Chapitre 5
Driing!
[…]
Driing!
Orihime tapa sur le réveil sans plus de précautions. Quel bruit insupportable! Il devait être dix heures, si ce n'est plus, alors elle se leva du lit de sa sœur. Cette dernière se réveilla à son tour et s'étira. Pour les deux sœurs, la fin de la nuit avait été beaucoup plus reposante, et aucune d'entre elles n'avait été hantée par quelconque autre cauchemar. Nombreuses étaient les nuits qui prenaient cette tournure. Erza cauchemardait, Orihime la réveillait, et tout redevenait calme. Mais les esprits et les consciences restaient tourmentés.
Débutant leur journée, elles attachèrent toutes deux leurs longs cheveux, en un chignon en bataille pour l'une, et en une queue de cheval toute aussi peu disciplinée pour l'autre. Habillées d'un simple pyjama composé d'un short et d'un tee-shirt, elles quittèrent leur chambre et commencèrent à descendre.
Sur le chemin, elles croisèrent Gajeel et ses longs cheveux noirs emmêlés qui émit un bâillement à s'en décrocher la mâchoire. Celui-ci avait dormi dans l'une des chambres inoccupées, vu que son camarade n'appréciait pas les plans à trois. Lorsqu'ils arrivèrent au premier étage, ils furent accueillis par Lily, leur fidèle compagnon. Mais quelle fut leur surprise lorsqu'ils se retrouvèrent face à une femme, blonde platine aux yeux bleus, simplement vêtue de sous-vêtements extravagants blancs et en dentelle.
Il n'y avait pas de doute, c'était la bimbo de la veille, celle qui avait été accostée par Grimmjow à la piscine. La plus étonnée fut Orihime. Visiblement, celle-ci se croyait chez elle. Non seulement elle avait poussé des gémissements toute la nuit, mais en plus elle se permettait de s'installer comme bon lui semblait, et en plus à moitié nue? La rousse serra les dents.
Échangeant un regard entendu, ils soupirèrent avant de décider de ne pas y prêter attention et de continuer leur petit rituel matinal. Se dirigeant vers la cuisine, Orihime passa à côté d'elle sans même lui adresser un regard, avant de s'affairer à préparer un petit déjeuner à chacun. Pendant ce temps, Gajeel et Erza s'installèrent autour de la grande table de bois noir, et se mirent à discuter comme si de rien n'était.
La blonde hallucinait. Comment osaient-ils l'ignorer, elle? Pour qui se prenaient-ils? Une veine battit sur sa tempe, et son visage recouvert de fond de teint se crispa. S'adossant sur le bar de la cuisine, elle dévisagea la rousse qui cuisinait, de haut en bas, avant qu'un sourire mauvais étire ses lèvres maquillées.
S'approchant d'Orihime, elle tira sur son tee-shirt de pyjama et beugla d'une voix aiguë, hautaine et insupportable: «Non mais regardez-moi ça! Pouahaha! C'est quoi, ces fringues? T'es une clocharde ou quoi? Je comprends même pas pourquoi mon Grimmjow perd son temps à traîner avec des mochetés comme vous!»
Son rire résonnait dans la pièce, tandis qu'elle continuait à tirer sur son habit. Quelle peste. Mais Orihime restait de marbre face aux critiques de la femme et continuait sa cuisine. Lorsqu'elle eut fini, elle disposa les trois plateaux remplis sur ses bras telle une serveuse, passa de nouveau devant la blonde et s'installa avec ses deux amis.
Confortablement installés, ils commencèrent chacun à déguster le contenu de leur plateau, qui différait pour les trois. La bimbo eut un temps de réaction. Se sentant humiliée, elle revint alors à la charge.
«Non mais tu te prends pour qui à m'ignorer comme ça? Tu peux pas me voir parce que mon Grimmjow me préfère à toi? Laisse-moi rire! Comme si un déchet comme toi pouvait goûter au bonheur d'être comblée par un tel homme! Si tu savais... C'était tellement magnifique! Ah, mais oui, j'oubliais, tu n'y auras jamais droit, toi!»
Puis, elle s'arrêta quelques temps, attendant une quelconque réponse, une réaction. Mais rien ne vint. Les critiques et les mots empoisonnés qui sortaient de sa bouche plastifiée n'atteignaient pas la jeune femme qui continuait à manger. Voyant que personne ne l'écoutait, elle tira avec peine la chaise sur laquelle était assise Orihime et se planta en face d'elle.
- Oh, rouquine! Tu m'écoutes? Et puis j'te signale que tu m'as pas préparé de déjeuner, à moi! Fais m'en un! Sinon...
- Sinon quoi? Demanda simplement Erza qui ne daigna même pas lui jeter un coup d'œil.
Son ton était calme, mais la menace qui y planait était bien présente, quoi que dissimulée. A cet instant, la blonde poussa un cri qui se voulait colérique et renversa le plateau d'Orihime. Geste stupide. Sa tasse de thé se brisa, libérant son contenu, ses tartines se collèrent au sol et son yaourt explosa sur le marbre. Bordel, mais c'était quoi, cette femme? Que cherchait-elle?
Gajeel jeta un coup d'œil à son amie. Même si elle n'en montrait rien, il savait très bien qu'elle prenait énormément sur elle pour ne pas lui refaire le portrait, mais qu'elle pouvait craquer à tout moment.
Alors, lorsque cette femme des plus insupportables lui lança une nouvelle insulte, une nouvelle salve de venin, le brun ouvrit brutalement la bouche et lui cracha de se la fermer. Cependant, au lieu d'avoir pour effet de la calmer, ce cri ne fit qu'attiser la colère de la blonde qui en devenait pathétique.
Énervée, elle prit un vase qui trônait sur un meuble et le jeta au sol. Ce dernier se brisa dans un fracas et les morceaux de verres s'éparpillèrent dans la pièce. Comme si cela ne suffisait pas, elle empoigna la carafe de thé posée sur le bar et se dirigea vers Orihime.
Celle-ci était de dos, et elle ne vit rien venir. C'est seulement lorsqu'elle sentit le liquide chaud pénétrer son chignon et couler sur son visage qu'elle comprit. Alors, elle se leva, se retourna brutalement, mais n'eut besoin de rien faire. On l'avait devancée.
En effet, Erza avait été la plus rapide. Le visage crispé, une expression effrayante, elle avait balancé un puissant coup de poing dans la face de cette femme, qui se retrouvait maintenant contre un mur, à terre, le nez en sang, son maquillage ruiné.
Erza nettoya rapidement sa main tâchée de fond de teint avant d'attraper la blonde par le col.
«Ecoute-moi bien, blondasse. Je ne sais pas pour qui tu te prends, mais tu vas rapidement redescendre sur Terre. C'est la dernière fois que tu manques de respect à quiconque ici. Recommence, et je t'arrache les yeux.»
Le visage autrefois si méprisant de la blonde s'était transformé en un masque de peur. Sans même répondre, elle courut jusqu'à l'escalier en criant de nouvelles insultes, avant de glisser sur une marche. Une chose était sûre: jamais plus elle ne reviendrait ici.
C'est alors que Grimmjow apparut. Il avait vu la femme tomber dans les escaliers, puis se relever et partir en courant. Bien que perplexe, il affichait toujours cet air carnassier qui le rendait si sur de lui, mais qui lui donnait aussi tout son charme. Se passant une main dans ses cheveux rejetés en arrière, il soupira: «C'est pas cool, les gars. Vous avez fait fuir mon déjeuner.»
Puis, il s'avança mais s'arrêta aussitôt. Quelque chose ne tournait pas rond. Les morceaux de verre, les tartines et la tasse sur le sol, le sang sur le mur, les cheveux sales d'Orihime et son tee-shirt qui devenait presque transparent, et le visage colérique d'Erza. Tout lui indiquait qu'un conflit avait eut lieu.
Alors, il questionna Orihime du regard, mais aucune réponse ne sortit de sa bouche, il se tourna donc vers Gajeel. Ce dernier, qui s'était levé pour ramasser les morceaux de verre lâcha, sans aucune animosité: «Ton repas n'a pas su se tenir tranquille.»
Puis Orihime, visiblement énervée, se dirigea à son tour vers l'escalier. Grimmjow lui attrapa le poignet, mais elle se défit aussitôt de son emprise et commença à monter les marches, sans lui adresser un seul regard. Mais que s'était-il passé, ici?
La fin de la matinée fut banale. La salle à manger fut totalement nettoyée, et aucune trace de cet incident ne resta dans la pièce. Lorsqu'Erza entra dans sa chambre, Orihime sortait de la salle de bain. En robe de chambre, elle se séchait les cheveux, qui avaient retrouvés leur propreté et leur éclat naturel. A son tour, elle se passa rapidement à la douche, avant de se rendre dans le bâtiment principal.
Comme la veille, la salle était remplie d'une quarantaine de personnes, ou peut-être un peu moins. Après avoir salué leurs amis, elles s'installèrent près du bar et discutèrent avec le vieil homme qui le tenait. Quelques instants plus tard, elles furent rejoints par deux femmes aux cheveux verts.
La première était grande, fine et parfaitement courbée. Elle avait de longs cheveux verdâtres ondulés, de jolis yeux noisettes et portait un chemisier avec un short noir. Elle semblait à première vue calme et mûre, mais la lueur qui brillait dans ses yeux la trahissait.
Il s'agissait de Neliel Tu Odelshwhanck, au nom de famille imprononçable.
La deuxième était beaucoup plus petite et fine. De courts cheveux verts fluo, de grands yeux hazel et une moue enfantine. Contrairement à la première, elle ne cachait pas du tout son côté énergique qui la rendait si mignonne. Elle portait une combinaison blanche avec des chaussures et une écharpe orange, ainsi que de drôles de lunettes qui trônaient sur ses cheveux.
- Orihime! Erza! S'écria cette dernière, un large sourire étirant ses lèvres.
- Salut, Mashiro! Répondirent-elles.
- Vous n'êtes pas en mission, aujourd'hui? Demanda Neliel.
- Non, on ne nous a rien dit, pour l'instant.
Une discussion des plus banales commença entre les quatre femmes. Parlant de tout et de rien, elles passaient le temps. De sujets sérieux aux sujets beaucoup moins importants, elles disaient tout ce qui leur passait par la tête, comme des femmes normales, ce qu'elles n'étaient évidemment pas.
Tout allait pour le mieux, lorsque la porte blindée qui se trouvait au fond de la pièce s'ouvrit. Aussitôt, toutes les personnes présentes laissèrent leurs activités et tournèrent leur tête vers celui qui venait d'arriver. Il s'agissait du Renard Blanc, qui affichait toujours la même mine et la même expression.
Après avoir balayé l'assemblée du regard, il fit un signe à Erza et Orihime qui comprirent immédiatement. Sous les regards des autres personnes, elles suivirent Gin et s'enfoncèrent dans le sombre couloir qui se trouvait derrière la porte.
Comme la veille, ils dépassèrent toutes les portes avant d'appuyer sur le bouton de celle qui se trouvait au bout du corridor. Gin en tête, ils pénétrèrent dans la grande pièce inondée de lumière qui était loin d'être vide.
Sans compter les trois nouveaux arrivés, il y avait déjà sept autres personnes présentes. Les deux mêmes métis qui encadraient le bureau, Yoruichi et Yuushirou assis sur les canapés, deux personnes installées de dos sur deux chaises en face du bureau, ainsi que l'homme qui occupait le fauteuil principal du meuble.
A leur arrivée, les deux personnes se tournèrent dans leur direction et les deux femmes ne purent s'empêcher d'être surprises à la vue du visage de l'une d'entre elles. Il s'agissait d'un homme et d'une femme. Cette dernière était tout ce qu'il y avait de plus normale.
Une frange coupée en deux avec deux fines mèches qui tombaient de chaque côté de son visage, de longs cheveux noirs tressés, avec des reflets violets, de fins yeux verts et un air mélancolique qui la rendait à la fois mystérieuse et jolie.
Mais, concernant cet homme, la description était plus compliquée. Des yeux et des dents jaunes, un visage blanc coloré de bandes noires, un casque dorée qui l'entourait, et une crinière bleue.
Les deux rousses étaient surprises de voir une telle chose dans la réalité. Évidemment, cela devait être un masque. Mais quelle genre de personne se cachait derrière un objet pareil pour sortir, dans la vie de tous les jours?
«Sûrement un savant fou.» pensa Erza, qui ne pensait pas être si près de la réalité.
Alors qu'elles étaient encore dans la contemplation de cet étrange homme, une voix claire et détachée prit la parole.
«Merci d'être venues, Orihime, Erza. Si je vous ai fait venir ici, c'est pour vous délivrer une mission.»
La voix de l'homme qui avait proféré ces paroles était comme envoûtante, donnait envie d'écouter. Ses brillants cheveux châtains étaient relevés en arrière, avec une seule et unique mèche qui tombait sur son visage. Un visage qui était fin et de jolis yeux marrons qui lui donnait un certain charisme. Son expression à la fois impassible et mystérieuse, ainsi que son petit sourire le rendait menaçant, voir effrayant pour certaines personne.
«Comme le savez, reprit-il, l'organisation mafieuse du Japon, du nom d'Akatsuki nous pose pas mal de problèmes en ce moment, et il est presque sûr qu'un jour ou l'autre, ils s'en prendront à nous directement. Pour cela, j'ai décidé de recueillir le maximum d'informations sur eux, ou sur leur environnement, tout ce qui touche de près ou de loin à leurs affaires. La plupart de ces missions seront évidemment attribuées à ceux de la Section de Yoruichi et Yuushirou, mais on aura également besoin de l'aide de votre Section à toutes les deux et de celle de Grimmjow et Gajeel. J'en toucherai également un mot aux autres Q.G. qui s'occuperont de leurs territoires. J'en viens donc aux faits. Hier, j'ai, ou plutôt Gin a donné pour mission aux deux Shihoin d'enquêter sur un homme d'affaire américain, qui était soupçonné d'avoir passé des accords avec l'Akatsuki. Yoruichi, Yuushirou, à vous.»
A ces mots, le frère prit la parole en premier: «En nous introduisant chez lui et sur son lieu de travail, nous avons réussi à apprendre qu'il s'était bel et bien lié avec eux et que des accords ont été conclus. Mais on n'a pas pu en savoir plus, car visiblement, ils prennent beaucoup de précautions.»
«Cependant, enchaîna sa sœur aînée, on a apprit qu'il se rend dans un club d'hôtesses ce soir-même, dans lequel il a ses petites habitudes, et c'est là que vous entrez en action. Vous allez vous rendre dans ce club et vous faire passer pour des danseuses. Cet homme y vient régulièrement, il connaît donc toutes les femmes qui y travaillent. Ainsi, il saisira sans doute l'occasion de s'entretenir avec de nouvelles danseuses.»
«En effet, reprit l'homme sur son fauteuil, vous êtes les mieux qualifiées pour ce type de travail. Cependant, on ne peut pas être surs qu'il ne s'agisse pas d'un piège. Vous serez donc accompagnées de Grimmjow, qui se fera passer pour un simple client, de Gajeel, qui endossera le même rôle, et de l'une de vos subordonnées, qui sera la serveuse chargée de s'occuper de lui. Cette dernière devra introduire une puissante drogue dans son verre, et vous, lui soutirer des informations.»
«Des vêtements adéquats vous ont été préparés, continua Gin. Tout ce que vous avez à faire, c'est de danser comme des Déesses, et le reste glissera comme sur des roulettes. N'oubliez surtout pas de dissimuler vos marques du Hueco Mundo. Et pour finir, ne vous attardez pas, une voiture viendra vous chercher.»
«Des questions?»
«Oui, dit Orihime. Si il ne nous choisi pas, que fait-on?»
«Débrouillez-vous pour qu'il vous choisisse. Sinon, utilisez une autre méthode.»
«Bien.»
Gin leur tendit un fin dossier qu'Erza se chargea de récupérer. En gros, leur mission consistait à danser dans un club de strip-teaseuse, ou quelque chose du genre, et faire la causette à un homme d'affaire qui parlait anglais. Elle avait connu bien pire, comme mission.
Puis son regard se posa sur la femme et l'homme qui n'avaient pas dit un mot et remarqua que l'homme au masque les regardait étrangement.
«Ah oui! Excusez-moi, je manque à mes bonnes manières. J'ai oublié de vous présenter ces deux personnes, nos nouveaux associés. Déclara de nouveau l'homme aux cheveux châtains. Voici Mayuri Kurotsuchi, un talentueux scientifique chinois, accompagné de Nemu Kurotsuchi, son assistante. Ils seront dorénavant nos fournisseurs en terme de matériels médicaux, et dans bien d'autres domaines; domaines sur lesquels je ne m'étalerai pas, car vous savez déjà la chose.»
Bien que dérangées par le regard qu'il portait sur elles, elles s'inclinèrent:
«Enchantées.»
Puis, après s'être assurées d'avoir tous les documents en main pour leur mission, elles sortirent de la pièce, accompagnées de leurs deux amis métis.
Le dénommé Mayuri ne les quitta des yeux que lorsque la porte se referma sur elles. Ces regards... Ces cheveux... Était-il possible qu'elles soient...?
Alors il se tourna vers l'homme, qui était visiblement le chef du Hueco Mundo.
«Aizen, qui sont ces femmes?»
«Ces femmes... hein? Et bien... Elles sont...»
Il ferma les yeux, ce même petit sourire sur le visage. Après un certain moment de silence, il les rouvrit, regarda Gin et reprit: «Deux sœurs de cœur au passé très douloureux et étrange qui viennent de loin. Elles sont vraiment spéciales, ces deux-là... Deux forces de la nature au caractère de feu, avec une force et une volonté sans pareilles. A vrai dire, je n'ai jamais vu de femmes telles qu'elles le sont, et c'était également la première fois que je voyais deux personnes aussi proches qu'elles. Quiconque s'en prend à l'une se retrouve froidement égorgé par l'autre. Elles sont liées comme personne. Dès leur plus jeune âge, elles me surprenaient, et elles continuent encore aujourd'hui d'éveiller ma curiosité.»
Mayuri le regardait avec attention, visiblement captivé par ce qu'il disait.
«Serait-elles-?»
«Oui, vous avez vu juste. Elles sont les «Deux Dragons» dont on entend beaucoup parler. Le Dragon d'Ambre, et le Dragon de Rubis. »
«Intéressant. Mais comment cela se fait-il que personne ne soit au courant que ces deux légendes sont en réalité des femmes?»
«Ah, et bien, c'est simple. Tous ceux qui ont été mis au courant en dehors du Hueco Mundo sont soit morts, soit trop traumatisés.»
Un sourire étira les lèvres de Mayuri, dévoilant ses fausses dents jaunes. Il était réellement intéressé par ces deux jeunes femmes qui éveillaient sa curiosité. Comme l'avait dit Aizen, elles semblaient spéciales.
Pendant tout ce temps, la jeune Nemu était restée silencieuse et immobile, si bien que cela en devenait presque inquiétant. Droite et toujours avec cet air mélancolique qui lui était propre, elle écoutait les conversations, sans toutefois y prendre part.
«Sont-elles là depuis longtemps?» questionna de nouveau celui qui portait le même nom de famille qu'elle.
«Oui. Elles sont arrivées au Mexique en même temps que Grimmjow et Gajeel, elles n'avaient que quinze ans, si je me souviens bien. Mais avant, elles faisaient déjà partie de l'équipe du Brésil.»
«Ah, vous vous étalez jusqu'au Brésil?»
«Oui, vous ne le saviez pas?»
«Non.»
«Et bien, Gin va vous expliquer.»
Le concerné s'avança alors et prit la parole, de sa voix si spéciale au teint provocateur.
«Nous avons en effet des contact dans le monde entier. Les pays dans lesquels nous sommes complètement ancrés sont le Brésil, la Russie, le Japon, l'Italie, le Nigéria, les Etats-Unis, la France et l'Inde. Chacun de ces Q.G. est dirigé par un chef, qui reste toutefois sous le service d'Aizen: Gildartz Clive au Brésil, Hitsugaya Toshiro en Russie, Zaraki Kenpachi au Japon, Luxus Drear en Italie, Kaname Tosen au Nigéria et dans d'autres pays d'Afrique, Isshin Kurosaki aux Etats-Unis, Ultear Milkovich en France et Unohana Retsu en Inde. Chacun de ces chefs ont un nombre de six bras droits, répartis en duos, qui ont eux-mêmes un maximum de dix subordonnés, qui ont eux aussi des hommes à leur service. Concernant le Mexique, dit «Q.G. Principal», les bras droits sont Grimmjow Jaggerjack et Gajeel Redfox, qui s'occupent de la contre-façon, de la vente de stupéfiants, d'armes et d'alcool, et de plein d'autres choses. Entre autre, ils sont chargés d'amasser de l'argent pour l'organisation. Ils ont pour sous-fifres Hiyori Sarugaki, Renji Abarai, Elfman Strauss, Hisagi Shuhei, Shinji Hirako, Sting Youclif et son frère Rog Chenny. Ensuite, il y a Orihime Inoue et Erza Scarlet. Elles sont chargées de missions de toutes sortes car elles excellent dans absolument tout: cambriolages, assassinats, ventes d'armes, infiltrations, etc. Ces deux dernières ont un nombre de huit subordonnés à leur service: Rukia Kuchiki, Kurosaki Ichigo, Neliel tu Odelshwanck, Bacchus Groh, Stark Coyote, Lilinette Gingerback, Wonderwice Margela et Kagura Mikazuchi, qui ont eux aussi des soldats à leur service. Et pour finir, il y a Yoruichi Shihoin et Yuushirou Shihoin qui s'occupent de la sécurité, de l'espionnage et des infiltrations. Leurs subordonnés sont Soi Fon, Mashiro Kuna, Uryu Ish-»
«Je n'ai pas besoin d'avoir connaissance de tous ces prénoms.» le coupa le scientifique.
Le sourire de Gin s'étira.
«Je vois. Que souhaitez-vous savoir, alors?»
«Avez-vous des problèmes avec les services de l'État, par exemple? Vos activités ne passent pas inaperçues et pourtant, vous n'avez pas l'air de vous inquiéter de cela.»
Cette fois-ci, ce fut le fameux Aizen qui prit la parole.
«Et bien, disons que nous débarrassons l'État de certains problèmes, et aussi, qu'ils n'ont jamais réussi à s'en prendre à nous. De plus, certains de mes bras droits utilisent beaucoup d'argent pour tenter d'améliorer et rénover les favelas, ce qui enlève une grosse épine du pied au gouvernement. En échange, ils ferment les yeux sur nos activités et nous innocentent. Nous sommes... Comment dire... Intouchables.»
Merci infiniment de m'avoir lu!
