour qu'un jour, il comprenne et arrête de la tromper. Leur cirque durait depuis déjà un an. Cependant, il y avait un autre acteur dans ce manège amoureux. Il s'agissait de Renji Abarai, ami d'enfance de Rukia, orphelin tout comme elle, et ancien meilleur ami d'Ichigo.
Pourquoi ancien, me direz-vous? Et bien, parce que depuis longtemps, Renji était amoureux de son amie, mais celle-ci ne l'avait jamais remarqué. Ou plutôt, n'avait-elle pas voulu le voir? Un jour, il avait décidé de se confier à Ichigo, mais ce qu'il ne savait pas, c'était qu'à ce moment, son frère de cœur sortait déjà secrètement avec celle qu'il aimait. Alors, quand il l'a découvert, Renji a cru à une trahison, et coupé tous les liens avec ses deux amis. Récemment, Ichigo s'était expliqué avec lui, et les choses avaient été mises au clair. Et même si les deux roux se reparlaient, le tatoué l'avait toujours, d'une certaine manière, en travers de la gorge. Après tout, il n'était pas facile d'oublier le seul amour que l'on ait jamais connu.
Orihime fut tirée de ses pensées par Grimmjow, qui marchait à côté d'elle, les mains dans les poches.
- Il en a d'la chance, ce roux! Quoi qu'il fasse, il est pardonné!
- Ça doit être ça, l'amour.
Le bleuté tourna une tête surprise vers la rouquine qui venait de parler. Elle regardait droit devant elle, un petit sourire sur le visage, les yeux quelque peu brillants. Il était rare que la femme s'aventure sur le thème de l'amour. Serait-elle envieuse? Il se passait toujours énormément de choses dans la tête d'Orihime, Grimmjow le savait. Il l'admira encore quelques secondes puis ouvrit la porte qui menait à la salle principale.
Ils se dirigeaient vers le «brun aux piercings» de toute à l'heure qui discutait avec le frère de Yoruichi, et Kagura, quand Erza et la métisse firent leur apparition.
«Yuushirou!» cria-t-elle à son frère, «on a une mission.»
Le jeune homme se leva et rejoignit sa sœur avant qu'elle parcoure l'assemblée du regard et s'exclame: «Soi Fon! Yukino! On s'en va, venez!» Alors, deux femmes se mirent en mouvement, suivant les deux métis qui s'en allaient. A son tour, Erza se dirigea vers sa sœur. Elles échangèrent un regard entendu, et sans même parler, elles partirent aussi, sous les yeux de Grimmjow, Kagura et du «brun aux piercings».
«Elles n'ont même plus besoin de parler» constata la femme, qui s'en alla à son tour avant que l'homme aux cheveux bleus demande à son ami:
- Gajeel, ça te dirait qu'on sorte un peu dans les fav'?
- Ouais. Après tout, ça fait bien quatre mois.
Orihime et Erza se garèrent au bord d'un trottoir, ou plutôt de ce qui ressemblait à un trottoir. La rue était rongée par la pauvreté, et complètement remplie de dealers de tout âge, des «voyous» comme se plaisaient à le dire les gens de la «haute société». Bien conscientes qu'une voiture de luxe ne ferait pas long feu dans un tel quartier, les deux rousses avaient emprunté une voiture bien plus modeste, qui convenait parfaitement aux circonstances.
Elles sortirent de la voiture, et en seulement quelques secondes, tous les regards étaient posés sur elles. Effectivement, elles étaient les seules femmes du coin. Quelle fille était assez folle pour s'aventurer seule et sans défense dans un tel quartier? Orihime et Erza s'étaient chacune vêtues d'un large jogging et d'un sweat, malgré la chaleur qui les faisaient transpirer. Bien qu'elles aient également dissimulé leur visage et leurs cheveux sous une capuche, leur poitrine les trahissait et personne n'eut de mal à déterminer leur sexe. Aussitôt, un groupe d'hommes s'avança vers elles.
«Je suppose que ça ne sert à rien de se cacher..» soupira Erza.
Alors, d'un geste synchrone, elles retirèrent leur capuche et jetèrent leur deux sweats sur les sièges de la voiture, avant de la refermer.
- Qu'est-ce que vous faites là, mes jolies? Demanda un homme, visiblement très intéressé par ces deux jeunes femmes.
- On est là pour voir El Tigre, lâcha Orihime, un air de défi dans ses iris couleur ardoise.
- Le boss? Dis donc, vous êtes des drôles de femmes.
- J'espère que vous savez à qui vous avez à faire, enchaîna un autre homme, très musclé. Venez.
Et c'est ce qu'elles firent. Elles marchèrent jusqu'à l'antre de ce fameux félin, un dealer connu et réputé dans les favelas, mais de bas étage. Après avoir monté la rue, les hommes s'arrêtèrent à l'entrée d'une case plus grande que les autres, avant d'y entrer. De dehors, on aurait pu penser qu'il s'agissait d'un simple restaurant, mais les activités qui s'y déroulaient étaient toutes autres. Sans hésitations, les deux rousses leur emboîtèrent le pas et pénétrèrent dans la demeure qui semblait être le lieu de résidence du Diable lui-même.
Il y avait un bar et des canapés. Jusque là, tout allait bien. Cependant, la musique qui animait la salle n'arrivait pas à couvrir les dizaines, non, les vingtaines de cris et gémissements qui semblaient provenir de toutes parts. Même si elles ne semblaient extérieurement pas perturbées, Erza et Orihime devaient s'avouer qu'au fond d'elle-même, un tel endroit les dégouttait. Sans un mot, on leur fit traverser différentes pièces, où différentes activités s'exerçaient: proxénétisme, trafic de drogues et même d'organes. Elles furent conduites dans une salle où se trouvait une vingtaine d'hommes. Ils étaient tous debout, mais l'un d'entre eux était assis sur un confortable fauteuil en plein milieu de la pièce, il devait s'agir du chef.
D'ailleurs, ce dernier les reconnut aussitôt: «Oh. Mais vous êtes les femmes dé la dernière fois! Que venez-vous faire dans une tel endroit? Cu n'est pas un liou approprié pour de jolies filles telles qué vous.»
Erza esquissa un sourire: visiblement, il devait usé d'un effort surhumain pour parler correctement. Cependant, son sourire s'effaça lorsqu'elle entendit la serrure de la porte d'entrée se fermer, et les ricanements des hommes qui les entouraient. Orihime soupira une première fois.
Pas intimidée la moins du monde, elle déclara, un visage impassible: «C'est bien que vous vous rappeliez de nous. Vous devez donc savoir que vous nous devez de l'argent, n'est-ce pas?» Le Chef, un latino d'une soixantaine d'année eut un temps de réaction. Décidément, ces femmes n'avaient plus peur de rien, et encore moins des hommes. A ces pensées, il se mit à regretter l'époque où celles-ci étaient forcées de rester à la maison et d'être soumises à leur mari. «Ah, le bon vieux temps...» pensa-t-il, avant de se rendre compte que tous ses fidèles attendaient sa réponse.
Cette dernière ne se fit pas attendre. En effet, comme seule réaction, il se contenta de simuler un effroyable fou-rire, qui parut vrai pour la plus part de l'assemblée, mais qui ne put tromper les deux rousses. Vous savez, ce rire que font toujours les «perdants-trop-surs-d'eux-mêmes» avant de se faire remettre en place. Et bien ce fameux rire se répandit dans la pièce entière, et un brouhaha remplaça le silence de plomb.
«Bon sang, c'est quoi ces femmes?» s'exclama l'un d'entre eux.
«Elles se prennent pour qui?» rigola un brun.
«Elles ont des cojones, j'aime ça!» continua un autre.
«J'me ferais un plaisir de leur donner la punition...» acheva un dernier.
Au bout d'un moment, El Tigre les fit taire. Après quelques instants de silence, il reprit, moqueur: «Je souis désolé, mais je n'peux pas vous donner cet algent. Mais! Ne vous inquiétez pas! Vous n'êtes pas venues pour rien. Mes hommes vont bien s'occuper de vous.»
A ces mots, de nouveaux ricanements furent émis, et on pouvait clairement voir que les deux rousses étaient plus qu'agacées. Ce fut Orihime qui brisa le silence: «Bien, comme vous voulez.» soupira-t-elle de nouveau. Alors, Erza tira sur jogging. Non, non, elle ne tira pas dessus vers le bas, elle étira juste l'élastique qui le maintenait en place. D'un geste rapide et vif, elle en sortit un long sabre, un nodachi, qui avait été dissimulé on ne sait où. Les hommes eurent alors une petite hésitation. Mais bon sang, quel genre de femme cache un katana dans son pantalon sans avoir le moindre problème pour marcher? Cela dit, cela ne les arrêta pas, et leurs pulsions perverses furent plus fortes que leur curiosité. Alors, dans un brouhaha incroyable, ils se jetèrent sur ces deux femmes, sublimes et pulpeuses qui s'avéraient être beaucoup plus dangereuses qu'on ne pouvait l'imaginer.
3 minutes et 27 secondes après, c'était fini. Pas besoin de vous préciser que tous les hommes qui s'étaient attaqués à elles étaient à terre, et que leur sang coulait sur le sol, déjà souillé.
«Moins de quatre minutes pour du vingt-trois contre deux. On s'améliore, Erza.» rigola Orihime d'une voix décontractée. Cependant, El Tigre n'arborait pas du tout la même expression relâchée. Les yeux si écarquillés qu'on aurait pu croire qu'ils allaient sortir, il articula avec peine: «P-P-Putain... de melde... Mais vous-êtes qui, bordel? Espèce de ******, vous êtes qui? Ha?!»
Ce fut au tour d'Erza de soupirer. Elle s'avança dangereusement de l'homme sur son siège et pointa la lame de son sabre sur son cou. «Pff, quelle plaie. Vous achetez des armes, sans même savoir à qui vous achetez? C'est bien digne d'un dealer dans votre genre, ça.» En mauvaise posture, le latino ne répondit pas et se contenta de chercher un moyen de retourner la situation à son avantage. Mais visiblement, cela n'allait pas être possible. Alors, quand Erza lui ordonna de lui montrer où était stocké leur argent, il obtempéra sans hésiter et lui indiqua le grand tableau qui se trouvait derrière lui.
Après avoir échangé un regard avec sa sœur, Orihime s'avança vers la soit disant «œuvre d'art». Elle le retira et le posa délicatement sur le sol, pour se retrouver face à un coffre fort de taille moyenne, qui mesurait entre un et deux mètres de largeur et de longueur. Elle l'analysa, posa ses mains dessus, toqua doucement sur la façade, puis jeta un coup d'œil au système codé.
Aussitôt, El Tigre commença : «Le code, c'est...» mais il n'eut pas besoin de continuer sa phrase. Orihime propulsa violemment son poing contre la porte blindée en poussant un puissant cri: «SHANNARO!» La jeune femme avait une voix des plus douces qu'il soit, en temps normal. Cependant, lorsqu'elle s'animait, cette voix prenait une puissance incroyable qui semblait incompatible avec les premiers sons qu'elle avait proférés. En réaction, le coffre fort se brisa en mille morceaux qui tombèrent lourdement sur le sol. Erza ne put retenir un sourire, et de nombreux souvenirs affluèrent dans sa tête.
Elle revoyait Orihime, ce jour de leur enfance, qui fouillait dans les poubelles pour trouver quoi que ce soit qui pourrait leur être utile. Alors, la jeune fille qui devait être approximativement âgée de dix ans était tombée sur plusieurs tomes de la saga «Naruto Shippuden». Ce fut alors Grimmjow qui lui apprit les bases de la lecture, à elle comme à Erza, et ils purent tous les trois s'identifier à un personnage du manga, comme le font les enfants normaux. Pour Grimmjow, un dilemme s'imposa: choisir Naruto et assumer le fait d'être un imbécile, ou choisir Sasuke et devoir jouer le rôle du traître. Le choix se fit, et le bleuté endossa le rôle d'un certain blondinet sans cervelle pris d'affection pour Sakura. Erza, elle, eut du mal à trouver un personnage qui lui correspondait. Hinata était magnifique, mais trop timide. Ino, pas assez forte. TenTen, on la connaissait à peine. Alors, elle s'amusa à jouer le rôle du Hokage, la Princesse Tsunade, et à donner des ordres à ses subalternes. Orihime, quant à elle, n'y avait pas réfléchit à deux fois. Elle s'était rapidement prise d'affection pour Sakura, même si elle détestait son côté un peu égoïste qui surgissait quelques fois. En effet, comme elle, elle était dotée d'une hallucinante force surhumaine. Comme elle, son caractère était aussi bien trempé, et elle ne se laissait pas faire. Elles étaient toutes deux de vraies forces de la nature. Alors, même si de nombreux points les différenciaient, Orihime prit inconsciemment l'habitude de pousser le même cri qu'elle lorsqu'elle usait de son incroyable force. Erza s'y revoyait encore. On pouvait dire que l'enfance qu'ils avaient tous les trois partagés ensemble les rapprochait de manière inimaginable.
Puis la rousse fut sortie de ses pensées par le latino. Ce dernier s'était jeté dans une contemplation de celle qui le menaçait, lorsqu'il remarqua alors le symbole qui dépassait sous la manche de son tee-shirt.
«I-I-Impossible...» commença-t-il d'une voix apeurée, «Ce symbole sur vos épaules... Ne me dis pas que c'est celoui de l'organisation mafiése...»
Erza n'y prêta pas attention et ne daigna même pas répondre. Orihime avait presque vidé le coffre fort de l'argent qui s'y trouvait. Un seul sac avait suffit. Donc, les deux rousses se dirigèrent vers la sortie de la pièce, sans un regard pour celui qu'elles avaient pillé. Cependant, il les arrêta d'un cri: «Attendez! Vous faites partie d'El Hueco Mundo, c'est ça?»
Orihime avait l'intention de sortir sans une réponse, mais Erza l'arrêta. Elle venait de se souvenir des paroles de Gin: «Faites-en un exemple» avait-il dit. Ainsi, elle fit passer ses pensées à travers son regard, et sa sœur hocha la tête. La femme aux cheveux couleur de sang se retourna, tandis qu'Orihime resta de dos. Alors, d'un mouvement parfaitement synchrone elles relevèrent leur tee-shirt, et cette fois, les yeux d'El Tigre manquèrent de sortir pour de bon.
En plein milieu du dos d'Orihime, le long de sa colonne vertébrale, dansait un magnifique dragon d'ambre aux reflets blancs, tandis qu'un même animal courait sur le ventre d'Erza jusqu'à la naissance inférieure de sa poitrine, ayant pour seule différence sa couleur écarlate et ses reflets noirs. El Tigre connaissait très bien ces tatouages qui semaient la terreur dans toutes les favelas, dans tous les ghettos, dans tout le Mexique, et même au-delà de ses frontières: il s'agissait des symboles caractéristiques de ceux qu'on appelait les «Deux Dragons». Et c'est d'ailleurs pour cela qu'il n'osa dire un seul mot devant ces femmes, qui s'avéraient faire partie des êtres les plus dangereux de ce monde. Cependant, une question qu'il n'osait poser torturait son faible esprit de dealer: Pourquoi personne n'était-il au courant que les Deux Dragons étaient en réalité des femmes, et qui plus est, deux splendides femmes? Et c'est donc en les regardant sortir avec son argent si chéri qu'il se mit à prier pour ne plus jamais croiser leur route.
Voici pour ce troisième chapitre, en espérant qu'il vous plaise. Je tiens à remercier tous ceux qui me lisent, même si cette fanfic' n'en est qu'à son commencement.
Surtout, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, même d'une seule phrase, car je vous avoue que ça motive vraiment celui qui en reçoit.
A bientôt:)
